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UI : pourquoi concevoir sans couleur ?

A l’heure du Dark Mode, les designers sont toujours plus tournés vers la conception d’interfaces qui priorisent le confort des utilisateurs et les enjeux d’accessibilité. Le choix des couleurs, faisant partie intégrante de tout design system, est crucial pour assurer une expérience utilisateur inclusive et efficace. Et si finalement nous ne conservions que le noir et le blanc ?

Dark mode et Dark UI

Déjà répandu chez les développeurs et proposé par un nombre croissant de services, le Dark Mode donne naissance à la « Dark UI ». Pour preuve, il est maintenant disponible sur iOS13 et Google propose déjà un thème « dark » de son design system Material. Au-delà des considérations purement esthétiques, deux avantages d’ordre pratique sont reconnus :

  • Les interfaces sombres sont plus reposantes pour la lecture sur écran ;
  • La charge mentale est moins élevée lorsque les écrans présentent un grand nombre de contenus par exemple.

Par ailleurs, l’utilisation de la couleur dans ces interfaces sombres permet de mettre plus facilement en avant des composants ou des messages importants. Dans ce court article, l’auteur présente notamment comment l’utilisation du dark mode leur permet de simplifier une interface tout préservant une hiérarchisation des informations facilement perceptible :

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Heydon Pickering et la conception en noir et blanc

Heydon Pickering, designer reconnu dans le monde de l’accessibilité et plus largement de l’inclusion, va plus loin que le Dark Mode en utilisant uniquement le noir et le blanc dans ses designs. Il a notamment présenté son approche radicale lors de la conférence Why Every Interface Should Be Black And White. Il aborde différents sujets récurrents lorsqu’il s’agit de Dark UI tels que la gestion des contrastes et l’implémentation du mode nuit des interfaces, mais il présente également quelques avantages spécifiques dans l’utilisation du noir et blanc dans son processus de conception. 

Son approche permet notamment de développer la créativité. Pour découvrir le travail d’Heydon Pickering, je vous recommande ces deux ressources :  

Les contraintes promeuvent la créativité

Nous pouvons bien évidemment utiliser les couleurs à des fins décoratives. Mais comment dynamiser une page sans utiliser de couleur ? L’idée ici est de se challenger afin de trouver de nouveaux moyens, de nouveaux mécanismes, afin de dynamiser une mise en page sans avoir recours à la couleur. 

Dans un exemple, le designer présente des cartes aux formes différentes :

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Exemple partagé par Heydon Pickering lors de sa conférence.

In fine, ce n’est pas qu’une contrainte

Les couleurs sont des moyens parfois efficaces pour faire passer des informations, mais s’avèrent quelques fois contre-productives car porteuses de biais cognitifs (les goûts et les couleurs!). A travers la conception en noir et blanc, l’occasion est donnée au concepteur de se libérer de ces contraintes et facilités afin d’explorer de nouvelles voies. 

Au-delà de l’affirmation « Toutes les interfaces devraient être en noir et blanc » (qui peut paraître au premier abord provocatrice), la démarche est avant tout pragmatique. Le designer doit trouver la meilleure manière de transmettre de l’information. Heydon Pickering a d’ailleurs plusieurs fois démontré, au cours de ses travaux, comment la recherche de nouveaux designs l’a amené à l’exploration de solutions techniques de mise en œuvre innovantes. Il partage sur ce sujet des trouvailles plus ludiques basées sur des jeux de formes et imprégnées d’expérimentations de technologies frontend (notamment svg, et css). 

Le designer peut ainsi faire le pont entre conception graphique et conception technique. Ainsi la démarche consistant à faire un premier jet de son interface en noir et blanc est parfois expérimentale mais elle reste toujours très réaliste techniquement.

 

Être indépendant de la couleur

Le concept d’un design qui fonctionne sans couleur est très important en accessibilité puisque certains utilisateurs ne peuvent tout simplement pas percevoir les couleursIl s’agit des non-voyants bien évidemment, mais pas uniquement. Des utilisateurs malvoyants, selon leur pathologie, vont percevoir uniquement le noir et blanc. Enfin, d’autres utilisateurs ne vont pas distinguer correctement les couleurs, ou ne vont avoir qu’un spectre limité (les daltoniens par exemple). 

Comme le dit Heydon Pickering : « Avec une approche en noir et blanc vous ne réfléchissez donc plus en termes de couleurs, mais plutôt en termes de signification. » 

Un exemple simple : comment transmettre une notion d’alerte sans avoir recours au rouge ? 

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Vous allez peut-être ajouter une icône.

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Maintenant, comment différencier des icônes qui transmettent des informations différentes ?

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Vous allez utiliser des icônes de formes différentes. 

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En noir et blanc, l’information est toujours perçue par les utilisateurs.

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Cette démarche s’applique des concepts les plus simples (les icônes) aux plus complexes (la transmission des informations dans les histogrammes). Même sans être expert en accessibilité, en faisant abstraction de la couleur, vous allez résoudre des problématiques qui sont souvent des challenges pour des utilisateurs en situation de handicap. Car, comme évoqué précédemment, certains utilisateurs ne perçoivent pas les couleurs. Il est important que les informations soient comprises par tous. Si une information est transmise, elle doit être comprise, sans ambiguïté par n’importe quel utilisateur.

Le Dark Mode : la tendance qui fait clairement du bien

Nous avons été habitués à une utilisation des écrans sur fond blanc. C’est alors que le Dark Mode (ou mode sombre) fait son entrée, nous basculant vers des écrans noirs qui transforme les habitudes. Ce phénomène est apparu ces derniers temps, et il ne fait que grandir. On le retrouve largement dans les applications les plus connues : Instagram, Facebook Messenger, Google et ses services (Gmail, Maps), Apple, Twitter, YouTube, Slack, Wikipédia, et WhatsApp a dévoilé son dark mode le 22 janvier 2020.

Mais d’où vient le Dark Mode ?

Le Dark Mode n’est pas qu’un phénomène de mode mais plutôt une adaptation à l’utilisateur. En France ou même ailleurs, pour une bonne partie des utilisateurs et notamment les plus jeunes, l’un des premiers gestes effectués au réveil est de consulter son smartphone. Il en va de même le soir ; les utilisateurs regardent leur smartphone juste avant de s’endormir. Parmi eux, il existe aussi ceux qui se réveillent la nuit et consultent mécaniquement leur device bien aimé.

C’est alors que le Dark Mode vient soulager leurs petits yeux, en créant des écrans moins lumineux diffusant moins de lumière bleue, tout en leur faisant économiser de la batterie, limitant ainsi certains impacts négatifs de l’utilisation des écrans.

Le comportement des utilisateurs nous pousse alors en tant qu’acteurs du digital à leur offrir plus de confort et de bien-être dans l’utilisation des applications, ainsi qu’à optimiser la diffusion de messages. Le constat est simple et évident, le Dark Mode prend tout son sens.

En plus, le designer aime le noir, il le trouve classe et ergonomiquement efficace !  Sur fond noir, les couleurs sont en effet plus lisibles, plus lumineuses et plus attrayantes.

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Alors, est-ce que tout le monde doit s’y mettre ?

Oui, je pense que chacun doit s’adapter à ses utilisateurs. L’idée est de pouvoir s’interroger sur les habitudes et les conditions d’utilisations de vos clients et prospects. Par exemple, est ce qu’ils sont actifs le soir ou très tôt le matin ? Consultent-ils à ces moments leur tablette, leur ordinateur portable ou leur smartphone ? Si oui, passez au Dark Mode sur ces devices.
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Le Dark Mode a donc fait aussi son apparition dans nos boîtes mail avec iOS ou Android, Gmail, Outlook, chacun de ces supports de messagerie l’appliquant plus ou moins bien, parce chaque système a ses propres règles techniques. C’est là que les acteurs du digital entrent en jeu. Il ne faut pas laisser le hasard faire les choses ; il ne suffit pas de cliquer sur un bouton pour faire passer nos boîtes mail en mode sombre. Rendre un email aussi efficace sur fond noir que sur fond blanc pousse notre réflexion à pouvoir créer et optimiser l’affichage. Un email sur fond noir doit être le plus séduisant et attrayant possible.

