De médecine à télémédecine : quelles transformations au travers du digital ?

Avec l’évolution des technologies (digital, Big Data, développement des applications, ubérisation des pratiques, etc.), plusieurs secteurs ont subi et subissent encore de profonds changements. Celui de la santé et de la médecine n’est pas en reste.

 

Les premiers pas de la digitalisation de la médecine

Dès 1998, la mise en place en France de la première version de la célèbre carte vitale marque un premier pas de la digitalisation. La carte vitale a permis de mettre à disposition de chacun (patients et professionnels de santé) un moyen de dématérialiser la corvée du remplissage des feuilles de soins et la transmission à l’assurance maladie, et par la même occasion, ce fut un moyen d’accélérer le remboursement des soins.

Toujours dans cette démarche de digitalisation, nous avons connu plus récemment la mise en place par l’assurance maladie du DMP, le dossier médical partagé. Le DMP est l’équivalent d’un carnet de santé numérique permettant de conserver et de sécuriser les informations de santé en ligne (traitements, résultats d’examens, allergies…) et de pouvoir les partager avec les professionnels de santé.

Mais à mon sens, ce qui a réellement permis de transformer la pratique de la médecine et l’accès aux soins fut la mise en place d’un cadre juridique pour la télémédecine, au travers de l’article 78 de la loi n°2009-879 du 21 juillet 2009 dite « HPST » (hôpital, patients, santé et territoires) par le gouvernement français.

La télémédecine, qu’est-ce que c’est ?

Selon les articles de loi, la télémédecine est « l’exercice de la médecine via les nouvelles technologies d’information et de communication ». C’est la pratique de la médecine à distance, permettant de mettre en lien des professionnels de santé entre eux ou en lien directement avec leur patient.

Cinq actes de télémédecine sont ensuite définis dans le décret n°2010-1229 du 19 octobre 2010 :

  • La régulation médicale, que l’on connait tous via l’activité du 15. Un médecin réalise un premier diagnostic du patient et l’oriente vers la prise en charge la plus adaptée. Celle-ci se fait majoritairement par téléphone, mais récemment, l’application mobile gratuite « MY 15 » permet :
    • La mise en contact directe avec les urgences
    • La géolocalisation avec une précision de moins de 10 mètres
    • L’envoi de photos, si le médecin régulateur des urgences en fait la demande, afin de mieux évaluer la gravité de la situation.
    • L’accès au dossier médical et l’intégration de photos et d’informations personnelles concernant les spécificités du patient, ainsi que les données administratives (identité, numéro de téléphone, nom du médecin traitant…).
  • La téléconsultation, qui permet à des patient seuls ou accompagnés par des professionnels santé de consulter à distance un médecin par l’intermédiaire d’outils technologiques. Le médecin peut ainsi réaliser une évaluation globale du patient via des appels téléphoniques, appels en visio ou messages électroniques, et poser un diagnostic. Grâce aux sites internet et applications mobiles dédiés, les patients disposent d’un docteur facilement accessible et les professionnels de santé ont plus de flexibilité dans leur pratique.

 

  • La téléexpertise, qui permet cette fois ci à un professionnel médical de solliciter à distance l’avis d’un ou de plusieurs médecins par l’intermédiaire des technologies de l’information et de la communication. C’est d’abord un acte médical et une action asynchrone (patient et médecin ne se parlent pas). Cela concerne deux médecins pendant ou à distance de la consultation initiale.

 

  • La télésurveillance, qui correspond à la possibilité pour un professionnel médical d’interpréter à distance et en temps réel des données recueillies sur le lieu de vie du patient. Celle-ci se tend à se démocratiser via l’IoT et le développement de dispositifs médicaux connectés, ce qui à l’avenir peut davantage donner de l’autonomie aux séniors et potentiellement libérer des lits d’hôpitaux.

 

  • La téléassistance, a pour objet de permettre à un professionnel médical d’assister à distance un autre professionnel de santé au cours de la réalisation d’un acte. L’exemple le plus marquant fut l’opération Lindergh réalisée dès 2001 où une patiente, hospitalisée au CHU de Strasbourg, a subi une ablation de la vésicule biliaire, alors que le chirurgien se trouvait à New York.

Avec l’évolution des télécommunications et l’amélioration des débits via la 5G, ce genre de pratiques se multiplient. Nous observons déjà un changement dans la relation patient/médecin, et avec le vieillissement de la population, la démocratisation du smartphone et des objets connectés (dispositifs médicaux connectés), ainsi que l’essor de la data, les opportunités d’innovation dans le secteur de la santé sont énormes. Les investissements pourront atteindre 410 milliards de dollars en 2022 selon le cabinet Grand View Research.

Le couple social media/e-commerce, duo gagnant au service de la performance

La performance d’un site e-commerce ne doit pas seulement résider dans son aspect technique. Elle doit également prendre essence dans l’écosystème global dans lequel le site sera pensé dès le début du projet. Riches en data et véritables pourvoyeurs d’inputs, les réseaux sociaux sont alors un élément de réponse. Ils apportent une réponse adaptée aux attentes des utilisateurs d’un côté, permettent de sécuriser la rentabilité de votre projet de l’autre… 

Première étape : Dis-moi qui tu es et je te dirai ce que tu mettras dans ton panier !

Les médias sociaux sont une mine de données sociales, commerciales et comportementales sur l’ensemble de vos segments clients et prospects. C’est un moyen d’identifier des opportunités, d’analyser des comportements et anticiper les attentes pour votre futur site. Grâce à eux, vous pouvez enrichir votre benchmark ou encore, prévoir les besoins et les fonctionnalités. Un important volume de fans localisés en Espagne peut ainsi représenter une opportunité business sur ce marché permettant d’envisager l’intégration d’un store locator ou d’une version multilingue dans une v2 ou v3.

Prenez le temps de connaître vos audiences, vous pourrez ainsi dresser les social personae et leur parcours. L’objectif en phase de cadrage ? Enrichir et affiner vos objectifs e-commerce. S’offre alors la possibilité d’identifier plus précisément les opportunités des différents réseaux sociaux ainsi que leurs activations : visibilité, fidélité, SAV, ventes additionnelles, visites… A chaque objectif sa réponse social media et ses actions adaptées.

