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Passer de Magento 1 à Magento 2 : êtes-vous prêt ?

La plateforme Magento 1 arrive en « fin de vie » cette année. Pour ceux qui l’auraient raté, Magento a annoncé l’arrêt du support de la plateforme Magento 1.x à partir de juin 2020. Cette date a été annoncée de bonne heure afin de laisser aux commerçants le temps nécessaire pour s’y préparer. C’est notamment le cas de nombreux clients de SQLI etRedbox et d’autres sites de-Commerce opérant sous Magento 1.

Magento 2 fait parler d’elle dans le monde entier : cette version propose une foule de nouvelles fonctionnalités, allant de l’expérience mobile à l’amélioration de la vitesse et des performances. Par conséquent, si vous n’avez pas encore entamé le processus de migration de Magento 1 à Magento 2, nous vous encourageons à le faire dès maintenant.

En effet, le passage à Magento 2 ne se fait pas en un clic. Cela implique de construire votre site sur une nouvelle plateforme, avec une planification minutieuse et un développement poussé pour éviter tout problème. Vous n’êtes pas sûr de saisir tous les enjeux? Voici tout ce que vous devez savoir!

Qu’entend-on exactement par « fin de vie » ?

À partir de juin 2020, Magento 1 sera en « fin de vie » : les sites de e-Commerce sous Magento 1 ne cesseront pas pour autant de fonctionner. Magento ne publiera simplement plus de correctif de sécurité et il n’y aura plus de mises à jour ni de support. Les sites e-Commerce seront donc vulnérables.

Si vous travaillez avec Magento 1, nous vous suggérons de consulter les informations publiées par Magento au sujet de sa politique de support logiciel : Supporting Magento 1 through June 2020.

Que dois-je faire si j’utilise actuellement Magento 1 ?

Tout d’abord, gardez votre calme ! Ensuite, organisez dès que possible une réunion pour planifier la migration vers une autre plateforme, Magento 2 par exemple. Les discussions devront commencer rapidement pour que la transition soit la plus fluide possible.

Prenez contact avec votre fournisseur de solution Magento pour lui faire part de vos besoins. SQLI et sa filiale Redbox Digital au RoyaumeUni, partenaires de Magento Global Elite, accompagnent les entreprises dans la migration de Magento 1 à Magento 2. Des sociétés comme  AXA ActivePlus, Nespresso, et Latest in Beauty ont fait appel à nous pour une migration sereine et efficace que ce soit avant, pendant et après sa mise en place.

Et si j’optais pour une plateforme autre que Magento 2 ?

Magento 1 a longtemps été considérée comme une plateforme de référence pour les boutiques en ligne du monde entier. Magento2 marque une avancée considérable en matière de flexibilité et de fonctionnalités, et de nombreuses entreprises en perçoivent déjà les avantages depuis leur mise à niveau.

Pour commencer, le temps de chargement des pages a été réduit, la sécurité a été renforcée et la navigation dans la zone Admin a été facilitée. Lexpérience client et les achats sur appareils mobiles sen trouvent améliorés.
Magento 2 affiche une performance supérieure en matière d’hébergement dans le cloud à grande échelle. Il réduit également les goulots d’étranglement grâce à des zones Admin permettant la création, la planification et la diffusion de contenus.

La flexibilité de Magento permet en outre à sa communauté mondiale de partenaires et de développeurs de proposer rapidement et à moindre coût presque toutes les expériences de commerce.

J’aimerais en savoir plus

Parmi les nombreuses nouvelles fonctionnalités, voici nos préférées :

  • Le processus de paiement amélioré : un processus en trois étapes (livraison, vérification et paiement) qui remplace le processus souvent laborieux en six étapes de Magento 1, pour une expérience client considérablement améliorée. Les clients sont ainsi moins susceptibles d’abandonner leur panier à la moitié du processus d’achat. L’option de paiement sans connexion ni inscription accélère encore le processus d’achat pour les utilisateurs. Grâce à la nouvelle option de paiement instantané, les taux de conversion se voient augmenter. Cette option propose une meilleure expérience omnicanal puisqu’elle permet aux clients, en particulier sur mobile, de sauter des étapes du processus de paiement en utilisant des informations de paiement et d’expédition préalablement enregistrées.
  • Le content staging : les nouvelles fonctionnalités de Magento 2 permettent aux commerçants et aux utilisateurs de contrôler plusieurs sites web et boutiques à partir d’un seul Admin. Elles permettent également la création et la modification de produits, notamment leurs prix et leurs descriptions. Le CMS inclut des promotions et permet en outre aux commerçants d’agencer et de prévisualiser facilement leur contenu. Ainsi, vous pouvez organiser et planifier votre contenu à l’avance, et même enregistrer et consulter toutes les activités Admin des utilisateurs. Cela vous aide à planifier vos activités futures et à gérer votre contenu en toute simplicité.
  • Les fonctionnalitésB2B intégrées : Magento 2 fournit tous les outils en libre-service nécessaires aux commerçants pour gérer leurs comptes, achats, devis et crédits. Ces derniers ont la possibilité de maximiser leurs ventes en acceptant des acomptes et en assignant des catalogues et des prix personnalisés pour que les entreprises puissent respecter les conditions contractuelles.
  • Les nouvelles fonctions de gestion de devis permettent aux clients de générer un devis à partir du panier, de joindre les éléments nécessaires, puis de communiquer avec l’Admin chargé de la gestion du devis, le tout grâce à un processus de travail en ligne simplifié. En personnalisant les catalogues et les prix, les entreprises jouissent d’une configuration allant jusqu’à l’individualisation.
  • Les clients peuvent enchaîner les commandes plus rapidement en saisissant plusieurs UGS, en chargeant des fichiers CSV ou en créant des listes d’articles fréquemment achetés.

 

Qu’implique la migration ? Puis-je réutiliser mon ancien site web ?

Magento 2 constituant une mise à jour significative de Magento 1, les fonctionnalités existantes devront être retravaillées. Le design peut être reproduit mais pas transféré, et le contenu peut être réutilisé, mais il devra lui aussi être remanié. Au vu de ses nombreuses nouvelles fonctionnalités, Magento 2 représente toutefois loccasion idéale de revoir la conception et le fonctionnement de votre site web.

Magento Data Migration Tool aide les développeurs et architectes de solutions à transférer les données de Magento 1 vers Magento 2.

J’hésite encore…

Vous n’êtes pas encore certain de choisir Magento 2 ?
Budd, créateur de chemises de luxe et nouveau client de Redbox, se félicite de sa récente migration. Sean Reilly, chef du département e-Commerce chez Budd, explique : « Magento 2 est beaucoup plus rapide – tant du côté back-end pour les collaborateurs, que du côté front-end pour les clients. L’éditeur de produits est beaucoup plus épuré et bien plus facile à utiliser. Les aspects marketing et promotionnels jouent un rôle capital pour nous, et l’intégration avec les cartes cadeaux apporte un réel plus aux clients.

Magento 2 est en outre beaucoup plus facile à utiliser pour ceux qui n’ont jamais travaillé avec Magento – un atout pour une entreprise en pleine expansion comme la nôtre qui compte de nouveaux employés. La disposition des éléments du back-end est bien plus claire.

Si vous optez pour la migration, profitez-en également pour réévaluer les fournisseurs tiers auxquels vous faites appel. Vous pourriez réaliser des économies ou vous tourner vers une plateforme plus performante. Vous pourriez par exemple envisager de modifier la passerelle de paiement que vous utilisez actuellement. Nous avons désormais accès à 127 types de paiements, dont WeChat Pay et Alipay ! »

Sean Reilly ajoute: « Magento propose en plus une licence gratuite de six mois, ce qui représente une économie importante pour les entreprises. Mon conseil : entamez votre migration sans plus attendre ! Commencez dès que possible, car ce sera plus chronophage que vous ne le pensez. » 

Super ! Et maintenant ?

