Une journée pour lancer la mise en place de Kanban

Kanban s’impose toujours plus pour la gestion des flux de travail ! C’est pourquoi nous voyons toujours de nombreuses entreprises mettre en place cette méthode. Par expérience, je partage avec vous un exemple d’animation possible pour introduire et initialiser la transition en Kanban dans une équipe… en une journée d’ateliers !

Si vous ne connaissez pas encore Kanban, je vous conseille de regarder la conférence « Kanban pour l’IT » de Laurent Morisseau[1].

 

Icebreaker

Tout d’abord, j’aime bien démarrer ce genre de journée par un icebreaker / energizer.

Celui que j’apprécie particulièrement pour les équipes qui découvrent Kanban est le jeu du prénom. En plus de mettre les personnes en mouvement et en action, il commence à introduire les problématiques du multitasking et les bénéfices de la limite de l’en-cours.

Si vous souhaitez expérimenter ce jeu, les explications d’Henrik Kniberg sont très claires et très complètes pour se lancer.

 

Présentation du Lean, de l’origine de Kanban et de ses objectifs

Ensuite je présente rapidement l’histoire de Kanban, ses origines, les principes du Lean, avant d’en venir aux objectifs principaux de Kanban, énumérés dans le visuel ci-dessous.

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A ce moment-là, nous prenons un moment avec l’équipe pour qu’ils définissent les objectifs qu’ils cherchent à atteindre en mettant Kanban en place. Nous veillons à ce que ces objectifs soient SMART (spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes (ou pertinents), inscrits dans le temps). Ces objectifs donnent du sens à la mise en place de Kanban et nous permettront dans quelques mois d’en évaluer les bienfaits et définir des améliorations à effectuer.

 

Découverte des principes et des pratiques Kanban au travers d’une simulation

Plutôt que de présenter les principes et pratiques Kanban de manière théorique, je préfère l’aborder au travers d’un jeu de simulation. Celui que je fais jouer souvent pour ces journées de présentation et de mise en place est le Kanban Pizza Game.

En effet, il permet en deux heures de découvrir et d’expérimenter plusieurs des pratiques Kanban, telles que la visualisation du flux de travail, les limites de l’encours, l’amélioration continue, l’utilisation des boucles de feedback…

Vous pouvez trouver les explications du jeu en français ou anglais.

 

Revue des principes Kanban

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C’est l’étape où je revois avec l’équipe que j’accompagne les principes de Kanban. C’est l’opportunité pour moi d’expliquer que nous n’allons pas révolutionner leur manière de fonctionner d’aujourd’hui : les rôles, les responsabilités et les processus actuels seront conservés. Mais qu’en revanche il est de leur responsabilité de s’approprier le Kanban qui sera mis en place afin de l’améliorer.

 

Revue des différentes pratiques de Kanban et proposition de mise en place pour l’équipe

Une fois que les pratiques ont été découvertes au travers du jeu, nous les parcourons une à une afin de voir comment elles peuvent se transposer dans leur domaine. Pour chacune d’entre elles, une fois que la présentation est faite, j’accompagne l’équipe à réfléchir à la mise de la pratique qu’ils pourraient en faire dans leur contexte.

 

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A. Visualiser le flux

Je commence par demander à l’équipe pour qui ils travaillent (quels sont leurs clients ou utilisateurs) et quel est le service qu’ils leur apportent. Il est important de connaitre les clients qui sont à l’origine des demandes. Ainsi l’équipe identifie comment les demandes entrent dans le système. L’idéal est d’impliquer ces personnes dans cette mise en place de Kanban.

Ensuite, je leur demande de m’expliquer leur flux pour les différents types de demandes qu’ils ont à traiter. En Kanban, nous essayons autant que possible d’avoir une vision globale du flux de valeur. Pas à pas, nous construisons le flux au tableau, jusqu’à la livraison de valeur. Une fois que cela est fait, nous regardons les colonnes qui pourraient avoir du sens dans leur tableau Kanban.

Ici le but n’est pas de définir un flux qui va correspondre à 100% des demandes de l’équipes, mais à la majorité des demandes.

 

B. Rendre les règles de gestions explicite.

Une fois les colonnes du tableau Kanban définies, je demande à l’équipe de m’expliquer qui travaille sur chaque colonne, et quelles sont les conditions de passage à la colonne suivante. Je continue de prendre des notes sur le tableau.

 

C. Limiter le travail en cours

Je propose ensuite à l’équipe de définir quelques limites dans leur tableau, sans la pousser à définir des limites trop contraignantes. Il s’agit ici d’un démarrage de Kanban. Ils affineront leurs limites avec l’expérimentation. Je profite de ce moment-là pour reparler de la notion de flux tiré et de flux poussé. Je leur propose alors d’avoir deux sous-colonne « En cours » et « Fini » dans chacune de leurs colonnes. Enfin, nous abordons le sujet des urgences, et ils définissent comment les adresser dans un premier temps.

Si l’intérêt des limites a du mal à être compris par l’équipe, même après le Kanban Pizza Game, certains jeux permettent de mieux appréhender leur intérêt, tels que l’Aeroplane Game.

 

D. Gérer le flux

Pour la gestion du flux, nous abordons la possibilité de mettre en place une réunion quotidienne. Je leur présente les bonnes pratiques pour ce daily Kanban et leur demande s’ils souhaitent le mettre en place dans leur contexte, et si oui, ils définissent ensemble l’horaire de ce point de synchronisation.

 

E. Implémenter des boucles de feedback

A ce moment-là, nous voyons ensemble sur quoi ils souhaitent mettre en place des boucles de feedback :

  • Sur leur produit : souhaitent-ils organiser des démonstrations des fonctionnalités mises en place ? Si oui, à qui ? A quelle fréquence ?
  • Sur la planification de leur travail : à quelle fréquence et comment souhaitent-ils gérer l’approvisionnement et la priorisation des demandes ? Il est possible de définir des cadences fixes (exemple : on réapprovisionne toutes les deux semaines) ou à l’évènement (exemple : on réapprovisionne quand il nous reste moins de X demandes dans notre backlog). Les techniques d’approvisionnement et de priorisation seront abordées plus en détail ultérieurement avec le ou les personnes en charge de cela.
  • Sur leur performance : je leur présente ici les différentes métriques fréquemment utilisées en Kanban et leur utilité. Généralement dans un premier temps, s’ils utilisent un tableau physique et non digital, je leur propose de noter les dates d’entrée et de sortie du système Kanban, ainsi que de compter quotidiennement le nombre de tickets dans chaque colonne. Je leur explique qu’il va falloir du temps et du volume de données pour pouvoir exploiter ces données. Je leur demande donc juste de noter ces informations et leur propose de planifier un point ensemble quelques semaines plus tard pour voir comment ils pourront les exploiter.

 

F. S’améliorer de manière collaborative et évoluer de manière expérimentale

Je leur parle ici des rétrospectives. Autant sur les autres parties de la mise en place de Kanban j’essaie d’accompagner sans pousser à la prise de décision, autant sur cette partie je me permets d’insister pour la planification d’une première rétrospective. Je leur conseille également de définir une récurrence pour les premières rétrospectives. En effet, pour des équipes débutant en Kanban ou en Agile, le réflexe ou le besoin de faire des rétrospectives n’est pas naturel. Je me permets donc d’impulser la dynamique !

Nous pouvons également aborder les autres pratiques qui sont fréquemment utilisées en Kanban :

  • Les classes de services : nous reprenons ici les différents types de demandes qu’ils traitent pour voir s’ils veulent en faire des classes de services
  • Les couloirs : je leur présente ensuite l’utilisation qu’il est possible de faire des couloirs et ils définissent ensemble si cela fait sens pour eux

 

En fin de journée, ils ont donc une idée de ce qu’est Kanban, de ce que cela peut leur apporter, et ils ont initié leur premier Kanban. Généralement, à la fin de la journée, toute l’équipe s’active pour créer le Kanban board sur la base de ce qui a été décidé dans la journée ! Il faut bien insister sur le fait qu’il s’agit d’un point de départ, que c’est leur Kanban et qu’il leur appartient de se l’approprier et de le faire évoluer afin d’en retirer un maximum de bénéfice.

