Lightning Decision Jam : l’art de révolutionner vos réunions !

Marre des réunions qui se terminent sans réelle prise de décision et qui démotivent les équipes ? Vous rêvez d’une technique d’animation efficace qui vous permette de définir des actions concrètes et viables en un temps record ? Le Lightning Decision Jam (LDJ) est LA solution ! Il vous permettra de trouver rapidement des solutions pertinentes à vos problèmes les plus significatifs. Comment ? En mettant à profit l’intelligence collective tout en écartant presque toute discussion. 

Pourquoi utiliser le Lightning Decision Jam ? 

Le LDJ peut être utilisé dans toutes les situations qui requièrent un groupe de personnes ayant pour objectif de prendre des décisions : pour résoudre des problèmes, discuter des challenges à relever ou mettre en place des actions rapides. Chaque session doit se dérouler autour d’un thème défini au préalable, qui doit être le plus large possible. Un thème trop précis limiterait la réflexion (ex : les préoccupations actuelles sur le projet X, l’optimisation de la phase de delivery). 

Le LDJ peut également devenir une routine au sein d’un projet pour régler chaque fin de semaine les problèmes rencontrés et ainsi conserver une bonne dynamique et garantir le bon moral de l’équipe. 

Un process en 8 étapes 

Imaginé par AJ&Smart, une agence de Design Sprint berlinoise, le LDJ se déroule en 8 étapes qui vont vous permettre de : 

  1. Identifier rapidement des problèmes à traiter en priorité, 
  2. Faire émerger un maximum de solutions créatives ou évidentes et définir les plus pertinentes pour la résolution des problèmes rencontrés, 
  3. Identifier les solutions ayant un maximum d’impact avec un minimum d’effort, 
  4. Décider d’actions claires et percutantes à mettre en place sur le court terme. 

Pour cela, le LDJ s’appuie sur 2 principes fondamentaux : 

  • L’expression individuelle (presque) sans discussion : les participants sont invités à exprimer leurs idées sur des post-it, individuellement et sans remise en cause par les autres participants. Cette approche peut paraître surprenante, mais les discussions sans fin et déstructurées sont la bête noire de nombreuses réunions. Elles peuvent être source de désaccords et créer des tensions au sein d’une équipe. On arrive vite dans des situations où chacun veut faire entendre sa voix, imposer son idée et la réunion se termine sans prise de décision ferme. En mettant de côté toutes ces discussions, le LDJ donne au point de vue de chaque participant un poids équivalent et évite les débats superflus et chronophages. 
  • La priorisation par un système de vote individuel : les équipes peuvent perdre leur temps à travailler sur des problèmes non prioritaires, ayant un faible impact sur la qualité du projet. Le système de vote du LDJ va donc permettre de définir les réels obstacles d’un projet. En ne traitant que les problèmes ayant reçu un maximum de votes, on peut alors se concentrer sur l’essentiel et laisser de côté les problèmes secondaires. Ce système de vote s’applique également aux solutions avancées afin de ne retenir que les plus pertinentes. 

Le choix du facilitateur 

Chaque session doit obligatoirement être animée par un facilitateur, volontaire et membre de l’équipe. Son rôle est principalement de dérouler la méthode, veiller au respect du temps alloué à chaque étape et couper court à toute discussion ou débat qui pourrait s’engager. 

La durée d’une session 

Sur beaucoup de projets, les réunions s’accumulent et leur durée s’avère souvent mal optimisée. Dans ce contexte, avoir un outil comme le LDJ devient un atout majeur. Un temps est alloué à chacune des 8 étapes, ce qui permet en 45 minutes de prendre des décisions efficaces et sans concession. 

La taille du groupe 

Pour qu’une session de LDJ ait un intérêt, il faut un éventail de contributions et d’opinions assez large. La taille minimum d’une équipe peut être de 3 personnes, mais la taille idéale est de 4 à 6 participants (maximum 8). Au-delà, la logistique pour cet exercice devient compliquée. Vous pouvez cependant l’utiliser pour des groupes beaucoup plus importants en les séparant en plusieurs petits groupes. 

Mon expérience du Lightning Decision Jam 

Après l’avoir testé avec 7 participants sur une problématique de la phase de delivery avec un client, il s’avère qu’animer une réunion où personne ne parle est assez… inattendu ! Mais le flot d’idées est sans pareil. L’avantage de pouvoir s’exprimer librement sans que personne ne vienne infirmer ce que vous avez à dire ne laisse aucune place aux non-dits. Chacun dit ce qu’il a à dire, sans filtre. De plus, le système de vote permet vraiment de mettre l’accent sur les réelles difficultés de l’équipe. Ils ont pu identifier les problèmes les plus significatifs et définir des actions concrètes à mettre en place rapidement et tout ça en 45 minutes. Le LDJ permet d’aller droit au but ! Alors n’hésitez plus et adoptez le ! 

Etude 2019 : omnicanal et utilisation de la data

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SQLI et L’Usine Digitale ont réalisé en mai 2019 une étude sur l’omnicanal et l’utilisation de la data.

202 décideurs d’entreprises de tout secteur, basées en France, ont répondu à cette enquête.

Dans cette étude vous apprendrez :

  • Comment les entreprises se positionnent vis à vis de l’omnicanal
  • Les bénéfices perçus pour les clients et l’entreprise suite au déploiement de l’omnicanal
  • Les difficultés rencontrées lors de la mise en place de cette stratégie, sur les points de vente et en ligne
  • Les principales actions menées pour optimiser le parcours client
  • Les stratégies déployées suite à la collecte et l’analyse des données comportementales

 

Nouveau call-to-action

 

Expérience utilisateur sur mobile : 5 types de micro-moments

Lorsque l’on entend mobile on pense souvent responsive design. Effectivement, l’écran d’un smartphone est bien plus petit que celui d’un ordinateur. Utiliser un site inadapté à ce format peut devenir un calvaire et faire fuir l’utilisateur le plus investi. 