Ce travail ne se fait pas que sur les sites e-commerce B2C : d’après le baromètre 2018 « Impact des réseaux sociaux sur l’acte d’achat en B2B » d’Intuiti et La Poste Solutions Business, 55% des professionnels interrogés ont déjà été influencés par un post sur les réseaux sociaux lors d’un achat B2B. Un chiffre étonnant au premier abord, mais finalement logique puisque 56% des professionnels interrogés utilisent les réseaux sociaux comme un outil de veille. Dans ce contexte, les réseaux sociaux sont un important levier d’influence en amont, et un travail d’inbound devra être mené pour amplifier les stratégies de contenus.

 

Deuxième étape : Place à la conception

Lors de la conception du futur site e-commerce, plusieurs questions se posent auxquelles le social media peut apporter des réponses :

  • L’authentification. Souvent considérée comme un pain point, elle peut être fluidifiée par la mise en place de social login, via le connecteur social media de son choix, tout en facilitant la mémorisation. Les magasins BUT ont par exemple opté pour ces connecteurs Facebook, Google et PayPal. Résultat : 10% de créations de comptes clients via le social login ont été effectués, dont 75% depuis un mobile. Les 3,5% de clients qui utilisent le social login représentent 6% des transactions, soit une amélioration de 2 à 3 fois sur le ratio authentification/conversion.
  • La fiche produit. L’un des éléments les plus importants de votre site e-commerce, elle doit répondre aux questions, rassurer et renforcer la confiance des consommateurs. Les réseaux sociaux sont alors un véritable complément. La marque de lingerie Undiz, propose par exemple à ses internautes de partager les photos de leurs produits pour enrichir les fiches produits. Résultat : des clients flattés et des prospects rassurés. Les réseaux sociaux participent également à la visibilité de votre marque à la fois lors de la phase de recherche inspirationnelle, en génération de trafic mais également au moment du closing et pour le référencement SEO.
  • Le partage. Le partage social est un levier d’acquisition et de conversion générant un trafic bien plus qualifié. Nous tenons à croire en nos pairs plus que dans les marques.
  • Le pixel Facebook. Ce pixel enregistre le comportement de vos internautes sur votre site et collecte des informations pour pouvoir recibler de manière qualifiée ces prospects. Un véritable outil de conversion mais également de mesure sur investissement de vos campagnes à venir !

 

Troisième étape : Une animation au quotidien

Avoir un site fonctionnel c’est bien, avoir du trafic qualifié, c’est mieux ! Le travail réalisé sur vos parcours clients rentre à nouveau en jeu : quel que soit le niveau de maturité du client ou la typologie de personae, il s’agira d’activer le dispositif social media adapté pour répondre à :

Des enjeux de visibilité

Les réseaux sociaux sont une vitrine supplémentaire pour votre site à condition de ne pas être partout. A chaque marque, ses réseaux les plus opportuns et la stratégie adaptée. Dans le cas d’une entreprise B2B, LinkedIn s’impose souvent comme un levier de prospection intéressant : le baromètre 2018 d’Intuiti et La Poste Solutions Business souligne que 57% des professionnels interrogés affirment accepter les demandes de contact émises par des prestataires, et 74% d’entre eux considèrent les échanges sur les réseaux sociaux comme moins « commerciaux » que via d’autres canaux. Les réseaux sociaux offrent la possibilité de donner un nouveau ton à votre discours de marque, et d’apporter d’autres informations qui susciteraient de l’engagement et de la visibilité pour votre enseigne. Tirer avantage des différents formats de publication propres à chaque réseau est également essentiel pour servir vos différents objectifs.

Autre levier très populaire depuis quelques années, le marketing d’influence, qui a encore quelques belles années devant lui. D’après une étude Keyrus datant de 2019, 25% des Français ont déjà découvert un nouveau produit via un influenceur ; une tendance encore plus vraie sur la cible jeune, puisque 50% des 18-24 ans ont déclaré avoir découvert un produit grâce à un influenceur. Micro-influenceurs ou super star, là encore, bien accorder votre stratégie avec votre audience visée est essentiel.

 

Des enjeux de conversion

A cette étape, les efforts doivent se porter sur vos buyer personae. Prendre le temps de les identifier et de les comprendre vous permettra d’adopter les bons comportements. La première réponse sera alors d’apporter du contenu qui répondra à leurs freins : démonstrations, partages d’avis, témoignages, codes promo… un contenu de qualité favorise la conversion. Mais pour s’assurer d’apporter les bonnes réponses aux bonnes personnes, l’achat media est indispensable. Les plateformes media des réseaux sociaux, notamment du groupe Facebook (Facebook et Instagram) offrent des critères de ciblages les plus fins qu’ils soient. Selon une étude sur la relation des consommateurs aux réseaux sociaux de Wavestone, 30% des consommateurs ont déjà effectué un achat après avoir cliqué sur une publicité en ligne, et 41% d’entre eux ont acheté un autre produit ou service vendu sur le site. Ces campagnes publicitaires sur les réseaux sont complémentaires à vos campagnes Adwords. Alors que ces dernières viendront apporter une réponse durant la recherche de vos prospects, les campagnes social media viendront séduire les consommateurs tout au long de leur parcours. L’étude Oxatis 2018 révèle que 55% des sites d’e-commerce ont recours aux annonces Facebook Ads (2 fois plus qu’en 2017) et 82% d’entre eux furent rentables en 2018.

Enfin, la diversification des points de vente continue son chemin et dans cette logique. Les réseaux sociaux majeurs se mettent au social selling : Marketplace pour Facebook, Shopping pour Instagram, Shop the Look pour Pinterest, un partenariat avec Amazon pour Snapchat… Des solutions plus rapides et plus simples qui peuvent être envisagées pour disposer d’un écosystème de vente beaucoup plus large.

 

Des enjeux de fidélisation

L’ensemble des activations précédemment évoquées vous permettront de collecter et d’enrichir votre connaissance sur vos clients et prospects. Mais rappelez-vous : vos clients sont vos meilleurs prospects. Il est donc indispensable de bien cultiver votre relation avec vos clients déjà existants. Grâce aux réseaux sociaux, vous pouvez échanger avec eux facilement : vous devez être en mesure de répondre à leurs questions et avis, d’autant que cela représente une mine d’informations que vous ne pouvez négliger.

Le SAV peut en cela représenter un rouage central. D’après le cabinet de recherche Access Development, 79 % des consommateurs changeraient de marque en une semaine à la suite d’une mauvaise expérience. Il est donc primordial de leur apporter clarté et réactivité. Encore une fois, les réseaux sociaux peuvent être une solution : par exemple, SFR répond au besoin d’instantanéité de ses clients avec le compte Twitter dédié @SFR_SAV.

