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[SUCCESS STORY] SUEZ allie l'UX à la GMAO

SQLI accompagne Suez dans la digitalisation et l’optimisation de l’expérience utilisateur sur ses outils de maintenance et d’exploitation.

SQLI travaille aux côtés de SUEZ Recyclage et Valorisation depuis 2015. Nos équipes apportent leur expertise sur la digitalisation des outils de maintenance et d’exploitation couplée à l’amélioration de l’expérience utilisateur.

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Product Designer : conseils pour être efficace et pertinent lors d’un Design Sprint ! (2/2)

Ayant participé à plusieurs Design Sprints en tant que Product Designer, l’objectif de cet article est de partager avec vous des conseils afin d’être plus serein et efficace pendant ce type d’atelier, et surtout d’éviter de passer la nuit du jeudi à finir le prototype !

 

Cliquez ici pour retrouver la 1e partie de l’article.

 

Lundi : “Comprendre”

C’est la journée où la charge cognitive est la plus importante : on emmagasine beaucoup d’informations qui nous permettront d’alimenter notre réflexion tout le long du Sprint.

Chez SQLI, un atelier de cadrage du problème est réalisé quelques jours avant le Sprint. Lors de cette première rencontre, l’équipe de sprinters partage les premiers éléments de connaissance et formule un premier énoncé du problème. C’est l’occasion pour le designer de dissiper le brouillard dans lequel il s’est embarqué !

 

Poser des questions pour bien comprendre le contexte et la problématique

Quand c’est un sujet que l’on ne connaît pas, nous avons très peu de temps pour comprendre le contexte, les enjeux et surtout le vocabulaire. Il ne faut pas hésiter à poser des questions et demander d’expliciter les termes afin d’être pertinent dans les ateliers et dans l’esquisse de solution par la suite.

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Relever des mots clés

Une bonne partie du premier jour est consacrée à des interviews “d’experts” externes au Sprint mais dont on estime que les informations qu’ils peuvent fournir aux sprinters vont leur permettre de mieux comprendre les besoins des utilisateurs, les enjeux business et le champ des possibles (réglementaires, techniques…) pour ainsi nourrir la réflexion des sprinters et augmenter les chances d’être pertinents dans l’exécution de leur mission.

Lors de ces interviews, chaque sprinter se doit de prendre des notes. Difficile de faire confiance à sa mémoire à court terme vu la quantité d’informations que nous ingérons le lundi. Je vous conseille de relever des mots récurrents dans les conversations avec les experts et qui vous paraissent clés. Ils pourront vous aider à construire les challenges “Comment pourrions-nous ?” et les “Jobs-to-be-done”.

CPN, “Comment pourrions-nous ?” (“How might we” en anglais) sont des questions qui reformulent les problèmes en opportunités afin de faciliter l’idéation.

JTBD, Job-to-be-done est une théorie dont l’objectif est de formuler un énoncé clair des motivations intrinsèques des utilisateurs (émotionnels, sociaux, fonctionnels), des résultats attendus (job) et des difficultés qu’ils éprouvent à les obtenir[1]. Cette théorie n’est pas du tout utilisée par Jake Knapp mais SQLI l’a intégrée dans le process car nous partageons avec Clay la conviction suivante : “Innovation becomes much more predictable — and far more profitable — when it begins with a deep understanding of the job the customer is trying to get done.”[2]

 

Rappeler que l’interface conçue sera évidemment ergonomique

Les mots “ergonomique”, “fluide” et “agréable” n’amènent que des formulations bateaux qui pourraient s’appliquer à n’importe quel projet de design.

Exemple : “CPN imaginer une expérience plus fluide ?” “CPN concevoir une interface ergonomique ?” “CPN faire vivre une expérience agréable ?”.

Pour éviter des CPN non-pertinents, il ne faut pas hésiter à rappeler aux sprinters que le rôle du designer est de concevoir une expérience ergonomique, fluide et agréable ! Vous pouvez donc simplement proposer au facilitateur de préciser lors de la consigne de bannir ces mots de la formulation des CPN. Cela incitera ainsi les participants à être plus spécifiques dans l’énoncé des challenges et donner des CPN beaucoup plus inspirants.

Exemple : “Comment pourrions-nous aider les enseignants à mieux préparer leurs cours ?” “Comment pourrions-nous rassurer sur les questions d’hygiène et de sécurité ?” “Comment pourrions-nous rassurer l’utilisateur sur l’utilisation de ses données personnelles ?”

 

Mardi : “Esquisser”

Le mardi est la journée la plus dense en travail individuel. Chaque sprinteur doit imaginer et dessiner sa solution en s’appuyant sur toutes les informations récoltées jusque-là. En tant que designer, c’est le moment de mettre toute notre richesse, acquise lors de précédents travaux et par notre veille, au service de l’équipe et du sprint, et parfois même de sauver la phase d’idéation.

 

Être force de propositions sur des références différentes

Les sprinters ont parfois du mal à sortir de leurs outils de travail et de leur zone de confort pour faire un benchmark intéressant. Je vous conseille de proposer des références visuelles différentes du contexte du produit en question, cela permettra de stimuler la créativité de l’équipe et, avec un peu de chance, de leur faire imaginer des solutions plus variées et innovantes lors du sketching de l’après-midi !

 

Préparer un dossier de veille à l’avance

Si vous avez du mal à vous rappeler tout ce que vous avez pu voir dans les outils, vous pouvez vous préparer en avance un dossier avec des captures d’écrans de différents outils. Au moment du benchmark vous pourrez les parcourir et proposer uniquement les plus pertinents par rapport au contexte. Vous pouvez vous appuyer sur les services que vous utilisez quotidiennement pour le benchmark : design, streaming vidéo, services Google, boutiques en ligne, réseaux sociaux, gestionnaires de tâches, banques, musique, santé, réservation et tchat. Il y aura toujours une idée à transposer pour résoudre une problématique du sprint !