Cependant, la réelle problématique du mobile ne réside pas dans son format mais plutôt dans son usageLa particularité du mobile est son omniprésence dans la vie de tout utilisateur qui peut se connecter à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit. Il existe en effet une forte corrélation entre la taille de l’écran, la fréquence et le temps d’utilisation : plus l’écran est petit, plus il est utilisé fréquemment sur de courtes périodes. 

 

Design mobile article

Ce phénomène dont la haute fréquence d’usage n’a d’égale que son temps d’utilisation succinct se nomme « micro-moments ». Pour vous aider à vous mettre à la place de l’utilisateur et à comprendre son contexte, j’ai déterminé les grands types de micro-moments : 

1.Un micro-moment déclenché par ce qui a été vu

Les applications de rencontres sont très fortes pour cela. Un utilisateur est célibataire et voit un couple dans la rue ? S’il a une application de rencontre installée sur son smartphone, il y a des chances pour qu’il ressente l’envie de dégainer son téléphone. 

Exemple d’application qui répond à cet usage : Tinder 

 

2. Un besoin urgent

Un utilisateur se balade dans une nouvelle ville un soir et cherche un bon restaurant à moins de 10 minutes de marche. C‘est encore une fois vers son smartphone qu’il se tourne. 

Exemples d’applications qui répondent à cet usage : Google MapsLaFourchette 

 

3. Un avis en magasin

Une paire de chaussures aperçue dans un magasin suscite l’intérêt mais le consommateur se demande s’il ne peut pas la trouver pour moins cher ailleurs. Il se peut aussi qu’il souhaite rechercher des avis ou des recommandations. 

Exemple d’application qui répond à cet usage : Amazon 

 

4. Passer le temps 

Ce fameux ami toujours en retard a encore fait attendre… Naturellement, l’utilisateur a eu le réflexe de sortir son smartphone, avec comme seul but d’occuper le temps, et en demi-teinte peut-être de s’inspirer. 

Exemple d’application qui répond à cet usage : Instagram 

 

5. Micro-productivité

Proche du précédent type de micro-moment dans l’objectif d’occuper le temps, et différent dans le sens qu’il permet aussi d’avancer dans sa to-do listOn peut imaginer vouloir profiter du temps passé dans les transports en commun pour apprendre l’espagnol à l’aide d’une application. 

Exemple d’application qui répond à cet usage : Duolingo 

 

Enfin, la question à se poser en concevant une expérience mobile, avant même de se demander comment votre logo va tenir dans ce petit écran : l‘expérience imaginée répond-elle à un de ces micro-moments ? 

Sources : Lien 1; Lien 2; Lien 3

L'usage du design circulaire : comment relever le défi du design circulaire ? 2/2

Nous avons abordé dans un premier temps l’usage du design circulaire, le concept de modèle économique et social qui, discrètement, engendre une (r)évolution sur notre façon de concevoir les produits et services. Produire de manière responsable est un défi qu’il est nécessaire de relever, y compris dans le domaine du digital. 

La pensée circulaire avant le Design 

Entreprendre ce changement de système entend adopter un mode de pensée circulaire. On soulignera ici cette pensée circulaire car elle doit être présente au niveau managérial pour être efficace. Elle rend le manager acteur du processus de décision et non le maître du processus. C’est une forme de management qui donne et qui reçoit. Il s’agit de développer une capacité à l’interaction où l’énergie vient de chacun et circule entre tous : elle veut le sens, la confiance, l’exemplarité. 

Évidemment, l’ensemble des acteurs (les actionnaires, les clients, les fournisseurs, les salariés et la société civile) sont intégrés à ce management où l’ouverture, le doute et la communication engagée sont de vertu. Ensemble, on s’applique à partager une recherche de sens commun et de lien, accepter d’émettre des doutes et de ne pas s’autocensurer dans l’analyse des risques. 

Les quatre saisons du design circulaire 

Isabelle Kocher, Directrice Générale d’ENGIE, identifie un quatuor clé ayant une forte influence sur l’écosystème de l’entreprise. C’est lui qui fait la pluie et le beau temps sur un projet collaboratif, ses rôles doivent donc être compris et pris en compte pour intégrer au mieux la méthode circulaire dans les processus de création : 

Le consommateur 

Perso 1

« L’impact d’une entreprise sur l’environnement a de plus en plus d’importance pour moi. Je n’hésite pas m’adresser directement à elle sur Twitter pour montrer du doigts ses déviances et la faire réagir. » 

Le salarié 

Perso-2 v2

« J’aime être galvanisé par mon environnement de travail et être en accord avec l’identité de l’entreprise. Si je ne suis pas en adéquation avec la raison d’être de l’entreprise, cela peut être un motif de rupture. » 

 

Le régulateur 

Perso 3

« Je veille à la bonne rédaction du dossier sur les conséquences sociales et environnementales de l’activité des entreprises. » 

 

L’investisseur 

Perso 4

« J’apprécie que l’entreprise face preuve de transparence quant à son impact global. » 

 

Ce sont ces acteurs qui doivent enclencher et mener à bien la méthode circulaire au quotidien. Si chacun d’entre eux incarne un de ces rôles par des actions récurrentes, c’est tout l’écosystème d’une entreprise qui change. 

Face à un nouvel utilisateur plus que jamais averti quant à sa consommation de produits et services digitaux, nous – orchestre de l’expérience utilisateur – devons considérer ces nouveaux comportements pour revoir nos méthodes de conception dans une démarche plus responsable.    

Alors comment faire ?  