Contactez-nous rapidement si vous souhaitez assurer la transition en douceur de votre site e-Commerce, de votre activité et de vos clients. SQLI vous propose une consultation gratuite pour envisager votre passage de Magento 1 à Magento 2.

Digital workplace : DSI et RH, ensemble sinon rien

L’arrivée d’une nouvelle génération, à la recherche de plus de flexibilité et de mobilité, pousse plus que jamais les usages professionnels à évoluer. Vouées à suivre ce mouvement pour rester attractives, les entreprises se dotent progressivement d’une nouvelle priorité : le déploiement d’un “digital workplace”. Cet environnement moderne et numérique ne peut exister sans un travail conjoint de plusieurs acteurs complémentaires (les différentes directions métier, la communication, etc.) dont le pilier reste la DSI. Cependant, un rôle est très et trop fréquemment sous-estimé, celui des RH.

 

Cette digitalisation de l’espace de travail recouvre de nombreuses définitions et réalités. Pour 74% des entreprises françaises, il s’agit d’une application de communication unique avec un accès centralisé à toutes les applications métiers et pour 75%, c’est un bureau mobile (environnement de travail mobile, tablette, smartphone, etc.) avec une multitude d’applications accessibles. Quelle que soit la définition, votre objectif restera le même : offrir à vos collaborateurs les moyens de travailler ensemble de façon plus flexible, plus mobile, de n’importe où et depuis n’importe quel terminal. Dans le déploiement de cet environnement numérique, 97% des entreprises considèrent la DSI comme le moteur central. Pourtant, ne sous-estimez pas le rôle d’un autre acteur : celui des RH. Contact privilégié des collaborateurs et garantes du lien entre la direction, les équipes et la DSI, les RH assurent la qualité de l’expérience collaborateur. Cette dernière est amenée à être profondément modifiée par un environnement de travail lui-même chamboulé. Si vous n’envisagez pas votre projet de digital workplace de façon transverse, c’est l’engagement de vos collaborateurs et la performance globale de votre entreprise qui risquent d’être pénalisés.

 

Co-définir les usages

Dès les prémices du projet, les RH prennent toute leur place aux côtés de la DSI. Le digital workplace change en profondeur les habitudes de travail. Les challenges techniques menées par la DSI doivent côtoyer la conduite du changement qui relève plutôt des compétences RH. Et pour cela, le travail de définition des nouveaux usages doit être collaboratif. Les RH sont le contact direct des équipes, elles peuvent faire remonter leurs besoins concrets dans ce déploiement et accompagner la DSI dans l’identification des usages les plus efficaces et adaptés à chaque métier. Certains affirmeront par exemple leur envie d’une plateforme de travail collaborative comme Office 365 tandis que d’autres souhaiteront pousser plus loin avec l’installation d’un assistant digital ou d’un logiciel de reconnaissance automatique de la parole. C’est en participant activement à la co-définition de ces usages que les RH aideront la DSI à instaurer un environnement de travail numérique adapté aux collaborateurs, et à leur besoin de flexibilité et d’efficacité.

L’impact d’un digital workplace est également organisationnel et amène une redéfinition de certains rôles au sein des équipes. Souvent laissés de côté au profit des déploiements technologiques, ces changements peuvent malgré tout fragiliser une structure s’ils ne sont pas pris en compte et expliqués aux collaborateurs. Chacun doit pouvoir trouver sa place et les RH sont une ressource précieuse pouco-définir ces nouveaux rôles. N’hésitez pas à créer une instance réunissant RH et DSI pour échanger sur les impacts organisationnels et leurs conséquences afin de clarifier et expliquer le rôle de chacun.

 

Impliquer les équipes et révéler les potentiels

Un des risques que vous encourez avec l’installation de ce digital workplace, au-delà des premiers tâtonnements technologiques, reste l’effet de blocage potentiel. En tant qu’interlocuteur privilégié des équipes, les RH sont un rouage stratégique pour contourner ce problème d’adhésion et faire de l’intelligence collective le pivot de ce projet. La Direction de la Communication peut aussi représenter un allié de choix ici.

La première étape réside dans la présentation, via les RH, la DSI et la Communication conjointement, du projet de plateforme numérique aux équipes. Pourquoi ne pas même envisager la tenue d’une session ouverte de questions et réponses pour lever certains doutes, convaincre de l’efficacité des nouvelles applications pour un travail collaboratif ou identifier les interlocuteurs les plus motivés ? Ces derniers pourront être prêts à endosser le rôle d’ambassadeurs ou de relais de proximité. Ils pourront par la suite porter et défendre le changement en interne, sensibiliser leurs collègues aux bienfaits de cette nouvelle plateforme ou encore faire remonter les meilleures applications de ces nouveaux usages, pour ainsi motiver même les plus réfractaires.

Vous pouvez également envisager l’implication, en avance de phase, des instances représentatives du personnel, en contact direct avec les RH et qui par leur biais peuvent faire remonter les contraintes terrain et les impératifs à prendre en compte de la part de la DSI.

 

Former aux nouveaux outils et enjeux

78% des DSI plébiscitent la formation pour faire adhérer les membres des équipes aux outils du digital workplace. Après l’implication des équipes, c’est en effet le deuxième pilier pour un déploiement serein et sans blocage. Et les RH prennent une nouvelle fois toute leur importance dans l’accompagnement des collaborateurs pour apprendre aux collaborateurs à utiliser cet espace et à en tirer profit pour gagner en temps et en flexibilité.

Avec l’installation d’un espace de travail numérique, vos collaborateurs vont devoir faire face à de nouveaux enjeux sécuritaires propres au digital comme la protection des données personnelles (changement régulier des mots de passe, etc.), le respect du RGPD ou le stockage sécurisé des données. Là encore, il est primordial que DSI et RH trouvent un langage commun et fassent jouer leurs synergies. Garante de la sécurité des données, la DSI peut identifier en amont et dès le début du projet tous ces enjeux tandis que les RH ont les ressources pour identifier les personnes clés à sensibiliser.

Ces deux métiers sont à envisager comme une seule et même équipe dont les complémentarités vous aideront à y voir plus clair et à accompagner la digitalisation efficace de votre structure.

 

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Akeneo 4.0 : qu’attendre des nouvelles fonctionnalités ?

Akeneo est un des PIM (Product Information Manager) leader du marché selon IDC Marketscape¹. C’est la solution que j’ai vu le plus évoluer au cours de ces 4 dernières années : une version majeure par an, un accompagnement de leurs clients toujours aussi impliqué et une équipe de « professional services » grandissante. Lors du dernier Akeneo PIM Summit les 5 & 6 février 2020, Akeneo a annoncé la sortie d’une nouvelle version majeure : Akeneo 4.0. Que peut-on en attendre ? Va-t-elle avoir autant d’impacts que ses grandes sœurs ? 

En plus d’être intuitive, la solution permet aux marques, en utilisant toutes ses fonctionnalités natives, de travailler autour de leurs produits d’une façon nouvelle, innovante et surtout productive. Voici une revue des nouvelles fonctionnalités qui ont été annoncées.

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Akeneo Asset Manager

C’est sûrement la fonctionnalité la plus poussée et la plus complète de cette nouvelle version. Akeneo repense complètement le PAM (Product Asset Manager) présent dans la 3.0. Cet outil est revu pour être tourné vers l’automatisation des données, leur flexibilité et leur visibilité. 

