Pinterest : un atout pour toutes les marques

Envie d’organiser le plus incroyable des enterrements de vie de jeune fille, de réaménager votre intérieur au top des tendances déco ou de trouver l’inspiration pour le repas du soir ? Pinterest est la plateforme qu’il vous faut. Et celle qu’il faut à votre marque, aussi.

Les utilisateurs de Pinterest sont toujours activement à la recherche d’idées, d’inspiration et de solutions. En tant que marque, il vous suffit d’être présent au bon endroit, au bon moment. Inspirez les visiteurs en leur donnant des idées. Ne cherchez pas à promouvoir votre produit à tout prix, montrez plutôt des façons originales de l’utiliser.

En Belgique par exemple, plus d’un million de visiteurs uniques parcourent Pinterest chaque mois en quête d’inspiration pour le quotidien, pour un moment donné ou pour une grande occasion.

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Les utilisateurs de Pinterest, tournés vers l’avenir

Les visiteurs vont sur Pinterest avec une idée précise en tête. Ils viennent chercher de manière active ce qu’ils vont acheter ou réaliser. Qu’ils achètent une maison ou qu’ils souhaitent la redécorer, Pinterest les accompagne pour le choix du mobilier, l’agencement de leur buanderie ou encore la création d’objets ludiques pour la chambre de leur enfant. En d’autres termes, les utilisateurs de Pinterest sont tournés vers l’avenir.

 

Une forme de publicité discrète

C’est un fait : de nos jours, la publicité dérange. Sur Facebook par exemple, une publicité sponsorisée est facilement reconnaissable. À l’inverse, Pinterest vous permet de promouvoir vos produits en toute discrétion. Même les épingles organiques génèrent des ventes.

Une épingle est une image, une vidéo ou un carrousel, assortie d’une description, d’un titre et d’une URL. Une épingle sur Pinterest est comparable à un tweet sur Twitter.

75 % des épingles proviennent de marques, et 50 % des utilisateurs ne se rendent même pas compte qu’ils regardent des publicités. Toutes les annonces ne sont pas boostées. On peut comparer ce système au SEO sur Google. Si le titre et la description de votre épingle sont accrocheurs et que le mot clé recherché correspond à votre épingle, celle-ci apparaîtra dans les résultats de la recherche.

 

L’outil idéal pour une campagne organique

Créez des tableaux, ajoutez une description et une catégorie et classez-y vos épingles. Si vous placez votre produit dans la bonne catégorie, les utilisateurs tomberont dessus de manière organique. S’ils aiment ce qu’ils voient, ils cliqueront sur l’épingle et atterriront ainsi sur votre site. C’est aussi simple que ça.

Par exemple, imaginons que vous vendiez des boutons de manchette personnalisés. Vous pouvez créer un tableau avec quelques-uns de vos produits et le placer dans la catégorie « mariages ». Quand des utilisateurs chercheront un « cadeau de mariage », ils tomberont sur votre épingle.

Une de mes collègues tient un blog culinaire, Hap en Tap, et elle ne crée que des épingles organiques pour ses recettes. Elle totalise 476 000 visiteurs uniques par mois et enregistre près de 2 millions d’impressions par mois sur la plateforme. Publier du contenu organique sur Pinterest attire en outre beaucoup de trafic vers votre site. Ainsi, le site Hap en Tap comptabilise en moyenne 500 000 visiteurs par an. Pas moins de 43 % de ce trafic provient de Pinterest, son plus grand générateur de visites. Comme vous le voyez, une petite entreprise disposant de peu de ressources peut parcourir beaucoup de chemin grâce à du contenu organique de qualité.

 

L’allié idéal des marques peu connues

Si vous êtes une petite structure, créez d’abord des épingles organiques et des tableaux afin d’observer les interactions avec votre contenu. Vous pourrez passer plus tard aux épingles sponsorisées. Commencez petit ou mettez en place une campagne sophistiquée – le choix vous appartient.

Imaginons que vous représentez une marque de cosmétiques et que vous avez une gamme d’eyeliners. Vous pourriez partager des images de vos eyeliners accompagnées d’une description de leurs caractéristiques, et publier ces épingles de manière organique. Vous pouvez aussi créer plusieurs infographies, par exemple sur le meilleur eyeliner selon la forme des yeux, ou réaliser des vidéos explicatives montrant comment tracer un trait parfait. L’étape suivante consiste à analyser la façon dont les utilisateurs interagissent avec votre contenu. Ainsi, quand vous lancerez un nouveau produit, vous pourrez élaborer une campagne adaptée en appliquant un entonnoir de vente.

Admettons maintenant que vous vouliez promouvoir un nouveau rouge à lèvres. Grâce à votre campagne organique sur les eyeliners, vous savez désormais que les vidéos explicatives génèrent de nombreuses vues. Vous pourriez alors commencer par montrer aux personnes intéressées par le maquillage une vidéo expliquant comment appliquer parfaitement du rouge à lèvres. Ensuite, vous pourriez recibler les spectateurs de la vidéo, ainsi que les personnes qui ont déjà interagi avec votre contenu organique grâce à une épingle rouge à lèvres. Ces personnes ayant déjà interagi avec votre contenu, vous savez que la conversion sera d’autant plus facile avec elles.

 

Choisir les bonnes cibles : un jeu d’enfant

Il est facile d’atteindre votre public cible au moment de mettre en place une campagne sponsorisée. En effet, vous pouvez sélectionner le public de votre annonce sur base de ses intérêts ou de certains mots clés. Les mots clés correspondent aux termes recherchés par les internautes sur Pinterest. La taille du public visé dépendra de vos objectifs. Notez que les utilisateurs les plus actifs sur Pinterest ont entre 25 et 49 ans.

Comme nous l’avons dit, quand vous mettez en place une campagne sponsorisée sur Pinterest, vous pouvez cibler le public sur la base de ses intérêts ou de certains mots clés. Si vous êtes fleuriste par exemple, vous pouvez cibler les personnes montrant de l’intérêt pour les fleurs, les compositions florales d’intérieur, les bouquets de mariage, etc., ou employer des mots clés tels que « décoration florale », « fleurs d’intérieur », « DIY déco florale »…

Bien entendu, tout dépend du contenu et de l’objectif de votre campagne. N’hésitez pas à effectuer des tests A/B afin de déterminer la meilleure stratégie pour votre marque. Imaginons que notre fleuriste réalise une vidéo explicative montrant comment créer une décoration florale de table. Il peut mettre en place deux campagnes : dans la campagne A, il cible les personnes intéressées par les aménagements floraux d’intérieur. Dans la campagne B, il cible les mots clés « DIY décoration florale », « tutoriel décoration florale », etc. Ensuite, il regarde quelle méthode fonctionne le mieux.

Pinterest vous donne l’opportunité d’atteindre des leads discrètement, au moment où ceux-ci recherchent activement des idées. En outre, être présent sur plusieurs plateformes vous aide également à accroître votre notoriété de marque. De simples épingles organiques peuvent suffire à faire la différence.

Découvrez comment les utilisateurs interagissent avec votre contenu et faites des tests A/B si nécessaire. Développez votre compte et trouvez la meilleure stratégie pour votre marque. Si vous décidez de vous lancer sur Pinterest, veillez à adapter votre contenu à cette plateforme. Nous l’avons dit, son avantage réside dans le fait que les visiteurs ne réalisent pas que le contenu qu’ils regardent a été créé par des marques. Commencez par créer un compte et remplissez votre feed de contenus adaptés à l’identité de votre marque. Bonne chance !

