Parlez-vous NLP ?

Les anglophones communiquent en anglais, les francophones en français et les hispaniques en espagnol. Ainsi pour parler entre eux, les êtres humains utilisent le langage naturel ; mais comment peuvent-ils communiquer avec les ordinateurs ?  

Les langages de programmation sont réservés à l’élite qu’est la partie de la population appelée « développeurs ». Pour permettre aux « gens normaux » de communiquer avec un programme informatique, deux cas de figures sont possibles :  

  • Leur apprendre le langage des ordinateurs, ce qui sur le papier est loin d’être la solution la plus adaptée. Dire « coucou toi » en binaire reviendrait à écrire « 01000011 01101111 01110101 01100011 01101111 01110101 00100000 01110100 01101111 01101001». 
  • Apprendre aux ordinateurs à comprendre le langage naturel. Ce domaine se nomme le Natural Language Processing (NLP)ou traitement automatique du langage naturel, mais c’est toujours plus classe en anglais 

Vous avez dit le NLP ? 

Le NLP est le domaine regroupant les techniques permettant à un programme informatique de comprendre et d’analyser le langage naturel. Il dispose de deux composantes principales :  

  • La NLU (Natural Language Understanding), la composante chargée de la compréhension du langage naturel. 
  • La NLG (Natural Language Generation), la composante chargée de générer du langage naturel ; certaines intelligences artificielles sont capables par exemple d’écrire des scénarios de films. L’IA nommée Benjamin, conçue par le chercheur Ross Goodwin et le réalisateur Oscar Sharp, a créé le scénario du court métrage Sunspring. 

Dire bonjour, un souci pour le NLP ? 

Le Natural Language Processing étant un algorithme qui fait ce que l’on lui demande, il se retrouve confronté au problème de l’ambigüité du langage naturel. En effet, un algorithme est une suite d’instructions à exécuter sans ambigüité. Or le langage naturel est tout sauf non-ambiguë. Un mot peut avoir plusieurs significations en fonction du contexte. Par exemple, le mot « opéra » est à la fois un verbe (opérer) et un nom. Par ailleurs, on peut utiliser plusieurs mots pour dire la même chose. Pour dire bonjour, on peut utiliser « bonjour »« salut »« hey »« hello »,« yo »« wesh »« coucou » … 

Dans le cas d’un chat on peut aussi dire « bjr »« slt »« wsh», « cc », etc. Le fait d’abréger des mots rend la compréhension du texte encore plus complexe pour un programme informatique. 

Un autre soucis auquel est confronté le NLP est la coréférence. Prenons l’exemple suivant :  

« Jaime ce film Harry Potter car il me rappelle mon enfance » a-t-il dit. 

Pour nous humains, la compréhension de cette phrase est simple : le premier « il » renvoie au « film Harry Potter » et le second renvoie au « j’». Cette analyse n’est pas si évidente pour un programme informatique. 

A cela s’ajoutent l’alphabet et la syntaxe grammaticale qui varient en fonction des langues, les abus de langage et les nouveaux mots (tel que zlataner). 

En bref, parler une langue est déjà une prouesse intellectuelle. Si vous êtes capable de me lire et de me comprendre, vous êtes un génie. Du moins, vous battez l’intelligence artificielle sur ce point.  

Un robot qui parle comme un humain ? 

LNLP est notamment présent dans le domaine des chatbots. En mai 2018, Google a présenté Google DuplexCet agent conversationnel est capable de prendre un rendez-vous par téléphone sans que la personne au bout du fil ne s’aperçoive qu’elle ne parle pas avec un humain. D’après Google, il est capable de gérer quatre appels sur cinq. S’il ne parvient pas à comprendre son interlocuteur, l’appel est redirigé vers un centre d’appel où un humain prend le relais. La présentation avait impressionné car elle montrait non seulement une bonne compréhension du langage naturel (NLU), mais surtout une maîtrise de la génération automatique de langage (NLG). 

Dans tous les cas, les agents conversationnels, bien quutiles et impressionnants dans certains cas, sont loin de leur potentiel maximal. 

Le Siri du futur, un Jarvis Jr 

« Eh Siri, tu ne veux pas trouver un job d’été pour ma fille à Singapour ? Fais-lui sa lettre de motivation, puis fais lui trois CV différents selon les boîtes afin de bien souligner ce que les boîtes peuvent vouloir. Et puis fais que cela soit compatible avec sa compétition équestre. Et enfin, trouve lui l’appartement le mieux placé en fonction du job que tu lui auras trouvé ! », Idriss Aberkane dans Regards Connectés, épisode 32 

Ça a l’air d’être de la science-fiction, pourtant nous y arrivons à grands pas. Aujourd’hui des IA sont capables de prendre des rendez-vous sans problème et d’écrire des scénarios de court métrage. Alors pourquoi ne pas accomplir ce genre de demande ? C’est le rôle de l’IA d’accomplir en quelques minutes des tâches qui nous prendraienénormément de temps. 

