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Solutions PIM : tour d’horizon et comparatif

Les sites e-Commerce fleurissent toujours plus, incluant davantage de sites B2B, souvent en retard dans leur processus de digitalisation. Ces sites possèdent un grand nombre de produits pouvant aller de plusieurs milliers à plusieurs millions de références. Mais comment gérer tous ces produits tout en gardant une cohérence dans son SI, d’éviter des doublons, et de gérer le cycle de vie de chacun d’eux ? En utilisant un PIM ! Voyons comment utiliser un PIM et quelles sont les solutions leaders du marché.

 

Les enjeux des solutions PIM

Un PIM (Product Information Management) présente comme principales fonctions la gestion d’un référentiel produits, le regroupement de toutes les informations requises pour décrire ces produits (référence, prix, description générale, caractéristiques techniques, images…) et la possibilité de les diffuser. Ses enjeux dans une entreprise sont nombreux.

Pouvoir centraliser les informations produits

  • Afin d’avoir un référentiel unique
  • De consolider les données produits
  • De faciliter la transition vers l’e-Commerce ou d’autres supports tel qu’un catalogue papier

Faciliter le travail d’enrichissement / traduction / validation

  • En intégrant en temps réel les mises à jour
  • En étant en mesure de gérer du contenu multi-langues
  • Permettant d’optimiser les délais d’approbation/validation. En effet plus les données sont structurées et de qualité, plus le travail d’approbation et de validation s’en retrouve facilité

Être intuitif et agréable d’utilisation

  • En permettant une prise en main naturelle
  • En permettant d’effectuer des recherches tant par identifiant (EAN, réf. interne, etc.) que des recherches avancées, croisées par famille, marque, statut, etc.

Offrir des services étendus

Coupler le PIM avec des SI tels que le web ou des modules de type DAM, Print, MDM est essentiel. A quoi servirait d’avoir de beaux produits sinon ?

Être souple et adaptable

En permettant la configuration d’attributs additionnels sans avoir besoin d’un développement, tout en rendant néanmoins possible l’évolution en cas de personnalisation de l’outils.

Assurer la cohérence de la présentation sur les canaux

La présentation sur le web est différente de celle sur mobile (moins d’image ou descriptif réduit sur mobile), ou celle sur un support print qui est limité au nombre de caractères et à un format papier fini.

Garantir la qualité des données

  • En ne créant pas de doublons
  • En ayant des données techniques identiques (ex. : 15 » pour tous les écrans ayant cette propriété et non : 15 pouces pour les uns et 15 » pour les autres)
  • En offrant une qualité des descriptifs propre à chaque canal. Là où sur le web, il est possible d’avoir une grande quantité de données marketing et techniques, cela est comme évoqué précédemment, autre chose pour un catalogue papier. Nous ne mettrons par exemple que les spécificités essentielles sur le catalogue papier et 1 à 2 images.

 

Les gains grâce à l’utilisation d’un PIM

Aspect Quantitatif : l’impact sur le temps de gestion des produits

Le temps passé à la saisie est réduit grâce à un cadre de saisie donné. Il « suffit » de remplir les données demandées sans chercher quel champ est à remplir.
Par exemple, pour une télévision, il faudra remplir les champs Diagonale, Couleur, Poids, Technologie, et pour des chaussures, il faudra remplir les champs Taille, Couleur, Matière.
Tous ces produits, par type, ont donc une trame pré-définie pour éviter qu’il y ait une propriété Diagonale renseignée par erreur pour les chaussures ou un oubli de celle-ci pour la télévision.

C’est aussi le temps de traitement des erreurs de données produits qui est réduit (erreurs de codification, doublons, erreurs de prix…).

Aspect Qualitatif : les impacts sur les canaux web

Le premier impact positif sur les canaux web est la cohérence des données : tous les types de produits auront la même structure d’information. Les facettes et recherche seront ainsi plus propres. EN effet, il n’y aura plus plusieurs orthographes (ou erreurs) d’une même valeur de facette qui sont autant de paramètres impactant la recherche des utilisateurs.