[SUCCESS STORY] BRIDGESTONE EMIA : Une nouvelle plateforme B2B

Le premier fabricant de pneus et de caoutchouc au monde, Bridgestone, s’est associé à SQLI pour mettre au point et déployer une nouvelle plateforme B2B SAP Commerce Cloud.

Mock-up-success-story-bridgestone-fr

Leurs objectifs :

  • Une mutation vers l’omnicanal
  • Améliorer l’expérience globale pour l’utilisateur

 

Téléchargez la success story Bridgestone

Live streaming et social commerce : les nouveaux usages e-Commerce en Asie

Depuis quelques années, deux tendances se développent particulièrement dans toute l’Asie : le live streaming et le social commerce. Elles s’appuient sur la forte présence des consommateurs sur les réseaux sociaux, l’appétit de la population pour la vidéo en temps réel et les services de paiement mobiles, en plus de l’ancrage de l’achat en ligne dans les habitudes.

 

Le live streaming : une mode très prisée des Millennials d’Asie

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Capture d’écran du live streaming de BMW en Chine en début d’année 2020 via Taobao Live

Depuis 2016, le live streaming est entré dans les usages des Millennials en Chine. Les Chinois raffolent des vidéos de chanteurs amateurs ou de célébrités partageant leur quotidien, et sont même prêts à leur envoyer des « cadeaux virtuels » qui peuvent être échangés contre du cash. Surfant sur cette vague, Alibaba diffuse pour la première fois un défilé de mode « See Now, Buy Now » lors du Singles Day 2017, son festival de shopping annuel qui réalise aujourd’hui des ventes allant bien au-delà du Black Friday. L’émission diffusée en live streaming permettait aux consommateurs d’acheter les dernières créations de 80 marques incluant Adidas, Burberry et Gap, qu’ils voyaient à l’écran sur la plateforme Tmall en temps réel. Depuis, le « live shopping » ne cesse de croître. La pandémie a donné un coup d’accélérateur majeur à cette tendance, même pour des acteurs jusqu’alors peu incités à vendre en ligne : fermiers, joailliers, vendeurs de voitures de sport ou de propriétés immobilières…

Le live streaming présente des avantages évidents : le marchand peut présenter son ou ses produits par vidéo, répondre aux questions des consommateurs en direct et même effectuer des promotions pour encourager ses derniers à acheter les produits en direct. C’est aussi une façon de vivre l’expérience de la marque à distance et de rassurer les consommateurs sur la qualité et l’authenticité des produits.

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Une influenceuse s’enregistre dans les locaux de l’entreprise Hifan Multi-Channel Network en Chine

L’influence des KOL en Asie

Bien avant la démocratisation du live streaming visible aujourd’hui en Chine, ce sont les Key Opinions Leaders (KOL), ou influenceurs, qui dominaient la vente en direct. En Asie, et surtout en Chine, les KOL jouent un rôle majeur dans le marketing digital. 60% des consommateurs chinois seraient prêts à acheter un produit marketé par un KOL qu’ils suivent contre 49% aux Etats-Unis et 38% au Japon[1]. Une des raisons principales réside dans leur sentiment d’insécurité face à la multitude d’arnaques, contrefaçons et entreprises fictives présentes dans le pays. Grâce aux KOL, les consommateurs chinois sont rassurés et plus à même d’acheter d’une nouvelle marque inconnue.

C’est ce qui a permis à des marques chinoises telles que Perfect Diary de se faire une place aux côtés de MAC, Maybelline et Dior en à peine trois ans. La marque, qui s’appuie fortement sur une stratégie de social commerce, a été la première à utiliser la nouvelle fonctionnalité de live streaming lancée par WeChat pendant le confinement. D’après WeChat, le nombre de ses visiteurs aurait été multiplié par dix, et son taux de conversion serait trois fois supérieur aux autres plateformes.

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Live streaming de Perfect Diary sur un mini-programme WeChat Live Streaming (Source: MarketingToChina)

Alibaba accélère l’adoption du live streaming par les marques

Derrière cette tendance du live streaming, ce sont les géants de l’e-Commerce qui tirent les ficelles. Taobao Live, la plateforme de live streaming du géant Alibaba, a enregistré en janvier 2020 une augmentation de 110% des sessions live des marchands de sa plateforme comparé à la même période l’an dernier.

Suite à l’épidémie du Covid-19, dans une optique d’accélération de l’implication des marques, et autres acteurs tels que des fermiers, Taobao a ouvert en février ses services digitaux à un plus grand nombre de marchands en allégeant ses pré-requis et en supprimant certains frais. L’adoption de la vente en ligne par de nouveaux acteurs a donné lieu à une hausse de 719% du nombre d’utilisateurs utilisant le live streaming pour la première fois entre janvier et février 2020 sur Taobao[2]. En mars 2020, le principal rival d’Alibaba, Tencent, a lancé officiellement la fonctionnalité de live streaming sur sa plateforme, tandis que son concurrent JD.com, le deuxième géant de l’e-Commerce en Chine, a annoncé un investissement de 10 millions de dollars dans le développement de sa propre plateforme live. D’autres plateformes chinoises comme Huya et Douyu, dédiées au live streaming de jeux vidéo, ont également senti l’opportunité et ont implémenté une option shopping à leurs plateformes respectives.

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Brochure du centre commercial Shanghai New World pour son événement en live streaming d’avril 2020, qui vise à “redonner le sourire” à ses consommateurs.

Digitalisation des marchands pendant le confinement

Pendant le confinement, de nombreux événements de live streaming ont été lancés par les marchands afin de maintenir la fidélité des clients à distance. Par exemple, Shanghai New World, un centre commercial haut de gamme de Shanghai, a lancé un événement live sur 3 jours, au cours desquels les différentes marques présentes dans son établissement ont pu présenter leurs produits aux 130 000 clients connectés.

Certains marchands, jusqu’alors réticents à vendre en ligne, en ont profité pour effectuer leur transition numérique. Ideal, une bijouterie traditionnelle chinoise, a effectué sa transition après 18 ans de commerce physique traditionnel en utilisant ses employés comme KOL. La marque encourage une vente agressive en live streaming en offrant aux employés des commissions de 10% à 50%, contre à 3% en boutique.

Expansion en Asie du Sud-Est

Alibaba tente de pousser le live streaming dans le reste de l’Asie du Sud-Est via la plateforme Lazada (l’équivalent d’Amazon dans la région), dans laquelle il investit depuis 2016. Alibaba avait lancé plusieurs émissions de live streaming dans la région lors de ses derniers Singles Day. En avril 2019, Lazada a annoncé offrir gratuitement 5000 heures live de divertissement-shopping pour soutenir les Indonésiens pendant le ramadan.

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Lazada propose des émissions de Live Streaming en Asie du Sud-Est

Le social commerce : des achats en communauté

Plus de 70% de la génération Z chinoise préfère acheter des produits directement sur les réseaux sociaux, tandis que la moyenne mondiale est de 44%[3]. De nombreuses applications innovantes ont par conséquent choisi de surfer sur cette tendance et proposent des services e-Commerce axés sur la collaboration sociale : se regrouper avec des amis pour obtenir des promotions, s’échanger des avis, des conseils… En ajoutant l’élément social, ces applications engagent d’autant plus le consommateur dont la confiance en son groupe social contribue à diminuer les craintes et à augmenter les ventes.