 

Mercredi : “Décider / Storyboard”

C’est la journée pour converger vers une solution et commencer à la détailler.

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Canaliser le groupe

De concert avec le facilitateur, il faut canaliser le groupe dans la conception du storyboard pour éviter d’altérer le concept et le parcours de test sélectionné. La tentation est grande de vouloir changer plein de choses mais il faut garder l’objectif du sprint en tête et nul besoin que tout soit parfait !

 

Storyboard sur MIRO

En distanciel, Miro ou Mural sont utilisés pour les ateliers collaboratifs du Design Sprint. Les sprinters peuvent discuter et itérer rapidement autour du storyboard directement dans la fenêtre de leur navigateur. Tout le monde a ainsi une vision d’ensemble du contenu défini et de la charge de travail.

Dès que le concept et le parcours de test sont actés, je m’attèle à matérialiser succinctement le storyboard retenu sur Miro à l’aide des composants à disposition dans la “wireframe library”. Cela permet d’avoir une base propre et confortable pour échanger avec les sprinters. Personnellement j’essaye de ne pas y passer plus d’une heure et pour gagner en agilité je sors en avance les composants dont j’ai besoin. Vous pouvez toujours vous entraîner en amont pour prendre en main l’outil que vous aurez choisi.

Ensuite avec les sprinters et le facilitateur on rentre en détail dans le storyboard pour définir quel type de contenu on met dans les écrans. Par “type de contenu” j’entends par exemple “Date” ou “Nom du transport” : ça sera ensuite aux sprinters de définir en fonction des scénarios de test s’ils mettent le 16/03/2021 ou le 17/03/2021. On peut aussi partir sur quelque chose de plus large, “dans cet encart il faut les informations clients”, et ça sera aux Sprinters de définir les informations pertinentes à afficher pour l’utilisateur.

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Être vigilant sur les scénarios de tests

À la suite du parcours de test, il faut définir les scénarios de test. Les sprinters peuvent mettre du temps à se mettre d’accord sur les scénarios à tester et ne pas être conscients de la charge de travail que cela implique pour le designer ensuite.

 

Mettre des post-it pour les textes à fournir

N’hésitez pas à mettre des post-it partout où il y a des textes à fournir afin d’évaluer la quantité de contenu à produire. Cela permettra aux sprinteurs (avec l’aide du facilitateur) de se les répartir pour avancer efficacement. Le designer ne doit pas perdre de temps à réfléchir au contenu le jeudi : il faut compter sur les autres sprinters pour l’alimenter efficacement.

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Définir le meilleur outil pour prototyper

Ce n’est qu’après avoir évalué le type de prototype à produire, sans oublier les contraintes énoncées ultérieurement, que nous pouvons choisir l’outil adéquat. Dans tous les cas, il faut choisir un outil que l’on maîtrise : ce n’est pas le moment de tester un nouvel outil !

 

Faire un premier jet du prototype

A la fin de la journée je commence à poser rapidement le storyboard sur mon logiciel de prototypage. En effet même si on pense n’avoir laissé aucune question ouverte à l’issue du Storyboard, c’est en réalisant concrètement le prototype que l’on va soulever de nouvelles questions difficilement identifiables en amont. Ces questions pourront être vite résolues avec l’équipe dès le jeudi matin.

 

Jeudi : “Proto”

C’est LE jour du designer, c’est le moment pour briller ! En anticipant cette journée grâce à plusieurs astuces, on peut facilement dérisquer le prototypage.

 

Points d’avancement / processus de communication

Définissez en amont avec le facilitateur le processus de communication de cette journée pour limiter les interruptions inutiles. Le designer se doit d’être dans des conditions de travail optimales : il faut préserver sa concentration et par conséquent sa productivité. Au cours de la journée, 2 ou 3 points peuvent être organisés pour présenter l’avancée du travail de conception aux équipes et relever les modifications.

Personnellement avec le remote, je me base essentiellement sur le board qui est alimenté en continu par les sprinters en restant focus dans mon coin. S’il me manque quelque chose je le note avec un post-it sur le board Miro, et je vais solliciter les sprinters sur la vidéoconférence en dehors des points si c’est urgent.

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Se concentrer sur l’UX

C’est probablement ce qu’il y a de plus important à garder en tête. L’objectif est de réaliser un support pour tester la proposition de valeur : ce n’est pas le moment de révolutionner la roue. On ne peut pas faire du « pixel perfect » ou vouloir revenir plusieurs fois sur quelque chose qui ne nous satisfait pas pleinement. L’UI n’est là que pour servir l’UX.

 

Prioriser les écrans

Échangez avec le facilitateur et le décideur pour définir les écrans qui sont “mandatory” et ceux qui sont “nice to have”, l’objectif étant de canaliser les efforts de l’équipe au bon endroit en priorité et de sécuriser le sprint.

 

Refuser les modifications importantes

Certains sprinters pourraient vouloir revenir sur des éléments du prototype. Il faut savoir évaluer le coût/valeur/risque de ces demandes et surtout savoir dire non pour ne pas mettre en péril le prototype et donc le sprint ! Une bonne façon de trancher et de se poser la question : “A-t-on besoin de tester cette fonctionnalité pour répondre aux Sprint Questions ?” Si la réponse est “non”, alors vous pouvez facilement expliquer que cela pourra être fait après le Sprint si besoin.

 

Faire des pauses

Ça parait évident, mais dans le feu de l’action du jeudi on aura tendance à l’oublier. Quand le cerveau surchauffe il devient difficile d’avancer efficacement et on fait plus facilement des erreurs.

 

Des post-it de différentes couleurs pour le contenu

J’utilise un code couleurs pour les post-its des textes à fournir afin d’avoir et de donner une vision globale de l’avancement et de ce qu’il manque.

