Des clients fidèles grâce au branded commerce

Pour beaucoup, les bips, jingles et autres sonneries de nos smartphones sont des bruits quotidiens que l’on guette. Qu’il s’agisse d’un tendre message de son ou sa conjoint(e), d’un mème humoristique, d’un e-mail professionnel ou encore d’une notification d’une appli de fitness, la communication numérique façonne notre quotidien. Il y a un téléphone mobile dans chaque poche et un ordinateur portable sur le canapé ou sur la table de la cuisine. En tant que consommateur, vous savez tout cela. C’est votre vie numérique. Or les entreprises ne réalisent pas toujours que le numérique est devenu le support le plus important pour transmettre leurs messages de marques à leurs clients, ce qui leur coûte de précieux clients. 

 

La révolution du « en ligne » a ouvert le commerce à l’international, ce qui signifie en contrepartie une nouvelle concurrence. En tant qu’entreprise, vous devez vous distinguer de la concurrence. Pourquoi votre client vous choisit-il vous, et non l’un de vos concurrents ? Êtes-vous le moins cher, fournissez-vous le meilleur service, ou votre marque apporte-t-elle une valeur telle que les clients veulent vous suivre ? Pourquoi un client va-t-il choisir votre marque ? 

 

Transactions ou relations ? 

Si vous voulez être le moins cher, vous entrez sur un terrain de jeu très animé où vous pouvez disparaître du jour au lendemain. C’est une jungle en ligne où la concurrence sur les prix est féroce et le client n’a aucun scrupule à changer de boutique pour un seul euro de différence. Si, au lieu de cela, vous offrez un service de haute qualité et avez une marque attrayante, les clients ne tarderont pas à vouloir vous suivre dans la durée. 

Soyons réalistes, lorsque l’on se focalise sur le prix, on ne devient rien d’autre qu’un panier avec un bouton d’achat et des euros à la place des yeux. Le seul objectif est de réaliser des ventes. Mettez l’accent sur la valeur ajoutée pour développer votre marque, sur qui vous êtes, de même que les valeurs que vous représentez. Ainsi, vous gagnerez la confiance du client, et même sa fidélité. Ce que vous dites, en somme, c’est : je veux établir une relation, vous pouvez me faire confiance, et je suis responsable de mes actions. Cette démarche s’appelle le branded commerce : les gens s’identifient à votre marque et s’y reconnaissent de sorte que vous liez les clients à votre marque. Ils vont devenir fans de celle-ci et feront passer les expressions de votre marque à leur entourage, dans la vraie vie comme en ligne via les réseaux sociaux. Vous gagnez des influenceurs, même face à une concurrence moins chère. Vous sentez cet amour ? 

 

L’essor du branded commerce 

Sans surprise, l’utilisation du branded commerce connaît une croissance exponentielle. Son adoption a tardé car à un moment donné, les plateformes de-commerce en quête de conversion se sont développées autour de tests A/B interminables et de technologies très informatiques. Les clients se retrouvaient sur une page avec une grille de produits et des dizaines de filtres, de boutons et de curseurs censés faciliter leur choix... Tout se ressemblait. Pas vraiment d’émotion et assurément pas une once d’amour. Pourquoi un client vous choisirait-il, vous et pas quelqu’un d’autre, si vous n’êtes pas le moins cher ? 

Il vous faut une belle histoire, le truc vieux de 30 000 ans qui marche encore aujourd’hui. Les belles histoires et les récits sont profondément enracinés dans notre cerveau. C’est la raison pour laquelle nous adorons Game of Thrones, Harry Potter et Walt Disney, ainsi que Nike, Tesla et Red Bull. Les histoires engagent notre partie émotionnelle et notre besoin de conflit. C’est comme cela que les clients s’attachent réellement aux marques et c’est là que le commerce et le marketing s’entremêlent. Bien sûr, vous ne pouvez pas vous contenter de créer de la fiction. Il faut qu’elle résonne avec votre marque et votre groupe cible, afin qu’à l’arrivée il y ait une certaine préférence pour votre proposition. Alors, comment allez-vous lancer l’histoire de votre marque ? 

 

Créer le récit de sa marque 

Toute bonne histoire commence par un narrateur. Il nous faut donc d’abord déterminer votre identité et la valeur de votre marque. Qui êtes-vous et que symbolise votre marque ? Quelles valeurs et quels critères de moralité fondamentaux partagez-vous avec votre public ?  Utilisons la pyramide de la marque pour les représenter, également appelée l’ADN de la marque. Pas à pas, vous allez déterminer les éléments constitutifs de votre marque. 

Le résultat de la construction de la pyramide de votre marque détermine l’image extérieure et la voix de votre marque. Il contribue à définir votre proposition de valeur distinctive, au développement de l’histoire de votre marque, à votre stratégie marketing et à vos plans de communication. La pyramide de votre marque est essentiellement le schéma directeur sur lequel vous pouvez vous appuyer pour préserver la cohérence de comportement de la marque. C’est la bible de votre marque, qui garantit que toutes vos initiatives de marketing et de communication sont totalement en phase avec l’ADN. Et maintenant que votre narrateur est confortablement assis dans son fauteuil, avec sa voix belle et douce, quelle histoire de marque va-t-il bien raconter ? 

 

Il était une fois… 

Souvenez-vous du temps où vous étiez enfant, et que vous écoutiez une histoire racontée par vos parents ou peut-être par votre maître ou maîtresse d’école ? Rappelez-vous comment sa voix, le rythme et le choix des mots qu’il ou elle employait faisaient fourmiller votre imagination. Vous ressentiez le plaisir d’une nouvelle expérience sans risque de quelconques souffrances ou difficultés. En tant qu’auditeur, vous vivez et revivez les évènements au travers de l’histoire. Sentez-vous la puissance des histoires maintenant ? Racontons donc votre histoire. 

 

Une histoire de marque authentique présente généralement les caractéristiques suivantes : 

 

  1. La singularité de la marque
  2. Sa fondation 
  3. Le problème auquel vous apportez une solution 
  4. Les moments « eurêka » que vous avez vécus 
  5. Le développement de votre marque 

 

Et quelle meilleure façon d’illustrer ces cinq points qu’avec une histoire ? Une célèbre histoire nous vient de Sir James DysonWikipédia (version anglaise) nous raconte ceci : 

En 1974, James Dyson achète un aspirateur Hoover junior, qui s’encrasse rapidement et perd de l’aspiration au fil du temps. Contrarié, James vide le sac pour essayer de rétablir l’aspiration, mais cela n’a aucun effet. En ouvrant le sac pour voir quel est le problème, il remarque une couche de poussière à l’intérieur, qui obstrue les fines mailles du matériau… Et bien sûr, l’histoire continue. James Dyson découvre que les systèmes à cyclone géant fonctionnent mieux, mais qu’ils ne sont généralement pas utilisés à petite échelle du fait de leur coût élevé. Alors, à l’aide de carton et de scotch, il se rend compte qu’on peut tout à fait appliquer ce principeà bien moindre coût. 