 

 Même si nous avons connu de nombreuses avancées dans le domaine de l’intelligence artificielle, cette dernière est encore loin du niveau de l’intelligence humaine. Bien que souvent diabolisée, l’IA sera (comme le téléphone portable et internet) domestiquée et popularisée. Il ne sera pas rare de voir des agents conversationnels être de réels assistants personnels. 

Azzedine El Harim

Consultant – SQLI

Une app mobile à tout prix ?

J’ai embarqué dans le train du mobile à l’époque où l’iPhone 4S et le Galaxy S2 étaient les smartphones stars. J’étais chef de projet dans une agence mobile et la direction à prendre pour nos clients était simple : « On a le budget, on veut notre app mobile ! ». Cela sonnait comme une évidence si on voulait être dans le coup. Quelques années plus tard, le discours a changé.

On est passé de « Quand puis-je publier mon app ? » à « Ai-je besoin d’une app ?». Au vu de l’investissement requis (acquisition, fidélisation, corrections… sur iOS et Android), une telle décision mérite réflexion.

81% des mobinautes ne téléchargent qu’une app mobile par semaine

La réalisation d’une app mobile n’est qu’une première étape qui mobilise une équipe fournissant d’importants efforts. Imaginez maintenant que cette app ne soit pas téléchargée et qu’elle se perde dans les bas-fonds des classements des stores, la rendant invisible aux yeux de vos potentiels utilisateurs…

Vous pouvez proposer une superbe app, si elle n’est pas téléchargée, elle n’aura aucune chance de faire ses preuves. L’objectif ici n’est pas de lister les leviers marketing pour maximiser le nombre de téléchargements mais d’expliquer le fait que la publication n’est pas une fin en soi. La phase d’acquisition nécessite un investissement financier plus ou moins conséquent. Une chose est sûre, il faut séduire vos futurs utilisateurs pour générer des téléchargements. Cette action prouvera qu’ils sont prêts à débuter une relation qu’il va falloir entretenir.

J’ai déjà vu plusieurs projets ne pas connaître le succès escompté. Dépenser plusieurs dizaines de milliers d’euros pour une app mobile et ne générer qu’une centaine de téléchargements n’est pas un cas isolé…

En moyenne, seulement 15 apps mobiles sont utilisées au cours du mois

app mobile les vignettes des apps les plus celebres

Acquérir de nouveaux utilisateurs est une chose, les fidéliser en est une autre. Maintenant qu’ils ont accepté d’installer votre app mobile, il faut conserver leur intérêt. Il n’est pas rare de constater un écart important entre le nombre de téléchargements et le nombre d’utilisateurs réels.
Je classerais les apps mobiles en 3 cercles selon leur récurrence d’usage :

  • Le premier est restreint et comprend des apps utilisées plusieurs fois par jour. Difficile de faire partie de ce cercle fermé à moins de vous appeler Facebook, WhatsApp ou Instagram.
  • Le deuxième inclut des apps dont la fréquence d’usage reste importante, généralement plusieurs lancements par semaine. Vous y retrouvez par exemple Leboncoin, Waze ou L’Equipe.
  • Le troisième englobe des apps avec une utilisation moindre, la fréquence d’utilisation étant plutôt mensuelle. Je peux citer Oui.sncf, Blablacar et Airbnb.

Il s’agit d’exemples qui différeront selon le mobinaute, mais vous voyez l’idée.  Si entrer dans un de ces cercles semble compliqué, il faudrait peut-être y réfléchir à deux fois avant de lancer un projet d’app mobile.

J’ai collaboré avec une équipe UX pour un client spécialisé dans l’épargne salariale, avec l’objectif de générer plus de récurrence d’usage. Nous avons co-construit les grands principes de la refonte en nous orientant vers une véritable approche d’accompagnement, en fonction du profil, et avec des contenus pertinents correspondant à des moments de vie. Maintenir l’intérêt de vos utilisateurs est un challenge qui peut être relevé si vous instaurez une vraie relation.

Les mobinautes fréquentent en moyenne 51 sites web mobile par mois

On dit souvent que l’expérience utilisateur sur app mobile est meilleure que sur web app. Si vous comparez un service identique sur ces deux types d’app, vous constaterez que c’est généralement vrai ! Il existe un écart en matière de performance mais aussi en matière de possibilités fonctionnelles.