 

Penser au user researcher

Chez SQLI, le senior user researcher intervient le jeudi pour assurer l’objectivité et la maîtrise de l’exercice. Il doit prendre connaissance du sujet du sprint, du prototype afin de construire le guide d’entretien et de la grille d’évaluation pour le vendredi matin. J’essaye d’avoir rapidement une ébauche de tous les écrans du prototype afin que le user researcher ait de la matière pour avancer.

 

Vendredi : “test”

Partager les améliorations à apporter à toute l’équipe

A la fin du sprint, après les tests utilisateurs, nous aimons prendre le temps de partager les ressentis de chacun, synthétiser les grands enseignements et identifier les actions prioritaires à mener post-sprint.  En tant que designers, nous pouvons voir des choses que les autres participants n’auraient pas vu et il ne faut surtout pas s’empêcher de le partager. On finit ainsi tous le sprint avec le même niveau d’information.

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Conclusion

Chaque design sprint est une aventure enrichissante qui mérite d’être expérimentée. Personnellement j’ai une grande appétence pour le challenge et apprendre de nouvelles choses, le design sprint est donc le parfait terrain de jeu ! J’espère que ces conseils vous aideront à préparer au mieux votre participation à un Design Sprint, ou vous motiveront à en faire ! Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser en commentaire.

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Illustrations de undraw.co

[1] Théorie poussée par Tony Ulwic (inventeur de l’Outcome Driven Innovation)

[2] Livre : Competing against luck. Pour en savoir plus sur les JTBD, voilà une excellente vidéo de Clay Christensen : https://www.youtube.com/watch?v=kGuSM3yUxik

Product Designer dans un Design Sprint : les conseils pour être efficace et pertinent ! (1/2)

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Product designer depuis une dizaine d’années, j’ai participé à plusieurs Design Sprints en tant que product designer. L’objectif de cet article est de vous partager des conseils afin d’être plus serein et efficace pendant ce type d’atelier, et surtout d’éviter de passer la nuit du jeudi à finir le prototype !

 

Ce que j’apprécie dans les Design Sprints c’est le challenge. En tant que designer j’arrive dans une équipe où je ne connais personne et sur un sujet que je ne connais pas. J’ai très peu de temps pour m’approprier les problématiques et les enjeux de l’entreprise pour ensuite délivrer des propositions pertinentes et un prototype de qualité le jour J. On sort complètement de sa zone de confort mais on apprend tellement de choses en 5 jours que ça vaut le coup de finir sur les rotules le vendredi soir ! C’est un “inconfort confortable” ; on connaît le planning puisque souvent similaire sans pour autant être certain de ce qu’il se passera sachant que les participants ainsi que les contextes sont à chaque fois différents.

 

Voici un rappel de ce qu’est un Design Sprint et un product designer :

 

  • Le Design Sprint est un processus d’innovation qui permet de passer d’une idée à un prototype testé auprès de vrais utilisateurs en 5 jours. Son principal bénéfice reste de permettre à une entreprise de rendre tangible et de tester une idée rapidement avant d’investir.
  • Un product designer est un designer capable d’intervenir sur l’UX et l’UI d’un produit en prenant en compte les enjeux stratégiques de l’entreprise dans sa conception. Cette définition n’engage que moi puisqu’il n’y a pas de consensus sur Internet !

 

Notre mission ultime lors d’un Design Sprint : produire un prototype fidèle et réaliste du concept choisi en un temps record. En gardant en tête que le prototype n’a qu’une fonction : servir de support de test pour permettre à la Sprint Team d’apprendre et d’itérer sur les choix de conception.

 

Chez SQLI, la squad embarquée lors des Design Sprints est constituée d’une équipe senior sécurisant toutes les expertises de design clefs : 1 product designer, 1 user researcher et 1  facilitateur. Nous aimons faire des prototypes interactifs haute définition afin de faciliter l’immersion des testeurs dans l’expérience cible.

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Avant le Design Sprint

Préparer des UI kits

Tout ce qui n’a pas de valeur à être stylisé pour faire le prototype peut être créé en amont. Dans l’objectif de gagner du temps lors de la journée du prototypage, le designer peut préparer en amont du sprint des “UI kit” : cela lui permettra de se concentrer sur ce qui a le plus de valeur le jour du prototypage. En se basant sur l’Atomic Design, on peut retrouver dans ces fichiers des styles de textes, des boutons, des champs de formulaire, des icônes basiques, des couleurs, des grilles et des éléments de navigations. Si le designer a de la chance, il peut travailler sur un projet avec un Design System existant, une charte et des composants définis. Le jour J, le designer aura des briques à assembler et des éléments pertinents à créer. En fonction du style qu’il voudra donner et de la charte graphique, il pourra changer la couleur primaire et les arrondis des boutons.

 

Les “UI kit” peuvent être spécifiques pour le mobile ou le desktop et être aussi bien préparés pour Sketch ou Figma. En fonction du sujet et de l’environnement préexistant, on peut estimer qu’un logiciel est plus pertinent qu’un autre pour la réalisation du prototype.

L’entreprise attend à la fin du sprint un fichier source avec des maquettes fixes pour pouvoir itérer et passer ensuite en production ? Sans doute privilégiez Sketch couplé à Invision, Figma ou Adobe XD. Juste un super prototype qui à l’air plus vrai que nature ? Peut-être utilisez Proto.pie ou Flinto. L’équipe est-elle uniquement sur PC ? Évitez d’utiliser Sketch qui est uniquement sur MAC. L’équipe design en interne travaille-t-elle exclusivement sur Figma ? Évitez de choisir Adobe XD.

 

C’est à nous, designers, de déterminer le meilleur outil en prenant en compte les contraintes de l’entreprise et notre maîtrise personnelle !