Il est plus facile de se souvenir d’une histoire que de faits ou d’incidents sans rapport entre eux – l’histoire crée dans notre cerveau des connexions solides qui sont plus facilement stockées dans notre mémoire. Les histoires donnent du contexte et du sens à notre monde. Après avoir lu l’histoire de la marque Dyson, vous n’allez plus associer Dyson à un aspirateur haut de gamme qui fonctionne apparemment très bien. Vous vous souviendrez que James Dyson a été déçu de son aspirateur et qu’il a bricolé avec du scotch pour trouver une meilleure solution. Vous vous souviendriez de l’origine et du pourquoi de Dyson, une chose à laquelle vous pouvez vous identifier. 

Le récit narratif ou « storytelling » fonctionne également pour le B2B, comme le montre HP dans « The Wolf » avec Christian Slater. Comme l’indique le premier commentaire sur YouTube, « honnêtement, c’est beaucoup mieux que la plupart des trucs qu’on nous montre au cinéma. »   

 

Inspirer, surprendre ou informer 

 

Outre le fait de créer vous-même des histoires, vous pouvez également inspirer vos clients, et les influenceurs. Grâce au comportement que vous affichez en tant que marque et à la formidable expérience qu’offre votre marque, vous pouvez motiver des clients à partager leur histoire sur les réseaux sociaux. Comme le fait National Geographic avec les concours de photos ou Spotify avec des campagnes ludiques dans lesquelles apparaissent des playlists inhabituelles d’utilisateurs. C’est comme cela que vous faites monter votre public lui-même sur scène. 

Evidemment, pour la plupart des marques, l’accent est mis sur le site internet. Aujourd’hui, un site se doit d’inspirer, de surprendre ou d’informer de façon approfondie. Une simple grille n’affichant que des produits ne dit pas grand-chose, à part le prix et le descriptif. Ce n’est pas comme ça que vous allez vendre des produits Dyson, sauf à être le moins cher. Sans compter que, dans la plupart des marchés, l’assortiment et la concurrence en ligne ne cessent d’augmenter. Une sélection proposée au client est plus souvent le résultat du hasard que d’un choix. Prenez un site comme Booking.com que nous sommes nombreux à avoir utilisé. Même si vous faites une recherche sur une zone restreinte pour trouver un hôtel sympa, vous pouvez avoir l’impression de chercher une aiguille dans une botte de foin. Au lieu de cela, ne serait-il pas génial de pouvoir plutôt choisir toujours la même chaîne d’hôtels ? 

 

De la confiance découle la fidélité 

L’image de marque aide le client à choisir. Si j’achète ici, ce sera génial. Avec une marque forte, le client peut compter sur une certaine qualité ou un certain service que promet la marque. Le client s’identifie avec l’idée transcendante de la marque, comme la marque de vêtements éthiques Patagonia qui se considère comme une entreprise activiste. Une marque, ce n’est pas du rêve ou de la fiction, c’est révéler l’essence de l’entreprise et donner du caractère pour encourager les gens à s’identifier à votre marque. Si vous le faites bien, vous allez bâtir une communauté qui sera fidèle à votre marque. Et si ses membres la transmettent à d’autres, ce n’est pas des prix qu’ils vont parler. Mais bien des valeurs qu’ils partagent avec vous. 

CES 2020 : le meilleur des innovations

Maxime Thubière et moi-même étions les envoyés spéciaux au CES de Las Vegas. Pour compléter notre premier article, je vous propose de revivre nos pérégrinations et partager avec vous toutes nos découvertes.

D’ailleurs, nous ferons une restitution complète à Lyon, Nantes, Bordeaux, Paris et Toulouse à partir du 23 janvier 2020.

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Ouverture du CES : ça roule pour Samsung !

La 1e journée a été marquée par la keynote du géant coréen qui a présenté son assistant Ballie, assistant qui n’est plus si virtuel que ça puisqu’il prend la forme d’une balle qui vous suit à la trace, et qui est capable de regarder par la fenêtre pour analyser la météo, de déclencher l’aspirateur s’il détecte un spot à nettoyer, de surveiller la maison et la famille, ou encore de vérifier vos mouvements de yoga (!)… d’autres applications restent à trouver, et il est plutôt étonnant que Samsung n’ait pas évoqué plus d’applications liées au contrôle de la maison (luminaires, prises connectées, volets roulants…).

 

Côté smart home, Samsung a présenté son réfrigérateur connecté, capable de regarder ce qu’il contient, de proposer des recettes et… de les préparer grâce à des bras articulés ! Il s’agit du Robot Chef qui, s’il laisse entrevoir de belles possibilités dans le futur, s’est contenté lors de la démo de couper du tofu et de verser des sauces et condiments dans un saladier (en ouvrant toutefois un placard pour prendre une sauce, ce qui est assez impressionnant !). C’est le démonstrateur qui s’est occupé du reste des manipulations de la recette guidée. Ce réfrigérateur dispose par ailleurs d’une « growing station » capable de faire pousser fruits et légumes.

Growing station

 

L’autre grande tendance abordée est la ville intelligente (smart cities) complétée de solution de smart building. La démo dédiée a mis en avant le projet de régulation de trafic rendue possible grâce à la 5G : la ville communique avec les véhicules et les piétons en situation de fragilité.

Smart cities

 

Delta Airlines nous fait planer

La compagnie aérienne a fait le plein de bonnes idées innovantes dans l’optique de réduire le stress des voyageurs, et on retient déjà une technologie qui paraît très prometteuse : la Parallel Reality. Un écran est en mesure d’afficher une information personnalisée à plusieurs spectateurs en même temps !

Ainsi, nous nous sommes précipités à leur stand où nous avons eu une démo live… époustouflante ! Elle démarre dans une 1ère salle face à un premier écran où l’on nous montre que, en fonction d’où on se place, nous voyons une information différente sur l’écran, ce qui est démontré par un ensemble de miroirs. Nous rentrons ensuite dans une 2ème salle où, après avoir scanné le QR code d’une carte d’embarquement à notre nom, l’écran affiche à chacun d’entre nous notre nom, notre destination et notre porte d’embarquement, et cela fonctionne tout en se déplaçant dans la pièce ! Nous avons été dans les 100 premiers au monde à tester cette technologie et c’est assurément L’innovation du CES 2020 !

Delta airlines

 

Smart sinon rien

Nombreux sont les acteurs qui se sont emparés des deux grandes thématiques que sont la smart home et les smart cities, voici celles que nous ont le plus retenu notre attention.

Smart home

Côté français, Legrand se concentre sur le tableau électrique connecté ainsi qu’une serrure connectée pour un foyer toujours plus sécurisé.

Legrand

Chez CareOS, nous avons essayé leur miroir intelligent qui comprend commandes vocales, reconnaissance des visages et des objets, analyse de la peau et essai de produits en temps réel, ou encore un coach (économies d’eau et fitness notamment) … ce ne sont que des exemples des nombreuses applications possibles tant à la maison qu’en magasin, avec déjà de belles réussites et partenariats (tels que Pierre Fabre) !

Careos

 

Autre miroir intelligent, celui de Lululab, analyse le visage et peut proposer les produits cosmétiques adéquats.