Bien entendu, l’accompagnement par le coach ne s’arrête pas là : nous demandons aux équipes ce qu’elles attendent du coach. De plus, nous leurs proposons de faire des points réguliers ensemble, du support pour les premiers daily meetings, les premières rétrospectives pour la priorisation et la planification du travail et des livraisons, pour exploiter leurs métriques…

 

Deux points de vigilance à garder à l’esprit pour cette journée :

  • Le coach doit veiller à laisser l’équipe concevoir son propre Kanban. Si l’équipe ne le l’approprie pas, il y a de fortes chances qu’elle ne porte pas l’amélioration continue. Le coach sera donc là pour faciliter, accompagner, éventuellement conseiller et lever des points de vigilance s’il en identifie.
  • Si l’équipe n’est pas familière avec l’agilité ou l’amélioration continue, il me semble important que le coach les accompagne quelques temps pour insuffler cet état d’esprit. Il en est de même pour questionner les pratiques et les améliorations possibles. Sans accompagnement, il y a de fortes chances que le Kanban de l’équipe n’évolue pas, et qu’elle se retrouve quelques mois plus tard avec exactement les mêmes problématiques qu’avant le passage en Kanban !

 

 

Les images de cet article sont issues de fiches Kanban que nous avons créées et que nous distribuons à l’issue de nos formations et sensibilisations Kanban.

Vous pouvez télécharger la version française ou la version anglaise.

 

Pour aller plus loin avec Kanban, retrouvez notre article « Kanban, l’art japonais de l’efficacité pour une TMA agile ».

 

 

 

[1] https://www.infoq.com/fr/presentations/kanban-pour-it/

 

Eco-responsabilité & numérique : une expérience client optimisée en deux points-clés

L’éco-responsabilité est plus que jamais d’actualité. Selon l’étude Oney / OpinionWay sur la consommation raisonnée[1], 90% des consommateurs attendent des marques qu’elles s’engagent réellement et les aident à mieux consommer. Si la crise sanitaire a donné un coup d’accélérateur à cette mutation profonde du « mieux consommer », elle a également mis l’accent sur la nécessité du « mieux communiquer » pour davantage accompagner et rassurer, dans une société en quête de sens.

Comment l’expérience client numérique sert-elle et renforce-t-elle la démarche éco-responsable des marques ? Quels sont les deux axes d’optimisation pour l’enrichir et trouver le juste équilibre entre engagement et efficacité ?

 

La transparence comme gage de confiance

Face aux récentes et nombreuses polémiques de « greenwashing », les consommateurs ne sont plus dupes et se méfient des messages éco-responsables des marques, souvent perçus comme des arguments marketing opportunistes. Aujourd’hui, s’auto-définir comme marque écologique ou responsable ne suffit plus : le dire c’est bien, le prouver c’est mieux. Les consommateurs ont bien conscience de la difficulté pour les marques d’atteindre la neutralité carbone ou le zéro déchet. A l’impossible nul n’est tenu, et c’est pourquoi, le public attend avant tout de la transparence.

Les booms de l’e-commerce et du ROPO (Research Online Purchase Offline) le prouvent : le digital tient une place de choix dans le processus d’achat. Il devient primordial de l’exploiter pour valoriser son engagement et renforcer l’intérêt des consommateurs, que ce soit sur le site de la marque directement ou sur les différents réseaux sociaux, par exemple. Comment ?

  • Par des actualités régulières : les nouveautés et les réflexions en matière de développement durable (le remplacement d’un matériau, une optimisation du schéma logistique, des innovations en cours…) sont des avancées qui témoignent d’une implication réelle et continue.
  • Par la caution de labels, certifications ou normes spécifiques : de plus en plus nombreux sur le développement durable, ils sont l’occasion d’étayer son discours avec des éléments tangibles et objectifs, toujours plus rassurants pour les consommateurs.
  • Par le storytelling : l’histoire, les origines, les aspirations ou les valeurs sont autant d’éléments sur lesquels il est possible d’étoffer sa stratégie de communication pour associer l’éco-responsabilité à l’ADN de la marque, faire de sa démarche un projet authentique et valoriser les preuves de votre engagement.

 

La cohérence comme résolution permanente

Selon l’ADEME, l’empreinte carbone des TNIC (Technologies numériques, information et communication) serait équivalente à celle de l’aviation civile sur une année. Mais alors, comment penser « développement durable » sans prendre en compte les impératifs d’une stratégie numérique responsable ? Malgré tout, le digital n’apparaît pas vraiment comme une priorité dans la transformation écologique d’une entreprise, contrairement aux étapes de production et logistique ou aux médias offline, par exemple.

Et pourtant ! Le digital permet non seulement d’assurer une continuité de l’engagement mais également de concilier ces contraintes éthiques avec des objectifs de rentabilité. Quelles sont les bonnes pratiques à suivre dans ce cas pour faire rimer stratégie digitale et éco-responsabilité ?

  • Un site web éco-conçu, qui allie sobriété et performance. Du design à l’intégration, du choix de CMS à l’hébergement, chaque étape de conception est l’occasion d’une amélioration durable avec, à la clé, un site allégé et rapide, fonctionnel et attractif, et même optimisé pour le SEO.
  • Des campagnes marketing ciblées et personnalisées grâce au big data. C’est un très bon moyen de freiner la pollution numérique par l’optimisation des prises de contact en termes de volume, mais aussi pour éviter les nombreux emails non lus et stockés indéfiniment dans les boîtes de réception.
  • Des opérations marketing raisonnées à l’ère du “mieux consommer”. La contestation du Black Friday et des soldes, où les marques sont perçues comme responsables d’une consommation effrénée (fast fashion, gaspillage alimentaire, push marketing constants…), pousse à raréfier certaines offres promotionnelles.

Le digital est un outil puissant pour multiplier les points de contact entre les consommateurs et les marques, et c’est une chance quand il s’agit de convaincre autour d’un sujet aussi sensible que celui du développement durable. Pour les uns, c’est l’occasion de collecter régulièrement une foule d’informations et d’expériences pour faire des choix éclairés. Pour les autres, c’est l’opportunité de construire pas à pas la relation de préférence et de fidélité tant attendue.

Mais attention, à l’heure de l’éthique et de l’authentique, il est indispensable de se rappeler que l’éco-responsabilité est un investissement de long terme pour lequel l’humilité et la régularité restent les meilleurs garde-fous d’un engagement reconnu et d’une relation client durable.

 

 

 

[1] https://www.oney.com/etude-consommation-raisonnee/

Pourquoi et comment améliorer votre expérience de marque en ligne ?

Nous avons tiré beaucoup de leçons de la pandémie, en particulier l’importance primordiale des interactions réelles et porteuses de sens avec ceux qui nous entourent. Dans notre monde plus digitalisé et automatisé que jamais, ces conversations personnelles sont souvent remplacées par des chatbots, des e-mails automatiques ou des centres d’appels. Aujourd’hui, nous allons répondre à ces questions que vous vous posez peut-être : Pourquoi est-ce dans mon intérêt, en tant que marque, de transformer mon parcours client automatisé en approche personnalisée ? Et comment procéder ? Pour vous aider à vous lancer, nous vous donnerons des exemples concrets. Bonne lecture ! 
 

Perception de votre marque vs expérience de marque

La manière dont les gens perçoivent une marque dépend principalement de ses initiatives marketing, des relations publiques et des influenceurs. Mais quand ils commencent à acheter auprès de cette marque, la perception initiale se retrouve confrontée à l’expérience. Le mécontentement des clients provient majoritairement d’un décalage entre ces deux facteurs.

 

Pendant la pandémie, nous avons observé deux types d’approches :

  • Les marques communiquant de manière transparente et franche, qui ont prospéré grâce aux valeurs fondamentales qui leur tiennent à cœur ;
  • Les marques silencieuses qui ont choisi de replier sur elles-mêmes et de rendre le contact difficile.