Une app mobile peut être utilisée sans réseau internet, pousser des notifications push, permettre des achats in-app… Cependant, ces fonctionnalités natives ne font peut-être pas partie de votre cahier des charges. Et les parcours de votre service ne nécessitent peut-être pas non plus des performances élevées. Sans oublier que vous avez probablement des concurrents déjà bien présents sur votre marché. En résumé, une web app peut permettre de répondre à vos exigences avec un ROI intéressant.

J’ai mené une étude pour un office de tourisme qui s’interrogeait sur la nécessité de proposer une app mobile. Au vu des attentes de la cible et du client (trouver un itinéraire, chercher un restaurant…), j’ai recommandé de ne pas réaliser d’app mobile, notamment en raison des incontournables du marché (Google Maps, TripAdvisor…) qui couvraient les besoins exprimés. J’ai préconisé de capitaliser sur le site web et les réseaux sociaux dans une logique d’acquisition et de rétention.

Le smartphone est sans conteste un point de contact privilégié pour toucher votre cible. Il faut donc penser « mobile » ! Cependant, avoir une stratégie mobile ne signifie pas forcément proposer une app mobile. Il s’agit de bien prendre en compte les problématiques d’acquisition, de fidélisation, d’expérience utilisateur et surtout de ROI pour placer le curseur au bon endroit, et privilégier le canal de distribution le plus pertinent. Les Progressive Web Apps (PWA) peuvent représenter une alternative intéressante, même si elles doivent continuer à faire leurs preuves.

Eric Thean

Mobile solutions consulting director – SQLI

[Ebook] Les ingrédient clés d’un site web user-centric

Le dispositif digital d’une marque est un point de rencontre crucial avec les utilisateurs et les consommateurs. Cependant, en faire un vrai levier d’engagement et de conversion n’est pas une mince affaire pour les professionnels du marketing et de la communication.

En effet, il s’agit de répondre à trois enjeux parfois difficilement conciliables : offrir aux utilisateurs une expérience à la hauteur de leurs attentes, tout en portant l’identité de marque et en générant du business.

 

Téléchargez notre EBOOK concevoir un site web user-centric

Dans cet ebook, nos experts en solutions web mettent à profit leurs expériences en conception de dispositifs digitaux. Ils vous donnent les clés pour capter les utilisateurs sur votre site, les séduire, les retenir et faciliter la conversion. Vous découvrirez comment :

  • Mieux les comprendre et les connaître
  • Les amener à vous, à travers le SEO
  • Leur offrir un contenu intéressant et une expérience adaptée à leurs attentes
  • Optimiser l’expérience en continu

Téléchargez notre EBOOK concevoir un site web user-centric

Expérience client : jusqu'où personnaliser ses e-mails ?

Je me suis décidée à acheter des meubles en ligne après un certain temps de réflexion.

Le moment de passer commande est venu :
– Je souhaite me faire livrer en magasin pour retirer le colis tout de même volumineux, mais on m’annonce que c’est impossible
– Je dois par conséquent me faire livrer à domicile alors que cela ne m’arrange pas
– On m’indique que le montant des frais de ports est proportionnel au montant de la commande (60€ de frais de port)
– Le panier se vide lorsque je recharge la page
– Lorsque je me décide à payer, le paiement est refusé sans raison

Après plusieurs tentatives et beaucoup de détermination, je parviens à passer tout de même commande en ligne et serai livrée quelques jours plus tard.
Je suis finalement contente de mon achat, mais mon expérience client en ligne était catastrophique. Ayant « pingé » la marque sur Twitter pour leur signaler le souci, j’aurais apprécié un petit mot d’excuse dans le colis ou via e-mail. J’aurais pour sûr également partagé cette petite attention sur Twitter.

Ce que j’ai apprécié

J’ai reçu un e-mailing quelques jours plus tard me proposant de la décoration et d’autres meubles qui pourraient correspondre avec ceux que je venais d’acheter.
Je trouve cet e-mail tout à fait pertinent et intéressant puisque j’ai acheté une bibliothèque, mais il est vrai que je n’ai pas d’objets décoration à y mettre. J’apprécie par conséquent cette suggestion.

Ce que je n’aurais pas apprécié et ma recommandation

En revanche, il aurait été mal venu de recevoir un mail d’abandon de panier (comme c’est très souvent le cas) lorsque j’essayais de passer commande mais que je n’y arrivais pas pour des raisons techniques sur le site.

Un e-mail pour abandon de panier peut s’avérer être très efficace à condition d’être pertinent. Dans cette optique, on pourrait par exemple imaginer demander les raisons de l’abandon.