Google est également un acteur de la smart home sur qui compter avec ses produits et son écosystème de partenaires compatibles (et il y en a !), faisant concurrence avec celui d’Amazon.

Google

Smart cities

Outre le projet de Samsung, les constructeurs automobiles font également partie des leaders en la matière. Toyota a fait la promotion de la Woven City (citée dans notre précédent article). Hyundai nous a tout autant impressionnés avec le concept de hub qui comprend un héliport sur le toit. Hyundai propose d’ailleurs le véhicule aérien personnel UAM S-A1, en partenariat avec Uber, qui pourra y atterrir sur l’héliport. Des navettes roulantes autonomes s’arriment au hub et se déclinent en transport public, privé, meublé, food truck, ravitailleur électrique sans fil ou médicalisées… J’aime cette idée de hub car il permet de venir l’intégrer à une ville existante.

Par ailleurs, nous avons retenu Ekin, qui produit un poteau nommé Spotter. Ce dernier combine différents modules : qualité de l’air, météo, contrôle de la vitesse, reconnaissance des plaques automobiles, surveillance vidéo… ainsi que NoTraffic qui édite une plateforme autonome de gestion du trafic.

 

Le retail et l’e-commerce également à l’honneur du CES 2020

Plusieurs innovations sont également à destination des acteurs du retail et de l’e-commerce. Nous avons notamment essayé au sein du pavillon de la French Tech la solution de Retail VR qui permet de se balader dans une boutique en réalité virtuelle. C’est une réalisation pour Nespresso d’expérience 3D d’achat web immersive que nous avons testé.

Scanblue

Scanblue, qui édite des modèles 3D de produits physiques pour les utiliser en réalité augmentée ou en réalité virtuelle, est similaire à Retail VR.

Nous avons ensuite croisé des concepts de personnalisation : Aetrex qui modélise en 3D des pieds et produit dans la foulée une semelle personnalisée et Talamoos qui édite une solution prédictive (IA) déduisant des personnalisations et recommandations (ils nous ont d’ailleurs fait une démonstration de leur solution sur une plateforme de vidéo à la demande similaire à Netflix).

Enfin, Wag.travel produit une solution de personnalisation permettant d’optimiser la conversion en acheteurs pour les sites e-commerce de voyage…

Dans notre besace, nous avons également rapporté des découvertes de divers horizons : automobile, fintech, travail collaboratif, greentech, multimédias et santé dont nous pourrons également discuter ensemble lors des restitutions en agences SQLI !

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CES 2020 : l'expérience de l'humain comme barycentre de l'innovation technologique

Cette 53ème édition du CES a fait la part belle à l’expérience en recentrant le débat de l’innovation technologique sur l’humain pour mieux le connecter à lui-même (surveiller sa santé), à sa maison, à son environnement (mobilité urbaine et voyage) et aux enjeux de la planète. Nous pouvons ainsi en retenir 4 piliers de l’innovation en 2020. Suivez les guides ! 

 

La santé au cœur des préoccupations

Une multitude de solutions d’analyse de la peau (Miroir Poséidon de CareOS), de suivi du rythme cardiaque (Binah.ai), du stress (Sompo Himawari) ou de suivi du sommeil (ScanWatch by Withings) font leur percée.

Nous sommes face à un champ des possibles qui s’élargit continuellement grâce aux progrès de l’intelligence artificielle (IA), combinés à la multitude de capteurs et de données existants. Il n’est pas étonnant de voir comment certains grands acteurs internationaux s’intéressent au sujet : Amazon a créé une division « Health », Walmart investit dans des cliniques et Google a racheté Fitbit fin 2019. L’enjeu reste encore une fois pour l’individu de garder le contrôle de ses données. A nous d’être vigilants !

Pierre fabre ces

 

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Connecter sa maison à son écosystème, l’incontournable

Les plateformes centralisées de gestion et d’orchestration de la maison intelligente furent les stars du CES 2020, et chacun y va de la sienne, l’enjeu étant la capacité à intégrer les objets de la maison et les partenaires du secteur de la Smart Home. Nous avons ainsi retrouvé la plateforme Homex de Panasonic boostée à l’IA pour adapter l’expérience de la maison connectée, ainsi qu’Enki de Leroy Merlin (400+ produits et 25 partenaires) qui permet de définir des scénarios personnalisés avec les objets connectés de la maison. Citons également Legrand et son panneau électrique connecté Drivia et la serrure et les clés connectées de Netatmo qui n’ont pas besoin d’être reliées au Cloud (puisque l’information est stockée dans la clé).

 

Homex ces

 

L’expérience fluide de mobilité urbaine, la grande promesse

Plus connectée que jamais, la thématique de la mobilité urbaine est guidée par l’idée d’avoir une vue globale pour assurer une expérience fluide. La mobilité urbaine peut compter sur la voiture autonome ; constructeurs et équipementiers proposent tous leur solution de véhicule autonome connectée à la Smart City, ainsi que des aéronefs à décollage et atterrissage verticaux (Air Taxi de Bell ou de Hyundai S-HUB). Le tout s’appuie sur la technologie de computer vision à base de Lidar (Light – ou Laser Imaging – Detection And Ranging ; capteurs 3D) qui est plus performante mais toutefois pas encore design… les capteurs ne s’intègrent pas encore efficacement aux véhicules. Et pour aller plus loin c’est Toyota qui projette de construire une ville test au pied du Mont Fuji pour expérimenter les technologies et usages de demain, la Woven City.

 

Dans le domaine du voyage, c’est véritablement Delta et son partenaire Msiapplied Science qui nous a bluffés avec sa technologie de Parallel Reality. Cette technologie accomplit la prouesse d’afficher, sur un unique panneau d’affichage, un message personnel à plusieurs personnes en simultané (aujourd’hui jusqu’à 100 personnes). Par exemple, dans le but indiquer leurs informations de voyage et les guider dans l’aéroport (ce concept est en pilote cette année à Detroit). Nous l’avons testé en avant-première, c’est tout simplement extraordinaire ! La Parallel Reality est certainement l’innovation majeure de cette édition du CES.

 

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Consommer mieux, dans la grande lignée du développement durable

Amazon ces

 

Malgré les divergences d’opinion, les progrès se dirigent davantage vers le développement durable avec une logique de faciliter et fluidifier l’expérience d’achat. Amazon et son concept dédié au marché de l’automobile est assez impressionnant : le géant propose avec son partenaire ZeroLight une expérience sans couture qui démarre par la configuration de la voiture en réalité augmentée. L’acheteur n’a plus qu’à valider sa commande en 3 clics ; commande qui est directement intégrée à la plateforme CRM de Salesforce du revendeur puis livrée à domicile avec une brochure personnelle. LG quant à elle propose une solution d’essayage virtuel sur mobile après avoir été scanné de la tête au pied pour générer son avatar. Le consommateur n’a plus besoin d’aller en magasin pour essayer des vêtements.