Les marques s’appuient principalement sur WeChat, l’application sociale n°1 en Chine, pour surfer sur cette tendance. Elles créent des mini-apps dans WeChat, qui leur permettent d’utiliser des fonctionnalités de partage social. C’est grâce à WeChat que Perfect Diary est devenue la troisième marque de cosmétique en Chine en seulement trois ans. La marque a créé un personnage virtuel, Xiao Wanzi, qui ressemble au profil cible de la marque et joue le rôle d’une conseillère beauté et amie. Xiao Wanzi invite les utilisateurs à entrer dans des groupes privés WeChat, à travers lesquels la marque peut communiquer avec eux, librement et gratuitement. La marque compte des centaines de groupes privés et chaque groupe est géré par un manager, qui offre des services exclusifs au groupe.

Focus sur 3 applications de social commerce qui ont le vent en poupe

  • RED : shopping façon Pinterest

L’application Xiaohongshu, ou RED, permet aux utilisateurs de poster des photos ou vidéos des revues de produits. RED Mall, sa plateforme e-Commerce, permet la vente de produits internationaux aux utilisateurs chinois. L’application comptait 300 millions d’utilisateurs en 2019.

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Capture d’écran de l’app RED

  • Pinduoduo : promotions entre amis

Pinduoduo est devenue la troisième plateforme chinoise d’e-Commerce juste après Alibaba et JD.com, grâce à ses prix compétitifs, rendus possible grâce à ses fonctions de partage social. Pinduoduo encourage ses utilisateurs à former des groupes d’achat dans le but d’obtenir des promotions sur des catégories de produits allant de l’alimentaire à la mode. Suite à la crise économique engendrée par la pandémie, la plateforme a encore gagné du terrain. Son taux de pénétration se serait renforcé de janvier à mars 2020.

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  • Chilibeli : Livraisons groupées en Indonésie

Lancée l’an dernier à Jakarta, l’application Chilibeli encourage un commerce collaboratif en connectant les fermiers, logisticiens et consommateurs. Des « agents » (principalement des mères de famille) font le choix de créer un groupe sur la plateforme dans lequel sont ajoutés leurs amis. La commande est ensuite livrée pour le groupe à l’agent qui s’occupe d’effectuer la distribution du dernier kilomètre. La start-up vient de recevoir un investissement de 10 millions de dollars et dit connaître une croissance de 150% chaque mois.

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App Chilibeli – Google Play

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Le live streaming et le commerce social offrent une interaction de plus en plus directe entre les marques et les consommateurs, rassurant ces derniers sur la qualité des produits, et leur permettant d’effectuer des achats rapides et efficaces, sans déplacement. Ces usages ont été accélérés par le confinement, poussant même des marchands très attachés au commerce physique, sur des gammes de produits plus difficiles à vendre sur internet, à effectuer leur transition numérique afin de maintenir un lien avec les clients. De même, les populations de plus de 40 ans ont fortement contribué à la croissance du live streaming pendant le confinement. 50% des achats en live streaming viennent de cette tranche d’âge sur certaines applications[4]. Il est donc fort probable que ces usages vont progressivement gagner du terrain en Europe également, auprès des Millennials et la génération Z.

[1] Rapport « China’s Smart Retailing Pays Off », A.T. Kearney et Tencent Research Institute*

[2] https://www.abacusnews.com/tech/shopping-live-streaming-apps-booming-china-thanks-covid-19-pandemic/article/3077962

[3] https://www.warc.com/newsandopinion/news/chinas_gen_z_relies_on_social_media_for_shopping/39204

[4] https://www.ww01.net/en/archives/40314

Quand Google va à la chasse, Amazon prend sa place

La concurrence s’intensifie, même pour Google, le moteur de recherche autrefois indiscutablement numéro un. Quand on parle de l’entreprise californienne, on pense généralement « moteur de recherche ». Un moteur de recherche qui fait tellement partie intégrante de notre quotidien qu’il en est même devenu un verbe : qui n’a jamais parlé de « googler » ?

Mais soyons honnêtes. Ça fait longtemps que Google n’est plus qu’un simple moteur de recherche. C’est désormais une société de publicité, menacée par des concurrents redoutables comme Amazon à l’ouest et Tmall et Baidu à l’est. Aujourd’hui, aux États-Unis, les recherches de produits se font plus sur Amazon que sur Google. Il y a quelques semaines, Facebook a à son tour annoncé lancer un nouveau service, Facebook Shops ciblant les petites entreprises en difficulté.

Google s’est longtemps efforcé de développer de nouveaux secteurs d’activité qui ne faisaient pas partie de son portfolio initial : Google Plus, Google Car, Google Glass ou encore Stadia, pour n’en citer que quelques-uns. Ces efforts visaient à élargir son portfolio de produits afin de gagner une plus grande part de marché en dehors de son activité principale. On ne peut toutefois s’empêcher de s’interroger : avec cette quête constante de nouveaux marchés, Google aurait-il en fin de compte cédé du terrain sur son activité de base sans y prêter attention ?

 

L’activité principale de Google menacée

Rappelons que ce sont principalement différents types d’annonces qui consolident le succès de Google aujourd’hui. L’entreprise est dès lors entrée dans une sorte de guerre directe avec elle-même, car quand les annonces portent leurs fruits, cela détourne progressivement le trafic de son propre site vers celui des annonceurs. En effet, les entreprises paient Google pour générer du trafic vers leur site… Or, Google ne veut pas que les utilisateurs partent vers d’autres pages. Comment garder les utilisateurs sur le moteur de recherche tout en encourageant d’autres entreprises à payer pour y placer des annonces ? Difficile de trouver le bon équilibre.

Pensez à l’exemple suivant : vous vous rendez sur Google pour trouver un vol. Imaginons que vous recherchiez sur Google un vol à destination d’Alicante. Vous aurez la possibilité non seulement de faire une recherche, mais également de réserver votre vol directement depuis Google, au lieu d’être redirigé vers une agence de voyages. En plus de gagner de l’argent grâce aux annonces, Google veille désormais à ce que l’utilisateur ne quitte pas le moteur de recherche avant d’avoir payé son vol. Dans ce cas de figure, Google fait donc passer les revenus de la réservation proprement dite avant ceux de l’annonce de Kayak ou autre. Il en va de même pour les films, puisque Google présente son propre contenu avant celui d’IMDb, par exemple.

Même si tout cela semble une façon astucieuse de développer sa stratégie commerciale, les chiffres montrent en réalité que Google perd progressivement sa position de leader dans certains de ses segments vitaux. Nous l’avons dit : aux États-Unis, les recherches de produits se font désormais plus sur Amazon que sur Google. Et Facebook Shops sera probablement le prochain acteur à rattraper le géant californien.

Google Marketplace a longtemps incarné l’un des principaux moyens de stimuler vos ventes et de promouvoir vos produits. La plateforme a néanmoins du mal ces derniers temps et perd sans cesse du terrain, principalement au profit d’Amazon. Dernièrement, Google a même rendu les publicités gratuites sur sa marketplace aux États-Unis, et déploiera cette offre dans le reste du monde dans le courant de l’année 2020. Il y a fort à parier qu’il s’agisse d’une tentative de contrer la menace d’Amazon et d’eBay.

 

Résultat des courses ?

Bien, nous avons évoqué la façon dont les nouvelles marketplaces affectent Google et modifient le paysage des différents moteurs de recherche et transactions. Mais en quoi cette « bataille » vous concerne-t-elle, vous et votre activité online ?

C’est simple : entre les changements constants et l’arrivée de nouveaux acteurs perturbateurs qui modifient la dynamique du marché, il est plus difficile que jamais de rester pertinent et de connaître les envies de vos clients. Par le passé, vous étiez en concurrence avec d’autres sites de e-Commerce en quête du meilleur classement sur Google afin d’obtenir le plus de trafic possible et d’atteindre la page tant convoitée des 10 premiers résultats. Aujourd’hui, vous devez également concurrencer Google lui-même pour ce trafic, surtout si celui-ci reproduit l’exemple du voyage expliqué précédemment dans d’autres segments de produits, et sans oublier Amazon, Facebook Shops et les autres marketplaces qui se renforcent de jour en jour.