En tant qu’acteurs du digital, adopter la vision circulaire dans nos méthodes de travail, jusque dans les services vendus, apporte des bénéfices concrets :  

  • Croire en une économie durable avec un positionnement fort et différenciant. Aujourd’hui des agences de création digitale se positionnent sur ce créneau éco-responsable et parlent d’éco-conception web pour répondre aux nouvelles problématiques des entreprises ayant un fort engagement RSE. 
  • Optimiser nos méthodes de travail en facilitant l’accessibilité, la communication et la prise de décision. 
  • Éviter aux équipes qu’un projet soit énergivore et aux consommateurs que l’utilisation produit/service soit chronophage.  

De notre côté, on pourrait relever le défi du circulaire en appliquant la pensée circulaire dès le brainstorming. Pour une recherche de concept ayant par exemple, voici les questions les questions qui doivent nous aider à démarrer : 

  • Comment pourrions-nous rendre notre produit ou service plus modulaire, adaptable ? 
  • Comment notre produit pourrait-il être inspiré par les systèmes vivants ? 
  • Comment pouvons-nous transformer notre offre de produits en un service ? 
  • Comment notre produit pourrait-il être remis à neuf au fil du temps ? 

Des méthodologies propres au design s’inscrivent d’ailleurs dans cette démarche circulaire. Le design system est un cas de régénération par lequel des équipes design et tech vont pouvoir piocher des informations lors d’un projet collaboratif. On peut le qualifier de charte graphique à laquelle on aurait ajouté des règles d’usage, de comportements, de positionnement, etc. En clair, le design system définit le design des plus petits éléments (textes, titres, formulaires) aux grilles, palettes de couleurs, blocs ou composants. 

Le design sprint, est un réel accélérateur d’innovation qui permet d’inventer et de tester de nouveaux produits en 5 jours grâce à une approche multidisciplinaire (intégrant designers et développeurs) et centrée sur l’humain. Au sein du pôle Expérience Design de WAX Interactive, cette méthode de Design Thinking est proposée aux clients désireux d’accélérer leur processus de création pour aboutir à un produit/service en très peu de temps. 

Design circulaire schéma

Ce que l’on doit retenir c’est qu’au de-là de faire du design circulaire, il faut dans un premier temps sensibiliser tous les acteurs de l’entreprise à une approche circulaire qui s’intègrerait dans leur quotidien. Ce fonctionnement implique donc un changement des modes de production et de consommation significatif. Cette approche représente aussi la possibilité de satisfaire les attentes des utilisateurs/consommateurs par un positionnement engagé, tout en favorisant la transition vers une économie circulaire.  

En résumé, concevoir pour des systèmes circulaires consiste à examiner la manière dont les systèmes naturel, industriel et social se déroulent, puis à découvrir des moyens de les modifier pour faciliter des résultats circulaires et régénérateurs. Dans certains cas, cela est extrêmement compliqué (le nucléaire), dans d’autres, c’est une évidence (comme pour changer notre dépendance collective à des objets jetables). Mais tous les changements de systèmes qu’on doit concevoir sont composés de la même manière : de personnes, de produits/services, de lieux et de processus. Ils peuvent tous être repensés pour maximiser les avantages et minimiser les effets négatifs. 

Alors, avons-nous toutes les conditions réunies pour appliquer ces principes et porter le design circulaire au sein de nos entreprises ?  

 

Pour aller plus loin : 

Le livre Le Design Thinking au service de l’innovation responsable
Ecrit par François Verez, Daphné Carthy, Corinne Jouanny et Xavier Pavie

L'usage du design circulaire : quand cela ne tourne plus très rond 1/2

S’intéresser à l’environnement lorsqu’on travaille dans le digital peut à priori faire sourire, mais une (r)évolution discrète fait sa percée avec le concept de design circulaire. Plus que jamais, il s’agit de dépasser le simple effet de mode ou, à l’inverse, mépriser et complètement marginaliser de l’écoresponsabilité. La protection de l’environnement doit faire partie intégrante de notre société et nous sommes tous concernés pour améliorer la situation.

La genèse du design circulaire

En 2010, avec l’aide de sa fondation, la navigatrice britannique Ellen MacArthur parlait déjà d’une économie circulaire en réponse à l’obsolescence de notre système économique.

Rappelez-vous, la Terre a vécu « à crédit » de ses ressources naturelles pendant les 5 derniers mois de l’année 2018. La navigatrice n’a de cesse d’alerter sur le mode de production et de consommation très linéaire basé sur le « Product – Consume – Dispose » en déclarant que la solution n’était pas tant de ralentir la machine et de restreindre nos modes de vie, mais de revoir le schéma tout entier.

Elle abordait alors l’idée de reconstruire notre système économique et nos business model à chaque étape de production en l’illustrant comme suit. 

« Do we buy a car, or do we buy road miles?

Should the 1st line of the manufacturer’s design brief be « we need to design a car for this assemble, or we need to be able to recover all the materials, so we can make the next car out of it »?

Do you buy a washing mashing or do you buy 3000 washes?

If you buy 3000 whashes, you can have a maching which is more reliable, better build, can be repaired and you have a relationship with the manufacturer. It works for everyone, is a different way of looking at things.

Then the business model changes, you end up with million different options for innovation, for young people – through economic, through material science – it changes the all the paradigm. »

L’entreprise IDEO s’est appuyée sur ce manifeste pour définir un guide du Design Circulaire. Son originalité réside dans la prise en compte de l’ensemble du processus de conception et de production : matériaux utilisés, business models et avenir du produit ou service, conçu dans une logique renouvelable et responsable.