L’e-mail pourrait se composer comme suit : « Vous n’avez pas finalisé votre achat ? Donnez-nous les raisons afin que nous puissions vous apporter notre aide ! »

– Je n’ai pas eu le temps de finaliser mon achat + (CTA (Call To Action) : Continuer mon achat)
– Je m’interroge concernant les caractéristiques du produit + (CTA : Être rappelé par un conseiller)
– Je n’ai pas le financement nécessaire + (CTA : Payer en 3 fois sans frais)
– Je ne parviens pas à passer commande pour des raisons techniques + (CTA : Être contacté par notre service client)
– J’attends qu’une offre soit proposée pour diminuer le prix + (CTA : S’inscrire à notre newsletter)

Je pense que la personnalisation des e-mails est importante à l’heure où nous souhaitons tous être considéré comme des consommateurs uniques et « importants ». Selon moi elle ne doit cependant pas être généralisée. Elle doit être réfléchie pour ne pas faire fuir le client.

Dans une optique de personnalisation d’e-mail, on peut par exemple se poser les questions suivantes :
– Dans quel contexte cet email est-il envoyé ?
– Quelle est la condition ? Le trigger ?
– Vais-je apporter le même niveau de personnalisation pour tous mes segments ? Un consommateur «ambassadeur » peut par exemple apprécier de recevoir un e-mail très personnalisé tandis qu’un prospect risque d’être surpris.
– Est-ce compatible avec la GDPR ? Et par extension, le consommateur a-t-il connaissance des informations dont je dispose à son sujet ?

Le RGPD exige que le consentement explicite soit donné par le consommateur pour l’utilisation de ses données. Il faut également lui indiquer à quoi elles vont servir.
Et pourquoi ne pas profiter de cette occasion pour lui rappeler que ses données permettent de lui envoyer des communications plus pertinentes ? De cette manière il sera conscient et sans doute plus réceptif s’il donne son accord.

Essayons simplement d’être véritablement à l’écoute du client pour lui proposer un niveau de personnalisation correspondant aux attentes qu’il a vis-à-vis de la marque. Il sera certainement plus réceptif !

Anne Schnepp

Digital Marketing Project Manager

Les monolithes ne sont pas une fatalité. Architectures micro-services

La problématique

L’application en question est une application vieille de 15 ans, toujours développée de la même manière mais avec une multitude d’intervenants aussi bien internes que externes. Les technologies utilisées sont struts 1.x, Java, framework de persistance improbable et beaucoup de procédures stockées.

Bref, le bonheur absolu autant pour le développeur (Quoi ?! Il y a encore des projets en production avec cette techno ?) que pour l’utilisateur (avec le « blanc » lors du rafraîchissement des pages) ou encore pour le responsable d’application (problèmes de sécurité, staffing, coûts de maintenance, etc.).

Après presque 3 ans, je suis sorti de ce projet car j’estimais avoir fait le tour et surtout, je n’en pouvais plus !

Malgré tout, c’est une bonne expérience avec beaucoup de belles rencontres et j’avais toujours en tête qu’il fallait arrêter cette façon de faire et se décider à réécrire cet applicatif.

Après un break de 3 ans, en 2014, le client a souhaité que j’intervienne en tant qu’architecte / tech lead sur un nouveau projet. Évidemment, nous nous sommes fait plaisir en y mettant tous les derniers frameworks à la mode et une interface utilisateur dernier cri (basée sur angular 1.x et bootstrap).
Projet fini et succès en poche, il était temps de revenir à ce monolithe avec cette idée folle de tout refaire.

 

La solution : l’architecture micro-services

Faire autrement, oui, mais comment ? Un arrêt des développements pour une période de réécriture de plusieurs mois n’est pas possible. Puis, j’ai eu l’occasion d’assister aux conférences Devoxx à Paris en 2014 qui traitaient notamment de l’architecture micro-services. Une de ces présentations était un retour d’expérience sur la réécriture d’un projet complet en utilisant les micro-services.
La solution était là devant moi !

C’était la meilleure approche pour enfin en finir de ces cycles de développement lourds et longs du monolithe. Faire plus petit, beaucoup plus petit, par morceaux indépendants.
Je me suis donc formé sur l’architecture micro-services, ai préparé les environnements et fait une sorte d’évangélisation auprès des différents acteurs.

Une nouvelle demande business assez à la marge nous arriva. Il s’agissait de tracer les échanges des différents utilisateurs de l’application. Nous tenions alors une opportunité de prouver que c’était faisable.

Je me suis donc lancé dans l’écriture d’une nouvelle application, qui ne s’occuperait que de ce besoin bien précis et qui viendrait se greffer sur le monolithe. Une application Angular venant s’exécuter par dessus la vieille application struts.
Un soir où j’étais en cours de finalisation de mon ‘POC’, la responsable du projet a pu voir l’intégration des deux projets ensemble. Un nouvel onglet sur le côté gauche de l’application existante et lorsque l’on clic dessus, un panneau vient glisser au-dessus pour dévoiler toutes les fonctionnalités de ce module de communication.
Elle était agréablement surprise du résultat et voyait enfin la preuve que l’on pouvait effectivement faire différemment.