Si 2020 a jusqu’à présent été une grande année pour le e-Commerce (et une mauvaise année pour bien d’autres raisons), le temps nous dira s’il est judicieux de laisser de côté le référencement pour simplement créer un compte Amazon… C’est un vaste sujet, aussi l’aborderai-je plus en détail prochainement. Comme le dit un proverbe suédois : pour manger un éléphant, il faut y aller petit bout par petit bout.

Pour ne plus vous prendre la tête en pensant au futur, passez au commerce headless !

Nous sommes en 2023. Les pieds posés sur le tableau de bord, vous circulez à bord de votre toute nouvelle voiture électrique autonome, prêt pour les 200 km restants avant de devoir la recharger. Tout en dégustant votre jus de pissenlits détox (car on consommera local et durable, bien sûr), vous ouvrez l’ordinateur de bord et jetez un œil à la liste des retailers disponibles. C’est le moment idéal pour effectuer un achat. « Hé, Electra. Achète des Plastique Air pointure 43, les baskets en bouteilles recyclées », déclamez-vous. « Achat effectué, merci d’avoir fait du shopping aujourd’hui », vous répond-on. « Votre colis sera livré par drone à votre adresse dans trois heures. À présent, veuillez retirer vos pieds du tableau de bord. »

Bon d’accord, on s’amuse peut-être un peu, mais à quel point ce scénario est-il plausible ?
Le monde des technologies et de l’interconnexion se développe à toute vitesse, et le nombre de points de contact via Internet se multiplient. Selon Statista, on comptera près de 75 milliards de dispositifs IoT d’ici 2025[1]. En tant que retailer digital, vous ne pouvez plus vous contenter d’un site e-Commerce opérationnel ; vous devez être constamment prêt à évoluer, à tester de nouvelles tendances pour répondre aux besoins et aux attentes de vos clients, sans jamais perdre de vue le futur. Le commerce headless vous offre notamment la flexibilité nécessaire pour atteindre cet objectif.

 

Qu’est-ce que le commerce headless ?

Avec une architecture headless, les fonctionnalités et l’infrastructure back-end du front-end de votre CMS sont séparées. En développant votre site web, ces deux éléments fonctionnent indépendamment l’un de l’autre. Si les architectures traditionnelle et headless proposent la même expérience aux gestionnaires de contenu, cette dernière présente toutefois une plus grande diversité dans la façon de publier du contenu. Un seul back-end suffit pour développer plusieurs systèmes de diffusion front-end afin de proposer votre contenu sur tous les canaux ou devices. Les informations produit, le traitement des commandes et la gestion de contenu peuvent être rassemblés et gérés séparément avant leur publication – que ce soit sur un site web, une application mobile ou un device IoT.
En utilisant des API pour fournir des services entre les deux sections, vous disposez d’une plus grande flexibilité quant aux destinations et aux formats de publication de vos contenus.

Il est ainsi possible de personnaliser son front-end facilement et en un rien de temps. Vous pouvez ainsi rapidement développer ou tester de nouvelles approches en matière de contenu, de vente et de marketing – sans devoir vous imposer une refonte majeure et en facilitant les ventes sur tout type de device ou d’application. Oui, chaque device devient un canal de vente pour vos produits !

 

Pourquoi mon entreprise aurait besoin du commerce headless ?

Comme dans le scénario présenté en introduction, il existe plusieurs points de contact, dont le nombre augmente avec le temps. A l’heure où les consommateurs s’attendent à vivre des expériences digitales sans faille, à travers une multitude d’écrans et de canaux, le commerce headless offre aux retailers une flexibilité bienvenue.

Radley, célèbre créateur et retailer britannique de maroquinerie et d’accessoires, a opté pour une approche headless basée sur Adobe Experience Manager pour sa stratégie d’e-Commerce nouvelle génération. Le retailer, qui est en train de migrer de Magento 1 à Magento 2 (Magento Commerce) et qui combine marque forte et public fidèle, a souhaité bénéficier d’une expérience digitale flexible.

Kevin Ludford, directeur de SQLI au Royaume Uni, explique : « Les retailers réalisent qu’ils doivent se montrer plus flexibles dans leur approche. La personnalisation client est si importante que les marques doivent être en mesure de s’adapter et de répondre rapidement à leurs besoins au travers de canaux toujours plus diversifiés. »

Pour Rachel Glynn, chef du département e-Commerce chez Radley : « Adobe Experience Manager va nous permettre de créer une expérience en ligne plus riche, plus engageante et plus immersive – sans que nous soyons limités par les restrictions d’une plateforme traditionnelle. Cette solution va en outre nous aider à améliorer l’efficacité de nos équipes et à réduire le nombre d’outils dont nous avons besoin. Désormais, nous pouvons utiliser des visuels de qualité, des recommandations personnalisées et des présentations de produits plus détaillées et plus engageantes, et personnaliser le tout en fonction de nos besoins. »

Et d’ajouter : « Grâce à un front-end flexible et axé sur l’expérience, nous pourrons diffuser du contenu où et comme nous le souhaitons tout en évoluant au rythme de nos clients. »

 

Les avantages clés du passage au headless

L’approche headless présente de nombreux avantages pour votre activité, notamment :

  • L’accélération de l’innovation : avec l’augmentation du nombre d’appareils connectés, l’e-Commerce headless apporte aux marques un meilleur contrôle des canaux de publication, sans devoir attendre la prise en charge de CMS. Avec l’augmentation du nombre de dispositifs IoT, les possibilités d’innovation se multiplient également. Il y a à peine cinq ans, les consommateurs n’imaginaient pas qu’il serait possible de passer une commande via une montre connectée ou un assistant personnel. Alors, où en serons-nous dans cinq ans ?
  • La diffusion via plusieurs canaux :parce que prendre en considération le feedback des clients et personnaliser les expériences sont nécessaires, les retailers doivent se montrer réactifs et innovants. L’architecture headless leur permet de diffuser du contenu sur plusieurs plateformes à partir d’un seul back-end, réduisant ainsi le temps consacré à la diffusion d’un même contenu.
  • La personnalisation facilitée : l’architecture headless permet aux marques de mieux cerner les préférences des consommateurs et de créer des expériences plus immersives.

Dans un article sur le commerce headless, Dan Curran, rédacteur chez Adobe, explique : « Les données client étant disponibles à chaque point de contact, les commerçants peuvent présenter des actions et des offres pertinentes, et créer des expériences d’achat personnalisées significatives. »

  • L’accélération de la scalabilité : libérés des restrictions, les développeurs front-end travaillent plus vite, ce qui se traduit par des mises à jour plus rapides et moins coûteuses.

 

L’architecture headless est-elle adaptée à votre entreprise ?

Comme pour toute décision stratégique, il n’existe pas de solution unique adaptée à tous. Si l’architecture headless présente des avantages considérables, soyez vigilants aux points suivants :

  • Voulez-vous ou est-il nécessaire que vos développeurs aient davantage de temps et de liberté pour travailler sur le front-end de votre site ?
  • Avez-vous plusieurs points de contact avec vos utilisateurs ou en avez-vous besoin ?
  • Le passage au headless s’accompagne d’une hausse des frais de gestion et de la séparation des coûts d’hébergement.