Côté alimentation durable, la start-up Impossible Foods est revenue cette année avec son burger 2.0 au goût de viande mais sans viande (ce n’est pas mauvais…), et myFood a présenté une solution complète et connectée de serre verticale permettant de cultiver plantes et légumes en ville. Pour lutter contre le gaspillage de l’eau potable, Hydraloop propose un système breveté pour recycler 85% de l’eau domestique (pour la douche, les WC ou encore le lave-linge). Et enfin 20tree.ai a créé une intelligence planétaire en appliquant l’IA à l’imagerie satellitaire. Des aperçus sur la quantité et la qualité des ressources naturelles, la biomasse, la séquestration du carbone et les menaces comme les feux de forêt, et la déforestation sont ainsi rendus possibles. Ces données sont ensuite mises à la disposition des institutions financières, des entreprises et des gouvernements au travers d’une plateforme et d’API, afin de comprendre chaque m2 sur terre en temps réel.

 

Pour conclure, cette nouvelle édition du CES a été pleine de bonnes surprises, notamment avec Delta et la Parallel Reality. Nous avons hâte de voir sa mise en œuvre et les enseignements qui en découleront. Un peu déçus de la partie automobile qui n’a pas amené beaucoup de nouveautés, mais qui tente tout de même de faire le lien avec la Smart City.

 

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Maxime Thubière, Consultant Innovation et Arnaud Vatin, Chef de Projet technique

Pourquoi est-il indispensable de s’intéresser à la Blockchain ?

Presque exclusivement associée aux crypto-monnaies jusqu’en 2016–2017, la Blockchain est née de la volonté de créer une monnaie virtuelle : le Bitcoin (le premier bloc ayant été créé le 3 janvier 2009). D’autres cas d’usage ont fait surface et se sont multipliés, rendant cette technologie plus concrète et pertinente pour répondre à davantage de besoins et créer des opportunités. Désormais, un nombre croissant d’entreprises à travers le monde ont commencé à en saisir les intérêts. 

 

Parmi les cas d’usage qui sont apparus, nous pouvons d’abord citer la traçabilité. Une blockchain est par essence un registre immuable et fortement sécurisé, et toute information inscrite dans ce registre devient inaltérable et reste accessible tout au long de la vie de la blockchain. On parle jusque-là de Blockchain Publique, puisque toutes les informations inscrites dans le registre sont accessibles par tous ses utilisateurs. Puis est apparu en 2016 le concept de Blockchain Privée. Il s’agit d’une extension de la version publique, à laquelle s’ajoutent deux notions : 

  • Un accès soumis à des règles strictes (on parle de « permissioned Blockchain ») ; 
  • La possibilité de réaliser des transactions qui ne sont pas visibles par l’ensemble des participants, mais uniquement par les parties prenantes de cette transaction. 

Là où la Blockchain Publique était très orientée B2C, la Blockchain Privée trouve elle sa place dans les applications B2B. 

 

Si ma blockchain est privée, est-ce toujours une blockchain ? 

Le fait qu’elle soit privée ne veut pas dire qu’elle n’est plus distribuée et plus traçable, ni que les données deviennent « modifiables », etc… Au contraire, une blockchain privée ayant généralement moins de participants que ses homologues publiques, elle peut mettre en œuvre des consensus plus rigoureux en termes de sécurité. Elles permettent également la création de consortium (le groupe de nœuds participant à la validation des transactions est un sous-ensemble de la Blockchain), et ainsi la création d’une gouvernance pour en fixer les règles de fonctionnement et d’utilisation. 

 

Illustration de deux cas d’utilisation : 

  • Une entreprise composée de plusieurs entités souhaite bénéficier des avantages d’une blockchain pour suivre ses processus de fabrication et conserver des documents officiels, mais sans forcément vouloir partager l’accès à ses données avec d’autres entreprises. Elle déploie sa blockchain en interne, avec le nombre de nœuds qu’elle souhaite pour assurer la résilience. Elle peut choisir un consensus orienté « résistance aux pannes » plutôt que « résistant aux fraudeurs ». (On peut supposer qu’elle ne va pas s’attaquer elle-même …). 
  • Au sein d’un groupe, les entreprises ont des intérêts communs et aimeraient réaliser des transactions entre-elles au travers de contrats commerciaux. Dans ce cas, il leur est opportun de choisir un consensus qui sait détecter les tentatives de fraudes, et chaque entreprise va représenter un nœud de la blockchain. Certaines données vont pouvoir être partagées de manière transparente, et d’autres resteront privées. 
    Par exemple, l’entreprise A va passer un contrat avec B pour la commande de produits, B va passer un contrat avec C pour assurer le transport, et A, B et C pourront avoir un contrat pour suivre le cycle Commande / Fabrication / Livraison. Ainsi A ne sait pas quels tarifs sont pratiqués entre B et le transporteur, pas plus que le transporteur ne connait le prix des pièces commandées par A. Quant à D, E, etc., elles n’ont aucune vision de ces contrats. 
    De même, si une nouvelle entreprise souhaite rejoindre cette blockchain, il faudra que cela soit approuvé par une majorité des acteurs déjà présents. Le consensus s’applique aussi dans ce cas. 

 

Quels cas d’application de la Blockchain Privée ? 

La Blockchain présente un réel avantage dès lors que l’on doit pouvoir démontrer l’origine, l’authenticité et l’historique d’une donnée. De plus, l’utilisation des Smart Contracts permet de rendre contractuel l’exécution d’une règle métier. Le concept peut paraître déroutant car ce n’est plus le « bout de papier signé » qui fait foi, mais bien le code du Smart Contract. 
Les cas d’application sont ainsi nombreux : 

  • Chaîne de production (traçabilité de toutes les étapes de production d’un bien) ; 
  • Chaîne de distribution (respect des contrat commerciaux, tarif, délais de livraison, etc.) ; 
  • Conservation de documents officiels (diplômes, flux comptables, actes de ventes, etc.) ; 
  • Contrat d’assurance (indemnisation déclenchée quand les conditions sont réunies) ; 
  • Traçabilité (origine de la viande présente dans un plat de lasagnes, …) ; 
  • Internet de Objet (localisation dans le transport de marchandises, respect de la chaîne du froid, etc.). 

 

La Blockchain c’est génial ! Peut-on en mettre partout ? 

Tous les projets ne sont pas éligibles à la Blockchain. Se faire accompagner par des experts et la mise en place de questionnaires sont de réels atouts pour déterminer si un projet présente un intérêt à être développé dans une blockchain ou non. 

Comme pour toute architecture, la Blockchain présente des avantages mais aussi des contraintes qu’il faut prendre en considération lors de l’étude d’un nouveau projet : 

  • Ce n’est pas une base de données. Elle croît sans cesse (le stockage peut être un frein) ;  
  • Elle n’oublie rien (la conformité au RGPD peut être difficile à mettre en pratique) ;  
  • Elle requiert souvent d’être exposée sur internet (la sécurité réseaux est à prendre en compte) ; 
  • Elle implique que les données qu’elle contient soient partagées avec d’autres (vous devez renoncer à leur propriété exclusive) ; 
  • Elle requiert des compétences particulières (qui elles-mêmes nécessitent des formations) ; 
  • Elle n’est pas nativement prévue pour interagir avec un SI (il faut mettre en place un middleware) ; 
  • Elle est relativement jeune (les outils de développement et d’intégration manquent de maturité, ce qui requiert là aussi des développements complémentaires). 