Pensons « Dark Mode » et « Light mode », pour optimiser la lecture dans ces deux modes ! Pour cela, il faut faire preuve de créativité, savoir optimiser les clairs et les obscurs pour véhiculer un seul message efficacement, et tout ça de façon claire si je peux dire… Les règles essentielles sont de revoir un nos méthodes, de se méfier des mélanges de couleurs avec le background, de jouer avec des images en PNG sur fonds transparents pour bien identifier les logos ou les call to action par exemple. Veillez également à la couleur des typos, en quel cas il est préférable de prévoir un liseré blanc par défaut, et surtout, testez vos news. C’est avec ces règles techniques qu’est dirigée la direction artistique, chaque email faisant l’étude d’un cas à part.

En conclusion, le Dark Mode n’est pas un effet de mode mais confirme son entrée dans nos vies pour améliorer les expériences de navigation. A mon sens, dans l’usage il concerne d’avantages nos applications, outils ou services interactifs.

Luxe : les 6 tendances qui boosteront le marché en 2020

Dans une industrie qui pèse aujourd’hui plus de 1000 milliards de dollars, la nouvelle génération de consommateurs pousse le luxe à évoluer plus vite que jamais. La notion d’exclusivité ancrée dans son ADN est remise en cause avec la montée en puissance de l’e-commerce et ses tendances évolutives. Quelles sont les tendances qui vont marquer le luxe cette année ?

Nous en avons repéré 6.

Avec le m-commerce qui connaît une croissance rapide (55% des consommateurs de luxe qui achètent en ligne privilégient leur smartphone), une forte demande du marché chinois, de nouvelles poches de richesses (telles que la Silicon Valley) et la nouvelle génération d’acheteurs friande de nouvelles expériences, le marché est challengé en termes de produits & services, de partenariats et de technologies innovants. Les acteurs devront sans aucun doute suivre les six tendances suivantes pour prendre le virage de l’accélération du luxe en 2020.

 

Le marché chinois, l’incontournable lieu de conquête

Les plateformes en ligne dédiées au luxe se battent pour devenir le point d’entrée en Chine des marques. Luxury Pavilion d’Alibaba regroupe plus de 80 marques de luxe dont Maserati, Valentino, Burberry ou encore Hennessy. La maison italienne Balenciaga a rejoint l’été dernier la plateforme TOPLIFE de JD.com, pour assurer un service de livraison exclusif à domicile (en main propre par un chauffeur privé).

Ces plateformes dédiées au luxe apportent une certaine garantie de pouvoir pénétrer ce marché si particulier et toujours aussi prometteur.

 

Les plateformes de revente

Avec la croissance du marché du luxe d’occasion qui devrait représenter presque 25 milliards d’euros en 2020[1], les entreprises sont obligées d’envisager le canal qu’est la revente avec un regard neuf.

En décembre 2019, Stella McCartney a annoncé le renouvellement de son partenariat avec la plateforme de revente de luxe The RealReal. Les acheteurs qui consignent les articles Stella McCartney avec The RealReal, reçoivent un crédit de 100$ à dépenser dans les différents points de vente de la marque britannique (physique ou en ligne).

Lier les produits de luxe à une blockchain pourrait fort probablement garantir une meilleure traçabilité, une authentification facilitée et de nouvelles opportunités d’investissement.

 

L’authenticité grâce à la Blockchain

La Blockchain peut aider à retracer la provenance des produits et améliorer la transparence de la chaîne d’approvisionnement, et donc considérablement favoriser la lutte contre la contrefaçon. L’approche consiste à créer un certificat numérique pour chaque produit qui sera enregistré sur une chaîne de blocs, avec des informations clés (origine, fabricant et propriétaires précédents).

L’industrie de l’or et des métaux précieux a très fortement investi dans cette technologie pour lutter notamment contre les « diamants du sang ». L’initiative TrustChain s’appuyant sur la blockchain d’IBM, permettra par exemple aux acheteurs de vérifier la provenance de six types de diamants et des bagues en or.

 

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Source : Ibm

On peut également l’imaginer dans le cadre du marché d’occasion des produits de luxe pour assurer aux acheteurs l’authenticité du produit revendu.

 

Pop-up stores et « pop-up hotels »

Après des décennies d’expériences en magasin soigneusement planifiées, les acteurs du luxe s’appuient de plus en plus sur des boutiques éphémères en proposant des expériences temporaires et uniques.

Prada a lancé 36 pop-up stores au cours du seul premier semestre 2019. Recueillir des données, tester de nouveaux emplacements et zones de chalandise et attirer de nouveaux clients font partie des principales raisons pour lesquelles les marques de luxe ouvrent ces boutiques temporaires. Plus important encore, les pop-up stores aident à redéfinir l’exclusivité dans le retail par rapport à l’e-commerce.

Vivre une expérience unique et toucher du doigt ces articles de luxe redonne du pouvoir au brick & mortar vis-à-vis des pure players en ligne.

Prada

Source : Prada

La mode n’a pas le monopole des concept stores ; l’industrie du voyage et du tourisme s’y intéresse également. 700’000 Heures est un acteur français de l’hôtellerie d’un nouveau genre : il parie sur des emplacements temporaires pour créer une expérience exclusive via son concept d’hôtel itinérant, ouvrant des « pop-up hotels » dans des emplacements uniques, tels que la place Vendôme, pendant six mois avant de s’installer dans un autre lieu dans le monde.

 

AI Designers

L’intelligence artificielle fait son chemin dans la mode et la haute couture car elle répond au besoin des marques de disposer d’analyses de marché pour prédire les tendances, de chatbots pour le service client, de dispositifs de marketing personnalisé, et plus encore. Par exemple, la start-up Heuritech offre la possibilité d’analyser les images et vidéos sur les réseaux sociaux pour en déduire les tendances en termes de style, de couleurs, etc.

L’an dernier, Yoox Net-a-Porter a eu recours à l’intelligence artificielle pour concevoir une collection privée. L’équipe de conception de l’e-commerçant s’est appuyée sur l’IA pour analyser les données provenant des commentaires des clients, du contenu des médias sociaux et d’autres sources d’information. Pour l’instant, l’intelligence artificielle permet aux créateurs d’utiliser une approche fondée sur les données pour la création de vêtements et d’accessoires.

L’artiste Robbie Barrat a récemment créé une collection complète de vêtements haute couture à l’aide de l’intelligence artificielle en s’inspirant et s’entraînant avec toute une collection de chez Balenciaga, pour ensuite créer sa propre collection.

Compte twitter

Source : compte twitter de Robbie Barrat

Si nous ne sommes pas si loin de voir des collections de mode entièrement conçues par l’IA, il reste à voir si les consommateurs du luxe apprécieront ce travail autant que le design généré par l’Homme.

 

Virtual goods

Une dernière tendance assez surprenante vient du marché des biens virtuels, en progression. Il pourrait représenter une réelle opportunité pour les marques de luxe puisqu’il est lié au marché très lucratif et en pleine expansion des jeux vidéo. L’application de jeu gratuite Fortnite a généré un chiffre d’affaires de plus de 300 millions de dollars en moins de sept mois après son lancement, grâce à l’achat d’applications intégrées. Un signe que les consommateurs sont prêts à potentiellement dépenser pour des tenues et des accessoires pour personnages virtuels.

Ainsi en novembre 2018, Gucci s’est associée à l’application Genies grâce à laquelle les utilisateurs créent des avatars à leur image pouvant être intégrés aux conversations sur Facebook Messenger, WhatsApp ou encore iMessage. Pour Gucci, en proposant près de 200 articles de mode pour habiller les avatars, l’application est une véritable vitrine. A terme, les utilisateurs pourront acheter en un clic les articles qu’ils voient portés par les avatars de leurs amis grâce à l’application mobile.