 

Je vous laisse deviner l’approche la plus efficace en termes de perception et d’expérience…

Indépendamment de la situation (qu’il s’agisse d’une problématique mondiale ou d’une crise limitée à une marque particulière), nous sommes convaincus que les deux insights suivants s’appliquent en toutes circonstances :

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Par où commencer pour améliorer votre expérience de marque en ligne ?

La personnalisation est essentielle, car elle est omniprésente : même les articles de blog sur le marketing digital que vous lisez (comme celui-ci) sont personnalisés. Attention, il ne s’agit pas simplement de mentionner le prénom de votre client lorsqu’il revient sur votre site ou dans vos e-mails automatisés. Il faut aussi vous demander :

  • Qui sont mes clients ? Correspondent-ils bien aux profils client standard que j’ai créés ?
  • Pourquoi rachètent-ils les produits de ma marque ?
  • Quels éléments manquants voudraient-ils obtenir de la part de ma marque ?
  • Mes valeurs fondamentales sont-elles claires ? S’agit-il d’une USP majeure pour cultiver la fidélité de ma clientèle ?

Pour répondre à ces questions, commencez par vous pencher sur les données démographiques de vos réseaux sociaux et sur les métriques de votre site. Testez différentes annonces et communications qui mettent en valeur vos principales USP, et trouvez les versions les plus efficaces. Sinon, vous pouvez aussi obtenir du feedback direct en leur envoyant des questionnaires ou en utilisant votre service client (là encore, votre approche doit être personnalisée !) Dès que vous saurez répondre à ces questions avec assurance, vous pourrez commencer à développer ou à peaufiner votre expérience en ligne.

 

 

Comment concevoir votre présence de marque en ligne

En ligne comme en magasin, les interactions entre les clients et les marques produisent des expériences et des impressions mémorables positives… ou négatives. Pour satisfaire vos clients, vous devez leur offrir les éléments suivants :

  • Un environnement fluide (pas de bugs, affichage des pages et processus de paiement rapides, etc.);
  • Des communications claires et transparentes pour éviter les surprises (comme en informatique : « what you see is what you get »);
  • Pas de coûts supplémentaires inattendus lors du paiement ou de la livraison;
  • Votre numéro de téléphone, votre adresse e-mail ou votre formulaire de contact. Vos clients doivent pouvoir trouver ces informations facilement, sans les chercher pendant des heures;
  • Une réactivité exemplaire: pas question d’attendre une semaine avant de répondre à leurs questions ;
  • Limitez-vous aux valeurs fondamentales de votre marque: n’adoptez pas les dernières valeurs du moment si vous n’êtes pas en mesure de les incarner pleinement, et assurez-vous que vous appliquez bien votre philosophie en ligne.

 

Chatbots

 

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(Exemple de l’interface du chatbot sur le site d’Ethias, compagnie d’assurance belge)

 

Imaginez que vous êtes une marque qui se vante d’être proche de ses clients, mais que le chatbot de votre site ne fournit que des réponses standard très impersonnelles. Comment garder cette automatisation tout en rendant les interactions plus humaines ?

 

Commencez par nommer votre chatbot, d’après un membre de votre service client de préférence, et utilisez une vraie photo comme avatar. Ensuite, rédigez une présentation et rendez les conversations naturelles. La plupart des technologies de bots utilisent le traitement du langage naturel (NLP) pour dialoguer de manière fluide, sans utiliser de réponses standard comme « Je ne comprends pas votre question » : c’est l’épine dorsale de votre conversation. Vous pouvez utiliser cette technologie pour donner une personnalité à votre chatbot ou un ton spécifique. Il/elle peut être drôle, commencer la conversation par quelques banalités ou demander au client s’il va bien. Le petit + : enregistrer l’historique des conversations, pour permettre au bot d’en tenir compte si l’utilisateur revient lui poser une question.

Vous pouvez même utiliser ce type de bot sur votre page Facebook, en lui donnant des réponses pour les périodes où vous êtes temporairement indisponible. Le nec plus ultra : connectez votre compte WhatsApp à votre compte professionnel Facebook pour pouvoir répondre rapidement aux demandes urgentes de vos clients.

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Exemple de conversation automatisée sur Facebook Messenger

 

 

Campagnes de marketing conversationnelles

Dans la plupart des campagnes média payantes, la communication est unidirectionnelle : la marque s’exprime, et le client écoute. Mais en utilisant des bannières conversationnelles, vous pouvez rendre vos campagnes plus interactives, car elles vous permettent de faire connaissance avec le client et de lui demander ce qu’il recherche. Comme avec les chatbots, vous pouvez programmer vos questions et réponses à l’avance, en les alignant parfaitement sur votre ton et vos valeurs. C’est une manière ludique d’interagir avec votre public cible et d’entamer une conversation sans avoir à les faire cliquer sur « Cliquez ici », « Likez » ou encore « Acheter ». Les bannières interactives sont doublement avantageuses car elles génèrent un trafic de qualité vers votre site ET améliorent la perception et l’expérience de votre marque en ligne.  

 

 

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Exemple de bannière conversationnelle pour Adidas

 

Évènements shopping en direct sur Instagram

Une des leçons de la pandémie est qu’il est essentiel d’être prêt à basculer rapidement vers un environnement en ligne. Les marques cherchent toujours plus de solutions pour présenter leurs produits en ligne, mais cela ne remplace jamais l’engagement qu’elles obtiennent dans leurs boutiques physiques. Bonne nouvelle : il existe aussi un juste milieu, grâce au streaming en direct sur Instagram, Facebook et YouTube, phénomène déjà bien développé en Asie. Instagram vous permet même de connecter votre fil de produits à votre livestream et de les présenter pendant que vous dialoguez avec les clients. Pour donner une image plus personnelle de votre marque, ou même inviter vos ambassadeurs ou vos plus grands fans, il peut être très utile d’organiser un évènement en ligne (comme Urban Decay l’a fait sur son site). En plus de booster l’engagement, ces évènements augmenteront instantanément votre chiffre d’affaires en ligne, puisque les clients peuvent voir et acheter les produits directement dans Instagram.

 

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Exemple de livestream sur Instagram Live et sur le site d’Urban Decay. Sources : Instagram, https://www.glossy.co/beauty/loreal-group-bets-on-livestream-shopping-in-north-america/

 

 

Nos prévisions pour l’avenir

L’automatisation marketing a sa place dans votre stratégie, mais elle ne fonctionnera que si vous accordez autant d’importance aux interactions personnelles avec vos clients. Et comme nous ne serons jamais à l’abri d’une nouvelle pandémie, votre marque doit rester prête à s’adapter au besoin. Pour cela, vous devez constamment réfléchir à de nouvelles approches pour servir vos clients en ligne/hors ligne et pour rationaliser votre expérience. Nous estimons que les consommateurs savent maintenant que le choix de marques ayant des valeurs et des approches appropriées peut générer de la valeur pour tous. En résumé : continuez à investir dans vos valeurs, votre communication, votre transparence et votre fiabilité.

Contenu : un chantier du projet web à ne pas sous-estimer

Qu’ils soient textuels ou médias, le contenu, pourtant clé dans la réussite d’un projet web, constitue trop rarement un sujet anticipé et identifié comme étant à risque… à tort ! Si un « chantier » concerne bien l’ensemble des projets digitaux, refonte ou création de sites institutionnels, vitrines, marchands ou encore d’applications mobiles, c’est le contenu. Souvent, le planning été tenu jusqu’au bout, l’ensemble des bugs corrigés et recettés, mais la date de lancement est décalée pour cause de contenu en retard, ou pire encore, absent. Voici comment y remédier !

 

L’importance d’adresser le chantier contenu dès le début

Décalage de planning, dépassement de budget… Il va sans dire que les risques associés au contenu sont nombreux et impactant. Les conséquences dépassent largement le projet, se répercutant jusqu’à votre image de marque qui pâtira d’un contenu peu qualitatif au lancement de votre plateforme. Le retard pris à cause d’un contenu non-optimisé d’un point de vue SEO pourra également coûter cher à votre référencement.