 

Toutefois, nous pouvons noter que des offres BaaS (Blockchain as a Service) commencent à apparaitre chez certains grands éditeurs (Microsoft Azure, IBM, Oracle …), qui permettent de se libérer d’un certain nombre de contraintes. Des passerelles permettant une interopérabilité entre plusieurs blockchains commencent également à se développer. 

 

Conclusion 

La Blockchain ayant démontré sa fiabilité et sa robustesse sur le long terme, elle a un réel avenir dans le monde de l’entreprise, et ses champs d’applications sont nombreux. Les offres d’hébergement se multiplient (AWS, Microsoft, IBM, Oracle …), et il devient désormais normal pour une entreprise de prendre en considération cette architecture lors de l’étude de nouveaux projets. Alors place à l’innovation ! 

SQLI est là pour vous accompagner dans vos projets, de la pré-étude jusqu’au RUN, en vous apportant son expertise et ses retours d’expériences, tant sur les aspects techniques qu’opérationnels. Nous pouvons également vous aider pour la réalisation de Proof Of Concept autour d’un use case afin de vous assurer que la Blockchain répond correctement à votre besoin, et préparer ainsi la montée en compétences de vos équipes. 

Animer, c’est donner vie

Acheter en ligne peut être une expérience extrêmement frustrante. Attendre le chargement en continu de pages, faire défiler de longues listes de produits, savoir ce qu’il y a dans son panier ou connaître l’état actuel de sa commande… c’est épuisant. En plus de cela, l’animation peut facilement ressembler à un dessin animé des années 1930. Mais en utilisant l’animation correctement, on peut atténuer cette frustration. En diminuant les distractionsnous facilitons la conversion et procurons une expérience plus agréable à l’utilisateur ; l’animation est en train de devenir la base de la conception d’une interaction efficace. 

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UI de type dessin animé lors du processus de commande d’une pizza, par Cuberto 

Introduire du mouvement dans la conception d’une UI
 

La vie est un mouvement perpétuel. Nous marchons, courons ou pédalons, et ce qui nous entourent bougent (souvent) de façon prévisible. Rien d’étonnant, donc, à ce que nous soyons incapables d’imaginer notre quotidien sans mouvement. Notre œil capte les objets en mouvement, presque comme un réflexe. Nous pouvons mettre ce principe à profit en introduisant de l’animation dans une UI. 

En faisant cela, nous adoptons une approche de conception centrée sur l’humain. Après tout, elle engage directement l’utilisateur et l’aide à vivre les transitions et les interactions de façon plus naturelle et plus intuitive. Les meilleures animations de sites web ont à la fois un objectif et un style, et elles créent une impression et une perception proches de celles qu’éprouve une personne qui interagit avec un objet physique dans la vraie vie. Elles racontent des histoires simples, du style « Hé, regarde un peu ça ! » ou « Super, votre commande a été lancée ». Si elle est bien faite, une animation ne se contente pas de divertir l’utilisateur, mais aide aussi à comprendre ce qui se passe ou explique comment utiliser le site plus efficacement. 

Aujourd’hui, les interfaces ne sont plus des suites d’écrans statiques ; elles permettent de combler le fossé entre le logiciel et la nature humaine en ajoutant la dimension de temps. 

 

Utiliser l’animation pour visualiser les traitements 

Lorsqu’on interagit avec un produit (numérique), on veut savoir ce qui se passe à chaque étape. Si votre client est obligé d’attendre dans l’incertitude, vous risquez de le perdre. Souvent, il ne suffit pas de faire savoir à l’utilisateur que le processus est en cours de chargement ; par conséquent, mieux vaut éviter les indicateurs de chargement. Ils ne servent qu’à lui rappeler qu’il attend. Rendez l’attente plus agréable en utilisant le squelette en même temps qu’une animation subtile pour charger un contenu, afin de maintenir l’interaction avec le client. En tenant l’utilisateur au courant du niveau d’avancement, vous transformez une notification peu agréable en élément de divertissement. 

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Fixer des attentes sur la rapidité de traitement de l’action 

 

Utiliser l’animation pour montrer que l’action est terminée 

Bien que certaines animations illustrent le processus, une animation peut également montrer sa finalisation. L’utilisateur doit comprendre rapidement et clairement que l’action est terminée et savoir que le système y a répondu. L’un des exemples les plus simples est le « bouton » : lorsqu’on appuie dessus – quelle que soit son aspect – on s’attend à ce qu’il se passe quelque chose. La convivialité de la conception du produit va réellement en pâtir si ce type de retour n’est pas prévu de façon visible. Harrods utilise l’animation pour illustrer le mouvement du produit jusqu’au panier une fois qu’on a appuyé sur le bouton « Add to shopping bag » (Ajouter au panier). L’icône du panier se transforme en une boîte sur laquelle apparaît le bouton « Checkout » permettant de valider la commande. Le titre du bouton devient « Added » (ajouté) avec une coche qui disparaît au bout de quelques secondes. Cela évite à l’utilisateur de se demander si l’article a été ajouté ou non et lui permet d’aller sur la page de validation de la commande sans visualiser d’abord le contenu de son panier.

 

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Fournir un retour visuel sur une action 

 

Utiliser l’animation pour faciliter la compréhension 

Si l’on pense aux états d’erreur et aux écrans qui s’affichent en cas problème, il est important que ces derniers sautent aux yeux de l’utilisateur. Pour la saisie de données, on peut utiliser une animation montrant un mouvement horizontal indiquant que la saisie est refusée. Dans une UI, nous associons ce mouvement à un geste tel que secouer ou hocher la tête. L’utilisateur consacre moins d’énergie ou d’effort à comprendre comment fonctionne le site. 

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Visualiser le résultat d’une action 

 

Utiliser l’animation pour améliorer une histoire 

De nombreux sites de-commerce affichent leurs produits sur un mur de produits. S’il n’y a pas de mise en lumière, l’utilisateur peut se sentir indécis et se perdre dans des détails. Simply Chocolate, boutique danoise qui vend des barres de chocolat, montre – sans le dire – les caractéristiques spécifiques du produit. La conception très dynamique du site donne à chaque produit suffisamment d’espace pour briller. Exactement comme dans la vie réelle, on peut enlever l’emballage de la barre en le faisant glisser, pour voir à quoi elle ressemble. Les ingrédients de la barre s’animent doucement en arrière-plan. Bien que l’effet soit on ne peut plus direct, l’expérience globale marche car seule une petite quantité d’informations s’affiche en arrière-plan pour chaque produit. 