 

Découvrez maintenant les conseils pour chaque jour d’un design sprint !

Collaboration en ligne : quel outil choisir pour animer un atelier à distance ?

Parmi les outils de collaboration et de conception visuelle en ligne, il y a l’embarras du choix !  La bonne nouvelle ? La plupart des outils existants possèdent une version gratuite qui permet de s’assurer des capacités de l’outil et de sa réponse à nos besoins. La moins bonne nouvelle… C’est que l’on peut vite se perdre entre les offres des uns et des autres !

Petite revue non exhaustive de 3 outils que nous avons pu tester en confinement (et que nous avions déjà adoptés bien avant…).

 

Klaxoon, la simplicité

Lancé en 2014, Klaxoon est une suite d’applications dédiées à la collaboration à distance. Avec un simple code à partager aux utilisateurs, faites-les entrer sur votre « board » pour leur permettre de suivre les activités. Elles sont présentées ici sous la forme de post-it.

Le principal intérêt des outils de la suite Klaxoon est la collecte de feedback sous diverses formes : vote, sondage, quizz, nuages de mots… récoltez un maximum d’avis !

Animation ateliers

Exemple d’un Board Klaxoon

 

On aime :

  • Le partage facile sur desktop ou mobile avec un simple code.
  • La prise en main aisée et accessible pour tous.
  • Les quizz et les sondages pour récupérer facilement du feedback.

On aime moins :

  • Le design qui manque un peu de fraîcheur.
  • L’absence d’outils de dessin pour mixer une session d’idéation avec une session de conception visuelle.

On le recommande :

Pour des sessions de brainstorming, de tris par carte, de rétrospective, de quizz, en bref pour les sessions d’idéation, de triage et de retour d’expérience.

L’outil est très bien pour de nombreux participants grâce à son « partage facile ».

 

Whimsical, juste ce qu’il faut sans en faire trop

L’outil de collaboration Whimsical est disponible depuis 2017 et propose aux utilisateurs 4 grandes fonctionnalités : la création d’organigrammes, de wireframes, de murs de post-it et de cartes mentales. De vastes possibilités pour co-concevoir ! Vous pouvez mener des séances de brainstorming à coups de post-it, prioriser les contenus d’une page avec les utilisateurs avec un wireframe ou encore les faire interagir sur une experience map en demandant aux utilisateurs de noter leur pain points et de venir les placer sur le parcours.

 

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Exemple d’un board Whimsical

On aime :

  • Le design de l’outil.
  • Ses capacités bien cadrées qui permettent de se focaliser sur l’essentiel.
  • Sa facilité de prise en main (on ne se perd pas dans les options proposées).

On aime moins :

La gestion des dossiers et des équipes qui n’est pas très intuitive.

On le recommande :

Tout comme Klaxoon, on le recommande pour des sessions d’idéation et de collecte de feedback (le quizz en moins). Mais on l’aime surtout pour les sessions de zoning collaboratif !

Nouveau !

Depuis la rédaction de cet article, l’outil propose de nouvelles fonctionnalités : des modèles de tableau sont désormais disponibles pour vos rétrospectives, User Journey Map, Daily Stand Up…

 

Miro, l’artillerie lourde

Très peu de limites à Miro qui se présente sous la forme d’un tableau géant sur lequel on peut venir ajouter une flopée de modèles : rétrospective, carte mentale, business model canvas, experience map, persona, empathy map, … L’application propose également un outil de visioconférence et l’ajout d’extensions pour faciliter l’interopérabilité avec des outils externes (comme Jira par exemple).

 

On aime :

  • La variété des templates (on a un petit coup de cœur pour le customer journey).
  • Avoir le choix entre un template vide ou pré-rempli.
  • Avoir tout au même endroit sans avoir à changer d’outils ou de board.
  • Voir les petits curseurs des collaborateurs qui s’agitent (On peut voir ce que chacun regarde et cela donne une impression de présence assez agréable.)

On aime moins :

  • L’inscription obligatoire pour collaborer sur un board.
  • L’interface intimidante à la première ouverture avec de très nombreux choix et options.

On le recommande :

Lorsque vous avez beaucoup de participants et besoin de modèles tout prêts pour assurer l’animation de votre atelier.

 

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Exemple d’un board Miro

 

Chez SQLI

Nous avons plutôt bien adopté l’outil de collaboration Miro durant cette période de confinement. Si vous pensez faire régulièrement des ateliers, vous pouvez sérieusement envisager d’utiliser l’application. En revanche, si vous cherchez un outil temporaire et simple d’accès, choisissez plutôt Whimsical ou Klaxoon. Maintenant que votre outil est choisi, vous devrez passer à l’étape suivante : comment préparer un atelier et quelles sont les bonnes pratiques pour l’animer ? A vous de jouer !

 

[Success Story] BETCLIC : Adoption du design sprint

Le secteur des paris sportifs exige aux acteurs d’innover en permanence pour livrer la meilleure expérience possible aux utilisateurs, notamment sur mobile et sur des parcours clés.

C’est ainsi que Betclic, leader du secteur en France, a souhaité retravailler l’étape d’onboarding des nouveaux utilisateurs de son application mobile.

« Ce design sprint a été très positif : les participants sont unanimes, la méthodologie donne des résultats rapides et matche avec la culture de Betclic. L’équipe SQLI a su délivrer une vraie expertise, et les échanges à la fois aux niveaux professionnel et humain étaient de qualité. »

Pierre Jaubert, Responsable Produits, Betclic

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LES TENDANCES UX A SURVEILLER EN 2021

Qui aurait pu prédire les changements majeurs de notre quotidien personnel et professionnel dus à la crise sanitaire ? Cette adaptation forcée a impacté notre consommation d’Internet et des outils en ligne qui font désormais partie durablement de notre vie. Les pro de l’UX considèrent ces nouvelles contraintes comme un levier et non un obstacle, afin de créer des expériences utiles et positives dans un monde où les contacts physiques deviennent limités.