Outre ces exemples liés à une mauvaise anticipation, le contenu s’avère également le meilleur cas de tests pour révéler des bugs, allant des défauts les plus cosmétiques, à ceux qui empêchent l’utilisation d’une fonctionnalité ou cassent un affichage. Rassurez-vous, des solutions existent pour bien adresser le sujet du contenu et le mener d’une main de maître. Comme souvent, l’anticipation est la clé, mais pas seulement…

 

Adresser le contenu comme un « projet dans le projet »

Dès le lancement du projet, le contenu doit être clairement identifié comme un chantier à part entière. Il devient alors nécessaire de partager auprès de l’ensemble des acteurs du projet l’importance de ce chantier et les risques associés. Une fois ce constat reconnu de tous, il restera à définir le chantier des contenus comme un « projet dans le projet » qui, à la manière de tout projet, dispose de sa propre structure :

  • Un pilote, le chef de projet spécifique aux contenus ;
  • Une équipe projet, en identifiant tous les acteurs et parties prenantes du sujet, internes comme externes. Elle comptera notamment les rédacteurs, experts SEO, relecteurs, traducteurs et intégrateurs. A noter qu’une même personne pourra cumuler plusieurs rôles ;
  • Une méthodologie adaptée, pour bien aborder les phases de conception, production et recette du contenu ; il peut également être pertinent de dédier une méthodologie spécifique aux contenus de type média ;
  • Un planning, établi en parallèle du planning global du projet web. Les deux plannings sont par ailleurs interdépendants en plusieurs jalons.

L’un des points clés dans le cadre d’un projet web avec utilisation d’un CMS est la date de début d’intégration du contenu, qui ne peut se faire que sur un back-office stabilisé afin d’éviter de perdre des données saisies. Il est donc primordial de démarrer cette saisie à une date raisonnable et communiquée suffisamment en amont. Cette date doit respecter le temps nécessaire à l’intégration et à la recette du contenu sans empiéter sur des développements toujours en cours, ou non testés.

Enfin, le chantier du contenu devra être suivi en parallèle du projet web, avec des instances dédiées car, bien qu’interdépendants, les deux projets font bien souvent appel à des acteurs différents.

 

Auditer l’existant pour déterminer l’approche UI

L’une des premières questions est déterminante dans la conception de la nouvelle plateforme : quel est le contenu dont nous disposons ? Dès la phase de conception de votre nouveau site internet, catégorisez le contenu selon 4 cas de figure :

  • Contenu repris à l’identique
  • Contenu supprimé (non repris)
  • Contenu à adapter (retravail nécessaire pour la nouvelle plateforme)
  • Contenu à créer

La réponse à cette question conditionne l’approche de conception des futures interfaces et vous confronte à deux possibilités :

  • Soit les maquettes des écrans se baseront sur du contenu existant que vous êtes en mesure de fournir ;
  • Soit les maquettes seront réalisées à partir de contenus fictifs, car vous ne disposez pas du contenu réaliste à date, et vous devrez par la suite produire votre futur contenu en intégrant les contraintes de présentation imposées par ces maquettes (longueurs de texte, format d’images, possibilité de mise en page, etc.).

 

Outiller chaque phase du projet en conséquence

De manière générale, six grandes étapes viennent rythmer le chantier contenu : production, validation, intégration, traduction, relecture et optimisation SEO. Si les acteurs impliqués varient selon le projet, il est nécessaire d’adresser une méthodologie et des outils adaptés lors de chacune des phases :

  1. Production

Pour la production de textes comme de médias, mettez en place un partage des fichiers à l’ensemble des membres de l’équipe pour éviter les problèmes de versioning. Classez vos fichiers de travail dans une arborescence de dossiers similaire à l’arborescence de votre future plateforme ; cela facilitera la navigation au sein des fichiers. Au dernier niveau de l’arborescence, prévoyez un dossier par page afin de rassembler dans un même endroit les textes et les images qui à intégrer sur une page donnée.

Soyez vigilant à ne pas utiliser d’éditeur de texte qui insert des balises de style cachées qui risquent de polluer l’affichage une fois sur site (c’est le cas des éditeurs les plus courants comme Microsoft Word). Toutefois, des outils en ligne comme Word2cleanhtml permettent de nettoyer votre texte avant de passer à l’étape de l’intégration.

  1. Validation(s)

Pour cette phase, il est essentiel de définir les workflows et acteurs impliqués. Trello est particulièrement utile pour suivre l’avancement du chantier. Créez une carte par page et déplacez-la dans un tableau partagé, selon les différentes étapes de la création à la validation sur le site.

Contenu

  1. Intégration

La question se pose souvent de choisir entre intégration manuelle ou intégration automatique. La réponse dépend de votre capacité à fournir la donnée dans un format strict et des efforts de développement à déployer.

De manière générale, l’intégration automatique se recommande pour le contenu présent en grand nombre sur le site, et dont la structure se standardise facilement (pages produits, actualités…). Il sera alors important de définir au plus tôt des développements le format d’import attendu, et de pouvoir réaliser plusieurs tests avant de jouer les fichiers d’import définitifs sur l’environnement de production. Une intégration manuelle est préférable pour les pages à la structure plus complexe et difficile à uniformiser. Dans ce cas, utilisez un fichier d’intégration reprenant le même découpage que le back-office du site. L’utilisation d’Excel simplifie le travail de l’intégrateur avec la logique : un champ du back-office = 1 cellule.

Idéalement, prévoyez un fichier Excel par page pour limiter le risque de confusion et stockez-le dans un dossier contenant également les images et autres médias à intégrer à la page (qui seront identifiés par leur nom dans le fichier Excel). Si vous prévoyez cette structure dès la phase de production du contenu, vous gagnerez un temps précieux !

Enfin, gardez à l’esprit que l’intégration est un travail de chaîne et de masse. Pour être efficace, l’intégrateur doit avoir tous les éléments nécessaires à disposition et se contenter de copier/coller les données dans les champs correspondants du back-office. La phase de relecture et correction viendra plus tard.

  1. Traduction 

Cette étape peut être réalisée en amont de l’intégration, mais il est bien souvent plus facile de traduire vos contenus via l’interface de votre CMS. De nombreux plugins de traduction existent sur les CMS les plus répandus pour vous simplifier la tâche, et utiliser des traducteurs automatiques afin de dégrossir le travail.

  1. Relecture & correction

A ce stade, la recette du contenu se fait directement en ligne afin de pouvoir recetter la page dans son ensemble (texte et leur présentation, cohérence et harmonie avec les médias intégrés, etc…). Les corrections à apporter s’effectuent en direct avant publication de la page.

  1. Optimisation SEO finale

Une fois vos contenus finalisés et validés, votre expert SEO fera une dernière repasse d’optimisation technique pour s’assurer d’un bon référencement en fonction de vos objectifs sur les moteurs de recherche.

 

Que ce soit dans le cadre d’une refonte de site ou d’une création pure, le sujet du contenu se considère comme un « projet dans le projet », à adresser dès le lancement du projet web tant il le détermine dans sa conception et surtout, dans sa réussite. Le contenu est un facteur clef à ne pas négliger. Si ce chantier est particulièrement conséquent en phase d’initialisation, il se poursuit, sur des volumes différents, tout au long de la vie du site et la méthodologie mise en place avant le lancement vous permettra de gagner en productivité et en bonnes pratiques.

Contenus : pourquoi vous ne lirez probablement pas cet article

À l’arrivée de la pandémie, notre boîte à outils commerciale et marketing s’est appauvrie : exit les salons, conférences et rencontres en face à face. En revanche, nous avons pu nous appuyer sur les contenus, qui s’est avéré très efficace.

S’agissait-il du meilleur outil à notre disposition dès le départ ? Peut-être. Malheureusement, les innombrables e-mails intempestifs envoyés par les marques après un achat ponctuel ont généré une certaine lassitude chez les consommateurs. Dans ce contexte, que pouvons-nous faire pour attirer l’attention de notre audience ?

 

1 – Prenez votre courage à deux mains

Pour créer des contenus à fort impact, vous devez vraiment vous engager, ce qui demande du courage. Tout le monde se souviendra de cet élève qui s’est porté volontaire pour chanter devant toute la classe à l’école… mais ses camarades moqueurs seront vite oubliés.