Magento Commerce propose de nombreuses innovations en intégrant des éléments headless dans leur architecture e-Commerce existante. Il est également compatible avec Adobe Experience Manager, la référence du secteur.

Chez SQLI et Redbox, nous pensons que le headless est une tendance e-Commerce majeure en 2020 ouvrant de nombreuses opportunités aux retailers. Contactez-nous si vous souhaitez en savoir plus, nous nous ferons un plaisir de vous aider à définir les prochaines étapes de votre projet.

Réserver une démonstration d’une approche headless

[1] https://www.statista.com/statistics/471264/iot-number-of-connected-devices-worldwide/

Replay webinar commerce headless

Top 5 des nouvelles tendances du commerce unifié

Le commerce unifié représente un changement radical dans la manière dont la technologie fait évoluer le commerce de détail, qui est l’un des secteurs les plus dynamiques et avant-gardistes. Ce dernier se doit de l’être, car les clients en tant qu’utilisateurs « technologiques » continuent de le révolutionner avec des attentes en termes d’expérience en constante évolution mais aussi en matière de services et d’offres.

Avec le commerce unifié qui fusionne des systèmes (front et back) potentiellement disparates en une plateforme unique, la technologie n’est plus une entité à part, elle s’intègre dans l’activité du commerçant, fournissant un système agile pour fournir un service efficace à tous les canaux.

 

1. Le centre commercial où travailler, vivre et jouer

Le centre commercial renaît en tant que centre ou magasin de proximité, et c’est d’autant plus vrai du fait de la crise sanitaire.

Le digital continue à rebattre les cartes, car le nouveau centre commercial privilégiera les interactions, la facilité et les expériences par rapport au shopping. Des espaces de coworking et de divertissements sont des idées qui mettent « l’expérience » et le triptyque « travail / vie / jeu » au cœur de leur stratégie. Ils remplaceront le centre commercial désuet, typique du XXe siècle.
Le centre commercial qui saura réellement utiliser le digital et le mettre au centre de sa stratégie deviendra la destination privilégiée, notamment grâce aux restaurants, bars à thèmes et cafés haut de gamme qui seront dirigés par des chefs de renom, mais aussi parce que l’individu pourra y trouver son bureau, des gymnases et pourquoi pas des écoles. En résumé, le centre commercial deviendra le nouveau centre-ville.

 

2. Le comportement en magasin sera directement lié à son profil

Le commerçant sera omnicanal (ou pas) en utilisant la reconnaissance faciale et le tracking via GPS.
Le commerçant physique comblera le fossé entre la collecte de données en ligne et le comportement des personnes via des caméras, la reconnaissance faciale, le tracking, les données des caisses (POS) et les analyses de type Google Analytics. Tout comme les e-Commerces peuvent analyser les comportements des clients sur leur site, le magasin physique utilisera le WiFi, des capteurs, des puces RFID et bien d’autres moyens. L’objectif est, bien évidemment, d’identifier les zones à forte fréquentation dans le magasin, les produits oubliés (non achetés), le temps d’attente, et même le mouvement des produits entre le rayon et la cabine d’essayage.

Du merchandising en temps réel à la prise de décisions fondées sur des données concernant la gestion des interactions physiques et la gestion du stock, l’ère des données du monde réel est arrivée. Combinées aux données du web, du mobile et des réseaux sociaux, la collecte et l’analyse de données en personne rapprochent les marques d’une véritable expérience client à 360 degrés.

Les magasins Amazon Go utilisent « computer vision » pour reconnaître les visages et les produits afin d’offrir une expérience d’achat fluide – sans véritable passage en caisse. Combiné aux données de navigation et de téléphonie mobile, le magasin s’équipe pour faire de meilleures recommandations, plus personnalisées, sur toutes les plateformes. Retail Deep remplace les cartes de fidélité par la reconnaissance faciale grâce à des caméras en magasin équipées d’une IA, qui envoient des notifications et des recommandations pertinentes au personnel lorsque des clients connus arrivent. Plus besoin de « cartes » de fidélité car les clients ont déjà été identifiés par leur visage. Cette start-up canadienne a rencontré le succès sur le marché chinois où la reconnaissance faciale est largement utilisée.

Commerce 1

Source : https://www.retaildeep.com/

3. Les consommateurs commencent à vendre leurs données et leur vie privée

Avec l’essor de la protection de la vie privée (RGPD), les consommateurs feront le choix des marques qui pourront accéder à leurs informations. Depuis des décennies, le consommateur échange des données contre un accès (médias sociaux) et des récompenses (programmes de fidélité). Le consommateur sait que ses données (déplacements en magasin, navigation en ligne, géolocalisation) sont utilisées. Il est aujourd’hui prêt à les négocier. Les marques passeront de la tentative de saisir le plus grand nombre de données possible sur les utilisateurs à un échange plus lucratif.

À mesure que le volume de données personnelles se multipliera et que la sensibilisation à la protection de la vie privée augmentera, un nouveau type de services et d’options devrait se développer : le respect de la vie privée en tant qu’option fera que le consommateur demandera à la marque d’être « payé » pour utiliser ses données. Le défi pour les marques sera de trouver l’équilibre entre l’acquisition, l’utilisation et le stockage des données tout en maintenant cet équilibre.
La carte de crédit d’Apple promet la confidentialité ; les données d’achat ne seront pas utilisées à des fins publicitaires, vendues à des tiers ou à toute autre fin. Accessible uniquement aux propriétaires d’iPhone, la carte Apple est également assortie d’un programme de récompenses sous forme de cashback.

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Le cashback avec la carte d’Apple (source : https://9to5mac.com/2019/08/12/apple-card-cashback-daily-cash/)

4. La guerre des livraisons

La livraison rapide et gratuite ne sera plus une option pour l’e-Commerce.
Amazon qui a apporté la gratuité de l’expédition, puis la gratuité de l’expédition en 2 jours, la livraison le lendemain et maintenant le jour même (Prime Now) permettra aux commerçants concurrents de proposer la même chose, en devenant leur transporteur.

L’année 2020 est un point de basculement pour la « livraison rapide et gratuite », car les activités d’Amazon dans le domaine de la logistique et de l’expédition visent à perturber le secteur des services de livraison standards et des services postaux. Le géant du commerce électronique passera du statut de client à celui de concurrent pour pratiquement tous les grands transporteurs. Après les services postaux, puis UPS et FedEx, les consommateurs peuvent s’attendre à voir le logo d’Amazon sur les véhicules de livraison de colis.

 

5. La livraison dans la voiture, dans le garage et à domicile

« Plus près de chez vous », va devenir « DANS votre maison ». En effet, les commerçants livrent désormais dans les véhicules, les foyers et les appareils des clients… Après l’expédition gratuite, la livraison à deux jours, à un jour et le jour même, la livraison se fait directement dans le coffre de votre voiture, dans votre garage ou même dans votre réfrigérateur. Alors que la guerre de la livraison s’intensifie, les transporteurs et les commerçants cherchent à accroître la rapidité et fluidité des livraisons en se rendant au domicile des gens et dans leur voiture grâce à la technologie d’accès à distance.

Outre la rapidité, ces méthodes de livraison visent à rendre les courses plus faciles et plus sûres (en évitant de faire fondre ou dégeler les glaces par exemple) ainsi qu’à réduire le vol de paquets, ce qui, à son tour, peut réduire le coût ou l’anxiété liés à la livraison/réception d’articles de valeur, tels que les appareils électroniques grand public ou les bijoux. Walmart InHome Delivery, grâce à la « smart-entry technology » et à des caméras, permet ainsi de livrer les commandes directement dans le réfrigérateur du client. Les livraisons peuvent également être effectuées dans la cuisine ou le garage d’un client.