Le Design Circulaire nous montre qu’une autre réflexion est possible, autour d’une méthode de conception qui reprend les codes de l’économie circulaire en cinq points :

  1. Penser régénération : le terme « régénération » décrit un processus qui restaure, renouvelle ou revitalise ses propres sources d’énergie et de matériaux en créant des systèmes durables en harmonie avec la nature.
  2. Retournement de service : notre capacité à nous réadapter et à réorienter notre pensée des produits vers les services au travers des besoins sous-jacents. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les bureaux vacants ne pourraient pas servir à des travailleurs en freelance, par de location immédiate d’espaces temporaires ? Ou encore, pourquoi les boutiques de vêtements et d’ameublement n’adoptaient pas un système de location, de retouche/réparation ou de récupération ?
  3. Décorticage : les matériaux et composants sont-ils récupérables ou réutilisables ? Est-ce économiquement viable de démonter le produit ? Qu’est-ce qui pourrait être amélioré ?
  4. Inspiration : c’est ici qu’on s’inspire des méthodes Agile – itération, sprint, feedback, évolution, etc. – pour les appliquer au développement de produits ou de services circulaires. 
  5. Apprendre de la nature : nous invite à nous demander comment la nature pourrait relever un défi de conception. On parle alors de biomimétisme lorsqu’on s’inspire de systèmes biologiques pour créer de nouvelles solutions circulaires et holistiques.
    Un regard en dehors de nos domaines d’activité est un excellent moyen d’inspirer le développement de nouvelles idées alors pourquoi ne pas ‘hacker’ la nature, car comme Idriss Aberkane – enseignant, conférencier et essayiste français – l’a déclaré, « la nature est le meilleur modèle de prospérité économique sur Terre ».

Cette méthode demande qu’on oublie tous les stéréotypes, les préjugés, qu’on oublie tout ce qu’on a appris à l’école, petite ou grande, où étaient privilégiées les logiques binaires et linéaires.

Des idées & des actions

Une prise de conscience tardive, mais présente

Depuis une dizaine d’années, on observe une évolution dans notre façon de consommer. L’uberisation de la société pousse à abandonner l’idée de possession de biens au profit de la location de services et de produits. On se sent moins coupable de louer un objet ou service en sachant que celui-ci est ponctuel ou éphémère.

Selon The Economist, les Millennials seraient davantage favorables à investir dans des fonds à énergies renouvelables (même s’ils sous-performent). On perçoit là une volonté de pérenniser ces énergies même si celles-ci ne rapportent pas autant que des fonds pétroliers par exemple. Mais cela nous montre bien une nouvelle vision d’avenir non plus basée sur un intérêt individuel, mais sur l’intérêt commun.

Une force dans l’individualisme

Des applications mobiles ont été conçues pour sensibiliser aux impacts écologiques. En alliant digital et mobilité, ces entreprises accompagnent les utilisateurs pour relever le défi de l’éco-responsabilité par de petites actions :

  • Astuces Ecolo : pousse des idées écologiques et une multitude de bons plans économiques et écologique pour sauver la planète tout en aidant à économiser ou même gagner de l’argent ; 
  • Eat4Good : sensibilise et aide ses utilisateurs à manger de façon plus écologique et plus équitable ; 
  • Breathe Up : application connectée à un écosystème numérique qui permet d’indiquer en temps réel les polluants contenus dans l’air respiré ;
  • 90 jours : l’assistant personnel de transition écologique qui propose une série de 20 défis pour modifier vos habitudes à son rythme.
Design circulaire visuel

Alors, comment relever le défi du design circulaire ? Rendez-vous dans deux jours pour le découvrir.

Développer l’innovation grâce à un lab ?

Dernièrement, j’ai donné un retour d’expérience sur la construction d’un lab chez Crédit du Nord ; l’occasion de partager notre savoir-faire en termes d’innovation. L’innovation est aujourd’hui au cœur de toutes les stratégies des entreprises, et comme a déclaré Gary Shapiro au dernier CES de Las Vegas, « Toute entreprise est ou doit devenir une entreprise technologique » où l’innovation est un puissant levier de performance sur un marché toujours plus compétitif. 

L’innovation, c’est quoi exactement ? 

On lui connait de nombreuses définitions, de concepts, d’approches… J’en ai retenu une qui me parle (je vous encourage à en faire de même, trouver votre définition) et surtout qui me permet de structurer ma pensée.  

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Une innovation se structure autour de 4 formes :

  • Incrémentale : la pression sur les projets/missions/activités est si forte, que l’entreprise cherche en priorité dans l’innovation le moyen d’améliorer les processus et la productivité de ses équipes.
  • Adjacente : l’entreprise cherche à gagner du temps, et du coup intègre directement dans son offre un produit, un service ou une technologie existante à travers un rachat, un partenariat ou un recrutement.
  • Rupture : l’innovation de rupture vient déstabiliser la concurrence par l’implémentation de nouvelles technologies (très souvent issue de la R&D) ou de nouveaux usages. Elle bouleverse le marché et fait de son initiateur la référence à suivre.
  • Radicale : c’est commercialiser un tout nouveau produit ou service et en même temps créer un nouveau marché qui ne répond à aucune problématique existante.

Ce qui est sûr, c’est que ce découpage est très subjectif ; il n’existe pas de frontière arrêtée entre les différentes formes d’innovation. On peut noter malgré tout, qu’en terme de planning et d’impact sur le terrain, les différentes formes d’innovation se placent dans une fourchette de 1 à 5 ans.

En termes de périmètre de « jeux », sur les 2 premières formes (Incrémentale et Adjacente) on va parler d’innovation de produit ou service. Sur l’innovation de rupture (la plus recherchée) on se focalisera davantage sur l’innovation technologique. Sur la forme la plus radicale et la plus ouverte, on étendra le champ d’action au marché global (plus de frontière sectorielle) pour parler d’innovation de marché.

Maintenant que l’innovation n’a plus de secret pour vous, la question qu’il faut se poser est : Quels objectifs cherchez-vous à atteindre au travers d’une démarche d’innovation ?

Pour réussir et apporter de la valeur, toute démarche d’innovation doit contribuer aux objectifs stratégiques de l’entreprise. Cela doit être le point de départ pour construire votre dispositif d’innovation et cela vous guidera pour choisir la forme d’innovation recherchée et les moyens à mettre à disposition. En termes de moyens, il faut, identifier ou anticiper les besoins des utilisateurs, expérimenter les nouvelles technologies, les usages et les outils pour mieux les comprendre et aligner le tout pour valider au plus tôt votre innovation sur un marché cible.