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Schéma d’organisation de Simply Chocolate 

 

Quelques réflexions pour conclure 

Comme pour tout ce qui figure dans l’interface, l’animation nécessite une approche réfléchie et un objectif clair. Si elle est bien faite, l’animation permet aux boutiques en ligne de procurer une expérience utilisateur agréable et sans frustration. Vous pouvez guider votre utilisateur tout au long des tâches, lui donner des repères visuels clairs et même lui permettre de s’amuser un peu. Les avantages apportés par l’animation doivent l’emporter sur les éventuels inconvénients : ce doit être la cerise sur le gâteau, pas l’ombre au tableau. 

Data-driven UX : la méthode en 3 phases pour mieux comprendre, mesurer et agir

Pour être optimale, l’amélioration des performances de tout site doit passer par une connaissance fine de ses utilisateurs. Impossible d’optimiser ses KPI sans identifier et comprendre le comportement de l’utilisateur : le remettre au cœur de sa démarche peut s’avérer riche en leçons. Pour cela, il convient d’adopter l’approche data-driven UX.

 

Tweet webagencyfail

Ce tweet du compte parodique @webAgencyFail traduit une réalité : nombre d’organisations adoptent une démarche instinctive sur les canaux digitaux.

 

Pragmatique car basée sur des données tangibles, l’approche data-driven UX présente l’avantage d’offrir une vue globale des parcours utilisateurs, en croisant les méthodes de recherche UX et data. La nécessité de ce rapprochement de ces deux méthodes tient d’un constat simple : se focaliser sur un seul aspect ne peut apporter qu’une réponse incomplète aux problématiques que vous rencontrez. Comment expliquer une baisse du taux de conversion ? Pourquoi les utilisateurs abandonnent leurs parcours sur une page précise ? le problème vient-il du trafic, du contenu, de l’ergonomie, du contexte actuel ?

Il est aujourd’hui possible (et facile) de mettre en place des solutions techniques et organisationnelles pour identifier et tester en temps réel ces axes d’amélioration avec l’appui des utilisateurs grâce à la méthode en 3 phases. Cette dernière s’applique de façon universelle quels que soit les secteurs d’activités ou les environnements techniques.

Méthode en 3 phases – Phase 1 : Mieux comprendre


“If you can’t measure it, you can’t improve it”
– Peter Drucker

 

[DATA] Il s’agit de faire l’audit technique des first party data (données patrimoniales) en :

  • Estimant la qualité et l’homogénéisation des données exploitées
  • Vérifiant le bon paramétrage de l’outil de mesure d’audience pour ne prendre en compte qu’une donnée qualifiée
  • Etablissant un plan d’action à court/moyen terme pour mettre en place des actions correctives si besoin

[UX/DATA] En parallèle, nous réalisons un audit des parcours utilisateurs et performances du site avec une analyse croisée des données UX ANALYTICS, issus de différents outils (Google Analytics, Hotjar…), et une étude experte.

Ce diagnostic peut être complété par différentes méthodes UX dites « qualitatives », comme des tests utilisateurs, pour creuser certains points.

Cette analyse permet d’obtenir une cartographie des comportements utilisateurs, d’identifier les différents axes d’amélioration et hypothèses de travail, de les prioriser et construire une roadmap d’optimisations sur le long terme.

 

Méthode en 3 phases – Phase 2 : Mieux mesurer

 

“Rely on facts, not feelings” Dicton populaire

 

[DATA] Lors de cette seconde phase, nous mettons à plat la stratégie de collecte, d’exploitation et de restitution de la donnée en :

  • Identifiant les besoins métiers et la faisabilité technique
  • Définissant les indicateurs clés à suivre et les moyens intermédiaires pour y parvenir
  • Mettant à plat le système de collecte de données par le biais d’un plan de taggage priorisé
  • Reprenant des processus et des solutions de gestion d’applications tierces (tag management system) afin d’appliquer un assainissement des données récoltées et exploitées
  • Affinant la lecture de données via un paramétrage des comptes de l’outil de mesure d’audience

[UX] Puis, nous mettons en place des outils et méthodes de mesure via :

  • Nouveau paramétrage des outils déjà mis en place dans la cadre de l’audit sur la base de la roadmap d’accompagnement (scroll heatmaps, souris et clics, complétion des formulaires, etc.)
  • Un baromètre de satisfaction utilisateurs via un questionnaire online
  • Un dashboard de suivi des performances

 

Méthode en 3 phases – Phase 3 : Mieux agir

 

“Every large system that works started as a small system that worked.” – Anonyme

 

Optimisation continu test learn

 

Cette troisième et dernière phase consiste en un cycle d’optimisation en continu de test and learn :

  • Mise en place d’optimisations issues de la roadmap ou lancement de tests AB
  • Analyse et suivi de la performance via le dashboard (phase 2)
  • Ajustement, hypothèse d’optimisation
  • Mise en place des optimisations par l’ensemble des équipes UX UI et DEV
  • Mesure
  • ….

Afin d’approfondir la recherche et l’analyse, on peut décider d’opter pour d’autres méthodes d’investigation tels que les tests utilisateurs et des interviews.

En ayant toutes les cartes en main, vous pouvez désormais sortir du schéma « Je n’ai pas besoin d’audit UX car j’ai déjà une analyse et des tableaux de bord, je connais les performances de mon site » et expliquer et améliorer durablement vos performances. Ready ? Set, go !

 

 

Charlotte Salvo, Lead UX Research et Anthony Calvel, Consultant Digital Analytics & Search Marketing

Architectures headless : les 5 bénéfices pour un site e-commerce

« Qu’est-ce qu’une architecture headless ? » ; « Qu’est-ce que cela nous apporte ? » ; « Comment la mettre en œuvre ? » sont autant de questions que les clients nous posent fréquemment. Pour mieux comprendre ce type d’approche, laissez-moi vous présenter les 5 bénéfices de ce type d’architecture.

Pour commencer, les architectures headless sont le résultat d’une évolution naturelle des plateformes digitales :

  • Au début du web, les sites étaient construits depuis 0. L’intégration avec le reste du SI se faisait de manière ad hoc, sans vrai schéma d’urbanisme. Les contenus, la présentation et le business des sites sont mélangés, causant un vrai challenge en matière d’administration et de maintenance.
  • A partir des années 2000, la construction des sites s’est industrialisée en se basant sur des solutions sur étagères (portail, CMS, e-commerce). Ce fut la grande époque des architectures orientées services (SOA), avec une première approche organisée de partage des briques métiers sous forme d’API réutilisables. Les principes fondamentaux étaient posés : une séparation du contenu dans une application web et des fonctionnalités derrière une API.
  • Les architectures headless constituent la 3ième de ces vagues. Avec l’arrivée du smartphone, on s’est retrouvé à devoir partager du contenu, des fonctions business et des données entre différents touchpoints. Naturellement, la voie ouverte par les architectures SOA a été menée jusqu’à son aboutissement logique : tout exposer sous forme d’API et ne garder que des application front certes les plus simples mais les plus adaptées au canal.

Architecture headless

1.    L’architecture headless facilite l’omnicanal

Avec son approche « API centric », une architecture headless est le support naturel d’une architecture omnicanal. L’ensemble des fonctionnalités exposées sous formes d’API (compte client, catalogue de produit, panier, gestion de commande, etc.) peuvent être réutilisées facilement sur tous les canaux.