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Source : https://corporate.walmart.com/newsroom/2019/06/07/were-taking-walmart-grocery-delivery-one-step-further

Checklist pour une stratégie de commerce unifié efficace

Lorsqu’il s’agit d’établir une stratégie pour votre entreprise de-commerce, si l’objectif premier est d’offrir une expérience client sans faille, il y a selon moi plusieurs points clés à prendre en compte. Vous augmenterez ainsi vos chances de mettre au point une stratégie de commerce unifié donnant aux clients la liberté de faire leurs achats comme ils l’entendent.

 

Cette checklist est l’occasion idéale d’aborder votre stratégie e-commerce du point de vue de vos clients et de votre entreprise. Cette checklist se découpe en 4 étapes :

1. Commencez par définir une vision

Je conseille de toujours commencer par définir une vision, autrement dit vous projeter dans l’avenir. Cette vision doit susciter l’intérêt et être réaliste. Une vision efficace doit aussi fixer un objectif pour l’entreprise, voire des chiffres et données étayant cette vision. Il peut s’agir de résultats chiffrés au sens strict du terme comme d’informations plus générales comme l’indice de satisfaction client. Votre vision gagnera à être « visualisée », et elle sera d’autant plus efficace qu’elle intégrera les avantages pour vos clients.

Lors de cette première étape, il convient de faire participer les bonnes personnes au travail sur la vision. Enfin, point important, veillez à ce que cette vision soit bien ancrée au sein de la direction de votre entreprise. Étant donné que le-commerce constitue la stratégie de base de nombreuses entreprises et qu’il affecte différents pans d’une organisation, cela ne devrait pas poser de problème.  

2. Procédez à un audit de l’existant

Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on part. À cette fin, faites un état des lieux de la situation dans laquelle vous vous trouvez ainsi que de vos objectifs (la « Vision »), à l’aide du modèle SWOT (forces, faiblesses, opportunités et menaces) ou bien du modèle PEST (aspects politiques, économiques, socio-culturels et technologiques).

Il est crucial de bien cerner et identifier la situation dans laquelle se trouve votre système actuel. Il vous faut donc dresser la carte de l’ensemble du système ainsi que des principales intégrations, celles-ci étant un élément de base important pour l’étape suivante. Sans compter que cela vous aidera à comprendre ce qui fonctionne bien et ce qui ne fonctionne pas et pourquoi.

3. Faites une analyse de commerce unifié

Dans le cadre de cette analyse, vous devez vérifier que certains éléments devant être pris en compte le sont bien, ou à l’inverse, vérifier ceux qui ne sont pas concernés. Attention toutefois car ces éléments présentent différentes opportunités ou fonctionnalités, différents niveaux de complexité, d’intégration des canaux, avec notamment des besoins de support système.

Le commerce unifié vise à proposer une expérience d’achat optimisée sur tous les points de contact avec le client. Il faut donc, pour chaque domaine, clairement identifier les activités, fonctionnalités, façons de répondre aux besoins des clients et autres pour pouvoir ainsi évaluer, prioriser et budgétiser les différentes actions à mettre en œuvre aux étapes suivantes.

Pour cette analyse de commerce unifiéje préconise de passer en revue : 

  • e-Commerce
  • Product Information Management (gestion des informations produits)
  • Gestion des commandes
  • CRM
  • Expérience utilisateur
  • Contenus
  • Marketing digital
  • Le Digital in Store
  • Points de vente
  • Paiements
  • Outils d’analyse
  • Marketplaces
  • Service client
  • Logistique
  • Cross-canal
  • Internationalisation
  • Architecture
  • Collecte et analyse des besoins
  • Organisation

 

4. Faites une analyse de rentabilité

Une part importante de votre stratégie de commerce unifié consiste à élaborer une analyse de rentabilité. Quels sont les avantages et opportunités, et quelle est la valeur de la stratégie et des activités proposées ? Comment mesurer les résultats obtenus ? Comment mener cette étude et quel en est le coût à court et à long terme ? Et quelles sont les ressources nécessaires ?

Il faut penser une stratégie de commerce unifié comme un programme avec une feuille de route indiquant l’ordre dans lequel les étapes doivent se faire. Par exemple, vous pouvez juger nécessaire de mettre en place une infrastructure avant de pouvoir passer à l’étape suivante. C’est une chose assez fréquente en cas de stratégie étendue qui a un impact majeur sur l’organisation.

En fonction de la complexité de mise en œuvre de votre stratégie, vous pourrez choisir entre différents modèles. Vous pouvez notamment utiliser les outils suivants : modèle d’effet, analyse coût-bénéfice, ROI (retour sur investissement), analyse de l’impact commercial, business model canvas, modèle de priorité de l’analyse de rentabilité, entre autres.

Vous pouvez ainsi faire appel à d’autres outils de mesure, notamment l’indice de satisfaction clients, l’indice de satisfaction collaborateurs ou encore l’efficacité interne.

Je vous souhaite toute la réussite dans la mise en place de votre stratégie de commerce unifié ! Si vous souhaitez obtenir plus d’informations à ce sujet, contactez-nous à l’adresse experts@sqli.com.

A l’ère des robots, comment savoir rester humain ?

À l’heure où l’on ne cesse de nous marteler que seuls ceux qui réussiront à se faire apprécier des robots d’indexation et autres outils de recherche rafleront la mise, on oublie parfois qu’il faut rester soi-même, autrement dit humain, pour faire la différence.

Le-commerce reste du commerce, une activité humaine très ancienne, et le vieux proverbe chinois «Celui qui ne sait pas sourire ne doit pas ouvrir boutique» est lui aussi toujours d’actualité. Alors que dans la vraie vie, le bouche à oreille fonctionne souvent pour décrier la mauvaise qualité de service d’un restaurant ou d’un magasin, dans le-commerce moderne, de nombreux sites ne se donnent même pas la peine d’essayer d’apporter du service à leurs clients. Quelle serait votre réaction si, dans un magasin spécialisé, le commerçant vous remettait simplement la fiche technique du fabricant pour fonder votre décision d’achat ? Un peu ridicule, non ? Et pourtant, en matière de-commerce, il s’agit davantage de la norme que de l’exception. Et cela met paradoxalement en position de faiblesse car si vous n’êtes pas celui qui proposez le prix le plus bas, ce n’est pas vous qui remportez le client.

La solution ? Adopter la bonne vieille technique du branding, à savoir devenir quelqu’un. Car, oui, vous pourriez parfaitement continuer à vendre des baskets Nike et « être quelqu’un ». En boutique, c’est le travail que l’attend de tout bon vendeur. Votre outil est votre contenu, qu’il prenne la forme de textes, d’images, de vidéo ou de tout autre support.

 

Le dilemme Homme / Machine

Si vous comptez opter pour davantage de contenu rédactionnel, beaucoup vous diront que cela nuira à votre référencement. Pour nous, c’est tout l’inverse. Google est un outil conçu pour les personnes. D’ailleurs, Google n’a jamais caché qu’il recherche avant tout du contenu capable d’entrer en résonance avec le public, c’est à dire d’autres êtres humains.
En bref, si les internautes s’intéressent à votre contenu, les moteurs de recherche le feront aussi. Par conséquent, la simple reprise de contenus trouvables sur d’autres sites est donc une très mauvaise idée en matière de référencement. Comme Google s’efforce chaque jour de devenir toujours plus humain, vous feriez une erreur en agissant comme un robot.

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Pas encore ça.

Comment être humain ?