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On retrouve là, les 3 piliers du Design Thinking, une approche qui met l’utilisateur au centre des préoccupations et qui permet de comprendre le contexte d’utilisation, d’ouvrir le champ des possibles et de tester rapidement en condition réelle. Le tout pour avoir un produit désirable, possible et viable !

Un lab pour donner corps à votre démarche innovation !

Et finalement pour identifier, expérimenter et valider, rien de mieux qu’un lab pour donner corps à votre démarche d’innovation. Un dispositif qui favorise le développement des idées, des concepts en fournissant les outils nécessaires à leur mise en pratique. Il engage également à étudier les comportements des utilisateurs, des consommateurs et à trouver de nouvelles solutions pour les faire évoluer. Il en découle naturellement l’apparition de nouveaux marchés à exploiter. Et au final, il permet de co-créer à plusieurs des innovations que l’on expérimente directement avec les utilisateurs.

Plusieurs types de lab s’offrent à vous. La liste n’est pas exhaustive, mais voici quelques-uns des labs que j’ai pu observer :

LAB R&D Tester et valider les technologies émergeantes
Ex : Le Lab by Cdiscount
FAB LAB Création de prototypes physiques
Ex : Les ateliers Leroy Merlin  
LAB AGITATEUR Facilitateur interne, sensibilisation, acculturation à l’innovation, améliore les processus de l’entreprise Ex : LeChaudron.io (Crédit du Nord) DATA LAB Développer des nouveaux produits ou services en s’appuyant sur les données collectées et analysées
Ex : Airbus Skywise  
LAB VEILLE Cellule de veille
technologiques & usages
Ex : L’Échangeur (BNP Paribas)
LAB PROSPECTIVE De la veille technologique au
prototypage pour tester les
usages
Ex : Le Lab SQLI  

Des labs dont le périmètre d’actions peut également varier :

  • Interne : structure qui regroupe des ressources internes pour stimuler l’innovation au travers de synergies entre les départements de l’entreprise
  • Externe : intégration de compétences/solutions externes (start-up, partenaires, écoles…) pour développer de nouveaux produits ou services qui contribueront aux objectifs de l’entreprise
  • Hybride : mixer les profils internes et externes pour à la fois développer des projets internes (entreprenariat) et apporter des compétences métiers pour les acteurs externes

Mais on retrouvera cependant toujours les mêmes missions transverses à travers ces différents labs :

  • Rendre concret une idée et la transformer en produit
  • Accélérer la maturation de l’idée (souvent de manière frugale, à mon grand désespoir)
  • Connecter les collaborateurs en interne et en externe
  • Acculturer les collaborateurs à l’Innovation

Et maintenant comment construire son lab ?

Pas de recette miracle disponible sur étagère, mais à la place quelques questions à se poser.

  • Désigner les missions du lab
    • Quels sont les objectifs et cibles clients ?
    • Quel mix entre technologies, usages et outils ?
    • Quelles thématiques de recherche ?

Les thématiques de recherche sont très importantes pour cadrer les activités de veille et de prototypage. Cela impacte également les aspects budgétaires et RH dans la définition des compétences et ressources à mobiliser.

  • Définir le modèle d’organisation
    • Quelles compétences, méthodes de travail et gouvernance à adopter ?
    • Comment mobiliser les bonnes ressources ?
    • Comment s’assurer de l’intégration du lab dans l’organisation existante ?

Privilégiez les méthodes de travail de type Agile & Lean (Lean Startup, Design Sprint…) qui favorisent l’autonomie des collaborateurs, l’apprentissage par l’expérimentation avec les utilisateurs (Test & Learn)… Mais attention à l’atterrissage dans l’organisation en place, la fameuse phase d’industrialisation est à intégrer très tôt dans le modèle de gouvernance, car la pleine valeur d’une innovation n’est atteinte que lorsqu’elle est déployée et mise en service.

  • Piloter l’investissement
    • Quel budget de fonctionnement et sa feuille de route ?
    • Quels indicateurs de pilotage ?

Les indicateurs de pilotage sont primordiaux pour assurer la confiance dans le dispositif vis-à-vis des donneurs d’ordre et ainsi s’inscrire dans la durée pour délivrer la pleine mesure de la valeur (2-3 ans).

Ces quelques questions permettent d’éviter quelques pièges et partir sur de bonnes bases mais attention à rester vigilant. Mis en place afin d’imaginer des solutions disruptives, les labs perdent bien souvent leur essence du fait d’une implémentation hâtive, d’objectifs peu clairs et de l’utilisation de méthodes de management traditionnelles

En conclusion, je dirais qu’un lab doit être à la fois un accélérateur opérationnel dans la construction de roadmaps stratégiques, un agitateur d’idées innovantes et un révélateur de la faisabilité des idées apportées. N’hésitez pas à revenir vers nous pour parler de vos projets de Lab Innovation.

Remerciements

Merci à Virginie Lacroix (Crédit du Nord) de nous avoir donner l’opportunité (lors des « rendez-vous » de l’innovation) de présenter notre savoir-faire et retour d’expérience sur la construction d’un lab. Et merci Julien Giraud (Managing Consultant SQLI) d’avoir organisé cette intervention.

VIVATECH 2019 - L'hyper-personnalisation au service du bien commun ?