Vous pouvez tout à fait dire : « Nous n’avons pas toutes les réponses, mais nous sommes convaincus que… ». C’est même préférable. Pourquoi ? Parce que vous ne prenez pas de risques. Nombreuses sont les entreprises qui ont probablement déjà utilisé cette formulation. Ajoutez à cela votre volonté d’obtenir du feedback, et vous pouvez vous engager franchement, tout en invitant votre audience à participer à la discussion.

« En toute honnêteté, se démarquer sans s’engager relève de l’impossible. »

Ola Linder, Star Republic, Groupe SQLI (Suède)

 

2 – Devenez une source d’inspiration

Y a-t-il un livre qui vous a profondément marqué(e), qui a changé votre manière de voir le monde ? Voilà l’attitude que vous devez adopter pour créer vos contenus. Les contenus inspirants marquent les esprits. Si vous dites « Nous voulons doubler notre chiffre d’affaires d’ici 12 mois », cela n’inspire personne. En revanche, si vous dites « Notre mission est de faire en sorte que chaque Indienne puisse aller à l’école », vous allez captiver votre audience.

La règle d’or à suivre : ne vous focalisez pas sur vous, parlez des autres. Pour cela, expliquez comment vous pouvez rendre le quotidien de votre public cible plus enrichissant.

« En faisant de votre marque une source d’inspiration, vous fidéliserez vos lecteurs et vos clients. »

Jane Irwin, SQLI (France)

 

3 – Proposez de la valeur

Imaginez votre impression en rencontrant quelqu’un qui se présente de cette façon : « Je suis le meilleur, je suis génial, n’est-ce pas ? » En tant qu’entreprise, c’est peut-être ce que vous faites avec vos contenus, malheureusement.

Pour ne pas faire partie de ces spammeurs nombrilistes qui ne parlent que d’eux, vous devez offrir de la valeur à vos lecteurs. Autrement dit, vous devez sensibiliser, informer et inspirer. Quelles informations utiles pourriez-vous transmettre pour enrichir les connaissances de votre audience ? Faites vos recherches, incluez des données, encouragez la réflexion et n’hésitez pas à remettre certaines choses en question. Partagez votre expérience, vos connaissances, vos processus et vos techniques.

« Pour recevoir, il faut donner. »

Anastasia Lisitskaya, SQLI (France)

 

4 – Interagissez

Vos contenus peuvent être présentés de différentes manières pour vous permettre d’interagir avec votre audience. Vous pouvez par exemple insérer des questions dans vos publications, et encourager votre audience à répondre dans les commentaires. N’oubliez pas de les consulter, mais préparez-vous à recevoir des critiques désagréables.

Vous pouvez aussi transformer votre audience en téléspectateurs : présentez vos contenus sous forme de vidéos courtes (snack content), avec un lien vers la version complète ces derniers. Pourquoi ne pas organiser un livestream et les inviter à dialoguer et à répondre à des sondages express ?

Enfin, testez les outils performants disponibles sur le marché pour en savoir plus sur les sentiments de votre audience. Cela vous aidera à déterminer si vos contenus sont bien intéressants.

« Créez une expérience interactive avec vos contenus : il ne suffit pas de publier des textes. »

Frederik Claessens, SQLI (Belgique)

 

5 – Restez proche de votre audience

N’oubliez pas d’envoyer les bons contenus aux bons destinataires, au bon moment. Pour cela, vous pouvez vous baser sur « les lois de la proximité » : selon ce principe, les informations sont considérées plus importantes en cas de proximité avec le lecteur. Voici cinq lois de proximité :

  • Géographique. Je me soucie plus des évènements à l’échelle de mon quartier que de ma région, de mon pays ou du monde ;
  • Ce qui se passe aujourd’hui (ou demain) compte plus que ce qui s’est passé hier ;
  • Si j’apprécie quelque chose, le sujet m’attirera, quel qu’il soit ;
  • N’oubliez pas la simplicité !
  • Fournissez des chiffres, des statistiques ou des expériences réelles.

« Les meilleurs contenus combinent plusieurs de ces lois, ou les cinq. À vous de trouver la bonne combinaison. »

Alix Howard, SQLI (France)

 

6 – Soyez présent(e)

Tant que vous présentez une image positive de votre marque, en publiant des contenus de qualité, vous êtes sur la bonne voie. Testez de nouveaux formats prometteurs, mais n’hésitez pas à les abandonner si le jeu n’en vaut pas la chandelle à long terme. Prenez le temps de trouver le canal idéal pour chaque type de communication, ainsi que les contenus les plus performants. Tirez pleinement parti de vos options (articles, webinars, vidéos, podcasts et infographies), et expérimentez-les pour identifier les plus efficaces.

Vous pouvez aussi vous associer à vos clients, à vos fournisseurs et à d’autres organisations pour diffuser un message partagé. Quand des tiers font la promotion de votre entreprise, vous pouvez transmettre votre message sur leurs canaux de communication, ce qui est beaucoup plus efficace que si vous le faisiez seul(e).

« Utilisez tous vos canaux, et empruntez ceux des autres. »

Tracy Postil, Redbox Digital, Groupe SQLI (UK)

 

 

Et si les pratiques numériques dans l’entreprise pouvaient susciter leur propre saturation ?

La transformation numérique s’impose aujourd’hui à la quasi-totalité des organisations, quelles que soient leur nature ou leurs activités. Accélération et mutation des pratiques, distorsions générationnelles, contexte sanitaire… les injonctions à se transformer sont là. Outre la difficulté au quotidien, et si cet exercice imposé provoquait une saturation auprès des collaborateurs ? Et par là même devenait contre-productif ?

 

La transformation numérique, une difficulté au quotidien

La plupart des entreprises sont à la tâche pour assurer leur transformation. Et réussissent plus ou moins bien ce passage obligé. Les événements tels que la Journée mondiale sans téléphone portable, qui s’est tenue début février, mettent en lumière des constats simples dans le monde de l’entreprise :

  • Le bien-être au travail est une priorité incontournable (place et rôle de la Responsabilité Sociale et Environnementale)
  • La dématérialisation et le digital se généralisent et s’accélèrent (visio, processus, services, documentations, formations…),
  • L’impact sur l’environnement est scruté (limitation et traitement des déchets, choix énergétiques raisonnés…)

La normalité est désormais fondée sur le changement perpétuel. Le dirigeant ne doit plus parler de stratégie du « but » mais de stratégie de « trajectoire ». Il s’agit pour lui de définir un chemin vers une destination qu’il ne connaît jamais vraiment… de quoi se sentir désorienté ! Pour le collaborateur, dont le parcours professionnel se rallonge, c’est une question d’équilibre que de s’adapter à l’accélération des changements pour mieux les vivre à l’avenir. Enfin, l’entreprise, soumise à la pression financière, doit rester à la fois, innovante, productive et rentable. Rien qui ne permette vraiment de rester détendu !

 

Quand changement + transformation = saturation

Il ne faut pas confondre changement et transformation. 

Le « changement » est généralement vu au prisme des projets. Souvent multiples, actifs en même temps, ils se superposent. Majoritairement initiés par la DSI, ces projets de changement sont perçus comme « obligatoires ». Parce qu’il y a une forme d’urgence (réelle ou perçue), on leur donne une date de début et une date de fin, mais ils s’avèrent désorganisés, souffrent de « stop and go », les cibles impactées sont mal identifiées, les rituels de collaboration fêtant la fin des projets ont moins de valeur… voire disparaissent. Sans oublier que l’on peut trouver plusieurs formes de changements : les inattendus mais déjà vécus auxquels on sait réagir, et les plus chaotiques et jamais vécus face auxquels on se sent dépourvus… et c’est là où on trouve le plus de difficultés, voire de dégâts.

A l’inverse, la « transformation », elle, est transverse. Elle comprendra un ensemble de projets, sans timing précis, et s’observera sur le long terme au travers des changements de comportement, d’attitude, de mode de vie des collaborateurs.