Il ne restait plus qu’à mettre en place la partie back-end avec tous les composants nécessaires pour faire tourner ce genre d’architecture et embarquer l’équipe infrastructure dans l’aventure.

Aujourd’hui, 25 micro-services et 2 applications Angular (1.x et 5) tournent sur cette plateforme et ce n’est que le début !

Ulrich Marie

Technical Architect – SQLI Suisse

Et si Karl Lagerfeld s’invitait dans la poche des utilisateurs du e-commerce ?

Puisque avec l’IA, on peut reconnaître des choses aussi complexes que le langage naturel, pourquoi ne pourrait-on pas aussi identifier les goûts vestimentaires des consommateurs et les accompagner, en créant des assistants/conseillers virtuels en ligne ? De telles solutions personnalisées et consultables sur smartphone pourraient beaucoup apporter.

L’intelligence artificielle permet de grandes avancées dans des domaines allant de l’armée à l’éducation en passant par la santé. L’e-commerce et la mode n’y échapperont pas non plus. Mettons-nous dans la peau d’un utilisateur B2C afin de voir à quelles problématiques il peut être confronté et comment l’IA peut les résoudre…

Une expérience avec l’e-commerce qui déçoit

Nous sommes le vendredi 23 novembre 2018, la batterie de votre ordinateur est pleine, votre connexion internet est stable, votre compte en banque se porte bien (bien qu’il ne soit jamais assez plein), vous attendiez ce jour depuis longtemps et ça y est minuit pile. Il est enfin arrivé : le Black Friday !

Mais voilà, bien que vous ayez repéré au préalable les sites internet susceptibles de vous plaire, vous vous perdez dans cette fourmilière de bonnes affaires. Des bonnes affaires il y en a, mais qu’allez-vous faire d’un rabais de 80% sur un magnifique pull rouge en cachemire alors que vous détestez cette couleur ? La première page ne vous inspire pas grand-chose, alors vous cliquez sur la page suivante, puis la page suivante, puis la page suivante… Votre carte bleue s’échauffe désespérément sur le côté en attendant de faire son entrée en scène car c’est SA soirée.

Il est 00h32 quand enfin vous parvenez à trouver une paire de chaussures qui vous plaît. Tout heureux(se), vous sautez sur l’occasion et là, c’est le drame : « La taille demandée n’est plus disponible ». Le temps de recherche aura eu raison de vous et ce scénario se répétera plusieurs fois encore. Arrive 01h04, vous vous finalement êtes rabattu(e) sur des articles mais inutile de préciser que le coup de cœur n’y était pas. La soirée est gâchée, déçu(e) vous allez vous coucher (et votre carte bleue aussi).

Votre sommeil est agité, vous rêvez -d’une banque non !- d’une application révolutionnaire, d’une sorte d’assistant virtuel qui vous connaitrait par cœur. Plus qu’un assistant, un conseiller en image qui connaitrait votre morphologie, vos couleurs et marques préférées, ainsi que les coupes de vêtements qui vous vont… Un Karl Lagerfeld qui vous dirigerait directement vers des articles qui vous plairont à coup sûr ! Il serait tellement doué en mode qu’il pourrait même anticiper les futures tendances et faire de vous un(e) véritable influenceur(se) Instagram.

L’intelligence artificielle pour éviter les frustrations et offrir une expérience sur-mesure

Evidemment, tout cela pour l’instant n’est qu’un rêve car la mode est quelque chose de bien trop subjectif pour pouvoir programmer une telle application. Pour autant, l’intelligence artificielle et notamment les progrès dans les technologies de deep Learning nous permettent d’y croire réellement.

Aujourd’hui les GAFAs peuvent mettre au point des intelligences artificielles capables de comprendre une chose aussi complexe et ambiguë que le langage naturel. Pourquoi ne pourraient-elles pas comprendre les goûts d’une personne ? Des IA capables de reconnaître des panneaux de signalisation et d’adapter la conduite d’une voiture autonome par la suite existent. Alors pourquoi ne pourraient-elles pas reconnaître les coupes de vêtements adaptées aux clients ? Une IA capable de faire la reconnaissance d’image existe aussi alors pourquoi ne serait-elle pas en mesure d’analyser les photos tendances sur Instagram lors d’évènements comme la Fashion Week ?

Il est alors clair que demain les utilisateurs bénéficieront des conseils dignes d’un Karl Lagerfeld directement depuis leur smartphone. Au-delà de l’aspect purement mode, les conseils seront même encore plus personnalisés puisque des variables tels que les moyens financiers et la morphologie pourront être prises en compte sans discrimination (contrairement à ce que peuvent nous faire croire certains films de science-fiction, l’IA n’est qu’amour et aime tout le monde).