Nous savons que les visuels sont essentiels aujourd’hui et qu’une simple image du produit n’est plus suffisante. Il faut fournir une expérience toujours meilleure au client, même et surtout en ligne. Akeneo a donc pris ce besoin en compte pour faciliter les connexions aux DAM (Data Asset Management), serveurs FTP et autres outils utilisés pour stocker les assets afin de faciliter leur flux vers Akeneo. Les nouvelles fonctionnalités comme une librairie d’assets unifiée, la simplification de la liaison asset – produit, la création des familles d’assets & le redimensionnement multiple des assets par canal sont au cœur de cette 4.0.

Connexions

Après l’analyse de l’utilisation de sa solution, Akeneo s’est rendu compte que les marques utilisent de plus en plus les API pour avoir une intégration complète dans leur écosystème. C’est dans ce sens que les connexions ont été créées. Un nouveau menu dans Akeneo permet de suivre les flux du PIM(combien de produits ont été créés, combien de produits mis à jour) et surtout de gérer facilement les connexions avec des outils tiers : ERP, DAM, solution e-commerce, marketplace, etc. Tout est fait pour mettre en avant les API, ultra-présentes dans Akeneo afin d’avoir un cycle de vie produit en temps réel entre tous les outils.

Connecteurs Magento & Salesforce

Dans cet état d’esprit de connexion, Akeneo reprend le pouvoir sur les connecteurs des deux solutions e-commerce les plus utilisées avec le PIM. L’éditeur reprend dans sa roadmap l’évolution et la maintenance de ces deux connecteurs. Le but de cette reprise ? Garantir une qualité de service auprès de ces clients et se rapprocher des éditeurs Adobe et Salesforce.

Data Quality Insights

Akeneo fait l’effort avec cette 4.0 de rattraper son retard sur le reporting des données dans le PIM, demande forte des marques. Un nouveau menu est créé avec des rapports permettant de suivre la qualité des données à travers deux concepts : l’enrichissement et la consistance. Ces deux axes sont donc calculés sur les produits mais aussi les catégories ou encore les familles. Des rapports qui sont les bienvenus car auparavant absents, mais on pourrait en attendre encore plus sur ce sujet.

Franklin Insights

Via le rachat de Sigmento en 2018, Akeneo marquait son ambition de faire rentrer l’intelligence artificielle dans le PIM. Depuis, 18 de ses clients utilisent ce module. Avec la version 4.0, Akeneo met davantage en avant cet outil avec la suggestion de mapping d’attributs et la création de nouveaux attributs. Franklin est un module en avance sur son temps qui trouve petit à petit son public bien que les marques ont encore du mal à déléguer l’enrichissement des produits à un outil de machine learning.

Onboarder

Ce module, présent depuis la version 3.0, a pour but d’intégrer les fournisseurs dès la création des produits dans le PIM ainsi que d’inverser les rôles entre fournisseurs et revendeurs. Ce ne sont plus les fournisseurs qui imposent leur format de données mais les revendeurs qui demandent aux fournisseurs, via l’Onboarder, de créer les produits d’une certaine façon pour garantir l’homogénéité de la donnée. Pour 2020, l’Onboarder est attendu sur plusieurs axes clés :

  • La gestion des fournisseurs
  • Le processus d’enrichissement
  • La collaboration
  • Le workflow de proposition

Si l’Asset Manager reste pour moi la fonctionnalité la plus essentielle de cette version 4.0, on apprécie le travail de l’éditeur sur les rapports dans le PIM & l’acquisition des connecteurs Magento & Salesforce. On attend encore de voir ce que les connexions vont vraiment apporter dans la simplification de l’utilisation des API. Quant à Franklin et l’Onboarder, les deux modules liés au PIM, ils doivent encore grandir pour faire leurs preuves auprès de la communauté du PIM.

Le coronavirus pousse la Chine vers l’automatisation des livraisons et de la supply chain

Alors que la Chine se retrouve isolée du monde avec l’épidémie du coronavirus, répondre à la hausse des commandes en ligne dans le pays et assurer l’approvisionnement de matériel médical rapidement et sans contaminer les clients s’est révélé critique pour les fournisseurs et distributeurs.

Les acteurs leaders locaux de l’e-commerce et de la livraison ont déployé leurs dernières technologies de livraison autonome pour répondre au manque de main d’œuvre humaine et surmonter la peur du contact. Ils ont redoublé d’effort pour assurer une livraison le jour-même et établir un réseau de distribution stable afin de garantir l’approvisionnement d’équipements médicaux dans les hôpitaux du pays et dans le reste du monde.

 

Assurer l’approvisionnement et la qualité du matériel médical

Rapidement après le déclenchement de l’épidémie, Alibaba a mis en ligne une plateforme B2B uniquement dédiée à combattre le coronavirus. La plateforme apporte des spécifications concernant les produits et équipements médicaux nécessaires, selon les recommandations du gouvernement et des hôpitaux. Elle permet aux fournisseurs de matériel et équipements médicaux de répondre plus rapidement et efficacement aux besoins des hôpitaux et des autorités locales. Alibaba s’engage ensuite à vérifier que les produits des fournisseurs correspondent aux critères avant de les expédier en Chine et dans le reste du monde.

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Source : Capture d’écran de la plateforme Alibaba pour l’approvisionnement direct

Le 25 janvier, le groupe a d’ailleurs effectué un investissement de 140 millions de dollars US dans l’achat d’équipements médicaux pour soutenir les besoins sanitaires urgents.

 

Assurer une livraison rapide et sans risque de contamination

Suite à la mise en quarantaine d’une partie de la population, la demande de livraison à domicile a augmenté tandis que des livreurs et manutentionnaires sont confinés
Les géants de l’e-commerce en Chine ont donc dû prendre plusieurs mesures pour garantir la continuité de service et la rapidité des livraisons. Alibaba, par exemple, a offert aux livreurs disponibles et aux employés des services postaux une commission supplémentaire pour leurs heures de travail, et aux entreprises de tous types des aides financières pour couvrir les frais de livraison. Ces acteurs ont également reçu un accès gratuit à l’écosystème de ressources d’Alibaba : les services de vidéo-shopping en direct, ses solutions digitales de livraison et les cours en ligne de son université Taobao.

Les BATX (GAFAM chinois) étant devenus des géants qui touchent à tous les domaines et toutes les industries, il n’est pas étonnant qu’ils s’impliquent également dans la recherche médicale. Au total, plus de 30 entreprises IT et commerciales, incluant les groupes Alibaba, Tencent, et Meituan Dianping, équivalents respectifs d’Amazon, Facebook et Deliveroo, ainsi que les deux plus grands développeurs immobiliers chinois, ont fait don de 432,5 millions de dollars US pour aider le gouvernement et les centres de recherche gouvernementaux à lutter contre le virus.

 

La livraison autonome pour éviter les contacts humains

Dans les circonstances d’épidémie, la livraison autonome s’est avéré être une solution idéale. Les robots livreurs permettent d’apaiser la peur du contact humain des livreurs (à Shenzhen, un livreur infecté non détecté avait travaillé 14 jours avant d’être déclaré malade).

Les enjeux actuels ont donc permis de contribuer à accélérer le développement de plusieurs technologies qui étaient testées depuis plusieurs mois par Alibaba et les autres géants de la tech en Chine.

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Le robot livreur de Meituan Dianping – Source : Handout

  • Le Deliveroo chinois, Meituan Dianping, lance son service de livraison robotisée : 

Alors que la région de Wuhan est isolée et le risque de contamination élevé, Meituan Dianping a décidé de déployer sa flotte de robots autonomes pour assurer la livraison du dernier kilomètre à Shunyi, un quartier de Beijing. Le véhicule autonome peut porter jusqu’à 100 kg de produits et réaliser entre 3 et 5 livraisons par jour.

L’entreprise avait commencé ses tests l’an dernier mais c’est la première fois que ses robots font leur apparition dans les lieux publics et le centre-ville.