Genies

Source : Genies

 

Le luxe est une industrie qui possède les moyens de ses ambitions à partir du moment où elle le décide. Elle est capable de transformer son marché et redéfinir ce sentiment d’exclusivité qui fait son essence. Les nouveaux usages, expériences et technologies devront pour cela respecter le strict cadre de leurs valeurs et image de marque, ainsi que la vie privée de leurs clients. L’exclusivité est à ce prix !

[1] Berenberg Luxury Goods Report, février 2018.

 

 

Des clients fidèles grâce au branded commerce

Pour beaucoup, les bips, jingles et autres sonneries de nos smartphones sont des bruits quotidiens que l’on guette. Qu’il s’agisse d’un tendre message de son ou sa conjoint(e), d’un mème humoristique, d’un e-mail professionnel ou encore d’une notification d’une appli de fitness, la communication numérique façonne notre quotidien. Il y a un téléphone mobile dans chaque poche et un ordinateur portable sur le canapé ou sur la table de la cuisine. En tant que consommateur, vous savez tout cela. C’est votre vie numérique. Or les entreprises ne réalisent pas toujours que le numérique est devenu le support le plus important pour transmettre leurs messages de marques à leurs clients, ce qui leur coûte de précieux clients. 

 

La révolution du « en ligne » a ouvert le commerce à l’international, ce qui signifie en contrepartie une nouvelle concurrence. En tant qu’entreprise, vous devez vous distinguer de la concurrence. Pourquoi votre client vous choisit-il vous, et non l’un de vos concurrents ? Êtes-vous le moins cher, fournissez-vous le meilleur service, ou votre marque apporte-t-elle une valeur telle que les clients veulent vous suivre ? Pourquoi un client va-t-il choisir votre marque ? 

 

Transactions ou relations ? 

Si vous voulez être le moins cher, vous entrez sur un terrain de jeu très animé où vous pouvez disparaître du jour au lendemain. C’est une jungle en ligne où la concurrence sur les prix est féroce et le client n’a aucun scrupule à changer de boutique pour un seul euro de différence. Si, au lieu de cela, vous offrez un service de haute qualité et avez une marque attrayante, les clients ne tarderont pas à vouloir vous suivre dans la durée. 

Soyons réalistes, lorsque l’on se focalise sur le prix, on ne devient rien d’autre qu’un panier avec un bouton d’achat et des euros à la place des yeux. Le seul objectif est de réaliser des ventes. Mettez l’accent sur la valeur ajoutée pour développer votre marque, sur qui vous êtes, de même que les valeurs que vous représentez. Ainsi, vous gagnerez la confiance du client, et même sa fidélité. Ce que vous dites, en somme, c’est : je veux établir une relation, vous pouvez me faire confiance, et je suis responsable de mes actions. Cette démarche s’appelle le branded commerce : les gens s’identifient à votre marque et s’y reconnaissent de sorte que vous liez les clients à votre marque. Ils vont devenir fans de celle-ci et feront passer les expressions de votre marque à leur entourage, dans la vraie vie comme en ligne via les réseaux sociaux. Vous gagnez des influenceurs, même face à une concurrence moins chère. Vous sentez cet amour ? 

 

L’essor du branded commerce 

Sans surprise, l’utilisation du branded commerce connaît une croissance exponentielle. Son adoption a tardé car à un moment donné, les plateformes de-commerce en quête de conversion se sont développées autour de tests A/B interminables et de technologies très informatiques. Les clients se retrouvaient sur une page avec une grille de produits et des dizaines de filtres, de boutons et de curseurs censés faciliter leur choix... Tout se ressemblait. Pas vraiment d’émotion et assurément pas une once d’amour. Pourquoi un client vous choisirait-il, vous et pas quelqu’un d’autre, si vous n’êtes pas le moins cher ?

Il vous faut une belle histoire, le truc vieux de 30 000 ans qui marche encore aujourd’hui. Les belles histoires et les récits sont profondément enracinés dans notre cerveau. C’est la raison pour laquelle nous adorons Game of Thrones, Harry Potter et Walt Disney, ainsi que Nike, Tesla et Red Bull. Les histoires engagent notre partie émotionnelle et notre besoin de conflit. C’est comme cela que les clients s’attachent réellement aux marques et c’est là que le commerce et le marketing s’entremêlent. Bien sûr, vous ne pouvez pas vous contenter de créer de la fiction. Il faut qu’elle résonne avec votre marque et votre groupe cible, afin qu’à l’arrivée il y ait une certaine préférence pour votre proposition. Alors, comment allez-vous lancer l’histoire de votre marque ?

 

Créer le récit de sa marque 

Toute bonne histoire commence par un narrateur. Il nous faut donc d’abord déterminer votre identité et la valeur de votre marque. Qui êtes-vous et que symbolise votre marque ? Quelles valeurs et quels critères de moralité fondamentaux partagez-vous avec votre public ?  Utilisons la pyramide de la marque pour les représenter, également appelée l’ADN de la marque. Pas à pas, vous allez déterminer les éléments constitutifs de votre marque. 

Le résultat de la construction de la pyramide de votre marque détermine l’image extérieure et la voix de votre marque. Il contribue à définir votre proposition de valeur distinctive, au développement de l’histoire de votre marque, à votre stratégie marketing et à vos plans de communication. La pyramide de votre marque est essentiellement le schéma directeur sur lequel vous pouvez vous appuyer pour préserver la cohérence de comportement de la marque. C’est la bible de votre marque, qui garantit que toutes vos initiatives de marketing et de communication sont totalement en phase avec l’ADN. Et maintenant que votre narrateur est confortablement assis dans son fauteuil, avec sa voix belle et douce, quelle histoire de marque va-t-il bien raconter ? 

 

Il était une fois…

Souvenez-vous du temps où vous étiez enfant, et que vous écoutiez une histoire racontée par vos parents ou peut-être par votre maître ou maîtresse d’école ? Rappelez-vous comment sa voix, le rythme et le choix des mots qu’il ou elle employait faisaient fourmiller votre imagination. Vous ressentiez le plaisir d’une nouvelle expérience sans risque de quelconques souffrances ou difficultés. En tant qu’auditeur, vous vivez et revivez les évènements au travers de l’histoire. Sentez-vous la puissance des histoires maintenant ? Racontons donc votre histoire.

 

Une histoire de marque authentique présente généralement les caractéristiques suivantes :

  1. La singularité de la marque
  2. Sa fondation 
  3. Le problème auquel vous apportez une solution 
  4. Les moments « eurêka » que vous avez vécus 
  5. Le développement de votre marque 

 

Et quelle meilleure façon d’illustrer ces cinq points qu’avec une histoire ? Une célèbre histoire nous vient de Sir James DysonWikipédia (version anglaise) nous raconte ceci : 

En 1974, James Dyson achète un aspirateur Hoover junior, qui s’encrasse rapidement et perd de l’aspiration au fil du temps. Contrarié, James vide le sac pour essayer de rétablir l’aspiration, mais cela n’a aucun effet. En ouvrant le sac pour voir quel est le problème, il remarque une couche de poussière à l’intérieur, qui obstrue les fines mailles du matériau… Et bien sûr, l’histoire continue. James Dyson découvre que les systèmes à cyclone géant fonctionnent mieux, mais qu’ils ne sont généralement pas utilisés à petite échelle du fait de leur coût élevé. Alors, à l’aide de carton et de scotch, il se rend compte qu’on peut tout à fait appliquer ce principeà bien moindre coût. 

Il est plus facile de se souvenir d’une histoire que de faits ou d’incidents sans rapport entre eux – l’histoire crée dans notre cerveau des connexions solides qui sont plus facilement stockées dans notre mémoire. Les histoires donnent du contexte et du sens à notre monde. Après avoir lu l’histoire de la marque Dyson, vous n’allez plus associer Dyson à un aspirateur haut de gamme qui fonctionne apparemment très bien. Vous vous souviendrez que James Dyson a été déçu de son aspirateur et qu’il a bricolé avec du scotch pour trouver une meilleure solution. Vous vous souviendriez de l’origine et du pourquoi de Dyson, une chose à laquelle vous pouvez vous identifier. 