Quand le cumul de ces changements et transformations est plus lourd que la capacité « d’absorption » de l’entreprise, cela provoque la saturation, et le désengagement qui va avec.

 

Comment reconnaître les symptômes ?

Côté projets, ils entrent en collision les uns avec les autres, la segmentation dans le temps n’existe plus, ils s’enchaînent sans prendre suffisamment le temps de célébrer les succès.

Côté collaborateurs, les émotions prennent le dessus avec ses différentes formes d’expression : la peur de ne pas y arriver, l’acceptation résignée mais fondamentalement résistante, la perte de pouvoir ou de repères, le rejet… Émotions qui amènent avec elles leur lot légitime de stress et d’incertitudes, et qui mettent en évidence le courage dont il faut faire preuve pour aborder les changements.

 

Quelles solutions pour éviter saturation et désengagement ?

C’est ici qu’entre en ligne de compte la Conduite du Changement, ou Change Management. Construite dès le début de chaque projet, en parallèle du Project Management, c’est une composante essentielle principalement axée sur les aspects humains. Devant impérativement s’appuyer sur une méthodologie adaptée, cette démarche assure :

  • Une accélération de la vitesse d’adoption
  • Une meilleure utilisation de la « nouveauté »
  • Une équipe plus agile

L’étude longitudinale PROSCI 2018 révèle « qu’un projet a 6 fois plus de chance d’atteindre les objectifs attendus si la conduite du changement est efficiente » et « en accélérant l’adoption par les collaborateurs, une conduite du changement efficiente garantit le respect du budget du projet et un meilleur retour sur investissement ».

Et au prisme de l’année 2020, si particulière, la Conduite du Changement est une évidence : la crise sanitaire a accéléré la mutation et favorisé les usages digitaux. Il a fallu apprendre, vite et bien, s’adapter plus que jamais. Certaines résistances ont totalement disparu. Pour autant, les collaborateurs ont, toujours et encore, besoin d’être accompagnés. Amenés à travailler séparément les uns des autres, il est essentiel de s’appuyer sur des actions/formats permettant de favoriser les temps de partage et de co-construction favorables à la conduite du changement : communication de la direction/sponsor, recueil de besoins, évaluation de dispositifs mis en œuvre, formations, et événements. Tout cela avec l’esprit de bienveillance, de valorisation des compétences et de gratitude indispensable au quotidien.

Quant au manager, il est désormais contraint de s’adapter aux nouvelles manières de travailler de son équipe et à œuvrer sous le signe de l’incertitude. La communication joue ici un rôle crucial. Les messages d’un CEO ou d’un membre de la Direction seront indispensables pour expliquer la raison et l’objectif du changement attendu. Ils devront être communiqués très largement.

Pour ce faire, le manager peut prouver les intentions « en racontant l’histoire » :

  • Remettre en perspective la situation actuelle
  • Valoriser les succès passés
  • Présenter la situation désirée
  • Spécifier pourquoi ce changement et comment on y va
  • Démontrer les bénéfices apportés

 

La gestion des résistances

Le manager devra avant toute chose prendre en compte ses propres résistances. Comment convaincre son équipe si on n’est pas convaincu soi-même ?

Ensuite, il s’agit de gérer les résistances d’abord en collectif : les communications s’adressent au groupe, et les blocages se désamorcent en groupe aussi.

Enfin, s’attaquer aux résistances individuelles. Autant que faire se peut, les anticiper. A défaut, les identifier lorsqu’elles sont exprimées par les collaborateurs. Ici la méthodologie ADKAR s’avère particulièrement pertinente et permet de gérer, voire de résoudre très vite les points faibles et/ou les problématiques génératrices de résistance.

Une fois au pied d’un mur érigé pour se protéger d’un changement qui effraie, c’est bien poussés par la mise en mouvement méthodique d’une hiérarchie convaincue et bienveillante que les collaborateurs finissent par être en confiance. Ils sont alors heureux d’y travailler, de faire partie de l’aventure. Ils en sont fiers et veulent que cela se sache. Signe ultime d’une transformation sans saturation et réussie.

 

 

 

Agile à l’échelle ? Jamais sans les métiers !

Le double impératif d’accélérer la livraison de la valeur à sa clientèle et de le faire avec des moyens constants, voire revus à la baisse, a poussé de nombreuses entreprises à lancer des programmes de transformation digitale. Les conséquences de la crise sanitaire actuelle n’ont fait qu’amplifier l’importance d’une optimisation concurrente du time-to-market et des coûts de réalisation. L’agilité et plus particulièrement sa déclinaison agile@scale sont souvent choisies, à juste titre, comme un vecteur de cette transformation devenue indispensable. La totalité des bienfaits promis par l’agilité à l’échelle ne pourra pourtant pas être constatée sans un embarquement efficace des métiers dans le dispositif dès le début, dans une logique partenariale, afin que tous avancent dans le même sens.

 

On ne peut faire l’économie d’une implication forte des métiers

L’embarquement des métiers dans un programme d’agilité à l’échelle est nécessaire pour sa bonne conduite. Ils sont une ressource précieuse pour structurer le besoin et ajuster les livrables pour atteindre la valeur recherchée tout en évitant les latences coûteuses. Pourtant, ce n’est pas chose simple. Dans beaucoup de cas, ils restent des donneurs d’ordre lointains.

Bien souvent, l’agilité à l’échelle est d’abord ciblée par les directions informatiques comme moyen de répondre à leurs enjeux de transformation. Pour peu qu’il s’agisse d’une entreprise où les directions métier ont pour habitude de considérer l’informatique comme un prestaire interne plutôt que comme un partenaire de création de valeur, il peut s’avérer compliqué de leur demander d’adopter cette approche qui nécessite non seulement un changement de leurs habitudes de travail, mais aussi une implication tout au long du processus.

Si les directions métier ne sont pas convaincues des avantages que ce changement leur apportera, elles maintiendront naturellement le statu quo et ne laisseront aux équipes informatiques d’autre pis- aller que de nommer en leur sein des délégués pour représenter les enjeux métier. Ces représentants ne sont pas pour autant pourvus d’un vrai pouvoir décisionnel ou du recul nécessaire pour prioriser efficacement. Ceci nécessitera forcément des allers-retours supplémentaires avec le métier et introduira ainsi des rigidités et des latences qui vont à l’encontre de l’efficience structurelle d’une approche agile à l’échelle qui, fortement inspirée par la pensée Lean, a été conçue pour supprimer ces gaspillages et optimiser la création de valeur. Ainsi, l’entreprise perdra-t-elle d’avance une partie des avantages recherchés par cette approche.

Tel a été le cas lors de la transformation d’un programme au sein d’une grande maison de luxe : la direction du programme n’estimait pas pouvoir embarquer directement les métiers dans les instances agile à l’échelle (planification, revue de la solution, etc). Les enjeux métier ont dû être portés par l’équipe produit (principalement des product owners) dont les membres, dépourvus de mandat décisionnel, devaient faire des allers-retours supplémentaires et planifier des instances parallèles, réduisant ainsi leur rapidité d’action, l’immédiateté des retours et l’efficacité de l’ensemble.

 

Identifiez des ambassadeurs

Afin de convaincre les métiers d’embarquer, et ce dans leur globalité, créez une logique d’ambassadeurs. Identifiez parmi les directions métier les plus curieux et prêts à s’investir dans cette logique.

Faites ensuite participer ces early adopters à un cadrage agile. Ce type d’atelier de travail collaboratif de plusieurs jours, mélangeant représentants métier et équipes de développement, permettra de leur faire expérimenter l’efficacité interactive de l’agilité tout en structurant leurs besoins d’une façon parfaitement adaptée pour enchaîner sur une réalisation au sein du programme agile à l’échelle. Encouragés par cette première expérience positive, ils seront enclins à rester engagés par la suite et seront à même d’en vanter les bienfaits et les retombées positives à l’ensemble des collaborateurs. La tradition orale est encore puissante, et cette logique de storytelling vous permettra de convaincre progressivement le reste des équipes métiers.