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La première livraison du véhicule autonome de JD – Source : JD.com

  • JD.com automatise la livraison du dernier kilomètre à Wuhan : 

Depuis février, le géant de l’e-commerce JD.com a aussi déployé des véhicules autonomes pour assurer les livraisons aux hôpitaux, magasins, et communautés des zones mises en quarantaine à Wuhan. Un des hôpitaux de Wuhan passe entre 10 et 20 commandes par jour, parmi lesquelles 70% sont livrées par des véhicules autonomes quand leur taille le permet.

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Le robot Little Peanut de Ele.me distribue les plats aux personnes infectées – Source : New China TV Channel

  • Ele.me livre ses plats préparés grâce aux robots autonomes :

Un autre exemple d’implémentation est celui du géant de la livraison de plats préparés Ele.me qui a mis en place des robots et des drones pour livrer les clients des chambres d’un hôtel mis en quarantaine à Wenzhou, dans l’Est de la Chine.

 

Le plus grand entrepôt robotisé de Chine

Le pays n’a pas attendu le coronavirus pour prendre de l’avance en matière de robotisation de sa supply chainLes technologies autonomes utilisées dans les entrepôts d’Alibaba sont développées par l’entreprise Cainiao, dont il détient 51% des parts. L’entrepôt intelligent est situé dans la ville de Wuxi, près de Shanghai, et s’étend sur 160 000 m² où 700 robots rendent possible le traitement de 50% de commandes de plus qu’un entrepôt traditionnel sur une période donnée.

Quelques employés présents sur le site travaillent en équipe avec des véhicules guidés automatisés et des bras robotisés. L’agilité du concept rend son design plus adaptable et facilite son déploiement et sa relocalisation dans de nouveaux espaces. Cainiao répond ainsi à l’un des plus grands challenges de l’automatisation traditionnellement moins flexible en comparaison de l’emploi de nouveaux employés. Le système est intelligent : il s’améliore et apprend constamment. L’entrepôt regroupe les technologies suivantes :

  • Les véhicules guidés automatisés (AGV) : ils sont connectés par l’IoT à un système de trajets qui leur permet de se déplacer, charger et décharger des marchandises sans collisions. Les AGV sont capables de trouver l’article exact qui correspond à chaque commande. Le contenu des étagères est amené aux employés dans un ordre spécifique qui leur permet ensuite de remplir les cartons en sachant spécifiquement quel produit y mettre.
  • Les bras robotisés sont connectés aux AGV : Cainiao combine des algorithmes de caméra 3D et de vision informatique pour identifier la position des objets et reconnaître les mouvements des bras robotiques afin de trier efficacement les paquets pour les amener aux étagères correspondantes, au tapis de distribution et AGV de l’entrepôt.
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Source : Alizila

Des innovations qui s’attellent à la livraison du dernier kilomètre

L’entrepôt intelligent n’est qu’un exemple d’implémentation des technologies de Cainiao. Le groupe vise à digitaliser toutes les étapes de la chaîne de distribution et ne s’arrête donc pas là. 

Quelques-unes de ces inventions viennent répondre notamment à l’étape du dernier kilomètre, étape la plus coûteuse du processus de livraison, et aux enjeux environnementaux pour effectuer une livraison plus verte :

  • L’emballage connecté : Cainiao a développé un emballage intelligent pour réduire le gaspillage lors de suremballage. Le vendeur indique les dimensions des produits commandés, et le système recommande l’emballage correspondant, ainsi que l’ordre d’agencement des produits pour maximiser l’espace.
  • La boîte à lettres intelligente similaire aux casiers intelligents, le concept résout le problème du temps perdu de plusieurs tentatives de livraison lorsqu’un destinataire est absent du domicile. La boîte peut être installée par les consommateurs devant leur porte pour recevoir des colis ou des courses alimentaires. Équipée de sa propre caméra, la boîte à lettres s’ouvre par reconnaissance faciale ou grâce à une application mobile. Elle peut servir de réfrigérateur temporaire puisque sa température peut être ajustée et contrôlée à distance depuis l’application.
  • Le programme Sky Eye : mis en place pour le Singles Day, le système de contrôle vidéo basé sur le Cloud et a été développé par Cainiao en partenariat avec d’autres acteurs de la supply chain en 2019. Il se connecte aux caméras des stations logistiques du pays et permet aux entreprises de suivre les colis expédiés en temps réel afin de résoudre les imprévus au plus vite. Le système a permis une livraison à 15% plus efficace et réussie. 

L’avance de la Chine dans le développement et l’adoption des dernières technologies, des entrepôts automatisés aux robots livreurs, en passant par les systèmes intelligents de maintenance ou de livraison, s’est révélé être un réel atout pour limiter l’épidémie. Il reste à voir comment l’adoption de ces technologies va évoluer lorsque la situation reviendra à la normale.

[REPLAY WEBINAR] Roadshow SQLI – CES LAS VEGAS 2020

Retrouvez le debrief de nos consultants sur les dernières innovations présentées à Las Vegas !

Voir la vidéo Roadshow CES 2020

 

Comme l’édition précédente, nous retrouvons le meilleur de l’innovation et de la technologie en matière de connectivité 5G & IoT, de véhicules autonomes (avec Daimler qui présentera son concept-car révolutionnaire avec une toute nouvelle forme d’interaction entre l’homme, la technologie et la nature), d’intelligence artificielle & de robots, de réalité augmentée & virtuelle, de maison intelligente ou encore de santé numérique….

 

Nous vous proposons donc de revivre les grandes annonces, de découvrir les innovations marquantes du salon et d’appréhender les grandes tendances qui guident les marchés d’aujourd’hui et de demain.

Dans cette vidéo d’une heure, vous découvrirez les quatre grandes thématiques identifiées par nos experts :

  • mieux se connaître et surveiller sa santé
  • Se connecter à sa maison
  • Se déplacer dans la ville de demain
  • Consommer plus facilement et plus durablement

Voir la vidéo Roadshow CES 2020

Tourisme : Quand les usages font chuter les plus grands

Depuis 2018 c’est l’hécatombe. En seulement quelques moissept compagnies aériennes ont fait faillite dont Germania, Aigle Azur et XL Airways pour les plus connues. Basant leurs activités principalement sur le transport low-cost de touristes, elles sont rejointes par les tour-opérateurs également en souffrance dont Thomas Cook UK qui a fait couler beaucoup d’encre en mettant la clé sous la porte… Sans parler des agences de voyages qui, inévitablement, accusent le coup.  

 

De grands acteurs sont aujourd’hui très fragiles 

 

La mutation digitale de l’écosystème touristique est probablement la première du genre. On parle de-tourisme depuis une quinzaine d’années et les cas d’usages réussis sont nombreux. Très tôt, et en réaction à l’émergence des géants tels quAirbnb, Booking et Tripadvisor, les acteurs du tourisme, petits et grands, ont amorcé avec réussite le virage de la transition numérique. Proportionnels aux moyens engagés, les résultats de cette adaptation à une relation clients en pleine mutation ont conditionné la survie de la plupart des acteurs. 

Pourtant, nous sommes aujourd’hui en présence de géants aux pieds d’argile et le « Too big to fail » n’est plus une vérité bonne à dire. Les raisons de ces « effondrements » à répétition sont multiples : manquements dans la gestion, dirigeants qui se voilent la face pour faire bonne figure auprès des actionnaires, le Brexit et ses incertitudes, volatilité des taux de change, retour de la hausse du prix du carburant et tout simplement des clients qui ne sont pas au rendez-vous. Voyager loin, en aviondevient de moins en moins populaire au regard de l’impact écologique. Quant aux agences de voyages, elles se retrouvent en première ligne quand la compagnie aérienne défaille 

La fragilité des acteurs en difficulté est également directement corrélée à la satisfaction de leurs clients. Ces derniers, particulièrement mécontents d’avoir été « abandonnés » à plusieurs milliers de kilomètres de chez euxne feront pas bonne presse à celui qui leur a vendu le service ou le voyage, entraînant ainsi tout le monde dans une douce descente aux enfers. 