Le récit narratif ou « storytelling » fonctionne également pour le B2B, comme le montre HP dans « The Wolf » avec Christian Slater. Comme l’indique le premier commentaire sur YouTube, « honnêtement, c’est beaucoup mieux que la plupart des trucs qu’on nous montre au cinéma. »

Inspirer, surprendre ou informer 

 

Outre le fait de créer vous-même des histoires, vous pouvez également inspirer vos clients, et les influenceurs. Grâce au comportement que vous affichez en tant que marque et à la formidable expérience qu’offre votre marque, vous pouvez motiver des clients à partager leur histoire sur les réseaux sociaux. Comme le fait National Geographic avec les concours de photos ou Spotify avec des campagnes ludiques dans lesquelles apparaissent des playlists inhabituelles d’utilisateurs. C’est comme cela que vous faites monter votre public lui-même sur scène. 

Evidemment, pour la plupart des marques, l’accent est mis sur le site internet. Aujourd’hui, un site se doit d’inspirer, de surprendre ou d’informer de façon approfondie. Une simple grille n’affichant que des produits ne dit pas grand-chose, à part le prix et le descriptif. Ce n’est pas comme ça que vous allez vendre des produits Dyson, sauf à être le moins cher. Sans compter que, dans la plupart des marchés, l’assortiment et la concurrence en ligne ne cessent d’augmenter. Une sélection proposée au client est plus souvent le résultat du hasard que d’un choix. Prenez un site comme Booking.com que nous sommes nombreux à avoir utilisé. Même si vous faites une recherche sur une zone restreinte pour trouver un hôtel sympa, vous pouvez avoir l’impression de chercher une aiguille dans une botte de foin. Au lieu de cela, ne serait-il pas génial de pouvoir plutôt choisir toujours la même chaîne d’hôtels ? 

 

De la confiance découle la fidélité 

L’image de marque aide le client à choisir. Si j’achète ici, ce sera génial. Avec une marque forte, le client peut compter sur une certaine qualité ou un certain service que promet la marque. Le client s’identifie avec l’idée transcendante de la marque, comme la marque de vêtements éthiques Patagonia qui se considère comme une entreprise activiste. Une marque, ce n’est pas du rêve ou de la fiction, c’est révéler l’essence de l’entreprise et donner du caractère pour encourager les gens à s’identifier à votre marque. Si vous le faites bien, vous allez bâtir une communauté qui sera fidèle à votre marque. Et si ses membres la transmettent à d’autres, ce n’est pas des prix qu’ils vont parler. Mais bien des valeurs qu’ils partagent avec vous. 

CES 2020 : le meilleur des innovations

Maxime Thubière et moi-même étions les envoyés spéciaux au CES de Las Vegas. Pour compléter notre premier article, je vous propose de revivre nos pérégrinations et partager avec vous toutes nos découvertes.

D’ailleurs, nous ferons une restitution complète à Lyon, Nantes, Bordeaux, Paris et Toulouse à partir du 23 janvier 2020.

Voir la vidéo Roadshow CES 2020

Ouverture du CES : ça roule pour Samsung !

La 1e journée a été marquée par la keynote du géant coréen qui a présenté son assistant Ballie, assistant qui n’est plus si virtuel que ça puisqu’il prend la forme d’une balle qui vous suit à la trace, et qui est capable de regarder par la fenêtre pour analyser la météo, de déclencher l’aspirateur s’il détecte un spot à nettoyer, de surveiller la maison et la famille, ou encore de vérifier vos mouvements de yoga (!)… d’autres applications restent à trouver, et il est plutôt étonnant que Samsung n’ait pas évoqué plus d’applications liées au contrôle de la maison (luminaires, prises connectées, volets roulants…).

Côté smart home, Samsung a présenté son réfrigérateur connecté, capable de regarder ce qu’il contient, de proposer des recettes et… de les préparer grâce à des bras articulés ! Il s’agit du Robot Chef qui, s’il laisse entrevoir de belles possibilités dans le futur, s’est contenté lors de la démo de couper du tofu et de verser des sauces et condiments dans un saladier (en ouvrant toutefois un placard pour prendre une sauce, ce qui est assez impressionnant !). C’est le démonstrateur qui s’est occupé du reste des manipulations de la recette guidée. Ce réfrigérateur dispose par ailleurs d’une « growing station » capable de faire pousser fruits et légumes.

Growing station

 

L’autre grande tendance abordée est la ville intelligente (smart cities) complétée de solution de smart building. La démo dédiée a mis en avant le projet de régulation de trafic rendue possible grâce à la 5G : la ville communique avec les véhicules et les piétons en situation de fragilité.

Smart cities

 

Delta Airlines nous fait planer

La compagnie aérienne a fait le plein de bonnes idées innovantes dans l’optique de réduire le stress des voyageurs, et on retient déjà une technologie qui paraît très prometteuse : la Parallel Reality. Un écran est en mesure d’afficher une information personnalisée à plusieurs spectateurs en même temps !

Ainsi, nous nous sommes précipités à leur stand où nous avons eu une démo live… époustouflante ! Elle démarre dans une 1ère salle face à un premier écran où l’on nous montre que, en fonction d’où on se place, nous voyons une information différente sur l’écran, ce qui est démontré par un ensemble de miroirs. Nous rentrons ensuite dans une 2ème salle où, après avoir scanné le QR code d’une carte d’embarquement à notre nom, l’écran affiche à chacun d’entre nous notre nom, notre destination et notre porte d’embarquement, et cela fonctionne tout en se déplaçant dans la pièce ! Nous avons été dans les 100 premiers au monde à tester cette technologie et c’est assurément L’innovation du CES 2020 !

Delta airlines

 

Smart sinon rien

Nombreux sont les acteurs qui se sont emparés des deux grandes thématiques que sont la smart home et les smart cities, voici celles que nous ont le plus retenu notre attention.

Smart home

Côté français, Legrand se concentre sur le tableau électrique connecté ainsi qu’une serrure connectée pour un foyer toujours plus sécurisé.

Legrand

Chez CareOS, nous avons essayé leur miroir intelligent qui comprend commandes vocales, reconnaissance des visages et des objets, analyse de la peau et essai de produits en temps réel, ou encore un coach (économies d’eau et fitness notamment) … ce ne sont que des exemples des nombreuses applications possibles tant à la maison qu’en magasin, avec déjà de belles réussites et partenariats (tels que Pierre Fabre) !

Careos

 

Autre miroir intelligent, celui de Lululab, analyse le visage et peut proposer les produits cosmétiques adéquats.

Google est également un acteur de la smart home sur qui compter avec ses produits et son écosystème de partenaires compatibles (et il y en a !), faisant concurrence avec celui d’Amazon.

Google

Smart cities

Outre le projet de Samsung, les constructeurs automobiles font également partie des leaders en la matière. Toyota a fait la promotion de la Woven City (citée dans notre précédent article). Hyundai nous a tout autant impressionnés avec le concept de hub qui comprend un héliport sur le toit. Hyundai propose d’ailleurs le véhicule aérien personnel UAM S-A1, en partenariat avec Uber, qui pourra y atterrir sur l’héliport. Des navettes roulantes autonomes s’arriment au hub et se déclinent en transport public, privé, meublé, food truck, ravitailleur électrique sans fil ou médicalisées… J’aime cette idée de hub car il permet de venir l’intégrer à une ville existante.

Par ailleurs, nous avons retenu Ekin, qui produit un poteau nommé Spotter. Ce dernier combine différents modules : qualité de l’air, météo, contrôle de la vitesse, reconnaissance des plaques automobiles, surveillance vidéo… ainsi que NoTraffic qui édite une plateforme autonome de gestion du trafic.

 

Le retail et l’e-commerce également à l’honneur du CES 2020

Plusieurs innovations sont également à destination des acteurs du retail et de l’e-commerce. Nous avons notamment essayé au sein du pavillon de la French Tech la solution de Retail VR qui permet de se balader dans une boutique en réalité virtuelle. C’est une réalisation pour Nespresso d’expérience 3D d’achat web immersive que nous avons testé.