Ainsi, les utilisateurs auront accès à de meilleurs conseils qu’en magasin (l’IA les connaissant parfaitement), tout en gagnant un temps considérable. Rassurons-nous, malgré de telles avancées l’intelligence artificielle ne se substituera pas à l’intelligence humaine et il sera encore possible (pour les plus puristes) d’aller faire son shopping en boutique.

Télécharger l'Ebook à quoi ressemblera le web du futur ?

Azzedine El Harim

Consultant – SQLI

[INFOGRAPHIE] Design Sprint, la méthode accélératrice d'innovation

Design sprint

Inspiré de la méthode agile, le Design Sprint concentre sur une semaine les différentes phases du design thinking : inspiration, conceptualisation et réalisation.
Le meilleur moyen pour valider une idée, c’est de la matérialiser. Le Design Sprint permet de donner vie à une idée au travers d’un prototype et de confronter ce dernier à des utilisateurs cibles en 5 jours seulement.
La qualité d’un Design Sprint dépend de deux facteurs : tout d’abord, il faut identifier une problématique précise à laquelle l’entreprise souhaite répondre. Ensuite, c’est la qualité, la complémentarité et la pluridisciplinarité de l’équipe qui permettront aux objectifs définis d’être atteints.
Méthode puissante, rapide et efficace, le Design Sprint permet d’allier innovation, mise en œuvre rapide, collaboration au sein de l’équipe et respect d’un budget limité.
SQLI vous propose de découvrir en image à quels usages peuvent répondre une démarche de Design Sprint, son potentiel, les différentes étapes de cette méthodologie et les profils des contributeurs à sélectionner.

 

Télécharger notre infographie sur le Design Sprint

Bien rédiger pour le web : une histoire de processus

Vous devez rédiger des articles de blog, mais ne savez pas par où commencer ? La peur de la feuille blanche fait de nouveau surface, alors que vous pensiez l’avoir laissée dans un sombre placard de votre scolarité passée? Voyons comment la mise au point d’une méthodologie de rédaction peut devenir votre plus précieux allié.

1- Écrire pour le web : entre mythe et méthode

Dans l’inconscient collectif, l’image d’un rédacteur s’apparente à celle d’un écrivain : une personne bénie des dieux, qui a pris retraite sur une terre lointaine et bucolique pour « écrire ». Tous les matins, il (ou elle) se lève vers 10 h, après une bonne nuit de repos. Si sa muse ne vient pas l’inspirer de suite, il ira se baigner en tenue d’Adam et Eve dans l’étang situé en bordure de la ferme où il réside pour une durée indéterminée. Après plusieurs jours, avec un peu de chance, il se saisira de son plus beau stylo plume et de son carnet de note d’une marque réputée. Là, sur une table en bois massif, il s’adonnera à sa passion avec naturel pendant douze heures d’affilée, oubliant même de se nourrir.

Plusieurs années passées dans la rédaction web m’ont convaincu d’une chose : la réalité est bien différente et c’est tant mieux !

2- Mise en place d’une méthodologie

Concentrez-vous sur la vision. Faites confiance au Processus (Hold The Vision. Trust The Process).
– Citation à haute vocation inspirante (Pinterest).

One Process to write them all.
– Dark Writor.

Écrire pour le web s’avère très pragmatique, qu’il s’agisse de rédiger des articles d’actualités, des fiches produits, des annonces publicitaires ou encore des contenus pour les réseaux sociaux. La mise au point d’une méthodologie de travail, d’un processus d’analyse et de rédaction m’a ainsi permis de venir à bout de bien des demandes. Elle m’a sauvé la vie lorsqu’il a fallu « trouver l’inspiration » pour « pondre » en un temps record une soixantaine de fiches de produits concernant du linge de maison (domaine que j’affectionnais évidemment à l’époque), des articles promotionnels sur des passerelles de passage à installer sur les toits des usines, ou encore des annonces AdWords.

Le processus que nous allons voir est généraliste, mais peut répondre à la plupart des demandes de rédaction.  Inspirez-vous-en pour créer le vôtre, et améliorez-le à la longue. Ne vous souciez pas de l’inspiration, vous la croiserez en chemin.

Étape 1 : analyse préalable

Ici, nous nous basons sur les techniques journalistiques pour préparer notre champ d’investigation.

Quelques éléments qui peuvent vous aider :

  1. Utilisez la méthode du QQOQCCP (Qui, Quoi, Où, Quand, Comment, Combien,  Pourquoi) pour répondre aux questions essentielles et avoir une vision globale du sujet
  2. Définissez entre autres le sujet, l’objectif et le ton de l’écrit
  3. Inspirez-vous! Allez chercher de l’information sur le sujet, sur les concurrents, sur les produits.