Oui, il est parfaitement possible d’être humain, y compris dans un contexte technologique. Parmi les différentes voies pour y parvenir, voici quatre pistes :

  • Soyez source de conseil. Analysez en détail le parcours client et orientiez vos visiteurs vers ce qu’il faudrait qu’ils recherchent. Non seulement en termes de produits associés, mais aussi par rapport à leur recherche initiale. Si vous vendez des chaussures de running, vous pouvez (sur une page produit) par exemple demander les informations suivantes : «Souffrez-vous d’un affaissement de la voûte plantaire ? Si ce n’est pas le cas, ce ne sont pas les chaussures qu’il vous faut. Regardez plutôt celles-là. ».
  • Faites preuve d’audace. Nous aimons citer l’exemple du revendeur scandinave d’équipement audio haut de gamme HIFI-klubben. Ce revendeur indique non seulement les points forts du produit consulté, mais également ses points faibles. Cette approche lui permet ainsi d’augmenter ses ventes, mais aussi de s’imposer comme autorité de référence dans son domaine de compétence.
  • Répondez à des questions concrètes. En général, on ne recherche pas de concept générique de type « voitures ». On va plutôt rechercher « Quels sont les modèles de voitures équipées de sept places ? ». En choisissant d’axer le contenu de votre site pour répondre à ce type de questions plutôt que sur des caractéristiques génériques que d’autres auront également, vos résultats de recherche n’en seront que meilleurs.
  • Soyez vous-même. Vous avez choisi de vendre ces produits pour une bonne raison. C’est vous qui les avez choisis parmi une large sélection de marques que vous aviez la possibilité de vendre, et non l’inverse. Les produits que vous vendez doivent servir à bâtir votre marque, et non l’inverse.

 

Être quelqu’un

Au final, ce qui compte, c’est d’être « quelqu’un », d’établir sa marque dans l’esprit des clients comme une marque offrant davantage qu’un simple bas prix sur les comparateurs de prix. Ne croyez pas cette « vérité » éculée selon laquelle il n’existe pas de fidélité à la marque dans l’e-commerce. Voyez plutôt cela comme un filon à creuser. La prochaine fois, il se pourrait bien que vous soyez le premier à qui le client va s’adresser.

SEO : l’indice de visibilité au service de votre référencement

Vous constatez une baisse anormale du trafic organique sur votre site ? Vous devez très probablement subir une perte de visibilité. Pour y faire face, l’indice de visibilité est votre allié en matière de SEO. Voyons ensemble de quoi il s’agit, comment analyser les tendances de votre site et enfin comment réagir face à une baisse importante de trafic.

 

Qu’est-ce que l’indice de visibilité en SEO ?

L’indice de visibilité, proposé par le logiciel SISTRIX, est devenu un incontournable dans le monde du SEO. Cet indice traduit l’évolution de la visibilité de votre site sur Google, sans tenir compte de facteurs externes comme le trafic total généré. En d’autres termes, il reflète les performances globales de votre site en matière de SEO et révèle ainsi si votre optimisation, aussi bien au niveau des mises à jour techniques que du contenu, est efficace.

 

Quelles sont les causes possibles d’une baisse de visibilité ?

Toute modification apportée à votre site est susceptible d’augmenter ou de diminuer sa visibilité. Oui, absolument la moindre modification, qu’il s’agisse des balises de titres et d’en-têtes, d’adaptations techniques au niveau du back-end ou encore d’une mise à jour du modèle visible en front-end. Petites évolutions, mises à jour essentielles ou correctifs urgents : si l’ampleur du changement est subjective, les répercussions sur votre visibilité sont, elles, bien réelles.

Prenons l’exemple des balises meta noindex utilisées sur toutes les pages en préproduction. Alors que leur suppression au moment du déploiement est une opération très rapide, si vous l’oubliez, c’est toute votre visibilité qui tombe à l’eau.

Voici une liste non exhaustive des causes les plus courantes d’une baisse de visibilité.

  • Les anciennes pages ne sont pas redirigées correctement vers la nouvelle URL cible
  • Le rendu JavaScript du contenu principal complique l’accès de Google à votre site
  • La navigation principale de votre site ne permet pas d’accéder à toutes les pages
  • Pour certaines fonctionnalités, des boutons sont utilisés à la place de balises de lien
  • Le poids des pages a augmenté, et par conséquent les temps de chargement aussi

 

Comment connaître son indice de visibilité ?

L’indice de visibilité est intégré au module SEO de la SISTRIX Toolbox, disponible en version d’essai gratuite pendant 14 jours. Rendez-vous sur sistrix.com, entrez votre nom de domaine dans le champ de recherche et cliquez sur « Start ». Vous obtiendrez immédiatement tout un ensemble de données SEO exploitables concernant votre site, comme des suggestions de mots clés, le classement de votre site et, bien sûr, votre indice de visibilité.

Comment interpréter son indice de visibilité ?

Si la valeur de votre indice suit une tendance horizontale, votre site est stable et n’est pas affecté par les grandes mises à jour de Google (les vignettes bleues sur l’image ci-dessous). En d’autres termes, vos efforts de référencement ne portent pas préjudice à votre site pour le moment.

 

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Pour ce nom de domaine, on observe un exemple typique de tendance horizontale à long terme entre le T1 2017 et le T3 2019. La baisse importante visible en 2018 est très probablement due à un problème technique qui a été rapidement résolu.

Si la valeur de votre indice suit une tendance ascendante régulière, tout va bien. Dans ce cas, votre stratégie d’optimisation SEO est manifestement efficace, n’en changez pas.

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En début de T3 2019, ce nom de domaine affiche une tendance ascendante positive. Les (éventuelles) mesures de référencement mises en place fonctionnent. Cette évolution peut également refléter la baisse de visibilité d’un concurrent ou une mise à jour de l’algorithme de Google.

Une tendance descendante brusque indique des problèmes, aussi il faut en chercher la cause.

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Ce nom de domaine affiche une brusque tendance descendante début janvier 2017 avant de retrouver un indice de visibilité de valeur 12 au début de l’année 2020.

Commencez par observer la date de la baisse : votre site a-t-il fait l’objet de modifications majeures à cette période ? Nous l’avons dit, une baisse de visibilité peut s’expliquer par plusieurs facteurs. Commencez votre analyse en vérifiant les points suivants :

  • Avez-vous apporté des modifications techniques susceptibles d’empêcher Google d’atteindre votre contenu principal ?
  • Avez-vous mis à jour un grand nombre d’URL sur votre site sans rediriger l’ancienne URL à l’aide d’un en-tête Redirection 301 ?
  • Avez-vous migré de HTTP à HTTPS ?
  • Reste-t-il des balises meta noindex sur de nombreuses pages qui devraient être actives ?
  • Avez-vous apporté des modifications au fichier robots.txt qui empêcheraient les bots d’explorer votre site ?
  • La date de la baisse de visibilité coïncide-t-elle avec une mise à jour de Google ?
  • Avez-vous modifié la navigation principale de telle sorte que les bots ne parviennent plus à accéder à toutes les pages de votre site ?

Il s’agit là des causes les plus courantes d’une baisse importante de votre indice de visibilité. Cette liste n’est en aucun cas exhaustive, et le manque de connaissances est souvent la raison première d’une perte de visibilité. Il est évidemment impossible de résoudre un problème dont on n’a pas conscience. Récupérer une bonne visibilité prend généralement du temps, et la solution ne saute pas toujours aux yeux, d’autant plus si des évolutions techniques sont nécessaires.