Vous l’aurez compris, les réseaux sociaux peuvent influencer toutes les étapes de construction et de vie de votre site e-commerce. Mais attention, de toutes cette fonctionnalité de social media, il est important de prendre la mesure de la pertinence de chacune et d’établir une stratégie claire et pérenne. Quoi qu’il en soit, le test and learn sera de rigueur pour toujours proposer la meilleure expérience à vos clients, tout en construisant une relation durable avec eux !

Le Digital in Store propulsé par SAP Commerce Cloud (Hybris) : 4 cas d’usage innovants à connaître

Le saviez-vous ? Le panier moyen d’un client omnicanal est 2 à 3 fois supérieur à celui d’un client monocanal. C’est pourquoi les marques se doivent de développer activement des stratégies de Digital in Store.
Pour donner suite aux 6 cas d’usage incontournables du Digital in Store
, voici 4 cas d’usage innovants que vous devez connaître, issus de notre expérience en matière d’intégration de SAP Commerce Cloud (anciennement Hybris).

 

1.    Reprendre le parcours sur chaque point de contact

 

Pourquoi ?

Pour permettre au vendeur de retrouver un panier client en cours (rempli sur le site ou en point de vente) afin de faire vivre au client une expérience omnicanal sans couture, renforçant ainsi sa proximité avec la marque.

En quoi cela consiste ?

Il s’agit de dématérialiser et centraliser le panier. La solution pour centraliser le panier sur tous les points de contact est l’OMS (Order Management System) : son rôle est l’orchestration des flux de commande et l’unification du panier.
Ainsi, un client pourra par exemple retrouver en point de vente les produits qu’il a repérés pour les essayer (une des raisons majeures de la venue en point de vente) et finaliser son achat.
Cela suppose aussi de proposer en point de vente au client de pouvoir conserver dans un panier virtuel (qu’il retrouvera sur son compte client) les produits qui l’intéressaient mais qu’il n’a pas encore achetés.

Comment l’implémenter dans SAP Commerce Cloud ?

Par l’utilisation de la solution OMS (Order Management System) de SAP Commerce Cloud, ou par l’interfaçage avec une solution OMS spécialisée du type Fluent Commerce, paramétrable directement par les équipes métier.

 

2.    Reconnaître le client pour le fidéliser : l’authentification en magasin

 

Pourquoi ?

Le client veut désormais être connu et reconnu quel que soit le point de contact (physique ou digital). Dans le fond, peu lui importe qu’on l’appelle par son prénom ; il veut surtout que son interlocuteur sache qu’il est un client fidèle, qu’il commande de manière récurrente, et quelles sont ses habitudes d’achat.

En quoi cela consiste ?

Quel que soit le canal, il faut que le client soit authentifié. Ce processus doit être incité et facile. Pour l’inciter à s’authentifier sur l’e-commerce, on peut par exemple lui donner accès à des prix ou des produits spécifiques s’il est connecté.
En point de vente, cette authentification peut se faire au moment du paiement ou de la conservation digitale de son panier : soit via la carte de fidélité, soit avec la carte bleue (les 4 derniers chiffres + code postal + date de validité), soit par un mail (avec l’aide du vendeur). Une fois l’obstacle de l’authentification levé, le point de contact doit récupérer du CRM toutes les informations du client, remontées notamment par la plateforme de commerce unifié.

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

Le vendeur se connecte avec sa tablette au site via le module ASM (extension de SAP Commerce Cloud permettant de gérer la tablette vendeur). Une fois le compte client retrouvé, le vendeur peut s’y connecter et passer la commande en son nom avec tous les avantages que ce client pourrait avoir.

 

3.    Personnaliser les recommandations produit

 

Pourquoi ?

Les consommateurs commencent à avoir la désagréable impression qu’un Amazon ou un Criteo connaît mieux leurs goûts, leurs centres d’intérêts et leurs intentions d’achat qu’un vendeur en boutique… critique justement formulée à l’encontre de l’e-commerce à ses débuts.

En quoi cela consiste ?

Il s’agit de centraliser les données comportementales du client (processus de récupération de la data par la force de vente et stockage cloud) et de les segmenter (dans l’idéal avec l’aide d’une intelligence artificielle type SAP Leonardo).

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

Une fois les segments définis, SAP Commerce Cloud permet, via les services guidés par le contexte, de mettre en avant les parties des catalogues de contenu et de produit qui intéresserait les utilisateurs de chaque segment.
On peut aussi mettre en avant des produits à l’aide de filtres dans le listing du produit via le module « adaptive search ». Ce module est le moteur de recherche intelligent inclus dans SAP Commerce Cloud qui permet de configurer la recherche en fonction des profils utilisateurs et de personnaliser les résultats sur la base du segment de clientèle d’appartenance, afin d’optimiser la conversion via le parcours de recherche.

 

4.    Présenter les produits personnalisés via la réalité augmentée

 

Pourquoi ?

La personnalisation de produit étant indispensable dans certains achats (véhicule, cuisine, et désormais prêt-à-porter), le client attend désormais de pouvoir visualiser grâce à la réalité augmentée son futur produit, après l’avoir touché/testé en point de vente. La réalité augmentée vient au secours des marques pour permettre au client de se projeter dans l’utilisation de son futur produit personnalisé.

En quoi cela consiste ?

C’est la digitalisation des produits (via un outil de Product Information Management – PIM) et des images ou vidéos des produits (via un outil de Digital Asset Management – DAM) associé à un moteur de réalité augmentée qui permettra de placer n’importe quel produit du catalogue en situation.
Il sera ensuite nécessaire de gérer tous les éléments liés à la personnalisation des produits : constitution du produit personnalisé via bundling ou product sets, lancement des ordres de commandes voire ordres de fabrication, rassemblement du produit fini et livraison.

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

SAP Commerce Cloud propose nativement un PCM (Product Content Management) pour gérer les informations des produits. Ce PCM offre la possibilité de gérer tous types de médias pour le produit, mais n’étant pas un DAM en soit, il reste faible dans le domaine comparé à d’autre solutions.
En ce qui concerne la personnalisation, il permet de configurer un bundle composé de produits et de services. Lors du passage de la commande, là aussi le process engine (moteur de processus intégré permettant d’orchestrer les flux d’information) va identifier les expéditions qui contiennent des produits personnalisés et les soumettre aux opérations avant expédition.

Il va de soi que ces quelques cas d’usage ne sont pas exhaustifs. D’autres problématiques pourront être considérées comme plus prioritaires selon votre secteur d’activité ou votre positionnement concurrentiel. Parmi eux, citons par exemple la dématérialisation de la caisse, le shop-in-shop, les étagères intelligentes ou encore le store analytics. En la matière, il ne peut y avoir qu’une seule boussole : les besoins du client final et/ou de la force de vente. Avec pour méthodologie le test dans 3-4 points de vente pilotes – pour prendre en compte les retours – avant un déploiement plus large.