Ex. : « Jaune », « jaune », « jone » (erreur de saisie), « Yellow » (alors que nous sommes sur la langue FR)

Aussi, la présentation par catégorie simplifiera la navigation sur le web.

Aspect Cohérence – les impacts sur les outils tiers

Grâce à un PIM, les données communes sont partagées entre les différents outils ou canaux.

 

Quel est le périmètre d’action d’un PIM ?

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Comparatif de solutions existantes

A ce jour, plusieurs solutions PIM cohabitent sur le marché, telles que SAP Commerce Cloud, InRiver, Akeneo, Quable, et PimCore. Le tableau ci-dessous vous présentera une comparaison entre les fonctionnalités majeures de 3 PIM :

  • PCM SAP Commerce Cloud
  • InRiver
  • Akeneo

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Le PIM Akeneo restera plus facilement accessible et simple d’utilisation qu’une solution telle que le PCM SAP Commerce Cloud. Cependant le PCM SAP Commerce Cloud possède un peu plus de fonctionnalités qu’Akeneo. A cela, si vous possédez déjà des systèmes SAP, il sera plus aisé d’intégrer ce PIM. Enfin, InRiver, tout comme Akeneo est relativement simple à utiliser. Néanmoins, contrairement aux 2 autres PIM, il n’est pas customisable (intégration via développement), mais paramétrable.
Chaque PIM a donc ses avantages et inconvénients mais le choix doit dépendre du contexte de l’entreprise.

Nous pouvons constater que l’usage d’un PIM devient vite nécessaire, surtout si l’on gère des milliers de produits. La diffusion de ces produits à d’autres SI ou canaux web n’en sera que simplifiée et de bien meilleure qualité. Cependant, il est important de noter qu’un PIM ne résoudra pas des problèmes d’organisation. Ainsi il est très important de ne pas minimiser les process d’enrichissement et de maintenir le référentiel produits à jour.

Akeneo 4.0 : qu’attendre des nouvelles fonctionnalités ?

Akeneo est un des PIM (Product Information Manager) leader du marché selon IDC Marketscape¹. C’est la solution que j’ai vu le plus évoluer au cours de ces 4 dernières années : une version majeure par an, un accompagnement de leurs clients toujours aussi impliqué et une équipe de « professional services » grandissante. Lors du dernier Akeneo PIM Summit les 5 & 6 février 2020, Akeneo a annoncé la sortie d’une nouvelle version majeure : Akeneo 4.0. Que peut-on en attendre ? Va-t-elle avoir autant d’impacts que ses grandes sœurs ? 

En plus d’être intuitive, la solution permet aux marques, en utilisant toutes ses fonctionnalités natives, de travailler autour de leurs produits d’une façon nouvelle, innovante et surtout productive. Voici une revue des nouvelles fonctionnalités qui ont été annoncées.

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Akeneo Asset Manager

C’est sûrement la fonctionnalité la plus poussée et la plus complète de cette nouvelle version. Akeneo repense complètement le PAM (Product Asset Manager) présent dans la 3.0. Cet outil est revu pour être tourné vers l’automatisation des données, leur flexibilité et leur visibilité. 

Nous savons que les visuels sont essentiels aujourd’hui et qu’une simple image du produit n’est plus suffisante. Il faut fournir une expérience toujours meilleure au client, même et surtout en ligne. Akeneo a donc pris ce besoin en compte pour faciliter les connexions aux DAM (Data Asset Management), serveurs FTP et autres outils utilisés pour stocker les assets afin de faciliter leur flux vers Akeneo. Les nouvelles fonctionnalités comme une librairie d’assets unifiée, la simplification de la liaison asset – produit, la création des familles d’assets & le redimensionnement multiple des assets par canal sont au cœur de cette 4.0.