Avant tout, jetons un œil aux chiffres incroyables du CES 2021 :

  • e-Commerce : augmentation des livraisons e-commerce (l’équivalent de 10 ans de livraison en 2 mois)
  • Télémédecine : augmentation des rendez-vous virtuels (10 fois plus en 2 semaines)
  • Vidéo streaming : bientôt 50 millions d’abonnés sur Netflix (l’équivalent de 7 ans d’abonnements en 5 mois)
  • Apprentissage à distance : augmentation des étudiants en ligne (250 millions en 2 semaines)

La croissance de certains secteurs est clairement boostée par la crise sanitaire. Cela montre à quel point les dispositifs digitaux nous permettent d’adapter rapidement nos habitudes face à une situation inattendue. Nous pouvons imaginer qu’en 2021 ces chiffres vont encore effectuer un bond en avant.

Alors au regard de ces bouleversements inattendus, quelles sont les tendances UX en 2021 portées par la pandémie ?

 

LE TRAVAIL A DISTANCE

Le monde était déjà en train de prendre la direction du télétravail : le virus a accéléré le mouvement d’une dizaine d’années en 6 mois. Afin de rester en contact avec nos collègues, fournisseurs et clients, nous avons dû adopter en peu de temps des outils, tels que la vidéoconférence ou les tableaux blancs virtuels.

VISIOCONFERENCE

La vidéoconférence est désormais un des piliers de notre activité professionnelle. Réunions, brainstorming, soutenances ou encore apéros virtuels… il est ainsi possible de communiquer via voix et vidéo au moyen d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un smartphone. Skype en passe de disparaître, deux logiciels tiennent aujourd’hui le haut du pavé : Zoom et Microsoft Teams.

Les chiffres de Zoom sont impressionnants : 300 millions d’utilisateurs quotidiens, une croissance de presque 3 000% depuis début 2020. Malgré des déboires de sécurité désormais résolus, la plateforme a été rapidement adoptée – de par sa facilité d’utilisation et sa qualité audio vidéo – tant dans le cercle privé que professionnel.

Teams est passé en 2020 de 32 à 75 millions d’utilisateurs quotidiens. Très apprécié des entreprises, Teams dépasse largement le cadre d’une simple visioconférence : partage de fichiers, interfaçage facile avec Office 365, modules fonctionnels comme le suivi de projet ou l’affectation de tâches, … En outre, une nouvelle fonction d’intelligence artificielle baptisée Together permet d’afficher les participants dans un décor virtuel unique, donnant l’impressionnant que tout le monde est assis côte à côte dans la même salle. Une autre fonctionnalité notable est la traduction automatique multi-langue : un speaker s’exprime dans sa langue natale et ses contacts lisent la traduction en sous-titrage à la volée dans la langue de leur choix.

A noter deux autres logiciels de visioconférence performants avec lesquels il faut compter : Google Meet et Cisco Webex.

TABLEAUX BLANCS

Les applications de tableaux blancs en ligne (ou « whiteboards ») simulent un espace de travail virtuel de taille infinie sur lequel les participants peuvent partager du contenu, générer des idées, donner des avis, voter, planifier, co-construire… bref mener à distance un atelier de travail complet.

Les whiteboards disposent tous des mêmes caractéristiques de base :

  • Plusieurs modèles d’ateliers déjà à disposition (rétrospective, kanban, carte d’expérience utilisateur, etc.)
  • La possibilité de créer son propre canevas d’atelier à partir de la feuille blanche ou d’un modèle existant
  • Des fonctionnalités de co-création inspirées des bonnes pratiques du Design Thinking (idéation, vote, construction en commun, etc.)
  • Un fonctionnement multi-supports (site en responsive design et applications mobiles disponibles)
  • Des interactions avec d’autres applications (Google Drive, Adobe XD, Dropbox, etc.)

Trois grands leaders ont été clairement identifiés : Miro, MURAL et Klaxoon. Leurs approches et fonctionnalités sont sensiblement les mêmes, à l’exception de la Klaxoon Box, un boitier qui génère son propre réseau Wifi permettant d’utiliser Klaxoon partout. La concurrence les pousse à innover constamment au fil du temps. Fort heureusement, ces outils diffusent des informations régulières sous forme d’aides contextuelles ou de webinars (bonnes pratiques, retours d’expérience, etc.).

Tout cela demande naturellement du temps pour préparer le modèle utilisé (facilitateur) et pour appréhender l’outil (utilisateurs). Couplé à un outil de visioconférence – parfois intégré en natif – les whiteboards permettent de réaliser des ateliers de travail collaboratif complet et ludique en distanciel… à tel point que plusieurs facilitateurs et sprint masters ont décidé de conserver une utilisation partielle de l’outil dans leurs ateliers et design sprint en présentiel.

 

LES TECHNOLOGIES IMMERSIVES

La visioconférence s’est imposée d’elle-même… et certains utilisateurs veulent aller plus loin dans la dématérialisation via les technologies immersives – autrefois associées uniquement au divertissement. Même si la réalité virtuelle et la réalité augmentée existent depuis longtemps, elles peinaient à se développer dans le monde professionnel. La crise sanitaire pourrait bien changer la donne.