 

Le tourisme de masseun modèle en chute libre ? 

 

Nous avons tous en tête les images de ces immeubles flottants que sont les paquebots de croisière au grand désespoir des autochtones qui n’ont pas d’autres alternatives que d’appliquer des quotas de fréquentation, de fermer les accès ou de simplement fuir. 

Parce que leur impact sur l’environnement et les populations est fort, les flux touristiques ont eux aussi entamé leur mutation. Le « nouveau » voyageurquelle que soit sa destination ou la distance à parcourir, pense « écoresponsable ». Et comme il pense « circuit-court » pour son alimentation, il pensera « circuit-court » pour son séjour : partir plus souvent et moins loin, slow tourisme, moyens de transports autre que l’avionéconomie du partage, proximité de sa propre région et découverte de ce qu’il a proche de chez lui.  

Au même titre, 82% des Français préfèrent préparer leur séjour sur-mesure et à la carte selon leurs envies et leurs besoins. A noter que les attentes sont spécifiques à chaque foyer. On touche ici au besoin impérieux de personnaliser au plus juste la relation client : mieux on les prend en compte, mieux on y répond, et mieux on touche juste. Et cela met en perspective le degré d’exigence du touriste, en créant un cercle vertueux qui remet la qualité de service au centre des préoccupations. 

 

Quel équilibre et quel avenir pour ce secteur d’activités ? 

 

L’innovation et les investissements digitaux sont décisifs pour être en phase avec les usages désormais étendus à toutes les populations et à tous les âges. L’innovation technologique et digitale devient un véritable moyen pour faire face à la frustration ressentie face aux « spots » touristiques devenus inatteignables car sur-fréquentés. 

Premier terrain de jeu : les apps touristiques pour lesquelles une grande majorité d’acteurs rivalisent d’imagination, sans compter les startup qui fleurissent chaque année avec une offre pléthorique d’innovations digitales pour cette fameuse « expérience touristique réinventée et dépoussiérée ». C’est notamment le cas de la start-up Muse du Voyage dont la solution, construite à base de sources Open Data, identifie automatiquement les liens d’ordre culturel entre tous les points d’intérêt touristiques pour offrir une alternative au « même voyage pour tous ». La France est, à l’échelle européenne, moteur en la matière avec des initiatives comme France Tourisme Lab, qui fédère les incubateurs e-tourisme des différentes régions françaises et accompagne les start-up innovantes dans la dynamisation du secteur touristique 

Bien entendu nous n’empêcherons pas les globe-trotters invétérés de faire 14 heures d’avion pour aller aux antipodes et vivre des expériences uniques, mais là encore, une fois sur place, les usages de ces voyageurs évoluent et les exigences se tournent vers une consommation plus raisonnée et raisonnable. Enfin, force est de constater qu’au royaume de la « User Experience », le voyageur reste roiomnipotent, en quête d’authenticité et d’humanité. C’est l’usage qui fait l’innovation (et non le contraire) … et jamais, on aura construit autant d’avions.  

CES 2020 : le meilleur des innovations

Maxime Thubière et moi-même étions les envoyés spéciaux au CES de Las Vegas. Pour compléter notre premier article, je vous propose de revivre nos pérégrinations et partager avec vous toutes nos découvertes.

D’ailleurs, nous ferons une restitution complète à Lyon, Nantes, Bordeaux, Paris et Toulouse à partir du 23 janvier 2020.

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Ouverture du CES : ça roule pour Samsung !

La 1e journée a été marquée par la keynote du géant coréen qui a présenté son assistant Ballie, assistant qui n’est plus si virtuel que ça puisqu’il prend la forme d’une balle qui vous suit à la trace, et qui est capable de regarder par la fenêtre pour analyser la météo, de déclencher l’aspirateur s’il détecte un spot à nettoyer, de surveiller la maison et la famille, ou encore de vérifier vos mouvements de yoga (!)… d’autres applications restent à trouver, et il est plutôt étonnant que Samsung n’ait pas évoqué plus d’applications liées au contrôle de la maison (luminaires, prises connectées, volets roulants…).

 

Côté smart home, Samsung a présenté son réfrigérateur connecté, capable de regarder ce qu’il contient, de proposer des recettes et… de les préparer grâce à des bras articulés ! Il s’agit du Robot Chef qui, s’il laisse entrevoir de belles possibilités dans le futur, s’est contenté lors de la démo de couper du tofu et de verser des sauces et condiments dans un saladier (en ouvrant toutefois un placard pour prendre une sauce, ce qui est assez impressionnant !). C’est le démonstrateur qui s’est occupé du reste des manipulations de la recette guidée. Ce réfrigérateur dispose par ailleurs d’une « growing station » capable de faire pousser fruits et légumes.

Growing station

 

L’autre grande tendance abordée est la ville intelligente (smart cities) complétée de solution de smart building. La démo dédiée a mis en avant le projet de régulation de trafic rendue possible grâce à la 5G : la ville communique avec les véhicules et les piétons en situation de fragilité.

Smart cities

 

Delta Airlines nous fait planer

La compagnie aérienne a fait le plein de bonnes idées innovantes dans l’optique de réduire le stress des voyageurs, et on retient déjà une technologie qui paraît très prometteuse : la Parallel Reality. Un écran est en mesure d’afficher une information personnalisée à plusieurs spectateurs en même temps !

Ainsi, nous nous sommes précipités à leur stand où nous avons eu une démo live… époustouflante ! Elle démarre dans une 1ère salle face à un premier écran où l’on nous montre que, en fonction d’où on se place, nous voyons une information différente sur l’écran, ce qui est démontré par un ensemble de miroirs. Nous rentrons ensuite dans une 2ème salle où, après avoir scanné le QR code d’une carte d’embarquement à notre nom, l’écran affiche à chacun d’entre nous notre nom, notre destination et notre porte d’embarquement, et cela fonctionne tout en se déplaçant dans la pièce ! Nous avons été dans les 100 premiers au monde à tester cette technologie et c’est assurément L’innovation du CES 2020 !

Delta airlines

 

Smart sinon rien

Nombreux sont les acteurs qui se sont emparés des deux grandes thématiques que sont la smart home et les smart cities, voici celles que nous ont le plus retenu notre attention.

Smart home

Côté français, Legrand se concentre sur le tableau électrique connecté ainsi qu’une serrure connectée pour un foyer toujours plus sécurisé.

Legrand

Chez CareOS, nous avons essayé leur miroir intelligent qui comprend commandes vocales, reconnaissance des visages et des objets, analyse de la peau et essai de produits en temps réel, ou encore un coach (économies d’eau et fitness notamment) … ce ne sont que des exemples des nombreuses applications possibles tant à la maison qu’en magasin, avec déjà de belles réussites et partenariats (tels que Pierre Fabre) !

Careos

 

Autre miroir intelligent, celui de Lululab, analyse le visage et peut proposer les produits cosmétiques adéquats.

Google est également un acteur de la smart home sur qui compter avec ses produits et son écosystème de partenaires compatibles (et il y en a !), faisant concurrence avec celui d’Amazon.

Google

Smart cities

Outre le projet de Samsung, les constructeurs automobiles font également partie des leaders en la matière. Toyota a fait la promotion de la Woven City (citée dans notre précédent article). Hyundai nous a tout autant impressionnés avec le concept de hub qui comprend un héliport sur le toit. Hyundai propose d’ailleurs le véhicule aérien personnel UAM S-A1, en partenariat avec Uber, qui pourra y atterrir sur l’héliport. Des navettes roulantes autonomes s’arriment au hub et se déclinent en transport public, privé, meublé, food truck, ravitailleur électrique sans fil ou médicalisées… J’aime cette idée de hub car il permet de venir l’intégrer à une ville existante.