Que la tendance de votre visibilité soit horizontale, ascendante ou descendante, une amélioration est néanmoins toujours possible. Si vous êtes aussi passionné que nous par le SEO et la visibilité, ou si vous avez tout simplement des questions au sujet de la visibilité de recherche au sens large, n’hésitez pas à nous contacter pour en discuter. Qui sait, nous pourrions bien faire de grandes choses ensemble.

Sécurité alimentaire : les supermarchés chinois ont recours à la Blockchain

En Chine, de nombreux scandales liés à la contrefaçon alimentaire et aux fausses certifications ont détérioré la confiance des consommateurs dans les produits achetés en supermarché. Alors que les consommateurs chinois plébiscitent progressivement les aliments biologiques et plus sains, trouver une solution pour assurer plus de sécurité alimentaire est devenu un enjeu majeur pour les industriels et les distributeurs.
 

C’est dans ce contexte qu’Alibaba s’est intéressé à la Blockchain. Le groupe a commencé à intégrer cette solution dès 2016 pour retracer l’origine des aliments à travers ses supermarchés Hema et sa plateforme e-commerce de produits frais Yiguo.
 

Une traçabilité des produits alimentaires rendue possible grâce à la Blockchain

40% des entreprises du secteur agroalimentaire mondial considèrent l’approche traditionnelle de certification comme insuffisante, et 39% d’entre elles sont conscientes que leurs produits peuvent être facilement contrefaits (PwC, 2018). LBlockchain a donc un réel potentiel pour garantir aux consommateurs une traçabilité sûre et irrévocable, et résoudre les problèmes de sécurité sanitaire des enseignes du secteur.

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Source : Alizila.com

En 2016, Alibaba lançait le premier supermarché connecté Hema, dont l’une des principales innovations est la possibilité pour le client de scanner le QR code du produit via l’application mobile de l’enseigne lorsqu’il fait son shopping en magasin, ou à la réception de son achat dans le cas du shopping en ligne. Il a ensuite accès aux informations suivantes :

  • La localisation du produit et sa température tout le long du processus de livraison 
  • Le nom du producteur
  • Les photos des licences et timbres gouvernementaux qui certifient les distributeurs
  • Les certificats et labels alimentaires
  • Les pesticides et produits chimiques utilisés dans les cultures

A ce jour, le système permet de faire le suivi de produits variés qui incluent la viande, les fruits de mer, le riz, le tofu, le soja, les fruits et légumes, la volaille, les œufs, les produits laitiers, les huiles de cuisson et les compléments alimentaires. Chaque produit est lié à un code qui lui est propre, de sorte que l’information fournie soit spécifique au produit même, et non au lot dont il faisait partie. Le système regroupe les agriculteurs, les artisans, les industriels, les livreurs, les distributeurs, les organismes certificateurs et les consommateurs sur une même plateforme, afin de fournir la meilleure transparence possible. La plateforme publique disponible à tous permet d’intégrer en temps réel les informations concernant les changements de mains des biens entre les différents acteurs de manière claire et honnête.

En plus d’établir la traçabilité du produit à chaque étape de son parcours sur la chaîne de distribution, l’implémentation de la Blockchain facilite aussi la gestion des retours. Il en effet devient possible d’identifier et de localiser les produits qui doivent être remplacés. Un processus habituellement cher et compliqué qui cause de nombreuses pertes physiques et économiques. 

Le système est rendu possible car un nombre croissant de marques adoptent la technologie Blockchain et se plient au processus de traçabilité.

Des acteurs de l’agroalimentaire adoptent la technologie

Afin de rendre la Blockchain réellement efficace et digne de confiance, plus le nombre d’acteurs est grand, plus la traçabilité peut être précise. Cela a abouti à la formation d’alliances et de consortiums en Chine, créés entre les principaux distributeurs, les entreprises de livraisons, les entreprises technologiques et les supermarchés qui adoptent la Blockchain à l’échelle internationale.

Par exemple, le Food Trust Framework (Alibaba) est un consortium dont les membres souhaitent suivre les aliments produits en Chine et garantir les imports internationaux en provenance d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Il regroupe depuis 2018 : 

  • Tmall international, soutenu par la plateforme e-commerce Alibaba à l’origine de l’initiative  
  • Fonterra, une coopérative néo-zélandaise pour les produits laitiers qui regroupe 10 000 fermiers 
  • New Zealand Post, le service postal néo-zélandais 
  • Blackmores, une entreprise australienne spécialisée dans les compléments alimentaires  
  • Australia Post, le service postal australien

A la dernière étape de la chaîne de distribution, et en contact avec les consommateurs, ce sont les supermarchés d’Alibaba qui adoptent la technologie au travers de leurs canaux :

  • Yiguo : le site chinois de distribution alimentaire en ligne compte 5 millions de clients et plus de 1000 entreprises qui peuvent désormais retracer l’origine de leurs produits achetés en ligne.
  • Hema (Freshippo) : l’application mobile de l’enseigne permet à ses consommateurs d’accéder aux informations avant leur achat en magasin.

La Blockchain Food Safety Alliance lancée en 2018, en Chine également, est l’association à l’origine de quatre acteurs principaux  

  • Walmart : le distributeur américain compte 500 magasins en Chine et avait annoncé en 2019 en ouvrir de nouveaux pour doubler ce nombre 
  • JD.com : la principale plateforme e-commerce concurrente d’Alibaba, plus spécialisée dans les produits électroniques
  • Tsinghua National University : le centre de recherche de l’université de Beijing, avec une expertise en gestion de blockchain et de l’écosystème alimentaire chinois
  • IBM : l’entreprise de logiciel derrière le développement de la plateforme Blockchain IBM Food Trust

Plus qu’une alliance, le réseau de confiance alimentaire d’IBM (IBM Food Trust) qui se base sur l’utilisation de la blockchain d’IBM a été adopté mondialement par des distributeurs et enseignes comme Carrefour, Kroger, Dole, Tyson Foods, Nestlé et Unilever qui contribuent au développement constant du nombre de produits ajoutés au système.

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Source : IBM

Regagner la confiance des consommateurs en éliminant leurs inquiétudes

La fraude alimentaire est un défi mondial. Selon une recherche de la Michigan State University, les aliments contrefaits représentent 40 milliards de dollars chaque année, ce qui fait de l’implémentation de ces systèmes de traçabilité un atout clé. Comme mentionné plus haut, l’immutabilité de la traçabilité permet la détection de faux ingrédients, ce qui crée plus de confiance dans les échanges internationaux de produits alimentaires et la production locale. Cela permet de résoudre les cas de contamination alimentaire, puisque le produit peut être identifié rapidement sur la blockchain et immédiatement retiré des ventes.

 

Enfin, en utilisant la technologie pour rebooster la confiance des consommateurs dans les informations et labels présents sur les emballages, les distributeurs peuvent garantir la fourniture de produits authentiques, accroître leurs ventes et gagner un nouvel avantage compétitif. C’est le début d’un nouveau mode de distribution, plus juste, transparent et axé sur les préférences du consommateur.

Le système de traçabilité chinois a vu grandir son nombre d’adopteurs depuis son lancement en 2018. Des distributeurs et marques internationales rejoignent la plateforme pour créer et renforcer ensemble un réseau de traçabilité mondial, pour décourager les fraudes et promouvoir la sécurité alimentaire dans les échanges locaux et internationaux.

Parmi ses usages, la Blockchain s’intègre également dans les chaînes de distribution par les industriels et les distributeurs. Il s’agit là clairement d’un cas d’usage au potentiel économique puissant ; nous ne sommes plus si loin d’un système de traçabilité complet, du lieu de production à l’assiette du consommateur pour la majorité des aliments produits dans le monde.