Scanblue

Scanblue, qui édite des modèles 3D de produits physiques pour les utiliser en réalité augmentée ou en réalité virtuelle, est similaire à Retail VR.

Nous avons ensuite croisé des concepts de personnalisation : Aetrex qui modélise en 3D des pieds et produit dans la foulée une semelle personnalisée et Talamoos qui édite une solution prédictive (IA) déduisant des personnalisations et recommandations (ils nous ont d’ailleurs fait une démonstration de leur solution sur une plateforme de vidéo à la demande similaire à Netflix).

Enfin, Wag.travel produit une solution de personnalisation permettant d’optimiser la conversion en acheteurs pour les sites e-commerce de voyage…

Dans notre besace, nous avons également rapporté des découvertes de divers horizons : automobile, fintech, travail collaboratif, greentech, multimédias et santé dont nous pourrons également discuter ensemble lors des restitutions en agences SQLI !

Voir la vidéo Roadshow CES 2020

CES 2020 : l'expérience de l'humain comme barycentre de l'innovation technologique

Cette 53ème édition du CES a fait la part belle à l’expérience en recentrant le débat de l’innovation technologique sur l’humain pour mieux le connecter à lui-même (surveiller sa santé), à sa maison, à son environnement (mobilité urbaine et voyage) et aux enjeux de la planète. Nous pouvons ainsi en retenir 4 piliers de l’innovation en 2020. Suivez les guides ! 

 

La santé au cœur des préoccupations

Une multitude de solutions d’analyse de la peau (Miroir Poséidon de CareOS), de suivi du rythme cardiaque (Binah.ai), du stress (Sompo Himawari) ou de suivi du sommeil (ScanWatch by Withings) font leur percée.

Nous sommes face à un champ des possibles qui s’élargit continuellement grâce aux progrès de l’intelligence artificielle (IA), combinés à la multitude de capteurs et de données existants. Il n’est pas étonnant de voir comment certains grands acteurs internationaux s’intéressent au sujet : Amazon a créé une division « Health », Walmart investit dans des cliniques et Google a racheté Fitbit fin 2019. L’enjeu reste encore une fois pour l’individu de garder le contrôle de ses données. A nous d’être vigilants !

Pierre fabre ces

 

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Connecter sa maison à son écosystème, l’incontournable

Les plateformes centralisées de gestion et d’orchestration de la maison intelligente furent les stars du CES 2020, et chacun y va de la sienne, l’enjeu étant la capacité à intégrer les objets de la maison et les partenaires du secteur de la Smart Home. Nous avons ainsi retrouvé la plateforme Homex de Panasonic boostée à l’IA pour adapter l’expérience de la maison connectée, ainsi qu’Enki de Leroy Merlin (400+ produits et 25 partenaires) qui permet de définir des scénarios personnalisés avec les objets connectés de la maison. Citons également Legrand et son panneau électrique connecté Drivia et la serrure et les clés connectées de Netatmo qui n’ont pas besoin d’être reliées au Cloud (puisque l’information est stockée dans la clé).

 

Homex ces

 

L’expérience fluide de mobilité urbaine, la grande promesse

Plus connectée que jamais, la thématique de la mobilité urbaine est guidée par l’idée d’avoir une vue globale pour assurer une expérience fluide. La mobilité urbaine peut compter sur la voiture autonome ; constructeurs et équipementiers proposent tous leur solution de véhicule autonome connectée à la Smart City, ainsi que des aéronefs à décollage et atterrissage verticaux (Air Taxi de Bell ou de Hyundai S-HUB). Le tout s’appuie sur la technologie de computer vision à base de Lidar (Light – ou Laser Imaging – Detection And Ranging ; capteurs 3D) qui est plus performante mais toutefois pas encore design… les capteurs ne s’intègrent pas encore efficacement aux véhicules. Et pour aller plus loin c’est Toyota qui projette de construire une ville test au pied du Mont Fuji pour expérimenter les technologies et usages de demain, la Woven City.

 

Dans le domaine du voyage, c’est véritablement Delta et son partenaire Msiapplied Science qui nous a bluffés avec sa technologie de Parallel Reality. Cette technologie accomplit la prouesse d’afficher, sur un unique panneau d’affichage, un message personnel à plusieurs personnes en simultané (aujourd’hui jusqu’à 100 personnes). Par exemple, dans le but indiquer leurs informations de voyage et les guider dans l’aéroport (ce concept est en pilote cette année à Detroit). Nous l’avons testé en avant-première, c’est tout simplement extraordinaire ! La Parallel Reality est certainement l’innovation majeure de cette édition du CES.

 

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Consommer mieux, dans la grande lignée du développement durable

Amazon ces

 

Malgré les divergences d’opinion, les progrès se dirigent davantage vers le développement durable avec une logique de faciliter et fluidifier l’expérience d’achat. Amazon et son concept dédié au marché de l’automobile est assez impressionnant : le géant propose avec son partenaire ZeroLight une expérience sans couture qui démarre par la configuration de la voiture en réalité augmentée. L’acheteur n’a plus qu’à valider sa commande en 3 clics ; commande qui est directement intégrée à la plateforme CRM de Salesforce du revendeur puis livrée à domicile avec une brochure personnelle. LG quant à elle propose une solution d’essayage virtuel sur mobile après avoir été scanné de la tête au pied pour générer son avatar. Le consommateur n’a plus besoin d’aller en magasin pour essayer des vêtements.

Côté alimentation durable, la start-up Impossible Foods est revenue cette année avec son burger 2.0 au goût de viande mais sans viande (ce n’est pas mauvais…), et myFood a présenté une solution complète et connectée de serre verticale permettant de cultiver plantes et légumes en ville. Pour lutter contre le gaspillage de l’eau potable, Hydraloop propose un système breveté pour recycler 85% de l’eau domestique (pour la douche, les WC ou encore le lave-linge). Et enfin 20tree.ai a créé une intelligence planétaire en appliquant l’IA à l’imagerie satellitaire. Des aperçus sur la quantité et la qualité des ressources naturelles, la biomasse, la séquestration du carbone et les menaces comme les feux de forêt, et la déforestation sont ainsi rendus possibles. Ces données sont ensuite mises à la disposition des institutions financières, des entreprises et des gouvernements au travers d’une plateforme et d’API, afin de comprendre chaque m2 sur terre en temps réel.

 

Pour conclure, cette nouvelle édition du CES a été pleine de bonnes surprises, notamment avec Delta et la Parallel Reality. Nous avons hâte de voir sa mise en œuvre et les enseignements qui en découleront. Un peu déçus de la partie automobile qui n’a pas amené beaucoup de nouveautés, mais qui tente tout de même de faire le lien avec la Smart City.

 

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Maxime Thubière, Consultant Innovation et Arnaud Vatin, Chef de Projet technique

Animer, c’est donner vie

Acheter en ligne peut être une expérience extrêmement frustrante. Attendre le chargement en continu de pages, faire défiler de longues listes de produits, savoir ce qu’il y a dans son panier ou connaître l’état actuel de sa commande… c’est épuisant. En plus de cela, l’animation peut facilement ressembler à un dessin animé des années 1930. Mais en utilisant l’animation correctement, on peut atténuer cette frustration. En diminuant les distractionsnous facilitons la conversion et procurons une expérience plus agréable à l’utilisateur ; l’animation est en train de devenir la base de la conception d’une interaction efficace. 

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UI de type dessin animé lors du processus de commande d’une pizza, par Cuberto 

Introduire du mouvement dans la conception d’une UI
 

La vie est un mouvement perpétuel. Nous marchons, courons ou pédalons, et ce qui nous entourent bougent (souvent) de façon prévisible. Rien d’étonnant, donc, à ce que nous soyons incapables d’imaginer notre quotidien sans mouvement. Notre œil capte les objets en mouvement, presque comme un réflexe. Nous pouvons mettre ce principe à profit en introduisant de l’animation dans une UI. 