Par ailleurs, nous avons retenu Ekin, qui produit un poteau nommé Spotter. Ce dernier combine différents modules : qualité de l’air, météo, contrôle de la vitesse, reconnaissance des plaques automobiles, surveillance vidéo… ainsi que NoTraffic qui édite une plateforme autonome de gestion du trafic.

 

Le retail et l’e-commerce également à l’honneur du CES 2020

Plusieurs innovations sont également à destination des acteurs du retail et de l’e-commerce. Nous avons notamment essayé au sein du pavillon de la French Tech la solution de Retail VR qui permet de se balader dans une boutique en réalité virtuelle. C’est une réalisation pour Nespresso d’expérience 3D d’achat web immersive que nous avons testé.

Scanblue

Scanblue, qui édite des modèles 3D de produits physiques pour les utiliser en réalité augmentée ou en réalité virtuelle, est similaire à Retail VR.

Nous avons ensuite croisé des concepts de personnalisation : Aetrex qui modélise en 3D des pieds et produit dans la foulée une semelle personnalisée et Talamoos qui édite une solution prédictive (IA) déduisant des personnalisations et recommandations (ils nous ont d’ailleurs fait une démonstration de leur solution sur une plateforme de vidéo à la demande similaire à Netflix).

Enfin, Wag.travel produit une solution de personnalisation permettant d’optimiser la conversion en acheteurs pour les sites e-commerce de voyage…

Dans notre besace, nous avons également rapporté des découvertes de divers horizons : automobile, fintech, travail collaboratif, greentech, multimédias et santé dont nous pourrons également discuter ensemble lors des restitutions en agences SQLI !

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CES 2020 : l'expérience de l'humain comme barycentre de l'innovation technologique

Cette 53ème édition du CES a fait la part belle à l’expérience en recentrant le débat de l’innovation technologique sur l’humain pour mieux le connecter à lui-même (surveiller sa santé), à sa maison, à son environnement (mobilité urbaine et voyage) et aux enjeux de la planète. Nous pouvons ainsi en retenir 4 piliers de l’innovation en 2020. Suivez les guides ! 

 

La santé au cœur des préoccupations

Une multitude de solutions d’analyse de la peau (Miroir Poséidon de CareOS), de suivi du rythme cardiaque (Binah.ai), du stress (Sompo Himawari) ou de suivi du sommeil (ScanWatch by Withings) font leur percée.

Nous sommes face à un champ des possibles qui s’élargit continuellement grâce aux progrès de l’intelligence artificielle (IA), combinés à la multitude de capteurs et de données existants. Il n’est pas étonnant de voir comment certains grands acteurs internationaux s’intéressent au sujet : Amazon a créé une division « Health », Walmart investit dans des cliniques et Google a racheté Fitbit fin 2019. L’enjeu reste encore une fois pour l’individu de garder le contrôle de ses données. A nous d’être vigilants !

Pierre fabre ces

 

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Connecter sa maison à son écosystème, l’incontournable

Les plateformes centralisées de gestion et d’orchestration de la maison intelligente furent les stars du CES 2020, et chacun y va de la sienne, l’enjeu étant la capacité à intégrer les objets de la maison et les partenaires du secteur de la Smart Home. Nous avons ainsi retrouvé la plateforme Homex de Panasonic boostée à l’IA pour adapter l’expérience de la maison connectée, ainsi qu’Enki de Leroy Merlin (400+ produits et 25 partenaires) qui permet de définir des scénarios personnalisés avec les objets connectés de la maison. Citons également Legrand et son panneau électrique connecté Drivia et la serrure et les clés connectées de Netatmo qui n’ont pas besoin d’être reliées au Cloud (puisque l’information est stockée dans la clé).

 

Homex ces

 

L’expérience fluide de mobilité urbaine, la grande promesse

Plus connectée que jamais, la thématique de la mobilité urbaine est guidée par l’idée d’avoir une vue globale pour assurer une expérience fluide. La mobilité urbaine peut compter sur la voiture autonome ; constructeurs et équipementiers proposent tous leur solution de véhicule autonome connectée à la Smart City, ainsi que des aéronefs à décollage et atterrissage verticaux (Air Taxi de Bell ou de Hyundai S-HUB). Le tout s’appuie sur la technologie de computer vision à base de Lidar (Light – ou Laser Imaging – Detection And Ranging ; capteurs 3D) qui est plus performante mais toutefois pas encore design… les capteurs ne s’intègrent pas encore efficacement aux véhicules. Et pour aller plus loin c’est Toyota qui projette de construire une ville test au pied du Mont Fuji pour expérimenter les technologies et usages de demain, la Woven City.

 

Dans le domaine du voyage, c’est véritablement Delta et son partenaire Msiapplied Science qui nous a bluffés avec sa technologie de Parallel Reality. Cette technologie accomplit la prouesse d’afficher, sur un unique panneau d’affichage, un message personnel à plusieurs personnes en simultané (aujourd’hui jusqu’à 100 personnes). Par exemple, dans le but indiquer leurs informations de voyage et les guider dans l’aéroport (ce concept est en pilote cette année à Detroit). Nous l’avons testé en avant-première, c’est tout simplement extraordinaire ! La Parallel Reality est certainement l’innovation majeure de cette édition du CES.

 

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Consommer mieux, dans la grande lignée du développement durable

Amazon ces

 

Malgré les divergences d’opinion, les progrès se dirigent davantage vers le développement durable avec une logique de faciliter et fluidifier l’expérience d’achat. Amazon et son concept dédié au marché de l’automobile est assez impressionnant : le géant propose avec son partenaire ZeroLight une expérience sans couture qui démarre par la configuration de la voiture en réalité augmentée. L’acheteur n’a plus qu’à valider sa commande en 3 clics ; commande qui est directement intégrée à la plateforme CRM de Salesforce du revendeur puis livrée à domicile avec une brochure personnelle. LG quant à elle propose une solution d’essayage virtuel sur mobile après avoir été scanné de la tête au pied pour générer son avatar. Le consommateur n’a plus besoin d’aller en magasin pour essayer des vêtements.

Côté alimentation durable, la start-up Impossible Foods est revenue cette année avec son burger 2.0 au goût de viande mais sans viande (ce n’est pas mauvais…), et myFood a présenté une solution complète et connectée de serre verticale permettant de cultiver plantes et légumes en ville. Pour lutter contre le gaspillage de l’eau potable, Hydraloop propose un système breveté pour recycler 85% de l’eau domestique (pour la douche, les WC ou encore le lave-linge). Et enfin 20tree.ai a créé une intelligence planétaire en appliquant l’IA à l’imagerie satellitaire. Des aperçus sur la quantité et la qualité des ressources naturelles, la biomasse, la séquestration du carbone et les menaces comme les feux de forêt, et la déforestation sont ainsi rendus possibles. Ces données sont ensuite mises à la disposition des institutions financières, des entreprises et des gouvernements au travers d’une plateforme et d’API, afin de comprendre chaque m2 sur terre en temps réel.

 

Pour conclure, cette nouvelle édition du CES a été pleine de bonnes surprises, notamment avec Delta et la Parallel Reality. Nous avons hâte de voir sa mise en œuvre et les enseignements qui en découleront. Un peu déçus de la partie automobile qui n’a pas amené beaucoup de nouveautés, mais qui tente tout de même de faire le lien avec la Smart City.