 

Un article de Paul Camicas, e-Commerce Practice Manager et Karim El Qotni, Expert technique

Le Digital in Store propulsé par SAP Commerce Cloud (Hybris) : les 6 cas d’usage incontournables

Le panier moyen d’un client omnicanal étant 2 à 3 fois supérieur à celui d’un client monocanal, les marques développent activement des stratégies de Digital in Store. Ce n’est que le début d’une transformation profonde et les entreprises essuient encore leurs premiers échecs.  
Chez SQLI, à travers les grandes marques BtoC et BtoB que nous accompagnons, nous commençons à avoir du recul sur les cas d’usages qui fonctionnent. Intégrateurs de SAP Commerce Cloud (anciennement Hybris) notamment, nous vous partageons nos retours sur ces cas d’usage et sur la manière d’utiliser SAP pour déployer une stratégie Digital in Store puissante. 

 

Architecture fonctionnelle digital in store sap

L’architecture fonctionnelle du Digital in Store dans SAP Commerce Cloud

 

1.      Le click and collect, l’incontournable du Digital in Store

 

Pourquoi ?

Pour permettre au client d’économiser les frais de livraison à son domicile, et pour lui permettre de récupérer le produit lorsqu’il le souhaite (pour s’adapter à son rythme de vie).

En quoi cela consiste ?

Le click and collect consiste à commander en ligne puis récupérer le produit dans un point de vente proche. Cela suppose non seulement que le point de vente soit notifié d’une commande réalisée en ligne, mais également qu’il mutualise sa gestion d’inventaire qui doit intégrer à la fois les achats en point de vente et les retraits des commandes digitales.

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

Chacun des points de vente de la marque est représenté dans la solution e-commerce comme un point de service disposant d’un entrepôt.
Le module OMS (Order Management System) de SAP Commerce Cloud permet de gérer le stock des articles sur les différents entrepôts. Ainsi, le client, lors de l’ajout du produit à son panier d’achat, peut sélectionner le point de retrait. Une fois la commande validée, son cycle de vie est géré par le process engine (moteur de processus intégré à SAP Commerce) qui notifie un agent du point de vente pour qu’il prépare la commande.
Ensuite, un e-mail est envoyé au client pour qu’il vienne récupérer sa marchandise en magasin.

 

2.    La vente immédiate

 

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

Lors de l’opération de vente, le vendeur s’authentifie par substitution au compte du client via le module ASM (extension de SAP Commerce Cloud permettant de gérer la tablette vendeur), scanne les articles que ce dernier souhaite acheter pour les mettre dans son panier digital puis valide la commande. La tablette doit être connectée à l’API du TPE afin d’automatiser la réconciliation bancaire.
Le client peut ainsi repartir avec sa commande juste après le paiement.

 

3.    Le ship from store : expédier un produit depuis un point de vente

 

Pourquoi ?

  • Pour réduire les délais de livraison, en s’appuyant sur le maillage territorial des points de vente ;
  • Pour éviter les ruptures de stock (e-commerce / points de vente) ;
  • Pour faciliter l’écoulement de fin de séries au niveau des points de vente sans avoir recours à des retours produits.

En quoi cela consiste ?

Le ship from store consiste à utiliser chaque point de vente comme un entrepôt capable de lancer des livraisons. Cela suppose que chaque point de vente remonte les informations de commande dans le WMS (Warehouse Management System) ou dans l’ERP afin que le système d’orchestration des commandes (porté par un OMS ou par le site e-commerce) puisse lancer un ordre de livraison depuis n’importe quel point de vente.
Cela suppose également une organisation et un accompagnement des forces de vente à ce process logistique nouveau, via des points de vente pilotes puis des formations terrain.

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

Le client passe sa commande directement en magasin comme dans la vente immédiate, mais demande à se faire livrer chez lui (par exemple si le produit n’est pas disponible en magasin). Pour chaque point de vente, un ou plusieurs modes de livraison peuvent être gérés dans la plateforme de commerce unifié avec des tarifs définis selon le montant de la commande et de l’adresse de livraison. Le vendeur peut proposer au client de choisir le mode de livraison qui lui convient et valider sa commande.
Dès le passage de la commande, le process engine notifie les agents du magasin afin qu’ils préparent et expédient la commande. La gestion de la préparation et de l’expédition se base sur le module OMS.

 

4.    Endless Aisle : accéder à la totalité du catalogue de la marque

 

Pourquoi ?

Pour que les vendeurs ne soient plus limités par les stocks disponibles en point de vente. En présentant d’autres produits de la marque qui correspondent au besoin précis du client, le vendeur sécurise et conclut la vente en plus de satisfaire le client.

En quoi cela consiste ?

Endless Aisle signifie littéralement le rayon infini ou plus concrètement la digitalisation du catalogue. Cela suppose d’avoir centralisé les informations de produits dans une solution PIM (Product Information Management) qui communiquera avec l’ERP, le système de caisse en point de vente, le site e-commerce et d’éventuels datapoolers tiers (interfaces standardisées de partage d’informations produits entre partenaires commerciaux).

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

Les vendeurs peuvent lister à la fois les articles disponibles dans leur stock mais aussi dans le stock des autres magasins de la marque, en filtrant les résultats de la liste de produit par entrepôt.

 

5.    Consulter les stocks par point de vente

 

Pourquoi ?

Pour le client, l’intérêt est de récupérer son produit le plus vite possible à l’endroit le plus proche d’où il se trouve. Le vendeur a lui l’avantage de pouvoir optimiser la conversion et sécuriser la commande.

En quoi cela consiste ?

Il s’agit d’agréger au niveau Groupe la gestion des stocks physiques par point de vente et des stocks dédiés à l’e-commerce (alors qu’historiquement, la plupart des marques les ont scindés). Cela suppose d’avoir un ERP paramétré pour gérer les stocks sur tous les points de vente (physiques et digitaux) – ce qui n’empêche de conserver un logiciel de gestion de stock magasin existant, à condition qu’il soit connecté à l’ERP Groupe.

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

Chaque magasin peut gérer son stock directement sur le warehousing backoffice (système d’administration des flux liés aux entrepôts) en définissant les stocks disponibles et les règles de réapprovisionnement. Les magasins peuvent aussi avoir leurs propres solutions de gestion logistique qui alimentent et synchronisent les informations sur le stock avec l’e-commerce via des flux.