Étape 2 : définissez votre plan de rédaction

En fonction du type de contenu à réaliser, ce plan peut vous être imposé (fiches produits ou annonces publicitaires par exemple) ou être plus ouvert (article de blog). Dans ce dernier cas, j’aime bien définir un squelette de rédaction au préalable qui constituera un canevas d’écriture et un fil conducteur.

Étape 3 : rédigez !

La vraie partie de plaisir commence. Écrivez, même mal: faites des fautes d’orthographe, de grammaire. Allez-y! De toute façon, personne ne vous regarde. Réalisez un brouillon, posez vos idées sur le papier ou dans votre traitement de texte préféré.

Astuce : si la feuille blanche vous nargue encore, peut-être manquez vous de matière. Il serait ici intéressant d’approfondir vos recherches préliminaires.

Étape 4 : allez boire un café

Le principe: laisser reposer votre écrit, pour mieux revenir dessus et le voir avec des yeux neufs. Dans l’idéal laissez de côté votre texte une heure ou deux, voire une journée si c’est possible. Au plus court, laissez dix ou quinze minutes. À cette étape, vous vous rendrez parfois compte que la super idée que vous pensiez avoir trouvée n’en était pas une. Si cela peut paraître frustrant, vous aurez ici l’opportunité de corriger le tir.

Étape 5 : améliorez votre écrit

Ann Handley dans son livre Everybody Writes recommande de faire vos corrections en deux phases. D’abord de manière grossière (« à la tronçonneuse ») : vous remaniez le texte et coupez dans le tas. Ensuite, plus finement en revenant sur l’orthographe ou des tournures de phrase plus poussées.

Étape 6 : faites-vous aider

Faites relire votre texte par une personne extérieure dont vous connaissez les capacités en rédaction, grammaire et orthographe. En anglais, on appelle cela du Proofreading. Ici, votre égo pourrait faire de la résistance devant les remarques de quelqu’un qui ne s’est pas donné autant que vous pour rédiger « votre » contenu. Corrigez en conséquence.

Étape 7 : publication

Voilà le moment tant attendu, ou redouté, c’est selon. Mettez en ligne votre contenu, faites-le relire par le client peut-être. Assurez-vous que tous les éléments sont en place (images, liens, poids des éléments, balisage, etc.).

Quelques conseils encore…

Et le référencement naturel dans tout ça ?

Dans le cadre d’un article de blog par exemple, j’introduis les améliorations SEO sémantiques après la rédaction, au niveau de l’étape 5. Si je fais bien sûr une recherche de mots clés et de leur potentiel en amont, je considère que l’on rédige avant tout pour des êtres humains tout en gardant les moteurs de recherche en tête. Essayer d’écrire directement avec les « bons » mots clés bien placés peut constituer un frein à la rédaction. Puis je m’assure du respect des autres optimisations on-page au moment de la mise en ligne.

Comment vous améliorer encore

Suivez ce processus et mettez au point le vôtre, lisez des livres sur la rédaction web ou sur la rédaction en général. Et même si cela est facile à dire, pratiquez autant que possible. Comme Matt Cutts (ancien Monsieur SEO chez Google), faites un 30-day challenge et essayez d’écrire trente minutes par jour pendant un mois. Il ne faut que cela pour réellement progresser.

Jean-Marc Courtiade

Digital Marketing consultant – SQLI

Tests utilisateurs : quelle est la bonne méthode ?

Les projets digitaux naissent aussi rapidement qu’ils meurent. Les applications et services web se complètent, se concurrencent et se remplacent. Pourtant, nombre d’entreprises et d’autoentrepreneurs sous-estiment encore le pouvoir de tester leurs produits dans cette course effrénée. Je vous propose de nous intéresser à la partie immergée de la conception : les tests utilisateurs. Dans un monde où tout s’accélère, comment pouvons-nous tester au mieux et le plus rapidement possible mon interface, sans pour autant biaiser mon étude ? 

Allons à l’essentiel, testons uniquement ce que l’on souhaite tester   

Rappelez-vous de la théorie de Herbert Simon : l’Homme est constamment « asséné » de signaux qui viennent gêner sa capacité à traiter et à comprendre un message initial.  