En faisant cela, nous adoptons une approche de conception centrée sur l’humain. Après tout, elle engage directement l’utilisateur et l’aide à vivre les transitions et les interactions de façon plus naturelle et plus intuitive. Les meilleures animations de sites web ont à la fois un objectif et un style, et elles créent une impression et une perception proches de celles qu’éprouve une personne qui interagit avec un objet physique dans la vraie vie. Elles racontent des histoires simples, du style « Hé, regarde un peu ça ! » ou « Super, votre commande a été lancée ». Si elle est bien faite, une animation ne se contente pas de divertir l’utilisateur, mais aide aussi à comprendre ce qui se passe ou explique comment utiliser le site plus efficacement. 

Aujourd’hui, les interfaces ne sont plus des suites d’écrans statiques ; elles permettent de combler le fossé entre le logiciel et la nature humaine en ajoutant la dimension de temps. 

 

Utiliser l’animation pour visualiser les traitements 

Lorsqu’on interagit avec un produit (numérique), on veut savoir ce qui se passe à chaque étape. Si votre client est obligé d’attendre dans l’incertitude, vous risquez de le perdre. Souvent, il ne suffit pas de faire savoir à l’utilisateur que le processus est en cours de chargement ; par conséquent, mieux vaut éviter les indicateurs de chargement. Ils ne servent qu’à lui rappeler qu’il attend. Rendez l’attente plus agréable en utilisant le squelette en même temps qu’une animation subtile pour charger un contenu, afin de maintenir l’interaction avec le client. En tenant l’utilisateur au courant du niveau d’avancement, vous transformez une notification peu agréable en élément de divertissement. 

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Fixer des attentes sur la rapidité de traitement de l’action 

 

Utiliser l’animation pour montrer que l’action est terminée 

Bien que certaines animations illustrent le processus, une animation peut également montrer sa finalisation. L’utilisateur doit comprendre rapidement et clairement que l’action est terminée et savoir que le système y a répondu. L’un des exemples les plus simples est le « bouton » : lorsqu’on appuie dessus – quelle que soit son aspect – on s’attend à ce qu’il se passe quelque chose. La convivialité de la conception du produit va réellement en pâtir si ce type de retour n’est pas prévu de façon visible. Harrods utilise l’animation pour illustrer le mouvement du produit jusqu’au panier une fois qu’on a appuyé sur le bouton « Add to shopping bag » (Ajouter au panier). L’icône du panier se transforme en une boîte sur laquelle apparaît le bouton « Checkout » permettant de valider la commande. Le titre du bouton devient « Added » (ajouté) avec une coche qui disparaît au bout de quelques secondes. Cela évite à l’utilisateur de se demander si l’article a été ajouté ou non et lui permet d’aller sur la page de validation de la commande sans visualiser d’abord le contenu de son panier.

 

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Fournir un retour visuel sur une action 

 

Utiliser l’animation pour faciliter la compréhension 

Si l’on pense aux états d’erreur et aux écrans qui s’affichent en cas problème, il est important que ces derniers sautent aux yeux de l’utilisateur. Pour la saisie de données, on peut utiliser une animation montrant un mouvement horizontal indiquant que la saisie est refusée. Dans une UI, nous associons ce mouvement à un geste tel que secouer ou hocher la tête. L’utilisateur consacre moins d’énergie ou d’effort à comprendre comment fonctionne le site. 

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Visualiser le résultat d’une action 

 

Utiliser l’animation pour améliorer une histoire 

De nombreux sites de-commerce affichent leurs produits sur un mur de produits. S’il n’y a pas de mise en lumière, l’utilisateur peut se sentir indécis et se perdre dans des détails. Simply Chocolate, boutique danoise qui vend des barres de chocolat, montre – sans le dire – les caractéristiques spécifiques du produit. La conception très dynamique du site donne à chaque produit suffisamment d’espace pour briller. Exactement comme dans la vie réelle, on peut enlever l’emballage de la barre en le faisant glisser, pour voir à quoi elle ressemble. Les ingrédients de la barre s’animent doucement en arrière-plan. Bien que l’effet soit on ne peut plus direct, l’expérience globale marche car seule une petite quantité d’informations s’affiche en arrière-plan pour chaque produit. 

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Schéma d’organisation de Simply Chocolate 

 

Quelques réflexions pour conclure 

Comme pour tout ce qui figure dans l’interface, l’animation nécessite une approche réfléchie et un objectif clair. Si elle est bien faite, l’animation permet aux boutiques en ligne de procurer une expérience utilisateur agréable et sans frustration. Vous pouvez guider votre utilisateur tout au long des tâches, lui donner des repères visuels clairs et même lui permettre de s’amuser un peu. Les avantages apportés par l’animation doivent l’emporter sur les éventuels inconvénients : ce doit être la cerise sur le gâteau, pas l’ombre au tableau. 

L’architecture évolutive : accompagner une mutation continue

Face au changement, ce ne sont pas les plus forts qui survivent mais les plus réactifs. Cela vaut également pour les architectures logicielles, car ce sont elles qui contiennent les bonnes décisions que vous souhaitez pouvoir prendre dès le début d’un projet. Jusqu’à présent, les architectures logicielles sont perçues comme difficile à faire évoluer. Et si nous construisions des architectures en nous attachant principalement aux notions de changement et d’évolutivité ? Une architecture évolutive permet de soutenir une évolution progressive et dirigée en tant que premier principe dans de multiples dimensions.

 

Quel est le moteur du changement ?

Tout finit un jour par changer ; comme le disait Einstein, c’est la seule constante. Certaines choses peuvent changer si l’initiative est prise au niveau de l’entreprise, d’autres devront changer de façon involontaire. Il existe deux types de changement auxquels votre entreprise doit faire face :

  • Le changement lié à l’activité : on peut citer les nouveaux modèles de revenus, des concurrents disruptifs, les nouveaux canaux, l’évolution des besoins du client, les règlementations et l’innovation produit. Ces différents éléments modifient les exigences commerciales et les cas d’utilisation que vous traitez avec votre architecture.
  • Le changement lié à l’écosystème :le domaine technique mue et évolue au fur et à mesure que les langages de programmation, les bibliothèques, les frameworks et les environnements d’exploitation évoluent. Docker, par exemple, a contribué à diffuser la technologie des conteneurs auprès du grand public et a révolutionné la façon dont nous utilisons les ressources informatiques.

Le changement peut avoir une très forte incidence en raison de la notion d’équilibre dynamique, terme emprunté à la chimie et d’autres sciences physiques, qui se vérifie également dans l’architecture logicielle. L’équilibre dynamique signifie que si vous modifiez un état de juste équilibre, vous devrez procéder à des ajustements continus pour maintenir un état stable. Comme le Yin et le Yang, l’univers logiciel est dynamique plutôt que statique. Dans un état de flux constant, une image à un instant T de votre architecture logicielle sera différente d’une autre image prise à un autre moment.

Alors, comment faire face au changement ?

 

Faire face aux inconnues « non connues »

De par sa nature même, l’architecture est l’élément que l’on souhaite le moins changer en raison de son degré de complexité et du coût que cela implique. C’est pourquoi des changements au niveau de l’écosystème peuvent créer de réelles difficultés pour l’architecture logicielle, surtout dans l’entreprise. Plus les choses changent, moins il est possible de faire de planification à long terme. Comment prévoir un plan sur cinq ans pour son architecture quand celle-ci peut être facilement balayée par une innovation encore inimaginable ? A l’inverse, si vous investissez tête baissée dans une toute nouvelle technologie, vous risquez d’essuyer les plâtres en ayant misé sur le mauvais cheval. Regardez les langages de programmation qui n’ont pas percé, comme D, Fortress, J# et Wasabi… et pensez maintenant aux nouveaux langages tels que Scala, Typescript et Swift. Pourront-ils durer ? Ou vont-ils subir le même sort que Ruby, en recul depuis que Twitter a annoncé en 2011 qu’il s’en séparait ? Il est impossible de prévoir quel sera le prochain langage le plus en vogue, mais quand la transition s’opèrera, il faudra toujours planifier l’ensemble de l’écosystème qui doit suivre.