Connexions

Après l’analyse de l’utilisation de sa solution, Akeneo s’est rendu compte que les marques utilisent de plus en plus les API pour avoir une intégration complète dans leur écosystème. C’est dans ce sens que les connexions ont été créées. Un nouveau menu dans Akeneo permet de suivre les flux du PIM(combien de produits ont été créés, combien de produits mis à jour) et surtout de gérer facilement les connexions avec des outils tiers : ERP, DAM, solution e-commerce, marketplace, etc. Tout est fait pour mettre en avant les API, ultra-présentes dans Akeneo afin d’avoir un cycle de vie produit en temps réel entre tous les outils.

Connecteurs Magento & Salesforce

Dans cet état d’esprit de connexion, Akeneo reprend le pouvoir sur les connecteurs des deux solutions e-commerce les plus utilisées avec le PIM. L’éditeur reprend dans sa roadmap l’évolution et la maintenance de ces deux connecteurs. Le but de cette reprise ? Garantir une qualité de service auprès de ces clients et se rapprocher des éditeurs Adobe et Salesforce.

Data Quality Insights

Akeneo fait l’effort avec cette 4.0 de rattraper son retard sur le reporting des données dans le PIM, demande forte des marques. Un nouveau menu est créé avec des rapports permettant de suivre la qualité des données à travers deux concepts : l’enrichissement et la consistance. Ces deux axes sont donc calculés sur les produits mais aussi les catégories ou encore les familles. Des rapports qui sont les bienvenus car auparavant absents, mais on pourrait en attendre encore plus sur ce sujet.

Franklin Insights

Via le rachat de Sigmento en 2018, Akeneo marquait son ambition de faire rentrer l’intelligence artificielle dans le PIM. Depuis, 18 de ses clients utilisent ce module. Avec la version 4.0, Akeneo met davantage en avant cet outil avec la suggestion de mapping d’attributs et la création de nouveaux attributs. Franklin est un module en avance sur son temps qui trouve petit à petit son public bien que les marques ont encore du mal à déléguer l’enrichissement des produits à un outil de machine learning.

Onboarder

Ce module, présent depuis la version 3.0, a pour but d’intégrer les fournisseurs dès la création des produits dans le PIM ainsi que d’inverser les rôles entre fournisseurs et revendeurs. Ce ne sont plus les fournisseurs qui imposent leur format de données mais les revendeurs qui demandent aux fournisseurs, via l’Onboarder, de créer les produits d’une certaine façon pour garantir l’homogénéité de la donnée. Pour 2020, l’Onboarder est attendu sur plusieurs axes clés :

  • La gestion des fournisseurs
  • Le processus d’enrichissement
  • La collaboration
  • Le workflow de proposition

Si l’Asset Manager reste pour moi la fonctionnalité la plus essentielle de cette version 4.0, on apprécie le travail de l’éditeur sur les rapports dans le PIM & l’acquisition des connecteurs Magento & Salesforce. On attend encore de voir ce que les connexions vont vraiment apporter dans la simplification de l’utilisation des API. Quant à Franklin et l’Onboarder, les deux modules liés au PIM, ils doivent encore grandir pour faire leurs preuves auprès de la communauté du PIM.

Augmentez votre ROI grâce aux données produits

Vos données représentent une vraie mine d’or pour optimiser pleinement votre chiffre d’affaires. Prenons un exemple simple: vous disposez de données sur vos clients, vos collaborateurs, vos processus et, surtout, vos produits. Dans un précédent article, nous vous expliquions comment utiliser vos données clients afin de personnaliser leur expérience et ainsi, d’augmenter les ventes. Mais saviez-vous que vos données produits peuvent vous être tout aussi utiles, voire plus ? C’est un fait : ces données peuvent vous aider à réduire les coûts, accélérer le time to market, et pérenniser votre business model.

 

Prenez le contrôle de vos données produits 

Pour pouvoir exploiter à fond la puissance de vos données produits, commencez par organiser ces données. Bien souvent, nous avons pu constater que les données d’une entreprise étaient dispersées à travers toute l’organisation. Tel département utilisera son logiciel de planification des ressources d’entreprise (ERP), quand un tel les stockera dans un fichier Excel, tandis qu’un autre les regroupera… dans un autre fichier Excel ! Mais quel système contient vraiment les versions les plus récentes de vos données produits ? 