 

6.    Mixed Orders : livré une même commande à deux endroits différents

Pourquoi ?

Côté client, l’avantage est la possibilité de diviser une commande en deux parties pour se faire livrer certains produits à une adresse et les autres produits à une autre adresse.
Côté retailer, le vendeur peut donner au client face à lui les produits disponibles immédiatement, et de lui faire livrer chez lui les produits qui sont en cours de réapprovisionnement, ce qui sécurise l’achat de l’ensemble de la commande.

En quoi cela consiste ?

Il s’agit de gérer les commandes mixtes : pouvoir affecter des modes de livraisons différents à différents produits d’une même commande.

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

Ce type de commande peut se faire via le partage de commande fourni et supporté nativement par la solution SAP Commerce Cloud. Plusieurs stratégies de partage peuvent être définies : par entrepôt, par mode de livraison, par disponibilité, etc.
Après le passage de la commande, le mécanisme de split divise celle-ci en une ou plusieurs commandes logistiques appelées « expéditions ». Chacune de ces expéditions suit son propre cycle de vie sur le process engine.

Ces cas d’usage du Digital in Store sont devenus des must-have pour tout retailer. Ne pas les adresser serait prendre un retard préjudiciable face à la concurrence. Il est donc urgent de les déployer si ce n’est pas déjà fait.
Vous souhaitez en savoir plus ? Nous sommes à disposition pour échanger sur vos besoins.

 

Un article de Paul Camicas, e-Commerce Practice Manager et Karim El Qotni, Expert technique

L’innovation, clé d’une expérience collaborateur réussie ?

L’innovation est essentielle à différents niveaux. D’abord, au niveau technologique afin de rester informé sur les nouveautés et évaluer sa dette technique pour prendre des décisions en conséquence. Au niveau marketing, l’innovation est le moyen de capter de nouveaux marchés en améliorant ses offres, en anticipant les tendances issues de sa veille et à fortiori, devenir force de proposition. Innover c’est aussi véhiculer une image dynamique et pro-active de l’entreprise, en interne comme en externe auprès de toutes les parties prenantes. 

Un des aspects de l’innovation que je pense des plus importantsest de faire naître l’engagement des collaborateurs d’une entreprise par la culture de l’innovation.  

Cette culture étant vectrice de création de valeurs – valeurs partagées et ressenties par tous – placera l’innovation au service des collaborateurs. 

 

Que signifie l’innovation au service des collaborateurs et quel intérêt pour les entreprises ?

L’innovation au service des collaborateurs signifie avant tout remettre l’humain au cœur de l’organisation des entreprises. 

C’est aussi une organisation du travail plus collaborative permettant aux salariés d’exprimer leurs idées en s’intégrant dans le processus de l’innovation tout en prenant part aux décisions. En répondant à leur besoin de donner du sens à leur travail, cette organisation favorise l’épanouissement des collaborateurs. 

Elle doit être aussi l’expression d’une volonté claire de la part des dirigeants d’entreprises afin d’insuffler un climat propice à l’innovation en libérant du temps de travail, en attribuant un espace dédié, ainsi qu’en offrant des possibilités de formation tout en favorisant la créativité de tout un chacun. 

Malgré ces bonnes intentions, il faut garder en tête que l’innovation repose principalement sur une culture, sur des valeurs communes qui sont les fondations de toute action innovante. 

 

L’innovation doit être inscrite dans l’ADN d’une entreprise

Intégrer l’innovation dans la culture d’entreprise permet de fédérer les collaborateurs autour de valeurs et de sujets communs qu’ils doivent s’appropriermodeler et exprimer en toute transparence. Ildeviennent partie prenante de l’établissement d’une charte commune par exemple. En outre, cette culture de l’innovation favorise la communication, la créativité et par-delà l’adhésion de tous. 

L’objet de ces concertations est que les salariés puissent se reconnaître dans ces valeurs soutenant l’innovation au sein de leur entreprise, valeurs partagées en interne comme en externe, afin de libérer leur pouvoir créatif et leur prise d’initiatives. 

Toutefois, cette culture de l’innovation étant posée, elle aura besoin d’être valorisée en s’exprimant au travers de sujets innovants en lien avec la stratégie de l’entreprise.  

 

Le choix des idées novatrices en cohérence avec la stratégie de l’entreprise

Les sujets de l’innovation étant multiples, faire des choix est nécessaire. 

 » Innover, c’est savoir abandonner des milliers de bonnes idées. » – Steve Jobs (Apple) 

Toujours est-il qu’au préalable, il sera fondamental de faire preuve de pédagogie en expliquant aux collaborateurs les méthodes de sélection et la nécessité d’intégrer les futurs projets dans l’approche globale de l’entreprise. L’objectif est de donner un cadre aux idées pour leurs assurer une viabilité par la réalisation de projets qui font l’objet d’un ROI in fine. 

Ce ROI étant polymorphe, il peut prendre la forme :  

  • D’un gain de productivité par la mise en place de nouveaux process, 
  • D’une nouvelle offre de service répondant à une stratégie de diversification, 
  • D’une optimisation des coûts et/ou du temps par la création ou la mise en place d’outils collaboratifs efficients,  
  • D’ouverture de marché faisant suite à la réalisation d’un projet interne issue d’une veille technologique, 
  • De création de valeur ajoutée en valorisant la différenciation envers la concurrence, etc. 

Quoi qu’il en soit, l’entreprise devra se montrer capable d’accueillir les idées de ses collaborateurs qui lui parviendront en flux ascendant (du bas vers le haut) mais aussi de diffuser l’innovation en flux descendant (du haut vers le bas). 

Une fois les projets sélectionnés, l’innovation ne s’improvisant pas, nous devons penser à les piloter tout en laissant assez d’autonomie aux collaborateurs. 

 

Piloter l’innovation

Son pilotage n’est pas forcément l’apanage des managers ou des spécialistes de l’innovation. 

Cela peut même devenir contre-productif et bénéficier uniquement qu’à un pan de l’entreprise, tout en laissant à la marge une partie des initiatives exprimées par les salariés. 

Le risque est alors de se retrouver à nouveau dans le schéma quotidien managers/managés. 

L’innovation invite les collaborateurs à piloter leur projet tout en leur assurant une autonomie adéquate. 