 

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Maxime Thubière, Consultant Innovation et Arnaud Vatin, Chef de Projet technique

Le Digital in Store propulsé par SAP Commerce Cloud (Hybris) : 4 cas d’usage innovants à connaître

Le saviez-vous ? Le panier moyen d’un client omnicanal est 2 à 3 fois supérieur à celui d’un client monocanal. C’est pourquoi les marques se doivent de développer activement des stratégies de Digital in Store.
Pour donner suite aux 6 cas d’usage incontournables du Digital in Store
, voici 4 cas d’usage innovants que vous devez connaître, issus de notre expérience en matière d’intégration de SAP Commerce Cloud (anciennement Hybris).

 

1.    Reprendre le parcours sur chaque point de contact

 

Pourquoi ?

Pour permettre au vendeur de retrouver un panier client en cours (rempli sur le site ou en point de vente) afin de faire vivre au client une expérience omnicanal sans couture, renforçant ainsi sa proximité avec la marque.

En quoi cela consiste ?

Il s’agit de dématérialiser et centraliser le panier. La solution pour centraliser le panier sur tous les points de contact est l’OMS (Order Management System) : son rôle est l’orchestration des flux de commande et l’unification du panier.
Ainsi, un client pourra par exemple retrouver en point de vente les produits qu’il a repérés pour les essayer (une des raisons majeures de la venue en point de vente) et finaliser son achat.
Cela suppose aussi de proposer en point de vente au client de pouvoir conserver dans un panier virtuel (qu’il retrouvera sur son compte client) les produits qui l’intéressaient mais qu’il n’a pas encore achetés.

Comment l’implémenter dans SAP Commerce Cloud ?

Par l’utilisation de la solution OMS (Order Management System) de SAP Commerce Cloud, ou par l’interfaçage avec une solution OMS spécialisée du type Fluent Commerce, paramétrable directement par les équipes métier.

 

2.    Reconnaître le client pour le fidéliser : l’authentification en magasin

 

Pourquoi ?

Le client veut désormais être connu et reconnu quel que soit le point de contact (physique ou digital). Dans le fond, peu lui importe qu’on l’appelle par son prénom ; il veut surtout que son interlocuteur sache qu’il est un client fidèle, qu’il commande de manière récurrente, et quelles sont ses habitudes d’achat.

En quoi cela consiste ?

Quel que soit le canal, il faut que le client soit authentifié. Ce processus doit être incité et facile. Pour l’inciter à s’authentifier sur l’e-commerce, on peut par exemple lui donner accès à des prix ou des produits spécifiques s’il est connecté.
En point de vente, cette authentification peut se faire au moment du paiement ou de la conservation digitale de son panier : soit via la carte de fidélité, soit avec la carte bleue (les 4 derniers chiffres + code postal + date de validité), soit par un mail (avec l’aide du vendeur). Une fois l’obstacle de l’authentification levé, le point de contact doit récupérer du CRM toutes les informations du client, remontées notamment par la plateforme de commerce unifié.

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

Le vendeur se connecte avec sa tablette au site via le module ASM (extension de SAP Commerce Cloud permettant de gérer la tablette vendeur). Une fois le compte client retrouvé, le vendeur peut s’y connecter et passer la commande en son nom avec tous les avantages que ce client pourrait avoir.

Visionnez le replay sur l'omnicanal et le digital in store

 

3.    Personnaliser les recommandations produit

 

Pourquoi ?

Les consommateurs commencent à avoir la désagréable impression qu’un Amazon ou un Criteo connaît mieux leurs goûts, leurs centres d’intérêts et leurs intentions d’achat qu’un vendeur en boutique… critique justement formulée à l’encontre de l’e-commerce à ses débuts.

En quoi cela consiste ?

Il s’agit de centraliser les données comportementales du client (processus de récupération de la data par la force de vente et stockage cloud) et de les segmenter (dans l’idéal avec l’aide d’une intelligence artificielle type SAP Leonardo).

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

Une fois les segments définis, SAP Commerce Cloud permet, via les services guidés par le contexte, de mettre en avant les parties des catalogues de contenu et de produit qui intéresserait les utilisateurs de chaque segment.
On peut aussi mettre en avant des produits à l’aide de filtres dans le listing du produit via le module « adaptive search ». Ce module est le moteur de recherche intelligent inclus dans SAP Commerce Cloud qui permet de configurer la recherche en fonction des profils utilisateurs et de personnaliser les résultats sur la base du segment de clientèle d’appartenance, afin d’optimiser la conversion via le parcours de recherche.

 

4.    Présenter les produits personnalisés via la réalité augmentée

 

Pourquoi ?

La personnalisation de produit étant indispensable dans certains achats (véhicule, cuisine, et désormais prêt-à-porter), le client attend désormais de pouvoir visualiser grâce à la réalité augmentée son futur produit, après l’avoir touché/testé en point de vente. La réalité augmentée vient au secours des marques pour permettre au client de se projeter dans l’utilisation de son futur produit personnalisé.

En quoi cela consiste ?

C’est la digitalisation des produits (via un outil de Product Information Management – PIM) et des images ou vidéos des produits (via un outil de Digital Asset Management – DAM) associé à un moteur de réalité augmentée qui permettra de placer n’importe quel produit du catalogue en situation.
Il sera ensuite nécessaire de gérer tous les éléments liés à la personnalisation des produits : constitution du produit personnalisé via bundling ou product sets, lancement des ordres de commandes voire ordres de fabrication, rassemblement du produit fini et livraison.

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

SAP Commerce Cloud propose nativement un PCM (Product Content Management) pour gérer les informations des produits. Ce PCM offre la possibilité de gérer tous types de médias pour le produit, mais n’étant pas un DAM en soit, il reste faible dans le domaine comparé à d’autre solutions.
En ce qui concerne la personnalisation, il permet de configurer un bundle composé de produits et de services. Lors du passage de la commande, là aussi le process engine (moteur de processus intégré permettant d’orchestrer les flux d’information) va identifier les expéditions qui contiennent des produits personnalisés et les soumettre aux opérations avant expédition.

Il va de soi que ces quelques cas d’usage ne sont pas exhaustifs. D’autres problématiques pourront être considérées comme plus prioritaires selon votre secteur d’activité ou votre positionnement concurrentiel. Parmi eux, citons par exemple la dématérialisation de la caisse, le shop-in-shop, les étagères intelligentes ou encore le store analytics. En la matière, il ne peut y avoir qu’une seule boussole : les besoins du client final et/ou de la force de vente. Avec pour méthodologie le test dans 3-4 points de vente pilotes – pour prendre en compte les retours – avant un déploiement plus large.

Visionnez le replay sur l'omnicanal et le digital in store

 

Un article de Paul Camicas, e-Commerce Practice Manager et Karim El Qotni, Expert technique

L’innovation, clé d’une expérience collaborateur réussie ?

L’innovation est essentielle à différents niveaux. D’abord, au niveau technologique afin de rester informé sur les nouveautés et évaluer sa dette technique pour prendre des décisions en conséquence. Au niveau marketing, l’innovation est le moyen de capter de nouveaux marchés en améliorant ses offres, en anticipant les tendances issues de sa veille et à fortiori, devenir force de proposition. Innover c’est aussi véhiculer une image dynamique et pro-active de l’entreprise, en interne comme en externe auprès de toutes les parties prenantes. 

Un des aspects de l’innovation que je pense des plus importantsest de faire naître l’engagement des collaborateurs d’une entreprise par la culture de l’innovation.  

Cette culture étant vectrice de création de valeurs – valeurs partagées et ressenties par tous – placera l’innovation au service des collaborateurs. 

 

Que signifie l’innovation au service des collaborateurs et quel intérêt pour les entreprises ?

L’innovation au service des collaborateurs signifie avant tout remettre l’humain au cœur de l’organisation des entreprises. 