REALITE VIRTUELLE

Voici quelques initiatives pertinentes et récentes dans ce domaine :

  • Les conférences de la Game Developers Conference 2020 ont été réalisées en réalité virtuelle, tout comme les visites des stands et les salons de discussion.
  • Certains musées et théâtres, tels que le Louvre et le Tate Modern utilisent la réalité virtuelle pour rester ouverts et permettre des représentations.
  • Des solutions de dématérialisation d’agence fleurissent, comme l’impressionnant Spatial qui mélange intelligemment réalités virtuelles et augmentées.
  • Un des plus gros évènements de réalité virtuelle à venir en 2021 : l’ouverture de Facebook Horizon, permettant à des utilisateurs sous forme d’avatar de discuter, partager du contenu et de jouer dans un univers 3D immersif.

REALITE AUGMENTEE

La réalité augmentée n’est pas en reste. Moins immersive que la réalité virtuelle, elle permet de superposer des objets et autres formes virtuelles dans le monde réel, notamment à travers la caméra des smartphones et tablettes. Les initiatives d’essayage de produits à domicile (comme L’Oréal) pallient les difficultés récurrentes rencontrées en magasin, protocole sanitaire oblige. Le configurateur d’IKEA n’en finit pas de séduire les particuliers soucieux d’organiser au mieux leurs espaces intérieurs.

N’oublions pas Google ARCore et Adobe Aero, des kits de développement logiciel permettant de concevoir et visualiser des expériences de réalité augmentée sur mobile, que ce soit pour le jeu, la vente, l’apprentissage ou la création.

 

LA VISUALISATION DE DONNEES SCIENTIFIQUES

Le métier d’illustrateur médical est venu croiser la route des experts en design UX afin d’agrémenter les médias d’informations avec des courbes, cartes et autres visuels attractifs, clairs, ludiques et parfois interactifs. La situation ne cesse d’évoluer : propagation du virus, vaccination, variants… Les besoins en termes de visualisation « grand public » de données médicales seront encore une probable nécessité pendant des années.

 

LES INTERACTIONS SANS CONTACT

La pandémie nous oblige à être particulièrement attentifs au contact physique avec les interfaces partagées, comme les écrans tactiles pour le paiement individuel en supermarché ou encore les claviers des distributeurs automatiques. Les interactions sans contact ont pour le coup un avenir florissant devant elles.

VOICE USER INTERFACE

Les interfaces vocales (ou VUI) est une tendance encore sous-exploitée en France. Avec la popularisation d’assistants vocaux comme Google Home ou Amazon Alexa, le rôle de la voix dans les interactions avec les univers numériques croit de plus en plus. Les VUI sont devenues une des tendances les plus marquées en 2020. Aujourd’hui, plus de 25% des utilisateurs d’Internet dans le monde utilisent la recherche vocale sur leur mobile.

CONTRÔLE GESTUEL AERIEN

Il s’agit d’une technique captant les mouvements des utilisateurs pour interagir avec le système cible, sans contact physique. La plupart des interfaces tactiles peut être aisément remplacée par un contrôle gestuel aérien. Les usages notables les plus récents ont été relevés chez DS automobiles, en remplacement / complément des volants, leviers et tableaux de bord traditionnels. Il est également possible de commander la télévision avec les gestes de la main, ou encore de suivre une recette de cuisine via un livre dématérialisé en réalité augmentée, par exemple.

 

SIMPLIFICATION DES ACCES

Les phases les plus périlleuses pour les utilisateurs d’applications débutants sont souvent l’inscription, puis les premiers pas. Une expérience utilisateur optimale cherche à effacer les points de friction / frustration, notamment sur ces étapes (appelées également « onboarding »). Au regard de l’usage massif d’outils en ligne pendant les périodes de confinement, une attention toute particulière est désormais portée à l’accès aux applications.

On relève quatre facteurs clés de succès :

  • Un accès rapide à l’application, si possible sans inscription (bon exemple : les paniers de sites BtoC que l’on peut remplir sans avoir à s’authentifier au préalable)
  • Une inscription simple (via Facebook / Google connect, ou peu de champs à remplir dans un premier temps)
  • Un accompagnement à l’utilisation léger et efficace (bon exemple : Miro et ses « conseils « nouveautés » finement distillés)
  • Et bien sûr, une interface instinctive, élégante et rassurante

2021 promet d’être une année riche en expériences immersives et e-produits de qualité. Attendons-nous à un usage croissant de la vidéoconférence et de la dématérialisation des process. Les évènements et salons en ligne rivaliseront de créativité pour attirer des visiteurs, à grand renfort de 3D et de réalité virtuelle. L’adaptation de notre quotidien personnel et professionnel face à la pandémie risque de se poursuivre en 2021, et nous pouvons fort heureusement compter sur de belles initiatives innovantes portées par Internet pour nous accompagner.

Le design éthique, pour un design respectueux de l’Homme et de la nature

Les questions environnementales sont largement débattues dans la sphère publique et sont devenues de forts enjeux politiques et économiques. Les citoyens, en particulier les plus jeunes d’entre nous, sont également plus soucieux des conditions de production et du caractère équitable des transactions. Dans le monde du digital, les marques doivent s’y adapter. Le design éthique vient alors comme une évidence.

L’éclosion de logos verts ne suffit plus à convaincre le consommateur. Le virage vert ou plutôt durable, englobant les problématiques environnementales et sociales, s’est invité dans de nombreux pans de l’économie (énergie, transport, mode et habillement, agro-alimentaire).

Comment les professionnels du digital peuvent-ils accompagner les marques vers une conception de sites et d’applications qui soit plus éthique et ainsi les aider à répondre à cette demande grandissante de la part des consommateurs ?

Si la finalité éthique des projets ou l’inclusive design en font partie, il est aussi et surtout possible d’engager une approche éthique par et dans sa pratique, à la fois plus respectueuse de l’Homme et de son environnement. Les 3 orientations suivantes pourront guider alors cette pratique : la transparence, le design attentionnel, le design durable.