Et c’est bien dans l’accompagnement, la bienveillance, le soutien et la disponibilité que les managers sont incontournables. Les spécialistes ont aussi leur rôle à jouer pour guider, conseiller, orienter, former et faire en sorte que les collaborateurs puissent mener à bien leurs projets. Cette synergie engendre un respect mutuel ainsi qu’un climat de confiance qui génèrent à leur tour une création de valeur productive. 

Néanmoins, pour que cette symbiose opère, l’entreprise doit mettre à disposition des collaborateurs les moyens nécessaires. 

 

Déterminer un espace, son fonctionnement et les moyens mis à disposition

Pour cela, nous pouvons nous inspirer des HackLABFabLABMediaLAB ou encore des Communautés. Ces espaces dédiés se veulent collaboratifs et ouverts à tous. 

Ils sont symboliques car une fois dans ces murs, on se consacre uniquement aux initiatives ou projets innovantsl’important pour y accéder étant d’avoir la volonté de présenter des initiatives et/ou de collaborer à des projets communs, ou bien encore faire simplement preuve de curiosité envers cette dynamique créatrice. 

De même, nous savons que tout projet demande du temps pour s’y consacrer pleinement. C’est en cela que l’entreprise devra libérer du temps de travail aux collaborateurs investis dans les projets. La clé est de trouver le bon équilibre et le bon rythme pour allier de manière satisfaisante temps d’innovation et temps de travail ; au risque de rencontrer l’échec. 

Idem, la formation est aussi un levier nécessaire pour monter en compétences et acquérir des connaissances sur des sujets ad hoc. C’est un élément essentiel à la stimulation intellectuelle à prendre en compte dès la mise en place des projets ou des initiatives. 

Par ailleurs, l’investissement dans du matériel et l’achat de fournitures peuvent s’avérer constructifs, ce qui induit que cet espace doit être organisé, géré et sécurisé. 

Des collaborateurs peuvent être désignés pour organiser les activités et le présentiel, gérer les budgets alloués, le matériel entreposéla sécurisation du lieul’infrastructure et la communication par exemple. 

Le cadre étant posé, il faut penser à valoriser l’innovation en lui donnant une tribune. 

 

Valoriser l’innovation et les collaborateurs

C’est avant tout communiquer pour fédérer ! 

C’est mettre en place une stratégie de communication spécifique à l’innovation de façon que toute l’entreprise reste informée sur les encours des projets et des initiatives (à l’exception de certains projets confidentiels). C’est aussi faire rayonner et célébrer les réussitesen interne comme en externe. 

C’est également tirer les leçons de ses échecs en les transformant en enseignements en se donnant les moyens de relancer un projet ou une initiative avec plus de maturité. 

De même, c’est mettre en avant les collaborateurs en les remerciant, en les citant un par un tout en expliquant leur rôle dans l’accomplissement de telle ou telle innovation. 

Enfin, c’est aussi savoir rétribuer les collaborateurs pour leur implication, leur investissement pour avoir porté des projets ou des initiatives qui servent le bien commun : l’Entreprise. 

L’innovation au service des collaborateurs veut dire offrir la possibilité de vivre une expérience collaborateur enrichie en devenant acteur de son entreprise et en impulsant une dynamique positive. 

L’innovation est l’un des meilleurs investissements qu’il soit, qui dépend avant tout des collaborateurs mais surtout du management et de la culture qui porte cette orientation d’innovation 

L’entreprise devra définir une structure hiérarchique plus plate, plus fonctionnelle et mettre en place un management par l’action capable d’accompagner les initiatives plurielles à forte valeur innovante, et capable de prendre en charge des projets plus ambitieux impulsés en général par la Direction des entreprises. 

De même, la création de valeur de l’innovation au service des collaborateurs sera d’amener les salariés vers plus d’autonomie, d’initiatives, de créativité, de responsabilités et de donner du sens à leur travail. Un tel dispositif permettrait de prendre conscience que l’on peut allier les performances sociales et la rentabilité économique.  

 

“ Les employés satisfaits signifient clients satisfaits, ce qui conduit à la rentabilité. » – Anne Mulcahy (Xerox). 

  

Je tiens à remercier Emna Drira pour ses conseils. 

Le Big Data dans le domaine du marketing, un changement de paradigme sans précédent

Le domaine passionnant du Big Data émergé dans tous les métiers du digital. Je vous propose une réflexion menée sur le Big Data appliqué au marketing, après une période d’exploration et de documentationCe phénomène est bien une tendance de fond qui doit faire l’objet d’attention et d’efforts particuliers en entreprise. 

J’ai choisi de m’appuyer sur la publication « La gestion des « Big data » en marketing : défis, opportunités et voies de recherche » d’Audrey Davoust, doctorante en management, et Pierre Volle, professeur de Marketing et Customer management.
 

Le phénomène Big Data et le marketing, quelques notions de base

Le domaine du marketing comme les autres, subit un bouleversement profond face à la déferlante Big Data. Le développement de l’e-commerce, des réseaux sociaux, du CRM et de l’IoT par exemple, est une mine d’information pour celui qui sait gérer et traiter les données.

De même, la particularité de ces nouvelles données clients/prospects est qu’elles sont structurées et non-structurées, immédiates, hétérogènes et volumineuses. D’où la nécessité de consentir à des solutions techniques innovantes pour les collecter, les stocker, les traiter, et les restituer sous forme d’information d’aide à la décision. En parallèle, il est inéluctable pour le marketing de se pencher sur des problématiques d’éthique et de consentement lors de la collecte et du traitement desdites données client.

Le domaine du marketing doit adopter une stratégie Big Data s’il souhaite saisir des opportunités de marché en temps réel dans un environnement ouvert en perpétuelle mutation. 

 

L’exploitation des données

Pour exploiter et traiter les données, de nouvelles compétences techniques et organisationnelles sont nécessaires. Par exemple, pour le stockage et la gestion de données massives, la naissance de frameworks et d’architectures techniques spécifiques a été nécessaire ; les GAFA étant les précurseurs dans l’émergence de ces technologies. 

De même, le recours aux algorithmes prédictifs utilisés en marketing permettent, sur la base de données collectées, d’identifier et d’anticiper les comportements futurs des clients ou prospects. 

L’analyse de sentiments à l’aide du NLP (Natural Language Processing) est particulièrement utile pour les marketeurs dans l’identification des « signaux de propension » à partir de publications sur les réseaux sociaux ou d’enquêtes sur la satisfaction client, ou encore la détection d’anomalie à l’aide du Machine learning. 