Dans une grande banque française dont la transformation était tirée par la direction informatique, cette approche a permis d’embarquer la direction métier du risque de crédit qui, après avoir participé à un atelier de cadrage agile aux côtés des acteurs informatiques, a été séduit par l’efficacité de la démarche, a demandé à l’appliquer à d’autres initiatives, et en a fait la promotion auprès de ses confrères.

 

Une implication nécessaire de la Direction

Cette logique centrale d’ambassadeurs permettant de favoriser l’embarquement initial des métiers, il faudra en parallèle favoriser la pérennité de cette implication en se dotant d’une sponsorisation au niveau des directions.

Ces dernières, métier comme informatique, doivent généralement rendre des comptes sur leur capacité à répondre aux enjeux stratégiques de l’entreprise tout en faisant preuve d’une grande efficacité financière. Pour les embarquer, il faudra donc pouvoir leur tenir un discours mariant KPI business (coût de réalisation d’une initiative, adéquation de la solution avec le besoin, qualité et maintenabilité de la solution) et conduite de changement (nombre de personnes accompagnées, niveau de maturité agile), et leur exposer ainsi clairement la différence de retombées entre une approche classique et une approche agile. Ici encore, le cadrage agile peut s’avérer un premier élément fédérateur : une analyse quantitative comparative entre un cadrage classique et un cadrage agile fera clairement ressortir les avantages de ce dernier, que ce soit en termes de coût, de délai ou de satisfaction. Par la suite, le même type d’analyse, étendu à l’échelle du programme agile à l’échelle, achèvera de convaincre.

Une fois cet objectif de conviction atteint, chaque direction métier prendra plus facilement les mesures nécessaires pour garantir une disponibilité continue de ses équipes opérationnelles pour participer pleinement au programme agile à l’échelle, et deviendra, à l’instar des ambassadeurs issus de ses équipes, votre porte-parole et sponsor auprès de ses homologues au sein d’autres métiers afin que tout le monde avance dans le même sens en même temps.

Un Agile Health Check pour accompagner l’amélioration continue

En tant que coachs, mes collègues et moi-même voulions proposer aux équipes que nous accompagnons un outil afin qu’elles puissent se challenger sur leurs pratiques agiles, mais aussi trouver par elles-mêmes des axes d’amélioration. Après quelques réflexions et un travail collaboratif, nous en sommes arrivés à construire un set de cartes « Agile Health Check ». On vous explique tout !

 

Pourquoi cet Agile Health Check ?

De nombreuses équipes que nous accompagnons appliquent des frameworks agiles (avec rituels, artefacts et rôles) sans pour autant avoir compris ou encore acquis le « mindset » agile. Nous voulions donc leur proposer un moyen de prendre de la hauteur par rapport à ces frameworks et de s’interroger sur plusieurs principes agiles, ainsi que sur les bénéfices qu’ils peuvent en retirer.

En créant ces cartes, nous voulions :

  • Revenir aux valeurs de base de l’agilité et aux bénéfices que l’on cherche à en tirer
  • Amener les équipes à prendre du recul sur leurs pratiques agiles
  • Permettre aux équipes de se questionner et de trouver par elles-mêmes des axes d’amélioration

Ce que nous ne voulions pas :

  • Que ces cartes deviennent un moyen d’évaluer les équipes, voire de les comparer. Nous avons volontairement choisi de ne pas avoir de système de notation et avons préféré une échelle de satisfaction de l’équipe sur la base de smileys. Nous sommes cependant conscients que l’usage de ces cartes dépendra de la volonté des personnes qui les utiliseront…

Agile health check

  • Interroger les équipes uniquement sur les frameworks agiles. Ces derniers peuvent être utilisés à tort comme des boites à outils pour faire la même chose qu’avant sous une forme différente (nouveaux rôles, nouveaux rituels mais sans pour autant adopter l’auto-organisation, la collaboration, l’acceptation du changement, …). Nous voulions donc nous affranchir des frameworks pour adresser l’état d’esprit.

Comment sont structurées les cartes ?

Inspirées de Heart Of Agile qui revient aux bases de l’agilité, nos 12 cartes sont structurées en 4 thématiques :

  • Collaboration
  • Livraison
  • Inspection et amélioration
  • Moral de l’équipe

Sur chaque carte, le recto présente une question générale sur un principe de l’agilité, et le verso propose des questions pour aller plus loin sur cette thématique. Nous proposons 4 niveaux d’évaluation de la satisfaction de l’équipe (pas de note). L’équipe peut ainsi s’évaluer sur chaque sujet présent sur les cartes puis discuter de l’évaluation et surtout chercher des axes d’amélioration.

Voici un exemple de carte :

Agile health check 1

Vous pouvez télécharger les cartes en français et en anglais.

Bien sûr, ces cartes évolueront sûrement dans le temps, au gré des retours et des expériences que nous aurons eus.

 

 

Google Page Experience : quelles nouveautés de la mise à jour ?

Google avait annoncé une mise à jour de son approche de classement des sites dans ses résultats de recherche pour mai 2021. Les signaux d’expérience sur la page vont désormais jouer un rôle majeur dans la génération des résultats de recherche. Nous avons examiné cette mise à jour sous toutes les coutures. Les scores Lighthouse restent par ailleurs une métrique prioritaire dans tous les nouveaux projets que nous lançons. C’est dans ce contexte que nous avons souhaité vous présenter les résultats de notre enquête.

La mise à jour initialement prévue pour mai 2021 a été décalée à la mi-juin 2021, et Google compte étaler progressivement le déploiement dans son système de résultats de recherche, jusqu’à la fin août 2021. Maintenant, découvrons ensemble les principales caractéristiques de cette mise à jour.

 

Qu’est-ce que la mise à jour Google Page Experience ?

Comme nous l’avons vu, cette mise à jour inclut plusieurs signaux d’expérience sur la page. Ces signaux sont des outils de mesure permettant d’évaluer la façon dont les utilisateurs perçoivent leurs interactions avec vos pages web. Pourquoi cette évolution est-elle si importante pour vous ? Parce que Google veut s’assurer que les utilisateurs trouvent les pages les plus performantes (près de 15 % des pages web existantes ne sont pas suffisamment performantes, selon ces nouvelles métriques.)

Les nouveaux signaux d’expérience sur la page combinent les signaux web essentiels et les signaux de recherche existants comme la compatibilité avec les mobiles, la navigation sécurisée, la sécurité HTTPS et des directives sur les interstitiels intrusifs.

Les signaux web essentiels ciblent actuellement trois critères : le chargement, l’interactivité et la stabilité visuelle.

  1. Chargement : c’est la vitesse à laquelle une page web se charge. Il s’agit du délai entre le lancement du chargement de la page et le moment où le contenu principal s’affiche
  2. Interactivité : il s’agit du délai entre la première interaction de l’utilisateur sur la page et le moment où le navigateur lance le traitement de ladite interaction (par exemple, un clic sur un bouton)
  3. Stabilité visuelle : vos utilisateurs ne veulent pas de changements d’agencement ou de contenus qui bougent de manière impromptue

Vos webmasters doivent être sensibilisés à ces trois indicateurs et vérifier régulièrement votre site sur PageSpeed Insights et les outils de développement Lighthouse. Les métriques disponibles sur ces ressources révèlent déjà une utilisation en hausse de 70 % pour analyser l’expérience sur la page. Avec mes collègues, nous travaillons avec ces outils tous les jours. De plus, nous avons remarqué que les règles à respecter pour obtenir un score de 90 ou plus sur mobile et sur ordinateur deviennent de plus en plus strictes. Si vous ne parvenez pas à respecter les exigences de Lighthouse, vous vous exposez à des pénalités de plus en plus importantes !

 

Plus besoin d’utiliser l’AMP sur vos articles

Google Actualités est un outil qui affiche des articles liés à un mot clé recherché, en haut de la page de résultats. Jusqu’à présent, c’étaient les pages web dotées de la technologie AMP (Accelerated Mobile Pages) qui étaient affichées en priorité parmi les actualités-phare. Mais avec la mise à jour, vos pages, même sans AMP, auront aussi une chance de figurer dans cette sélection : en effet, Google se basera sur la qualité de l’expérience utilisateur et les résultats Lighthouse/PageSpeed pour choisir les articles prioritaires.