C’est aussi une organisation du travail plus collaborative permettant aux salariés d’exprimer leurs idées en s’intégrant dans le processus de l’innovation tout en prenant part aux décisions. En répondant à leur besoin de donner du sens à leur travail, cette organisation favorise l’épanouissement des collaborateurs. 

Elle doit être aussi l’expression d’une volonté claire de la part des dirigeants d’entreprises afin d’insuffler un climat propice à l’innovation en libérant du temps de travail, en attribuant un espace dédié, ainsi qu’en offrant des possibilités de formation tout en favorisant la créativité de tout un chacun. 

Malgré ces bonnes intentions, il faut garder en tête que l’innovation repose principalement sur une culture, sur des valeurs communes qui sont les fondations de toute action innovante. 

 

L’innovation doit être inscrite dans l’ADN d’une entreprise

Intégrer l’innovation dans la culture d’entreprise permet de fédérer les collaborateurs autour de valeurs et de sujets communs qu’ils doivent s’appropriermodeler et exprimer en toute transparence. Ildeviennent partie prenante de l’établissement d’une charte commune par exemple. En outre, cette culture de l’innovation favorise la communication, la créativité et par-delà l’adhésion de tous. 

L’objet de ces concertations est que les salariés puissent se reconnaître dans ces valeurs soutenant l’innovation au sein de leur entreprise, valeurs partagées en interne comme en externe, afin de libérer leur pouvoir créatif et leur prise d’initiatives. 

Toutefois, cette culture de l’innovation étant posée, elle aura besoin d’être valorisée en s’exprimant au travers de sujets innovants en lien avec la stratégie de l’entreprise.  

 

Le choix des idées novatrices en cohérence avec la stratégie de l’entreprise

Les sujets de l’innovation étant multiples, faire des choix est nécessaire. 

 » Innover, c’est savoir abandonner des milliers de bonnes idées. » – Steve Jobs (Apple) 

Toujours est-il qu’au préalable, il sera fondamental de faire preuve de pédagogie en expliquant aux collaborateurs les méthodes de sélection et la nécessité d’intégrer les futurs projets dans l’approche globale de l’entreprise. L’objectif est de donner un cadre aux idées pour leurs assurer une viabilité par la réalisation de projets qui font l’objet d’un ROI in fine. 

Ce ROI étant polymorphe, il peut prendre la forme :  

  • D’un gain de productivité par la mise en place de nouveaux process, 
  • D’une nouvelle offre de service répondant à une stratégie de diversification, 
  • D’une optimisation des coûts et/ou du temps par la création ou la mise en place d’outils collaboratifs efficients,  
  • D’ouverture de marché faisant suite à la réalisation d’un projet interne issue d’une veille technologique, 
  • De création de valeur ajoutée en valorisant la différenciation envers la concurrence, etc. 

Quoi qu’il en soit, l’entreprise devra se montrer capable d’accueillir les idées de ses collaborateurs qui lui parviendront en flux ascendant (du bas vers le haut) mais aussi de diffuser l’innovation en flux descendant (du haut vers le bas). 

Une fois les projets sélectionnés, l’innovation ne s’improvisant pas, nous devons penser à les piloter tout en laissant assez d’autonomie aux collaborateurs. 

 

Piloter l’innovation

Son pilotage n’est pas forcément l’apanage des managers ou des spécialistes de l’innovation. 

Cela peut même devenir contre-productif et bénéficier uniquement qu’à un pan de l’entreprise, tout en laissant à la marge une partie des initiatives exprimées par les salariés. 

Le risque est alors de se retrouver à nouveau dans le schéma quotidien managers/managés. 

L’innovation invite les collaborateurs à piloter leur projet tout en leur assurant une autonomie adéquate. 

Et c’est bien dans l’accompagnement, la bienveillance, le soutien et la disponibilité que les managers sont incontournables. Les spécialistes ont aussi leur rôle à jouer pour guider, conseiller, orienter, former et faire en sorte que les collaborateurs puissent mener à bien leurs projets. Cette synergie engendre un respect mutuel ainsi qu’un climat de confiance qui génèrent à leur tour une création de valeur productive. 

Néanmoins, pour que cette symbiose opère, l’entreprise doit mettre à disposition des collaborateurs les moyens nécessaires. 

 

Déterminer un espace, son fonctionnement et les moyens mis à disposition

Pour cela, nous pouvons nous inspirer des HackLABFabLABMediaLAB ou encore des Communautés. Ces espaces dédiés se veulent collaboratifs et ouverts à tous. 

Ils sont symboliques car une fois dans ces murs, on se consacre uniquement aux initiatives ou projets innovantsl’important pour y accéder étant d’avoir la volonté de présenter des initiatives et/ou de collaborer à des projets communs, ou bien encore faire simplement preuve de curiosité envers cette dynamique créatrice. 

De même, nous savons que tout projet demande du temps pour s’y consacrer pleinement. C’est en cela que l’entreprise devra libérer du temps de travail aux collaborateurs investis dans les projets. La clé est de trouver le bon équilibre et le bon rythme pour allier de manière satisfaisante temps d’innovation et temps de travail ; au risque de rencontrer l’échec. 

Idem, la formation est aussi un levier nécessaire pour monter en compétences et acquérir des connaissances sur des sujets ad hoc. C’est un élément essentiel à la stimulation intellectuelle à prendre en compte dès la mise en place des projets ou des initiatives. 

Par ailleurs, l’investissement dans du matériel et l’achat de fournitures peuvent s’avérer constructifs, ce qui induit que cet espace doit être organisé, géré et sécurisé. 

Des collaborateurs peuvent être désignés pour organiser les activités et le présentiel, gérer les budgets alloués, le matériel entreposéla sécurisation du lieul’infrastructure et la communication par exemple. 

Le cadre étant posé, il faut penser à valoriser l’innovation en lui donnant une tribune. 

 

Valoriser l’innovation et les collaborateurs

C’est avant tout communiquer pour fédérer ! 

C’est mettre en place une stratégie de communication spécifique à l’innovation de façon que toute l’entreprise reste informée sur les encours des projets et des initiatives (à l’exception de certains projets confidentiels). C’est aussi faire rayonner et célébrer les réussitesen interne comme en externe. 

C’est également tirer les leçons de ses échecs en les transformant en enseignements en se donnant les moyens de relancer un projet ou une initiative avec plus de maturité. 

De même, c’est mettre en avant les collaborateurs en les remerciant, en les citant un par un tout en expliquant leur rôle dans l’accomplissement de telle ou telle innovation. 

Enfin, c’est aussi savoir rétribuer les collaborateurs pour leur implication, leur investissement pour avoir porté des projets ou des initiatives qui servent le bien commun : l’Entreprise. 

L’innovation au service des collaborateurs veut dire offrir la possibilité de vivre une expérience collaborateur enrichie en devenant acteur de son entreprise et en impulsant une dynamique positive. 

L’innovation est l’un des meilleurs investissements qu’il soit, qui dépend avant tout des collaborateurs mais surtout du management et de la culture qui porte cette orientation d’innovation 

L’entreprise devra définir une structure hiérarchique plus plate, plus fonctionnelle et mettre en place un management par l’action capable d’accompagner les initiatives plurielles à forte valeur innovante, et capable de prendre en charge des projets plus ambitieux impulsés en général par la Direction des entreprises. 

De même, la création de valeur de l’innovation au service des collaborateurs sera d’amener les salariés vers plus d’autonomie, d’initiatives, de créativité, de responsabilités et de donner du sens à leur travail. Un tel dispositif permettrait de prendre conscience que l’on peut allier les performances sociales et la rentabilité économique.  

 

“ Les employés satisfaits signifient clients satisfaits, ce qui conduit à la rentabilité. » – Anne Mulcahy (Xerox). 

  

Je tiens à remercier Emna Drira pour ses conseils.