La seule solution consiste à bâtir une architecture capable d’anticiper les changements et l’évolution de manière économiquement rationnelle. Thoughtworks a donné à cette idée le nom « d’architecture évolutive ». Avec cette architecture, vous pouvez vous adapter rapidement au changement sans avoir besoin de prédire l’avenir pour réaliser des investissements incertains. La prévisibilité ouvre la voie à l’évolutivité.

 

L’architecture évolutive vs. les architectures antérieures

 

Le principe directeur d’une architecture évolutive est de soutenir un changement guidé, progressif et sans rupture sur de multiples dimensions. Pour en comprendre les implications, prenons du recul et examinons les architectures antérieures.

La première, c’est la grande boule de boue : un système logiciel dépourvu d’architecture perceptible. Il est très dense et peut être identifié par le niveau de couplage élevé de ses modules. Un simple changement nécessite de nombreuses modifications susceptibles de mettre en péril toute l’application : l’architecture peut se rompre.

La seconde architecture est l’architecture en couches ou architecture multi-niveaux, qui sépare la présentation des fonctions, les traitements applicatifs, la logique métier et la gestion des données. Elle offre une évolutivité monodimensionnelle dans le sens structurel du fait qu’on aborde la dimension des couches séparément. Mais dans la pratique, les changements apportés aux interfaces de niveau inférieur ont tendance à migrer vers les niveaux supérieurs. Et quand on introduit de nouvelles caractéristiques sur une couche, cela peut imprimer des changements au niveau d’une couche sur deux. En outre, si on considère le principe de la conception pilotée par le domaine (Domain-Driven Design, DDD), qui est centrée sur les secteurs d’activité des utilisateurs, on constate qu’un même domaine est susceptible d’être éclaté sur plusieurs couches. Un seul changement dans le secteur d’activité va affecter toutes les couches : pas d’évolution.

Maintenant, examinons une architecture évolutive telle que les microservices. Il existe un contexte délimité qui est fonctionnellement distinct. Les services sont découplés et orientés domaine, ce qui signifie que le fait de modifier un service existant n’a pas d’incidence sur les autres services. C’est comme remplacer une brique de Lego.

 

Les principes de l’architecture évolutive

L’idée clé est que les éléments architecturaux peuvent être modifiés plus tard. Si vous intégrez le changement évolutif dans votre architecture, les changements seront moins coûteux et plus faciles. Il existe plusieurs concepts autour de l’architecture évolutive :

  • API :si vous utilisez des API comme cadre de référence pour interagir avec les applications, les données et les fonctionnalités sont facilement accessibles à d’autres applications.
  • Cloud :en particulier lorsque vous mettez vos microservices dans le cloud, votre architecture peut bénéficier pleinement des avantages types du Cloud comme l’évolutivité, la résilience et la haute disponibilité.
  • Commerce headless :lorsque vous utilisez des microservices pour faire de l’e-commerce, vous pouvez découpler le CMS de la couche de présentation dans un commerce dit « headless ».

Replay webinar commerce headless

  • Architecture orientée évènements (EDA) :cette approche est axée sur les événements commerciaux auxquels l’entreprise doit impérativement réagir. Une architecture orientée événements offre un service en temps réel et la possibilité de définir la logique métier en tant que logique globale.

Si l’ensemble de ces développements et approches apportent l’agilité commerciale que les entreprises recherchent aujourd’hui, c’est le concept d’architecture évolutive qui fournit le principe par excellence. Il s’agit avant tout d’adaptabilité face au changement. Les cinq caractéristiques suivantes sont fondamentales pour la conception d’une architecture évolutive :

  1. Fonctions de qualité.Elles permettent d’indiquer à quoi ressemble l’architecture cible. A ce titre, elles varient considérablement d’une entreprise à l’autre. Certains systèmes nécessitent un très haut niveau de sécurité, d’autres une disponibilité élevée quand d’autres requièrent des temps de service donnés. Penser dès le départ aux fonctions de qualité permet de guider le processus décisionnel et le calendrier, et vous aide à préserver les exigences clés au fur et à mesure que le système évolue.
  2. Dernier moment responsable.Traditionnellement, les décisions architecturales se prennent avant d’écrire un quelconque code. Dans une architecture évolutive, on attend le dernier moment responsable pour prendre des décisions. Pourquoi ? Parce qu’il existe probablement des informations plus détaillées à prendre en compte. La difficulté est toutefois de déterminer les décisions que l’on peut reporter. Ici, ce sont les fonctions de qualité qui doivent passer au premier plan.
  3. Mettre le doigt sur les problèmes.Certaines choses sont plus difficiles à faire et peuvent poser de nombreux problèmes. Si vous les faites tôt et plus souvent, vous identifierez plus rapidement les problèmes qui en sont la cause. Plus vous les résoudrez, plus vous serez encouragé(e) à supprimer automatiquement ces problèmes.
  4. La livraison continue.Elle permet de soutenir une pratique plus large de l’architecture évolutive, en introduisant deux nouveaux attributs architecturaux : la testabilité et la déployabilité. Dans une architecture testable, la plupart des défauts se décèlent à l’aide de tests automatisés. Dans une architecture déployable, vous pouvez déployer tel ou tel service sans orchestration ni temps d’indisponibilité conséquents. Cela permet également l’expérimentation et le test A/B, comme faire fonctionner plusieurs versions d’une même version en même temps.
  5. S’organiser autour des capacités commerciales.La conception pilotée par le domaine permet de générer de la modularité au niveau du domaine plutôt qu’au niveau des couches techniques. Cela nécessite la mise en place d’équipes plurifonctionnelles par secteur professionnel et place les projets permanents et non plus les projets ponctuels au centre du processus. C’est vous qui bâtissez cette modularité, et c’est vous qui la gérez. Ainsi, il vous sera plus simple d’opérer des changements sans rupture suivant des limites clairement définies.

 

Tout est question de temps

L’architecture évolutive améliore considérablement le temps nécessaire à la mise en production d’un seul changement, de manière répétée et fiable. Elle le fait en supprimant les cycles lents de retour d’informations, les couplages et la cohésion : les principaux obstacles lorsqu’il s’agit de s’adapter aux changements. Chaque composante de l’architecture peut évoluer au fil du temps, indépendamment de son environnement. La forte réduction des délais de mise sur le marché et la nouvelle adaptabilité apporteront à votre entreprise une manœuvrabilité et une agilité commerciale réelles. Vous pourrez ainsi vous adapter efficacement aux changements, introduire de nouvelles caractéristiques au bon moment et dépasser vos concurrents. Avec une architecture évolutive, vous serez à même d’avancer à votre propre rythme. 

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L’innovation, clé d’une expérience collaborateur réussie ?

L’innovation est essentielle à différents niveaux. D’abord, au niveau technologique afin de rester informé sur les nouveautés et évaluer sa dette technique pour prendre des décisions en conséquence. Au niveau marketing, l’innovation est le moyen de capter de nouveaux marchés en améliorant ses offres, en anticipant les tendances issues de sa veille et à fortiori, devenir force de proposition. Innover c’est aussi véhiculer une image dynamique et pro-active de l’entreprise, en interne comme en externe auprès de toutes les parties prenantes. 

Un des aspects de l’innovation que je pense des plus importantsest de faire naître l’engagement des collaborateurs d’une entreprise par la culture de l’innovation.  

Cette culture étant vectrice de création de valeurs – valeurs partagées et ressenties par tous – placera l’innovation au service des collaborateurs. 

 

Que signifie l’innovation au service des collaborateurs et quel intérêt pour les entreprises ?

L’innovation au service des collaborateurs signifie avant tout remettre l’humain au cœur de l’organisation des entreprises. 

C’est aussi une organisation du travail plus collaborative permettant aux salariés d’exprimer leurs idées en s’intégrant dans le processus de l’innovation tout en prenant part aux décisions. En répondant à leur besoin de donner du sens à leur travail, cette organisation favorise l’épanouissement des collaborateurs. 