Ici, on parle davantage de traitement de données en flux (streaming) que de forage de données statiques (datamining). Quant à l’organisation, le concours des différents services marketingcommercial, DSI ainsi que des partenaires extérieurs est essentiel.
Les acteurs du marketing doivenacquérir de nouvelles compétences techniques, analytiques et organisationnelles s’ils souhaitent continuer à comprendre leur marché, leurs clients, développer des offres adéquates et saisir des opportunités mises en évidence par les données. 

« Dans le secteur de la vente de détail par exemple , l’analyse des comportements d’achat en magasin en temps quasi réel peut permettre d’ajuster les niveaux de stock, les prix, les promotions et de maximiser les ventes ». (BughinChui & Manyika, 2010) 

Cependant, cette manière de traiter les données implique que l’entreprise ait la capacité de gérer la connaissance et d’agir rapidement. 

 

La gestion de la relation client

La connaissance et la relation client a toujours été au centre des préoccupations marketing. Avec l’arrivée du multicanal, du cross-canal, et de l’omnicanal, le parcours client est de plus en plus fragmenté. Savoir définir les bons indicateurs (KPI) est devenu une gageure du fait de la multiplication des points de contacts. 

Ainsi, les équipes marketing peuvent mesurer leurs initiatives déployées sur plusieurs canaux digitaux. Grâce aux KPI, les marketeurs peuvent optimiser en continu leur stratégie et leur allocation de budget pour proposer des services adaptés et accroître le retour sur investissement.

Si vous disposez de données précises, vous pourrez analyser et améliorer la performance de vos actions. Cela est indispensable afin de pouvoir mettre en place une stratégie marketing et commerciale efficaceL’un des objectifs du Big Data est donc de choisir des indicateurs pertinents pour prendre les meilleures décisions ; le marketing ayant besoin d’ajuster ses décisions aux comportements des clients et de piloter les investissements. 

 

La détection de nouveaux marchés, la création de business models

Détenir la bonne information au moment opportun permet d’identifier, de saisir et de créer des opportunités de marché.
C’est en cela que le Big Data est moteur de croissance pour les entreprises, en les approvisionnant en données sur leurs clients et leur environnement.
L’open data représente aussi une ressource non négligeable de masse de données disponible à tous. 

Pour reprendre l’exemple donné dans l’étude, General Electric propose des moteurs d’avion connectés qui envoient des données aux ingénieurs qui pourront déterminer quand une opération de maintenance sera nécessaire. General Electric utilise ces données pour innover et développer de nouvelles solutions pour ses clients, en aidant les compagnies aériennes qui achètent leurs réacteurs à surveiller leur performance et anticiper les besoins d’entretien.
Les business models ouverts se développent, permettant à l’entreprise d’intégrer les ressources et les compétences de ses clients dans les propositions de valeur.  

L’acquisition de données de nature différente amorce un champ de vision plus large mais aussi plus complexe à appréhender. La maîtrise de ce nouvel environnement chaotique requerra des efforts certains pour assimiler, négocier et capitaliser sur cette complexité.
Les entreprises qui s’investissent dans cette discipline identifieront des opportunités couplées à une dynamique d’innovation qui leur permettront de générer des business models interactifs pour être en capacité de proposer des solutions à leurs clients, prospects et partenaires externes, le tout en temps réel. 

Cependant, la collecte de ces données soulève un problème d’éthique et peut générer une crise de confiance de la part des « consom’acteurs ». 

 

Les enjeux d’éthique

Avec le phénomène Big Data, la collecte des données s’effectue de manière passive et –pas toujours- consentie par les consommateurs et ce, au moyen des réseaux sociaux, des objets connectés, des applications mobiles, etc.

Même si les données sont anonymisées et triviales prises séparément, à l’aide de cet entrelacs, l’on peut les recontextualiser et obtenir des données très personnelles sur les clients voir même les identifier. C’est bien à ce niveau qu’intervient la notion de gestion des données personnelles et les problèmes d’éthique qui en découlent notamment dans la collecte et l’utilisation de ces dernières qui sont faites à l’insu des consommateurs. 

Par exempleon peut citer le cas d’école d’une jeune fille de 16 ans qui s’est vu recevoir des bons de réduction nominatifs pour jeune maman par l’enseigne Target aux Etats-Unis. L’histoire ne sait si l’adolescente était-elle même informée de sa grossesse.  

Le RGPD a été mis en place en mai 2018 afin de palier à ce type de situations. 

 

Conclusion

Le phénomène Big Data provoquant un changement de paradigmeil est essentiel de penser différemment les métiers, les infrastructures techniques, les compétences, les organisations ainsi que la relation client. L’intérêt du Big Data pour le marketing est d’apporter une amélioration dans l’offre de services tout en préservant l’intégrité des métiers.
Enfin, et comme tout bouleversement dans l’histoire, ce changement majeur apporte avec lui son lot de questions, de défiances et de réflexions notamment en matière juridique et éthique, mais aussi son contingent d’opportunités et d’innovations. 

J’ai fait le choix de partager avec vous cette publication d’Audrey Davoust et Pierre Volle, car ses auteurs ont balayé une grande partie des problématiques auxquelles sont confrontés les acteurs du marketing depuis l’apparition du phénomène.
Ils ont ainsi abordé le sujet des 4 V connus en Big Data : le Volume, la Variété, la Vitesse, la Valeur ainsi que la notion d’éthiquele 5ème V faisant référence à la Véracité des données collectées. 

Au-delà de diagnostiquer les problématiques, l’étude permet de réfléchir à d’autres approches, d’autres consensus, d’autres compositions et ainsi, de passer d’une pensée linéaire et statique à une démarche plus interactive et plus dynamique qui requiert la volonté et l’investissement de bon nombre d’acteurs au sein des entreprises.

 

Je tiens à remercier mes collègues Julien Maillard, Rodolphe Baron et Emna Drira pour leurs conseils et encouragements durant l’écriture de cet article. 

L'expérience digitale du luxe : 8 best practices pour la rendre à la hauteur des attentes des Millennials

Les maisons de luxe se doivent désormais de proposer une expérience digitale moderne, à la fois en ligne (e-commerce + social media) et en boutique, tout en veillant à conserver leur image de marque et leurs codes. Finalement, l’objectif principal est de proposer une expérience sans couture, unique et novatrice. L’expérience actuellement proposée par les maisons de luxe répond à ces critères ?

La révolution digitale de ces dernières années a profondément changé le comportement des consommateurs à trois niveaux :

  • Géographique : l’internationalisation de la clientèle
  • Social : les changements des modes de consommation (achat multi-device par exemple)
  • Temporel : la modification du rapport au temps (avènement de l’instantanéité)

Le luxe et l’avènement des Millennials

D’après l’étude « Luxe & Millennials » de l’agence DISKO (2018), les Millennials représentent presque la moitié des consommateurs du luxe. Pourtant, selon eux 74% des marques de luxe ne répondent pas à leurs attentes en termes de services digitaux.