Replay webinar commerce headless

2.    Une architecture agile

En découplant la partie front (l’UX) de la partie back (le business), on peut les faire évoluer de manière indépendante, et surtout selon des rythmes adaptés. En effet, le front évolue beaucoup plus rapidement que le back. Séparer les deux permet ainsi de faire évoluer l’expérience des utilisateurs beaucoup plus rapidement et répondre aux enjeux de time to market des marques.

3.    La capacité d’innovation

D’un point de vue UX, séparer le front du back permet de s’abstraire des limitations des solutions d’éditeur et de créer une expérience différenciante.

D’un point de vue fonctionnel, l’architecture headless s’inscrit dans une tendance généralisée de découpage des grosses applications monolithiques « all in one » en applications se concentrant sur un domaine métier spécifique. Là où on utilise une solution d’éditeur, c’est l’occasion de limiter la quantité de customisations embarquées et gagner en maintenabilité. Là où un besoin pointu apparaît, c’est l’occasion d’aller chercher des solutions innovantes qu’il aurait été compliqué d’intégrer auparavant.

4.    Le découplage organisationnel

A l’époque où nous construisions des sites web sur des plateformes monolithiques fournies par des éditeurs, le moindre développement nécessitait des développeurs avec des compétences spécifiques d’autant plus rares que le produit était pointu. En séparant le front du back, il est possible de constituer des équipes spécialisées selon les technologies. Par exemple, une équipe front qui se concentre sur l’UX et constituée de développeurs web beaucoup plus faciles à recruter, et une équipe back plus restreinte mais constituée de spécialistes bien plus rares.

5.    La création de plateformes « core model » favorisée

Le cinquième bénéfice concerne les plateformes dites « core model ». De nombreux clients déploient des sites e-commerce dans le monde entier ou pour de multiples marques. En séparant le front du back, il est beaucoup plus facile de créer un système « core model » basé sur une API commune. Les marques ou les pays déployés ont alors une plus grande latitude pour se concentrer sur le front et ainsi créer une expérience différenciante.

La voie de l’avenir ?

Les architectures headless sont devenues la construction la plus courante des plateformes digitales pour répondre aux enjeux d’omnicanalité, d’agilité et d’innovation.

Les éditeurs des principales solutions digitales ont intégré cette donne en réorientant leurs produits pour qu’ils puissent être utilisés en mode headless. De nouveaux acteurs sont aussi apparus en offrant dès le départ une approche « API first » en matière de CMS et d‘e-commerce.

Architecture headless 2

Leur mise en œuvre dans un système existant est toutefois une opération assez conséquente de refactoring des applications existantes équivalentes à une opération à cœur ouvert. Chaque plan de mise en œuvre est unique en fonction du SI existant et nécessite un travail important d’architecture et de planification pour une réalisation et un déploiement avec le minimum d’impact.

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[SUCCESS STORY] ARCELORMITTAL : une nouvelle plateforme e-commerce

Le leader européen de la distribution de produits en acier a créé une nouvelle plateforme internationale pour les ventes en ligne B2B et B2C de ses produits.

Mockup-arcelormittal

Leurs objectifs :

  • Concevoir une boutique en ligne dans un délai de 6 mois
  • Améliorer l’expérience globale en optimisant l’efficacité opérationnelle

 

 

Success Story ArcelorMittal nouvelle plateforme e-commerce

[REPLAY WEBINAR] Commerce headless : accélérez votre time to market sur tous les canaux

Dans un contexte où les consommateurs interagissent sur des interfaces de plus en plus hétérogènes (smartphones, tablettes, assistants à commande vocale…), de nombreuses entreprises ont opté pour des plateformes de commerce avec une architecture headless. Elles consistent à découpler la couche de présentation (front-end) du contenu (back-end).

 

Comment ces architectures « headless » permettent-elles de faciliter la publication du contenu sur une application, un site web ou tout élément connecté (IoT) ?

Au cours de ce webinar de 45 minutes, vous découvrirez, grâce aux architectures headless :

  • Comment gagner en agilité et améliorer le time-to-market
  • Comment adresser les nouveaux usages omnicanaux et innovants
  • La vision de SQLI pour réaliser cette transformation
  • Quelles entreprises sont éligibles à cette transformation

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L’architecture évolutive : accompagner une mutation continue

Face au changement, ce ne sont pas les plus forts qui survivent mais les plus réactifs. Cela vaut également pour les architectures logicielles, car ce sont elles qui contiennent les bonnes décisions que vous souhaitez pouvoir prendre dès le début d’un projet. Jusqu’à présent, les les architectures logicielles sont perçues comme difficile à faire évoluer. Et si nous construisions des architectures en nous attachant principalement aux notions de changement et d’évolutivité ? Une architecture évolutive permet de soutenir une évolution progressive et dirigée en tant que premier principe dans de multiples dimensions.

 

Quel est le moteur du changement ?

Tout finit un jour par changer ; comme le disait Einstein, c’est la seule constante. Certaines choses peuvent changer si l’initiative est prise au niveau de l’entreprise, d’autres devront changer de façon involontaire. Il existe deux types de changement auxquels votre entreprise doit faire face :

  • Le changement lié à l’activité : on peut citer les nouveaux modèles de revenus, des concurrents disruptifs, les nouveaux canaux, l’évolution des besoins du client, les règlementations et l’innovation produit. Ces différents éléments modifient les exigences commerciales et les cas d’utilisation que vous traitez avec votre architecture.
  • Le changement lié à l’écosystème :le domaine technique mue et évolue au fur et à mesure que les langages de programmation, les bibliothèques, les frameworks et les environnements d’exploitation évoluent. Docker, par exemple, a contribué à diffuser la technologie des conteneurs auprès du grand public et a révolutionné la façon dont nous utilisons les ressources informatiques.

Le changement peut avoir une très forte incidence en raison de la notion d’équilibre dynamique, terme emprunté à la chimie et d’autres sciences physiques, qui se vérifie également dans l’architecture logicielle. L’équilibre dynamique signifie que si vous modifiez un état de juste équilibre, vous devrez procéder à des ajustements continus pour maintenir un état stable. Comme le Yin et le Yang, l’univers logiciel est dynamique plutôt que statique. Dans un état de flux constant, une image à un instant T de votre architecture logicielle sera différente d’une autre image prise à un autre moment.

Alors, comment faire face au changement ?

 

Faire face aux inconnues « non connues »

De par sa nature même, l’architecture est l’élément que l’on souhaite le moins changer en raison de son degré de complexité et du coût que cela implique. C’est pourquoi des changements au niveau de l’écosystème peuvent créer de réelles difficultés pour l’architecture logicielle, surtout dans l’entreprise. Plus les choses changent, moins il est possible de faire de planification à long terme. Comment prévoir un plan sur cinq ans pour son architecture quand celle-ci peut être facilement balayée par une innovation encore inimaginable ? A l’inverse, si vous investissez tête baissée dans une toute nouvelle technologie, vous risquez d’essuyer les plâtres en ayant misé sur le mauvais cheval. Regardez les langages de programmation qui n’ont pas percé, comme D, Fortress, J# et Wasabi… et pensez maintenant aux nouveaux langages tels que Scala, Typescript et Swift. Pourront-ils durer ? Ou vont-ils subir le même sort que Ruby, en recul depuis que Twitter a annoncé en 2011 qu’il s’en séparait ? Il est impossible de prévoir quel sera le prochain langage le plus en vogue, mais quand la transition s’opèrera, il faudra toujours planifier l’ensemble de l’écosystème qui doit suivre.