Elle doit être aussi l’expression d’une volonté claire de la part des dirigeants d’entreprises afin d’insuffler un climat propice à l’innovation en libérant du temps de travail, en attribuant un espace dédié, ainsi qu’en offrant des possibilités de formation tout en favorisant la créativité de tout un chacun. 

Malgré ces bonnes intentions, il faut garder en tête que l’innovation repose principalement sur une culture, sur des valeurs communes qui sont les fondations de toute action innovante. 

 

L’innovation doit être inscrite dans l’ADN d’une entreprise

Intégrer l’innovation dans la culture d’entreprise permet de fédérer les collaborateurs autour de valeurs et de sujets communs qu’ils doivent s’appropriermodeler et exprimer en toute transparence. Ildeviennent partie prenante de l’établissement d’une charte commune par exemple. En outre, cette culture de l’innovation favorise la communication, la créativité et par-delà l’adhésion de tous. 

L’objet de ces concertations est que les salariés puissent se reconnaître dans ces valeurs soutenant l’innovation au sein de leur entreprise, valeurs partagées en interne comme en externe, afin de libérer leur pouvoir créatif et leur prise d’initiatives. 

Toutefois, cette culture de l’innovation étant posée, elle aura besoin d’être valorisée en s’exprimant au travers de sujets innovants en lien avec la stratégie de l’entreprise.  

 

Le choix des idées novatrices en cohérence avec la stratégie de l’entreprise

Les sujets de l’innovation étant multiples, faire des choix est nécessaire. 

 » Innover, c’est savoir abandonner des milliers de bonnes idées. » – Steve Jobs (Apple) 

Toujours est-il qu’au préalable, il sera fondamental de faire preuve de pédagogie en expliquant aux collaborateurs les méthodes de sélection et la nécessité d’intégrer les futurs projets dans l’approche globale de l’entreprise. L’objectif est de donner un cadre aux idées pour leurs assurer une viabilité par la réalisation de projets qui font l’objet d’un ROI in fine. 

Ce ROI étant polymorphe, il peut prendre la forme :  

  • D’un gain de productivité par la mise en place de nouveaux process, 
  • D’une nouvelle offre de service répondant à une stratégie de diversification, 
  • D’une optimisation des coûts et/ou du temps par la création ou la mise en place d’outils collaboratifs efficients,  
  • D’ouverture de marché faisant suite à la réalisation d’un projet interne issue d’une veille technologique, 
  • De création de valeur ajoutée en valorisant la différenciation envers la concurrence, etc. 

Quoi qu’il en soit, l’entreprise devra se montrer capable d’accueillir les idées de ses collaborateurs qui lui parviendront en flux ascendant (du bas vers le haut) mais aussi de diffuser l’innovation en flux descendant (du haut vers le bas). 

Une fois les projets sélectionnés, l’innovation ne s’improvisant pas, nous devons penser à les piloter tout en laissant assez d’autonomie aux collaborateurs. 

 

Piloter l’innovation

Son pilotage n’est pas forcément l’apanage des managers ou des spécialistes de l’innovation. 

Cela peut même devenir contre-productif et bénéficier uniquement qu’à un pan de l’entreprise, tout en laissant à la marge une partie des initiatives exprimées par les salariés. 

Le risque est alors de se retrouver à nouveau dans le schéma quotidien managers/managés. 

L’innovation invite les collaborateurs à piloter leur projet tout en leur assurant une autonomie adéquate. 

Et c’est bien dans l’accompagnement, la bienveillance, le soutien et la disponibilité que les managers sont incontournables. Les spécialistes ont aussi leur rôle à jouer pour guider, conseiller, orienter, former et faire en sorte que les collaborateurs puissent mener à bien leurs projets. Cette synergie engendre un respect mutuel ainsi qu’un climat de confiance qui génèrent à leur tour une création de valeur productive. 

Néanmoins, pour que cette symbiose opère, l’entreprise doit mettre à disposition des collaborateurs les moyens nécessaires. 

 

Déterminer un espace, son fonctionnement et les moyens mis à disposition

Pour cela, nous pouvons nous inspirer des HackLABFabLABMediaLAB ou encore des Communautés. Ces espaces dédiés se veulent collaboratifs et ouverts à tous. 

Ils sont symboliques car une fois dans ces murs, on se consacre uniquement aux initiatives ou projets innovantsl’important pour y accéder étant d’avoir la volonté de présenter des initiatives et/ou de collaborer à des projets communs, ou bien encore faire simplement preuve de curiosité envers cette dynamique créatrice. 

De même, nous savons que tout projet demande du temps pour s’y consacrer pleinement. C’est en cela que l’entreprise devra libérer du temps de travail aux collaborateurs investis dans les projets. La clé est de trouver le bon équilibre et le bon rythme pour allier de manière satisfaisante temps d’innovation et temps de travail ; au risque de rencontrer l’échec. 

Idem, la formation est aussi un levier nécessaire pour monter en compétences et acquérir des connaissances sur des sujets ad hoc. C’est un élément essentiel à la stimulation intellectuelle à prendre en compte dès la mise en place des projets ou des initiatives. 

Par ailleurs, l’investissement dans du matériel et l’achat de fournitures peuvent s’avérer constructifs, ce qui induit que cet espace doit être organisé, géré et sécurisé. 

Des collaborateurs peuvent être désignés pour organiser les activités et le présentiel, gérer les budgets alloués, le matériel entreposéla sécurisation du lieul’infrastructure et la communication par exemple. 

Le cadre étant posé, il faut penser à valoriser l’innovation en lui donnant une tribune. 

 

Valoriser l’innovation et les collaborateurs

C’est avant tout communiquer pour fédérer ! 

C’est mettre en place une stratégie de communication spécifique à l’innovation de façon que toute l’entreprise reste informée sur les encours des projets et des initiatives (à l’exception de certains projets confidentiels). C’est aussi faire rayonner et célébrer les réussitesen interne comme en externe. 

C’est également tirer les leçons de ses échecs en les transformant en enseignements en se donnant les moyens de relancer un projet ou une initiative avec plus de maturité. 

De même, c’est mettre en avant les collaborateurs en les remerciant, en les citant un par un tout en expliquant leur rôle dans l’accomplissement de telle ou telle innovation. 

Enfin, c’est aussi savoir rétribuer les collaborateurs pour leur implication, leur investissement pour avoir porté des projets ou des initiatives qui servent le bien commun : l’Entreprise. 

L’innovation au service des collaborateurs veut dire offrir la possibilité de vivre une expérience collaborateur enrichie en devenant acteur de son entreprise et en impulsant une dynamique positive. 

L’innovation est l’un des meilleurs investissements qu’il soit, qui dépend avant tout des collaborateurs mais surtout du management et de la culture qui porte cette orientation d’innovation 

L’entreprise devra définir une structure hiérarchique plus plate, plus fonctionnelle et mettre en place un management par l’action capable d’accompagner les initiatives plurielles à forte valeur innovante, et capable de prendre en charge des projets plus ambitieux impulsés en général par la Direction des entreprises. 

De même, la création de valeur de l’innovation au service des collaborateurs sera d’amener les salariés vers plus d’autonomie, d’initiatives, de créativité, de responsabilités et de donner du sens à leur travail. Un tel dispositif permettrait de prendre conscience que l’on peut allier les performances sociales et la rentabilité économique.  

 

“ Les employés satisfaits signifient clients satisfaits, ce qui conduit à la rentabilité. » – Anne Mulcahy (Xerox). 

  

Je tiens à remercier Emna Drira pour ses conseils. 

[SUCCESS STORY] SEB : plein cap vers le digital

Le groupe SEB, numéro 1 mondial du petit équipement domestique, multispécialiste dispose d’un portefeuille de plus d’une trentaine de marques (dont les iconiques Moulinex, Rowenta, SEB).

Visuel success story seb

Le groupe a souhaité construire un dispositif e-commerce au service de l’expérience utilisateur tout en valorisant le branding autour de ses produits.

Découvrez à travers cette success story comment SQLI a accompagné le groupe SEB dans sa stratégie digitale tournée vers le consommateur et l’international.

Télécharger la success story SEB