C’est là que les systèmes de gestion des informations produits (PIM) viennent à votre rescousse. Pour faire simple, ces bases de données sont conçues pour conserver, actualiser et distribuer les données produits aux bonnes personnes. Elles se connectent à un système de gestion de contenu (CMS) pour placer vos données dans votre boutique en ligne, puis à un plug-in d’impression qui rend la génération de catalogues beaucoup plus simple. Elles assurent en outre que tout le monde dispose des mêmes informations en matière de spécifications produits. 

Accélérez le time to market grâce à un PIM performant 

Un système PIM est doté d’un portail conçu spécialement pour que vos fournisseurs y intègrent leurs données. Que vous soyez retailer ou distributeur grossiste, le scénario suivant ne vous est pas inconnu : l’une des marques que vous proposez sort un nouveau produit, et vous projetez de le vendre dans votre boutique en ligne. Combien de temps cette opération nécessite-t-elle d’habitude ? 

Avec un logiciel PIM, le fournisseur pourrait déjà entrer la plupart de ses spécifications lui-même dans le système. Une fois ces informations vérifiées par l’un de vos collaborateurs et rectifiées si nécessaire, elles sont ensuite téléchargées. Le tour est joué. Vous n’avez aucun souci à vous faire, puisque vos fournisseurs ne verront que ce que vous souhaitez leur montrer : ils n’ont accès qu’aux données de leurs propres produits. 

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Ainsi, en quelques minutes, vous pourrez vous assurer qu’un produit est prêt à être mis en ligne sur votre site. En outre, vous pourrez modifier ces données beaucoup plus vite qu’avant. Un produit peut être mis à jour, traité et mis en ligne en 8 minutes environ, soit 30 % plus rapidement que pour la plupart des entreprises. À une époque où la rapidité est primordiale, cela pourrait vous fournir un avantage considérable sur vos concurrents. 

 

Surfez sur la vague de la longue traîne 

Les données produits ne représentent pas seulement un gain de temps. En effet, vous pourrez enfin profiter de ce que l’on appelle « la longue traîne d’Internet » (ou long tail, en anglais). Dans les faits, les entreprises qui adoptent une stratégie de longue traîne augmentent fortement leur gamme de produits en l’étendant aux produits de niche. Ces derniers permettent de dégager marges supérieures et constituent un bon investissement, puisque les ajouter à votre offre revient beaucoup moins cher qu’auparavant, même si vous ne vendez que peu d’articles. 

La fréquentation liée aux produits de niche est souvent faible, ce qui explique qu’ils soient souvent délaissés par les équipes en charge des données produit… Les produits suscitant une fréquentation supérieure auront toujours la priorité. Mais puisque les fournisseurs peuvent désormais effectuer une partie du travail pour vous, vous pourrez gérer beaucoup plus facilement la qualité des données et des images affichées. 

 

Réalisez des économies sur les retours d’articles

Les retours d’articles constituent un poste de dépenses énorme pour de nombreuses entreprises. Selon Trusted Shops, le secteur de la mode doit faire face à un taux de retour de 30 %. Les coûts logistiques et les heures de travail nécessaires pour traiter le processus de retour de A à Z peut rapidement peser sur votre chiffre d’affaires. 

Pour résoudre les problèmes liés aux retours, le mieux serait de présenter des données plus nombreuses et de meilleure qualité sur vos pages produits. Avec un système PIM, vos informations seront plus cohérentes et plus exhaustives, tout en contenant moins d’erreurs. Grâce à ces trois facteurs d’amélioration, vous pourrez considérablement réduire la quantité des retours de produits. 

 

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[CHECKLIST] 5 bonnes raisons de se pencher sur vos informations produits

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Pour qu’une expérience client soit réussie, les informations produits doivent être complètes, fiables et attrayantes. Dans le contexte actuel d’explosion des volumes de contenus numériques, la tâche — déjà complexe pour un seul canal — peut vite s’avérer titanesque s’il y en a plusieurs.