La 4ème édition du salon Viva Technology, qui a réuni pas moins de 124 000 visiteurs sur 3 jours à Paris, a placé sous les projecteurs (Festival de Cannes oblige !) deux enjeuxtechnologiques : l’hyperpersonnalisation (au cœur de toutes les nouvelles expériences présentées) et le taxi volantLe tout sous deux grandes thématiques que sont la technologie au service du bien commun (Tech4Good) et une Europe unie autour d’un marché unique (United Tech of Europe) 

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La technologie au service du bien commun

Une des aspirations de la société est de consommer de manière plus vertueuse : se déplacer sans polluer, utiliser de l’énergie propre, se soigner plus efficacement, savoir ce qu’on achète ou encore manger plus sainement sans gaspiller… Les entreprises (tous domaines confondus) doivent y apporter des réponses, en s’appuyant notamment sur les technologies aux impacts positifs, sur l’économie, la société et l’humanité. L’alternative n’est plus acceptée ! Au-delà de l’effet d’annonce, il s’agit plus sérieusement de les inscrire dans les valeurs de l’entreprise (pas seulement dans le service ou produit commercialisé mais également dans le bien-être de ses employés). La Tech4Good ne peut s’intégrer que dans une vision holistique de la chaine de valeur.

Comme le montre la dernière étude de McKinsey, il existe un scénario où chiffre d’affaires et bien-être social combinés apportent plus de résultats (+2% PIB). C’est celui « où on se focalise sur la technologie et on a une gestion proactive vis-à-vis de son utilisation » dixit Éric Hazan (directeur associé senior McKinsey France).

Les 3 domaines technologiques qui ont le plus d’impact sur le bien-être sont la donnée et l’IA, les plateformes et la connectivité, et la robotique.

 

Europe : un marché à l’échelle pour exister au niveau mondial

Avec l’entrée en vigueur du RGPD et le débat autour du Brexit, les différents acteurs ont eu l’opportunité de réfléchir ensemble à une approche commune pour l’Europe (« United for Europe »). Entreprises, start-up, investisseurs et institutions ont échangé sur le thème d’une Europe unie pour lutter contre un marché mondial qui fait fi des frontières géographiques et règlementaires.

Emmanuel Macron a pour la 3eme fois participé aux débats pour soutenir l’idée d’une Europe souveraine, soutenue par une politique fiscale commune, capable de défendre ses intérêts et de rivaliser avec les États-Unis et la Chine, et d’une Europe forte qui est un protecteur et un accélérateur pour les entrepreneurs.

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Crédit : PHILIPPE LOPEZ / AFP

« Pour moi la bonne souveraineté dans le numérique est à l’échelle européenne. » E. Macron

Sur le chantier de la protection, le RGPD est une première étape pour arriver à une régulation intelligente qui s’adapte au contexte. L’actualité avec l’appel de Christchurch donne d’autant plus de poids à un dialogue avec certaines plateformes pour imaginer une régulation autour de la problématique de la violence et la haine en ligne.

La priorité pour la majorité des start-up est trouver du financement pour accélérer leur développement, et ainsi pouvoir exister sur un marché extrêmement concurrentiel. Le chef de l’Etat a répondu qu’il faut avant tout s’assurer que le cadre concurrentiel soit le même pour tout le monde.

« Cela signifie qu’il faut un impôt identique pour vous et pour le géant américain qui arrive sur votre marché » E. Macron

 

L’hyper-personnalisation dopée à l’Intelligence Artificielle

L’hyper-personnalisation des expériences, a été comme au Retail Big Show de New-York, la star de l’événement. Rendue possible grâce à l’analyse algorithmiques (autrement dit Intelligence Artificielle) des données collectées, elle met les grands acteurs de la mode et du retail d’accord. Tous admettent que nous sommes passés d’une démarche d’innovation technologique de type « cost-saving » pour améliorer les processus internes à une démarche de type « growth hacking » pour changer d’échelle. Un marketing de performance qui s’est transformé en un marketing de précision pour personnaliser l’expérience en fonction des données collectées lors de chaque interaction avec le consommateur.

L’Intelligence Artificielle permet grâce aux algorithmes de machine learning de se concentrer sur la donnée à valeur ajoutée (selon P&G, 80% de la data « parasite » est ainsi éliminée). La réalité augmentée permet, elle, de fournir de l’information directement en situation à travers un téléphone, un casque ou encore des lunettes. L’interaction client est également au centre des préoccupations, avec toujours plus de besoins de mobilité, de nouveaux canaux comme la voix (à travers son mobile, les enceintes connectées…) et une recherche d’échanges directs avec les consommateurs au travers des réseaux sociaux.

Voici les exemples dans les domaines de la mode, la santé et le retail qui ont retenu l’attention :

  • L’Oréal a dédié son stand à l’hyper-personnalisation à travers différentes expériences mêlant technologie et expérience utilisateur. On a pu retrouver l’application mobile SkinConsult AI qui combine l’expertise L’Oréal et du deep learning (via ModiFace rachetée récemment par la marque) pour décrypter une photo (à partir d’un selfie). L’application fournit ainsi une analyse personnalisée en temps réel et en réalité augmentée de l’état de la peau, et recommande le traitement adéquat.

 

  • Shopitag, une solution de commerce omnicanal de la société belge Infiniti Mobile, propose un framework d’outils de l’interaction client (chat, voice, social) jusqu’à la logistique, en passant par l’intégration de système d’entreprise (SAP, Salesforce…). Shopitag met à disposition son expertise et sa plateforme pour saisir la dynamique commerciale. Peu importe les canaux de vente, elle crée des offres contextualisées qu’elle met face à ses clients au bon moment.

 

  • CareOS est le premier système d’opération (OS) de santé et de beauté spécifiquement conçu pour la salle de bain connectée. De la douche connectée au pèse-personne, en passant par la brosse à dents, plus de 50 appareils, produits et services IoT sont aujourd’hui intégrés à la plateforme. En démonstration sur le stand LVMH, son miroir intelligent Artémis allie intelligence artificielle, réalité augmentée, commande vocale, reconnaissance d’objets et reconnaissance faciale dans une expérience immersive personnalisée. Le miroir est capable de reconnaitre l’utilisateur, de capter certains indicateurs physiologiques (grâce à un bracelet connecté), de rappeler les rendez-vous de la journée en indiquant la météo du jour, de proposer des tutoriels pour se coiffer, ou encore faire du shopping directement en scannant le produit… Un panel de services très riche.