 

La transparence

Dans le design éthique, les messages à destination de l’utilisateur ne doivent souffrir d’aucune ambiguïté dans les motivations sous-jacentes ou la véracité des informations. Les objets de l’interface (bouton d’action, étapier) et leur dénomination sont là pour aider l’utilisateur à faire son choix et à anticiper le résultat de ses actions.

Parmi les dérives, le greenwashing est à la mode. Certaines firmes se refont une virginité à coup de pantone vert et de mise en perspective flatteuse de leurs dernières actions en matière de développement durable ou de commerce éthique, parfois factuellement anecdotiques. Si des actions d’envergure ont effectivement été engagées, les communications seront d’autant plus percutantes et convaincantes qu’elles seront agrémentées des sources qui permettront à l’utilisateur de vérifier par lui-même les garanties données. Dans le secteur de l’habillement (une des industries les plus polluantes et les moins regardantes en matière de conditions de travail), même les grandes firmes de la « fast-fashion » développent des collections écoresponsables et affichent un code de conduite dans le choix et l’audit de leurs sous-traitants, mis en exergue dans leurs sites web. Pour mesurer le chemin parcouru, citons l’application « Good on You » qui attribue un score à ces marques en fonction du respect de 3 critères que sont : les conditions de travail, le respect de l’environnement et enfin le bien-être animal.

Même si les cases à cocher sélectionnées par défaut et au détriment du porte-monnaie ont été combattues par la législation, nous ne sommes pas non plus à l’abri des « dark patterns »[1]. Certains concepteurs maîtrisent les lois de la perception pour les détourner vers leurs sombres designs/desseins. Quiconque a déjà ferraillé pour fermer un pop-up promotionnel, cherché désespéramment le numéro du service client ou été dissuadé par une police infra-lisible a bien été frappé par un dark pattern ! Tout l’inverse d’un design éthique et transparent.

 

Design attentionnel

Les ressources naturelles sont limitées, il en va de même de nos ressources attentionnelles.

Tout praticien UX a à cœur de minimiser la charge cognitive de l’utilisateur final pour lui faciliter littéralement la tâche. Avec le design attentionnel, il s’agit d’aller au-delà car notre utilisateur évolue dans un espace saturé en informations et où il est bombardé de notifications. On économisera son attention en lui offrant :

  • Le service opportun ;
  • La bonne information au bon endroit au bon moment, ou qui se déploiera progressivement et à son initiative ;
  • Une aide à la déconnexion ;
  • Les statuts « occupé » ou « incognito » sur les réseaux sociaux.

Des concepteurs ont par exemple fait le jeu des 7 fonctionnalités pour un Facebook plus éthique[2]. Parmi les idées proposées : des indicateurs de temps passé ; le regroupement, le filtrage ou la « mutification » temporaire des notifications ; l’intégration des niveaux de disponibilité au sein de la messagerie instantanée.

Enfin, le design graphique a bien entendu sa touche à apporter pour des interfaces (UI) plus sereines et visuellement apaisées lorsqu’il se revendique flat ou minimaliste.

L’esprit minimaliste possède, en outre, la vertu d’être soluble dans le design durable.

 

Design durable

Un design durable au sens environnemental du terme cherche à optimiser l’usage des ressources, notamment énergétiques. Un site bien référencé (plus besoin d’écumer les internets et faire chauffer les serveurs pour l’atteindre), avec une information bien architecturée donc facilement et rapidement accessible est un premier effort vers le design durable. Les professionnels de l’UX et UI sauront également alléger le poids des pages en n’apportant que les contenus nécessaires et en optimisant images et photos.

L’exercice du mobile-first peut, à ce titre, être repris au profit du design durable.

De même que les concepteurs sont en mesure de proposer un site dont les contenus s’adapteront aux différents terminaux utilisés à commencer par le mobile, ils peuvent décliner ces mêmes pages en fond clair et fond sombre (Dark Mode) et laisser à l’utilisateur le choix d’opter aisément pour l’un ou l’autre. Le Dark Mode (qui fait son retour en force parmi les dernières tendances du design) est à privilégier pour atténuer la fatigue oculaire lorsque la luminosité est basse et pour atténuer l’épuisement des batteries.

Ces bonnes pratiques de conception une fois respectées par les professionnels de l’UX et de UI, il reviendra aux équipes de développement de poursuivre la chaîne du design durable en produisant un code « propre », à rechargement rapide. Enfin, si le site est hébergé par une compagnie dont les serveurs carburent aux énergies vertes, voilà un pas de plus pour la planète.

[1] https://uxplanet.org/design-ethics-vs-dark-side-ux-15a703870ec6

[2] https ://uxstudioteam.com/ux-blog/ethical-design/

[REPLAY Webinar] Innover avec succès grâce au Remote Design Sprint

Le Design Sprint est de plus en plus plébiscité par les entreprises pour imaginer, prototyper et tester de nouveaux concepts de produits ou services en moins d’une semaine.

Vous êtes adepte de cette méthode mais il vous est impossible de réunir vos équipes ?

Vous souhaitez vous lancer dans l’organisation d’un Design Sprint mais vous n’avez ni le temps ni le budget pour réunir une équipe pluridisciplinaire dans une Sprint Room ?

La solution : le Remote Design Sprint.

Intervenants :

  • Paul Michel – Consultant business transformation et Design Sprint Expert
  • Stephen Demange – Directeur Conseil Experience Strategy et Design Sprint Expert
  • Quentin Briere Bordier – Product Strategist & Design Sprint Expert

 

télécharger le replay sur le Remote Design Sprint

[SUCCESS STORY] COFAQ : cadrage transformation omnicanal

Quelle méthodologie mettre en oeuvre pour poser les fondations d’une mutation vers le commerce omnicanal ? Comment définir le nouveau business model ? Comment aligner tous les acteurs en interne ?

Le groupe Cofaq, centrale d’achat de bricolage, amorce le virage du commerce omnicanal avec un cadrage stratégique réalisé par SQLI.