Ces attentes sont caractéristiques d’une génération ayant grandi et évolué avec les technologies que nous utilisons désormais au quotidien. Pour plus de simplicité, nous pouvons résumer ces attentes de consommation par la formule « anytime, anywhere, anydevice ».

 

Visuel expérience digitale luxe

 

Nous vous proposons ici une liste (non exhaustive) des Best practices identifiées pour répondre à ces attentes.

Les best practices pour une expérience digitale du luxe réussie :

  1. Proposer une expérience omnicanal, dans laquelle les innovations technologiques amènent de la nouveauté
  2. Jouer sur les éditions limitées et proposer l’achat instantané sur les réseaux sociaux
  3. Faire vivre les points de vente à travers des rendez-vous et des événements disponibles en ligne (ex : Live et replay des ateliers Today at Apple)
  4. Adopter une communication digitale cohérente avec la vie commerciale et événementielle des points de vente
  5. Proposer du web-to-store ET du store-to-web
  6. Repenser le rôle des conseillers de vente pour les positionner comme des relais de communication digitaux pour votre clientèle (le conseiller de vente devient un mini-influenceur qui gère son portefeuille client comme une communauté)
  7. Veiller à la cohérence esthétique du point de vente entre les outils digitaux (tablettes vendeurs, écrans…) et l’univers de la boutique
  8. Veiller au cadre légal et culturel : le rapport à la technologie varie selon les marchés

 

Pour finir, attention à « l’effet gadget » : le digital ne demeure un atout que lorsqu’il est au service de l’expérience client…

Marketplace : quelles sont les évolutions à anticiper ?

Une marketplace, ou place de marché, est intimement liée aux technologies. Leboncoin et Craigslist n’existeraient pas sans email, eBay n’existerait pas sans navigateur web, et nous n’aurions pas Uber sans smartphone.

Les technologies ne cessent d’évoluer chaque jour. Les marketplaces continuent ainsi de se développer, et les échanges de plus en plus complexes dans de nouveaux environnements sont facilités. Dans le futur, les marketplaces deviendront intelligentes et permettront aux marques de pousser des offres complexes et pertinentes aux clients et prospects.

La nouvelle génération de marketplace est intelligente

Aujourd’hui, l’utilisateur exprime une demande avec ses critères qu’une plateforme utilise afin de lui proposer des produits et des transactions adéquats. Par exemple, s’il indique à Airbnb qu’il souhaite louer un appartement à Barcelone pour une semaine en août en précisant mon budget, la plateforme lui répond avec les options disponibles.

Bien que la tarification et la gestion des prix en back-office peut être extrêmement sophistiquée, l’expression du besoin explicite de l’utilisateur est une équation assez simple. Avec les avancées en matière de Machine Learning, des demandes de plus en plus complexes seront comprises et le traitement de transactions actuellement impossibles sera facilité.

En parallèle, un nouvel ensemble de technologies qui permettra à la prochaine génération de marketplaces d’être intelligent est en train d’émerger. Grâce à l’intelligence artificielle, les marketplaces seront en mesure de traiter des données plus riches et donc de comprendre des besoins complexes, sans forcément une expression claire et précise de l’utilisateur. « Airbnb, organise-moi un voyage pour la semaine prochaine ». Voilà ce qui sera très probablement possible de demander à la plateforme très prochainement.

Ainsi dans notre exemple, Airbnb pourra :

  • Combiner les voyages précédents pour en déduire les goûts ;
  • Prendre en charge les vols pour équilibrer les coûts ;
  • Intégrer les événements locaux présentant un intérêt pour faire ressortir un voyage packagé plus susceptible de convertir.

Visuel market place 1

 

Les défis et les challenges à relever

Lancer une marketplace ne va pas sans difficultés. En effet, comment démarrer une telle plateforme (non intelligente) sans avoir les données nécessaires ? Créer, par exemple, un concurrent de Deliveroo sans client ni restaurant représente un réel challenge. Il faudrait savoir se différencier et cibler, si nécessaire, une certaine niche de clients.

De plus, les marketplaces intelligentes sont encore plus complexes à mettre en place. Pour être optimaux, leurs algorithmes nécessitent une phase de collecte de données et d’apprentissage.

Quant au Machine Learning, il repose sur l’analyse de données en masse, ce qui soulève le point du stockage et du traitement des données personnelles. Avec les normes tels que le RGPD, de nouvelles contraintes sont à prendre en compte. Les décisions prises par les systèmes d’IA dans le cadre de l’engagement client doivent donc intégrer des considérations éthiques au sein du Machine Learning.

Visuel market place 2

Les marketplaces intelligentes relient directement une demande complexe à une offre en comprenant et en combinant plusieurs besoins. Les plateformes actuelles vont probablement associer l’IA à leur offre, mais les marketplaces réellement intelligentes seront celles qui s’appuieront sur l’IA pour négocier des transactions auparavant impossibles.

 

Article co-écrit par Fethi Toumi, Chef de projet E-commerce et Loïc Ebran, Expert technique.

[SUCCESS STORY] SEB : plein cap vers le digital

Le groupe SEB, numéro 1 mondial du petit équipement domestique, multispécialiste dispose d’un portefeuille de plus d’une trentaine de marques (dont les iconiques Moulinex, Rowenta, SEB).

Visuel success story seb

Le groupe a souhaité construire un dispositif e-commerce au service de l’expérience utilisateur tout en valorisant le branding autour de ses produits.

Découvrez à travers cette success story comment SQLI a accompagné le groupe SEB dans sa stratégie digitale tournée vers le consommateur et l’international.

Télécharger la success story SEB

[SUCCESS STORY] Un nouveau site corporate pour Pierre Fabre

Le groupe international pharmaceutique et dermo-cosmétique Pierre Fabre a déployé en 2019 un nouveau site corporate moderne et offrant une expérience en adéquation avec les nouveaux usages de ses différentes cibles. La marque employeur, la relation utilisateurs (France et international) et la communication ont été placés au cœur de ce projet.

Découvrez dans cette success story comment SQLI et Pierre Fabre ont œuvrés ensemble pour construire un site doté de fonctionnalités modernes et s’appuyant sur un socle technique robuste et apte à supporter l’internationalisation du site.

Télécharger la success story Pierre Fabre