 

Le taxi volant, une réalité pour 2025 ?

Coté transport, on peut noter une vraie tendance autour de la mobilité urbaine, avec la présentation de plusieurs prototypes de taxi volant combinant drone, hélicoptère ou encore avion de tourisme. La majorité des solutions se destinent pour des trajets maison – travail ou aéroport – centre-ville.

Le plus extravagant fut le slovaque AeroMobil, qui en est à sa 4ème version de sa voiture volante capable de se transformer en petit avion (9 mètres d’envergure) en moins de trois minutes. Le véhicule pourra transporter deux passagers sur une distance de 750km à une vitesse de croisière de 260km/h. Il suffira de se rendre sur la piste de décollage la plus proche ou de prendre l’autoroute.

Le plus opérationnel avec HoverTaxi, un nouveau type d’aéronef électrique biplace s’appuyant sur une infrastructure au sol de containers modulables, une interface de gestion du trafic aérien en milieu urbain et une application mobile de réservation. Comme les autres, il se focalise sur les déplacements urbains et péri-urbains, et à terme prévoit quatre types d’exploitation :

  • Événement : Nice / Monaco pendant le tournoi de Monte- Carlo
  • Point à point : Orly aéroport / Paris Gare de Lyon
  • Touristique : pour un survol de sites ou espaces naturels
  • En agglomération : pour lier des points stratégiques

Pour être rentable, le prix des courses d’environ trente minutes devrait se situer autour d’une cinquantaine d’euros.

Le plus prometteur fut Ascendance Flight Technologies, une start-up française créée en 2018 par des anciens des équipes R&D d’Airbus et du projet E-FAN, qui ont développé une technologie faisant décoller et atterrir les avions à la verticale. L’idée est de proposer un service de taxi urbain (point à point) qui s’intègre aux réseaux d’héliports existants, avec une faible nuisance sonore et des coûts d’exploitation réduits. Aujourd’hui à l’état de prototype à l’échelle 1/3, le concept de taxi des airs sera équipé d’un moteur hybride (système de propulsion unique et breveté). Il pourra transporter quatre personnes et cela dans un rayon de 150km à une vitesse de 200km/h. La motorisation hybride n’est qu’une 1ère étape avant le passage au 100% électrique. La mise en service est planifiée pour 2024, et d’ici là, la start-up devra d’abord passer son prototype à l’échelle pour ensuite passer les différentes certifications nécessaires. Plusieurs partenariats avec des aéroports, des villes (européennes et asiatiques) et des exploitants d’hélicoptères sont en cours de discussion. Affaire à suivre !

 

Cette 4ème édition du salon a tenu ses promesses et apporté des enseignements sur la transformation digitale qui s’accélère dans tous les secteurs grâce aux technologies toujours plus matures.

Vous voulez en savoir plus, SQLI organise à la demande un débrief du salon pour revenir sur les principales keynotes, les tendances pour les marchés de la mode, du luxe, de la santé, du retail et des transports le tout agrémenté d’une sélection de pépites identifiées dans les travées du salon.

Merci de me contacter.

Conseiller bancaire + IA = Conseiller augmenté !

Aujourd’hui, avec l’explosion du digital et face à des clients plus que jamais connectés, le service client se tourne vers les solutions d’intelligence artificielle. D’une part, pour améliorer la qualité de ses services. D’autre part, pour répondre aux exigences des clients qui demandent une prise en charge ainsi qu’une disponibilité de l’information 24/7 au moment où ils en ont besoin.  

Qu’est-ce qu’un conseiller augmenté ?   

La notion de conseiller augmenté fait référence au fait que les conseillers bancaires sont de plus en plus assistés par différents outils technologiques. Ses objectifs sont de :  

  • Optimiser la relation client 
  • Optimiser l’acte de vente 
  • Libérer le conseiller des requêtes simples et des tâches à faibles valeurs ajoutées pour leur permettre de se concentrer sur les conversations plus complexes  

 

Le conseiller augmenté opère déjà dans le secteur bancaire en France. Parmi les acteurs du domaine l’ayant déployé, nous pouvons citer Orange Bank, Crédit Mutuel et Société Générale. Par exemple, Orange Bank utilise la solution Djingo qui, depuis 2017, répond 24h/24, 7j/7 aux clients et assure certaines actions comme le blocage ou le déblocage des cartes bancaires.  

Télécharger l'infographie sur le RPA et l'IA

 

Quelles sont les technologies utilisées ? 

Plusieurs solutions de conseiller augmenté sont disponibles sur le marché : IBM Watson, Séreneo, Eloquant, Alcméon etc.  

Ces solutions comportent généralement des chatbot qui répondent aux clients, ainsi que des robots de traitement en back office. La plupart de ces solutions se fondent sur : 

  • Le NLP (Natural language processing) pour mieux comprendre le ton et le contenu des communications clients, pour mettre en place des modèles de réponse affichés selon la question posée, et pour la détection de fraudes. Nous avions évoqué le NLP en mars dernier. 
  • Le RPA (Robotic process automation) pour l’automatisation de certaines tâches comme le remplissage des formulaires, l’extraction de contenu et même le blocage et le déblocage des cartes bancaires. Retrouvez cette infographie pour comprendre comment le RPA fonctionne. 

En 2019, le conseiller augmenté n’est pas considéré comme un danger pour le métier de conseiller client. Il permet, au contraire, d’apporter de la valeur ajoutée en rendant la relation avec les clients plus productive. 

Télécharger l'infographie sur le RPA et l'IA

Réussir sa relation client-prestataire en 4 points

Chef de projet, je suis au front de la relation client-prestataire, sujet qui me tient particulièrement à cœur. Mon expérience m’a permis de lister quelques principes de base pour rendre une relation positive et saine. Ce sont les valeurs que j’applique au jour le jour dans chacun de mes projets, dans mes relations avec les différentes équipes et même dans ma vie perso.  