 

Cofaq premiere page

Leurs objectifs :

  • Une mutation vers l’omnicanal
  • Améliorer l’expérience globale pour l’utilisateur

Découvrez les méthodologies appliquées par la Direction Conseil SQLI et Cofaq pour mener à bien un cadrage stratégique et les résultats obtenus à l’issue de ce cadrage.

 

Télécharger la success story Cofaq

UI : pourquoi concevoir sans couleur ?

A l’heure du Dark Mode, les designers sont toujours plus tournés vers la conception d’interfaces qui priorisent le confort des utilisateurs et les enjeux d’accessibilité. Le choix des couleurs, faisant partie intégrante de tout design system, est crucial pour assurer une expérience utilisateur inclusive et efficace. Et si finalement nous ne conservions que le noir et le blanc ?

Dark mode et Dark UI

Déjà répandu chez les développeurs et proposé par un nombre croissant de services, le Dark Mode donne naissance à la « Dark UI ». Pour preuve, il est maintenant disponible sur iOS13 et Google propose déjà un thème « dark » de son design system Material. Au-delà des considérations purement esthétiques, deux avantages d’ordre pratique sont reconnus :

  • Les interfaces sombres sont plus reposantes pour la lecture sur écran ;
  • La charge mentale est moins élevée lorsque les écrans présentent un grand nombre de contenus par exemple.

Par ailleurs, l’utilisation de la couleur dans ces interfaces sombres permet de mettre plus facilement en avant des composants ou des messages importants. Dans ce court article, l’auteur présente notamment comment l’utilisation du dark mode leur permet de simplifier une interface tout préservant une hiérarchisation des informations facilement perceptible :

Ui 1

Heydon Pickering et la conception en noir et blanc

Heydon Pickering, designer reconnu dans le monde de l’accessibilité et plus largement de l’inclusion, va plus loin que le Dark Mode en utilisant uniquement le noir et le blanc dans ses designs. Il a notamment présenté son approche radicale lors de la conférence Why Every Interface Should Be Black And White. Il aborde différents sujets récurrents lorsqu’il s’agit de Dark UI tels que la gestion des contrastes et l’implémentation du mode nuit des interfaces, mais il présente également quelques avantages spécifiques dans l’utilisation du noir et blanc dans son processus de conception. 

Son approche permet notamment de développer la créativité. Pour découvrir le travail d’Heydon Pickering, je vous recommande ces deux ressources :  

Les contraintes promeuvent la créativité

Nous pouvons bien évidemment utiliser les couleurs à des fins décoratives. Mais comment dynamiser une page sans utiliser de couleur ? L’idée ici est de se challenger afin de trouver de nouveaux moyens, de nouveaux mécanismes, afin de dynamiser une mise en page sans avoir recours à la couleur. 

Dans un exemple, le designer présente des cartes aux formes différentes :

Ui 2

Exemple partagé par Heydon Pickering lors de sa conférence.

In fine, ce n’est pas qu’une contrainte

Les couleurs sont des moyens parfois efficaces pour faire passer des informations, mais s’avèrent quelques fois contre-productives car porteuses de biais cognitifs (les goûts et les couleurs!). A travers la conception en noir et blanc, l’occasion est donnée au concepteur de se libérer de ces contraintes et facilités afin d’explorer de nouvelles voies. 

Au-delà de l’affirmation « Toutes les interfaces devraient être en noir et blanc » (qui peut paraître au premier abord provocatrice), la démarche est avant tout pragmatique. Le designer doit trouver la meilleure manière de transmettre de l’information. Heydon Pickering a d’ailleurs plusieurs fois démontré, au cours de ses travaux, comment la recherche de nouveaux designs l’a amené à l’exploration de solutions techniques de mise en œuvre innovantes. Il partage sur ce sujet des trouvailles plus ludiques basées sur des jeux de formes et imprégnées d’expérimentations de technologies frontend (notamment svg, et css). 

Le designer peut ainsi faire le pont entre conception graphique et conception technique. Ainsi la démarche consistant à faire un premier jet de son interface en noir et blanc est parfois expérimentale mais elle reste toujours très réaliste techniquement.

 

Être indépendant de la couleur

Le concept d’un design qui fonctionne sans couleur est très important en accessibilité puisque certains utilisateurs ne peuvent tout simplement pas percevoir les couleursIl s’agit des non-voyants bien évidemment, mais pas uniquement. Des utilisateurs malvoyants, selon leur pathologie, vont percevoir uniquement le noir et blanc. Enfin, d’autres utilisateurs ne vont pas distinguer correctement les couleurs, ou ne vont avoir qu’un spectre limité (les daltoniens par exemple). 

Comme le dit Heydon Pickering : « Avec une approche en noir et blanc vous ne réfléchissez donc plus en termes de couleurs, mais plutôt en termes de signification. » 

Un exemple simple : comment transmettre une notion d’alerte sans avoir recours au rouge ? 

Ui 3

Vous allez peut-être ajouter une icône.

Ui 4

Maintenant, comment différencier des icônes qui transmettent des informations différentes ?

Ui 5

Vous allez utiliser des icônes de formes différentes. 

Ui 6

En noir et blanc, l’information est toujours perçue par les utilisateurs.

Ui 7

Cette démarche s’applique des concepts les plus simples (les icônes) aux plus complexes (la transmission des informations dans les histogrammes). Même sans être expert en accessibilité, en faisant abstraction de la couleur, vous allez résoudre des problématiques qui sont souvent des challenges pour des utilisateurs en situation de handicap. Car, comme évoqué précédemment, certains utilisateurs ne perçoivent pas les couleurs. Il est important que les informations soient comprises par tous. Si une information est transmise, elle doit être comprise, sans ambiguïté par n’importe quel utilisateur.