Comme tout support de communication, l’interface Homme-Machine n’échappe pas à cette règle. Aussi, les couleurs, les images, les typographies et autres éléments interactifs peuvent distraire ou compromettre la lisibilité de l’interface et donc sa bonne compréhension. Dans le cas d’un test visant à évaluer l’architecture d’information, on constaterait que l’arborescence n’est pas perçue de la même manière. L’arborescence peut être rédigée en police capitale blanche avec serif taille 28 sur fond noir dans un méga menu déroulant ; ou encore en police minuscule de couleur gris foncé sans serif taille 14 dans un burger menu progressif sur fond blanc.
Pour s’abstreindre de ce biais graphique, les tests d’arborescence sont ainsi réalisés via une interface minimaliste 

On constate que 80% des enseignements sont tirés à partir de 20 % des éléments d’interface conçus (Loi de Pareto). C’est pourquoi la majorité des tests utilisateurs peuvent être réalisés sur la base de wireframes (écrans interactifs en basse définition). Les wireframes permettent d’exposer la structure de la page, les fonctionnalités et l’enchaînement entre les pages. C’est ainsi que peuvent être évalués la bonne compréhension, les comportements et les parcours utilisateurs sans pour autant avoir besoin de développer un service suffisamment abouti.  

Autre avantage : plus le test est réalisé tôt dans la conception, plus il est facile et économique de corriger, et plus le produit et le service pourra être mis sur le marché et être confronté à la réalité du marché. 

 

Les usages et les comportements sont différents dans la vraie vie 

La réalité du marché justement, parlons-en ! Tester en chambre c’est bien, mais tester dans le bon contexte c’est mieux. Dans cette seconde approche, si le biais d’un test peut naître du « bruit » existant autour de l’objet d’études, supprimer ce bruit est un biais encore plus important (car en dehors de la réalité). 

Prenons l’exemple du test de l’utilisation d’une application mobile d’actualités économiques.
Un test en chambre ne révélera pas de problème particulier d’usage ni de compréhension d’un article. L’utilisateur aura pris le temps de naviguer dans l’application, de lire un article, et de partager ce dernier sur les réseaux sociaux, bien assis dans un fauteuil de salle de test.
Feu vert pour la mise en production. Toutefois, le test utilisateur aura-t-il vu les difficultés d’usage en conditions réelles telles que la consultation de l’application dans une rame de métro en mouvement, debout en équilibre, une main sur la barre du métro, et l’autre à supporter le poids d’un sac à main ? Les zones d’interactions (boutons) et la taille du texte auront-t-elles été pensées en conséquence ? Probablement pas. 

De même, l’expérience utilisateur (UX) ne se résume pas à l’utilisabilité d’une interface. On doit être à même de tester son utilité et son agréabilité pour s’assurer que le produit rencontrera un certain succès une fois mis sur le marché.  

Les éléments graphiques ainsi que le contenu réel doivent ainsi faire partie intégrante de l’interface au moment du test. Les tests sont ainsi réalisés au pire sur des maquettes graphiques dynamisées ou un POOC (Proof of concept), au mieux sur un produit abouti pour tirer parti des enseignements du Lean Startup et du Test & Learn. Les enseignements seront ainsi réimpactés au gré de l’amélioration continue du produit. 

 

Finalement, tout dépend de ce que l’on souhaite tester  

En réalité, les deux approches disent vraies ! L’important est de se questionner sur le pourquoi du test et l’objectif de ce que l’on souhaite tester. L’enjeu est-il fonctionnel (amélioration d’un service existant) ? Ou l’objectif est-il de faire connaître un nouveau produit (la partie graphique et la compréhension du fond seront alors très importants) ?  

Le protocole, en amont du test prend alors tout son sens, et orientera sur le fait que l’on s’arrête sur une arborescence ou des wireframes pour tester, ou que l’on pousse la conception jusqu’à la dynamisation de maquettes graphiques qui donneront l’impression d’être sur l’interface finale. 

Enfin, afin de répondre à l’enjeu de conduire des tests en contexte réel, le protocole de test permettra de définir l’orientation vers du Rapid ou vers du Guerrilla Testing, à mi-chemin entre les deux approches. On pourra ainsi évaluer l’interface sur des points précis, en allant sonder « à la volée » des utilisateurs potentiels dans la rue (en situation de mobilité), en récoltant à chaud leur comportements et usages. 

Rudy Poirier

Chef de Projet Digital – WAX Interactive

[CHECKLIST] 5 bonnes raisons de se pencher sur vos informations produits

Checklist pim 5 raisons se pencher sur infos produits-sqli

Pour qu’une expérience client soit réussie, les informations produits doivent être complètes, fiables et attrayantes. Dans le contexte actuel d’explosion des volumes de contenus numériques, la tâche — déjà complexe pour un seul canal — peut vite s’avérer titanesque s’il y en a plusieurs.

Les solutions de gestion des informations produits (PIM) sont là pour vous aider à offrir les bonnes informations au bon client, via le bon canal.

A travers cette checklist, nos experts en PIM vous donnent les clés pour tirer parti des informations produits et leur impact sur l’expérience client. Vous y -découvrirez :

– Comment accélérer votre time to market et booster votre conversion
– Comment mettre en place une véritable approche omnicanal
– Comment optimiser votre expérience client

Téléchargez la checklist sur les informations produits