Ces principes visent un monde idéal (celui avec des licornes et des arcs en ciel) où tout se passe pour le mieux. A chaque fois qu’on appliquera ces principes au mieux, on se rapprochera de ce monde idéal pour avoir une réelle dynamique projet. 

Echanger-positiver

#communiquer, #engager, #échanger, #positiver 

 

1ER point de la relation : la transparence / la sincérité

A chaque instant d’un projet, il est important de partager les points bloquants, les problèmes et les réussites. On se focalisera sur les premiers points qui sont ceux qui donnent le plus de challenge à partager. 

Souvent, on imagine qu’il vaut mieux cacher le problème sous le tapis tant que l’on n’a pas trouvé de solution. Par exemple, l’équipe de développement du projet peut rencontrer des problèmes et savoir que les délais ne seront pas tenus. Mais si elle ne partage pas cette information avec le client, elle ne saura pas que de son côté, le client ne pense pas tenir non plus les délais : il s’agit alors d’un « faux » problème.  

Le mieux est d’apporter des solutions et non pas « LA » solution, car si vous avez la bonne solution, le problème est inexistant (oui… S’il y a une solution il n’y a pas de problème, ce qui nous intéresse ici ce sont des solutions qui ne résolvent pas tout à fait le problème mais qui améliorent la situation). Si vous apportez des solutionsle client pourra avoir le choix d’opter avec vous pour celle qui se prête le mieux au contexte du projet pour aller de l’avant et réussir le projet. 

Pas étonnant qu’il s’agisse d’un pilier en agilité ! 

2ème point : la confiance

Objectif : “no skeletons in the closet” 

La confiance

On pense que partager un problème va potentiellement détruire la confiance au sein du projet. Au contraire, celle-ci se retrouve en général renforcée. On sait que l’on n’aura jamais de mauvaises surprises. 

La confiance est un excellent moteur d’une relation saine. Chaque interlocuteur sait qu’il peut se reposer l’un sur l’autre. Et dans une relation de confort, on pourra se concentrer sur le plus important : développer et participer à la réussite du projet. 

3ème point : l’équipe

Ce qui peut aussi renforcer la confiance est de travailler en équipe. La barrière client- prestataire doit être levée, et chaque interlocuteur doit partager et savoir apprécier les difficultés de chacun. Nous ne sommes plus dans un modèle où le client vient commander un sandwich et attend au comptoir que celui-ci arrive sans connaitre les enjeux et besoins pour que celui-ci corresponde parfaitement à ses attentes. 

L'équipe

Les personnes seront d’autant plus motivées si elles travaillent ensemble et partagent leurs réussites et leurs difficultés. L’entraide est largement favorisée. La pression, au contraire, aura tendance à désolidariser et créer une atmosphère moins saine et moins positive.  

A retenir : nous travaillons vers le même but : réussir et livrer un projet fini. Que ce soit le client ou le prestataire, l’objectif est le même, donc travailler ensemble est la meilleure solution. 

On retrouve également ce principe dans l’agilité puisque le Product Owner (le commanditaire) doit être présent autant que possible au sein de l’équipe de développement. 

 

4ème point : l’engagement

Le prestataire est dans une position où il doit rendre des comptes au client car il a un produit à livrer.  

En travaillant en équipe, nous allons créer de l’engagement, de l’investissement. Chacun se retrouvera acteur du projet mais aussi actif. Comme l’objectif final est le même, chaque personne aura à gagner en s’engageant dans l’avancée du projet.  

Le client pourra partager ses enjeux, les développeurs proposer des solutions appropriées et efficaces. Les enjeux peuvent évoluer tout le long du projet ; rester proche et en équipe permet de les partager et d’adapter le projet à chaque moment de sa vie. Aussi, la vision de tout acteur peut permettre d’arriver à l’objectif final : il est donc essentiel d’échanger un maximum pour que chacun soit en accord

J’ai demandé l’avis d’un chef de projet qui a partagé une de ses expériences (et oui, on se parle entre nous pour partager nos bonnes pratiques et s’entraider, encore une fois la communication est un atout fantastique) : 

« Lors d’une rétro (rituel d’agilité – méthode Scrum), je me suis rendu compte que chacun avait sa vision pour réussir l’objectif, le designer voulait un design révolutionnaire et nickel, le développeur back end un produit fonctionnel, solide et maintenable, et le développeur front apporter sa touche avec une maquette propre respectant les standards du web. L’échange a permis de s’aligner pour garder bien en vue l’objectif final ».  

Nous entrons dans une spirale vertueuse et positive pour avancer vers l’objectif ! 

Le mot de la fin 

Si certains de ces principes semblent « évidents », en pratique ce n’est pas toujours le cas. Les contextes projets font qu’il peut être difficile de les appliquer. 

S’ils sont appliqués le projet sera une vraie expérience positive. Le monde idéal n’est donc pas si loin si on joue le jeu et que l’on s’applique à avoir une vraie implication positive. 

[Infographie] 6 conseils pour assurer le succès de votre projet CMS

Votre entreprise a décidé de « rafraîchir » son site institutionnel, lancer un nouvel Intranet ou encore refondre son espace client ? Vous avez été désigné comme étant (l’heureux) responsable de cette mission ?

Vous voilà donc envahi d’incertitudes et d’inquiétudes. Vous vous dîtes que ce type de projet n’est pas une promenade de santé, mais plutôt un parcours semé d’obstacles plus ou moins difficiles à franchir.

Par où commencer ? Où mobiliser les efforts ? Quels sont les points à ne surtout pas négliger ?

Ne paniquez pas ! Les équipes SQLI et eZ, coutumières de ce genre de défis, sont prêtes à vous accompagner dans la quête du CMS parfait, en vous délivrant leurs meilleurs conseils. Embarquez avec eux, relevez tous les obstacles et devenez CMS ready!

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