La seule solution consiste à bâtir une architecture capable d’anticiper les changements et l’évolution de manière économiquement rationnelle. Thoughtworks a donné à cette idée le nom « d’architecture évolutive ». Avec cette architecture, vous pouvez vous adapter rapidement au changement sans avoir besoin de prédire l’avenir pour réaliser des investissements incertains. La prévisibilité ouvre la voie à l’évolutivité.

 

L’architecture évolutive vs. les architectures antérieures

 

Le principe directeur d’une architecture évolutive est de soutenir un changement guidé, progressif et sans rupture sur de multiples dimensions. Pour en comprendre les implications, prenons du recul et examinons les architectures antérieures.

La première, c’est la grande boule de boue : un système logiciel dépourvu d’architecture perceptible. Il est très dense et peut être identifié par le niveau de couplage élevé de ses modules. Un simple changement nécessite de nombreuses modifications susceptibles de mettre en péril toute l’application : l’architecture peut se rompre.

La seconde architecture est l’architecture en couches ou architecture multi-niveaux, qui sépare la présentation des fonctions, les traitements applicatifs, la logique métier et la gestion des données. Elle offre une évolutivité monodimensionnelle dans le sens structurel du fait qu’on aborde la dimension des couches séparément. Mais dans la pratique, les changements apportés aux interfaces de niveau inférieur ont tendance à migrer vers les niveaux supérieurs. Et quand on introduit de nouvelles caractéristiques sur une couche, cela peut imprimer des changements au niveau d’une couche sur deux. En outre, si on considère le principe de la conception pilotée par le domaine (Domain-Driven Design, DDD), qui est centrée sur les secteurs d’activité des utilisateurs, on constate qu’un même domaine est susceptible d’être éclaté sur plusieurs couches. Un seul changement dans le secteur d’activité va affecter toutes les couches : pas d’évolution.

Maintenant, examinons une architecture évolutive telle que les microservices. Il existe un contexte délimité qui est fonctionnellement distinct. Les services sont découplés et orientés domaine, ce qui signifie que le fait de modifier un service existant n’a pas d’incidence sur les autres services. C’est comme remplacer une brique de Lego.

 

Les principes de l’architecture évolutive

L’idée clé est que les éléments architecturaux peuvent être modifiés plus tard. Si vous intégrez le changement évolutif dans votre architecture, les changements seront moins coûteux et plus faciles. Il existe plusieurs concepts autour de l’architecture évolutive :

  • API :si vous utilisez des API comme cadre de référence pour interagir avec les applications, les données et les fonctionnalités sont facilement accessibles à d’autres applications.
  • Cloud :en particulier lorsque vous mettez vos microservices dans le cloud, votre architecture peut bénéficier pleinement des avantages types du Cloud comme l’évolutivité, la résilience et la haute disponibilité.
  • Commerce headless :lorsque vous utilisez des microservices pour faire de l’e-commerce, vous pouvez découpler le CMS de la couche de présentation dans un commerce dit « headless ».

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  • Architecture orientée évènements (EDA) :cette approche est axée sur les événements commerciaux auxquels l’entreprise doit impérativement réagir. Une architecture orientée événements offre un service en temps réel et la possibilité de définir la logique métier en tant que logique globale.

Si l’ensemble de ces développements et approches apportent l’agilité commerciale que les entreprises recherchent aujourd’hui, c’est le concept d’architecture évolutive qui fournit le principe par excellence. Il s’agit avant tout d’adaptabilité face au changement. Les cinq caractéristiques suivantes sont fondamentales pour la conception d’une architecture évolutive :

  1. Fonctions de qualité.Elles permettent d’indiquer à quoi ressemble l’architecture cible. A ce titre, elles varient considérablement d’une entreprise à l’autre. Certains systèmes nécessitent un très haut niveau de sécurité, d’autres une disponibilité élevée quand d’autres requièrent des temps de service donnés. Penser dès le départ aux fonctions de qualité permet de guider le processus décisionnel et le calendrier, et vous aide à préserver les exigences clés au fur et à mesure que le système évolue.
  2. Dernier moment responsable.Traditionnellement, les décisions architecturales se prennent avant d’écrire un quelconque code. Dans une architecture évolutive, on attend le dernier moment responsable pour prendre des décisions. Pourquoi ? Parce qu’il existe probablement des informations plus détaillées à prendre en compte. La difficulté est toutefois de déterminer les décisions que l’on peut reporter. Ici, ce sont les fonctions de qualité qui doivent passer au premier plan.
  3. Mettre le doigt sur les problèmes.Certaines choses sont plus difficiles à faire et peuvent poser de nombreux problèmes. Si vous les faites tôt et plus souvent, vous identifierez plus rapidement les problèmes qui en sont la cause. Plus vous les résoudrez, plus vous serez encouragé(e) à supprimer automatiquement ces problèmes.
  4. La livraison continue.Elle permet de soutenir une pratique plus large de l’architecture évolutive, en introduisant deux nouveaux attributs architecturaux : la testabilité et la déployabilité. Dans une architecture testable, la plupart des défauts se décèlent à l’aide de tests automatisés. Dans une architecture déployable, vous pouvez déployer tel ou tel service sans orchestration ni temps d’indisponibilité conséquents. Cela permet également l’expérimentation et le test A/B, comme faire fonctionner plusieurs versions d’une même version en même temps.
  5. S’organiser autour des capacités commerciales.La conception pilotée par le domaine permet de générer de la modularité au niveau du domaine plutôt qu’au niveau des couches techniques. Cela nécessite la mise en place d’équipes plurifonctionnelles par secteur professionnel et place les projets permanents et non plus les projets ponctuels au centre du processus. C’est vous qui bâtissez cette modularité, et c’est vous qui la gérez. Ainsi, il vous sera plus simple d’opérer des changements sans rupture suivant des limites clairement définies.

 

Tout est question de temps

L’architecture évolutive améliore considérablement le temps nécessaire à la mise en production d’un seul changement, de manière répétée et fiable. Elle le fait en supprimant les cycles lents de retour d’informations, les couplages et la cohésion : les principaux obstacles lorsqu’il s’agit de s’adapter aux changements. Chaque composante de l’architecture peut évoluer au fil du temps, indépendamment de son environnement. La forte réduction des délais de mise sur le marché et la nouvelle adaptabilité apporteront à votre entreprise une manœuvrabilité et une agilité commerciale réelles. Vous pourrez ainsi vous adapter efficacement aux changements, introduire de nouvelles caractéristiques au bon moment et dépasser vos concurrents. Avec une architecture évolutive, vous serez à même d’avancer à votre propre rythme. 

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