Attention, il ne s’agit pas d’abandonner complètement cette technologie ! AMP est toujours un excellent outil pour améliorer la vitesse, la sécurité et les fonctionnalités mobiles, et restera conforme aux exigences d’expérience de page de Google en 2021.

 

Quel impact sur votre SEO ?

Google continuera d’investir dans ses autres algorithmes : l’amélioration de votre expérience sur la page ne garantira pas automatiquement votre placement dans les premiers résultats. En matière de classement, la qualité de vos contenus prime sur tout le reste. Mais imaginons que d’autres sites proposent des contenus semblables aux vôtres : pour les devancer, vous devrez proposer une expérience de page optimisée !

 

Indicateur visuel d’expérience sur la page

Google a annoncé la mise en place, à partir de l’année prochaine, d’un indicateur visuel pour différencier les sites répondant à toutes ses spécifications d’expérience de page (une fonctionnalité similaire avait été mise en place pour les pages AMP). Ces sites web pourront se classer bien plus haut dans les résultats naturels, devançant ainsi les pages qui ne tiennent pas compte de cette nouvelle mesure. Encore une fois, votre contenu reste l’indicateur numéro 1 pour remonter dans les résultats de recherche, mais face à d’autres sites à contenus comparables, vous devrez proposer une expérience optimisée pour vous démarquer.

 

Quelles solutions à votre disposition ?

Si votre site a été développé après mai 2020, bonne nouvelle : vous êtes probablement déjà à jour sur ces exigences ! Comme mentionné plus haut, nous nous sommes considérablement investis pour tenir compte de ces nouvelles métriques, bien avant leur déploiement dans le système de classement des résultats de recherche. Et après tout, il est toujours préférable d’avoir un site rapide pour encourager votre audience à rester sur vos pages !

Vous découvrez tout juste ces critères et vous disposez déjà d’un site web ? Rendez-vous sur PageSpeed Insights pour l’analyser et déterminer votre performance actuelle. Si vous obtenez un score de 90 ou plus sur mobile ET ordinateur, vous avez tout bon ! Si ce n’est pas le cas, nous pouvons vous aider à évaluer et/ou mettre en place les solutions dont vous avez besoin.

La Dataviz, incontournable avec l'explosion des données !

La visualisation de données est devenue incontournable en entreprise pour faire face à la masse de données créées et aux difficultés de leur traitement. L’enjeu principal de la data visualisation – ou Dataviz – est le gain de temps dans la recherche et l’analyse de l’information. Le but est d’améliorer considérablement la prise de décision.

Prendre de bonnes décisions repose sur la qualité des informations disponibles. Le fait de disposer de données brutes compilées au sein de tableaux Excel ne place pas le décideur dans une position idéale pour faire de bons choix.

Un exemple concret de l’importance de la Dataviz

Un type de données fait aujourd’hui l’objet d’un suivi accru à travers le monde : les données médicales. Nous constatons à quel point la façon de présenter les données joue un rôle crucial pour informer et aider les professionnels de la santé, les médias, le grand public et même les gouvernements à suivre et comprendre l’évolution de la pandémie.

En France, l’ingénieur en informatique passionné de data Guillaume Rozier permet une telle visualisation via des graphiques accessibles à tous sur Covid Tracker, la plateforme en ligne qu’il a développée. En un coup d’œil, nous visualisons clairement la situation épidémique à jour. Les besoins en visualisation de données médicales resteront probablement une nécessité pendant plusieurs années.

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Utilisation des graphiques de Covid Tracker dans les médias

 

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Exemple de data visualisation disponible sur Covid Tracker

 

Les outils et solutions de Dataviz offrent un accès aux données plus rapide et élargi au plus grand nombre d’utilisateurs, y compris le grand public. Ils apportent une meilleure compréhension des données et des tendances pour prévenir les menaces et déceler les opportunités. Pour les entreprises, la question de la Dataviz est en enjeu majeur.

Sur le plan du développement business, prenons l’exemple de la visualisation des données CRM. L’un des grands enjeux d’un outil CRM est la détection de nouvelles opportunités. Les visualisations complètent le CRM en proposant des données plus visuelles et compréhensibles aux décideurs. Les équipes marketing et commerciale peuvent ainsi prendre des décisions plus réfléchies sur leurs différentes actions, telles que les campagnes d’emailing en vue de booster les ventes.

> La Dataviz fait partie des expertises métiers de SQLI. Découvrez comment nous pouvons vous accompagner sur vos problématiques de décision.

 

Outils Open Source VS outils payants

Plusieurs outils Dataviz open source ont vu le jour depuis quelques années. Mais quelle est leur position sur le marché de la Data ?

Face aux géants mondiaux comme Tableau, Qlik ou PowerBI, des outils Open Source sont de plus en plus utilisés. Certains sont plus complets que d’autres. Nous pouvons citer par exemple Grafana, Kibana ou Hight Charts. Ce dernier dispose d’une bibliothèque de graphiques que l’on peut intégrer facilement dans un site web. Le choix de ces outils est principalement motivé par des raisons économiques et la volonté de participer à un effort communautaire.

Dans certains cas, le passage aux outils Open Source engendre la réduction de nombre de fonctionnalités disponibles, ou encore l’absence du support éditeur disponible qu’en version entreprise. Mais le gain financier n’est pas négligeable. Les outils Open Source offrent des mises à jour fréquentes avec de nouvelles fonctionnalités et des résolutions de bugs.

 

L’importance de l’UX pour produire des graphiques lisibles

Quelle que soit la formule choisie, les outils de Dataviz permettent de produire des tableaux de bord en lien avec le besoin de l’utilisateur. L’expérience utilisateur est donc structurante dans la production de ces tableaux. L’UX permet en effet de proposer un affichage à la lecture instinctive et répondant aux questions prioritaires des utilisateurs tout en leur offrant des niveaux de lecture secondaires qui permettent de détailler les KPI.

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Exemple de tableau de bord Analytics d’un site web

Zoom sur ELK (Ou Suite Elastic)

Contrairement à d’autres solutions Open Source limitées en termes d’outillage ou focalisées uniquement sur la partie visualisation, ELK ou la Suite Elastic est une solution complète.  Elle combine à la fois la récupération des données depuis plusieurs sources de données à l’aide de ses briques fonctionnelles :

  • Logstash (ETL) : outil qui collecte, analyse et transforme des données ;
  • Beats (écoute des logs) : ensemble d’agents qui transfèrent les données des logs vers Logstash et Elasticsearch ;
  • ElasticSearch: réputé pour le stockage et le traitement des données assez volumineuses ;
  • Kibana : permet la visualisation des données à l’aide d’un large panel de représentations graphiques.

C’est pour cette raison que certaines entreprises se tournent vers cette solution qui embarque tous les outils nécessaires aux traitements des données. Et qui permet donc de gagner du temps, que ce soit sur la mise en place ou sur la maintenance !

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L’une des particularités de cet outil est sa capacité à gérer un gigantesque volume de données. ELK séduit une des entreprises que j’ai accompagnées, car elle avait le besoin de surveiller des données récupérées via des API toutes les minutes, et être alertée en cas de défaillance dans les données récupérées. En effet, cette entreprise met à disposition en quasi-temps réel ses données de comptage, à différentes mailles et à des granularités différentes. Cette mise à disposition se fait par l’intermédiaire d’API, publiées sur le portail Data de l’entreprise destiné à ses clients. L’objectif du projet Dataviz est de s’assurer du bon fonctionnement des services.

 

Comme nous l’avons vu, ELK est un des outils proposés sur le marché de la Dataviz. La multiplication des solutions est révélatrice de l’importance cruciale de la data visualisation, qui ne fait que se confirmer. Le bon choix de la solution pour votre entreprise repose sur plusieurs critères : le coût, l’usage que vous allez en faire, et la flexibilité dont vous avez besoin.

> Découvrez à présent comment nous pouvons vous accompagner à l’aide de la Dataviz.