Les solutions de gestion des informations produits (PIM) sont là pour vous aider à offrir les bonnes informations au bon client, via le bon canal.

A travers cette checklist, nos experts en PIM vous donnent les clés pour tirer parti des informations produits et leur impact sur l’expérience client. Vous y -découvrirez :

– Comment accélérer votre time to market et booster votre conversion
– Comment mettre en place une véritable approche omnicanal
– Comment optimiser votre expérience client

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Mettre en place une solution de PIM

La transformation digitale s’accompagne de nouveaux business models et de nouveaux canaux de publication. Les entreprises redéfinissent leur paysage informatique dans le but de développer le e-commerce, de créer un espace libre-service pour les fournisseurs et d’améliorer la gestion des entrepôts. La gestion des données produits constitue un élément déterminant de l’ensemble de ces opérations. Lorsque les organisations B2B s’aperçoivent qu’elles ont besoin d’un système de gestion des informations produits (PIM), elles se retrouvent confrontées à une multitude de nouveaux défis. Ainsi, dans cet article de blog, nous aborderons les cinq questions les plus souvent posées par les entreprises déployant une solution de PIM. 

À mesure que les entreprises passent au tout digital, les processus métier deviennent de plus en plus numérisés, voire intégralement remaniés, dans le cadre de l’optimisation digitale. La connectivité des pools de données ainsi que la conformité aux législations et aux réglementations locales, nationales et propres au secteur d’activité revêtent une importance croissante pour l’efficacité des opérations commerciales. Parmi les différents défis à relever, l’un sort du lot : il s’agit de gérer les données produits et de fournir des informations optimisées pour la distribution à l’ensemble des canaux souhaités.

Grâce à notre expertise en matière de déploiement de solutions de PIM pour une grande variété de clients, nous avons pu identifier et répondre aux cinq questions les plus souvent posées : 

1. Mes données produits se trouvent dans mon ERP. Comment utiliser ces données en parallèle d’une nouvelle solution de PIM ? 

Chaque entreprise stocke généralement ses informations produits ou services dans un système ERP. Pour utiliser ces informations de manière optimale avec une solution de PIM, il est important de savoir comment les données ERP sont utilisées à l’heure actuelle et comment les données PIM seront utilisées ultérieurement. Il est alors crucial de passer en revue les données produits, mais aussi les processus entourant l’utilisation, la maintenance et la gouvernance des données, puis de créer un dossier produit initial afin d’adopter la bonne approche en matière de données produits. Il existe deux approches principales : dans l’une, c’est l’ERP qui est prépondérant ; dans l’autre, c’est le PIM. 

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2.J’utilise une grande quantité d’informations provenant d’autres entreprises. Quel est le meilleur moyen d’intégrer ces nombreuses données issues de mes partenaires et d’autres sources ?

Les informations requises pour votre solution de PIM proviennent de sources internes ou externes. Vos fournisseurs détiennent a priori les données produits les plus pertinentes et les plus récentes. Ils les partagent généralement sous forme de pools de données. De plus en plus de secteurs d’activité s’adaptent aujourd’hui aux données produits enrichies et aux classifications de produits fournies dans des formats normalisés. L’un des formats les plus courants est le GS1 (proposé par 1WorldSync), utilisé par des secteurs tels que le retail (y compris les supermarchés et les pharmacies), l’alimentation, la santé et le bricolage (jardinage compris). Les sources internes peuvent être vos systèmes d’ERP, de PLM ou de WMS. Via des API ou des ESB, vous pouvez accéder à d’autres sources et recueillir les données produits correctes pour votre nouvelle solution de PIM. 

3. De quel type d’outils aurai-je besoin pour gérer la qualité de mes données ? Que doivent permettre ces outils ? 

Placer toutes vos données produits en un seul et même endroit n’est qu’un début. Vous aurez effectivement besoin d’outils de gestion de la qualité des données pour pouvoir répondre à des questions telles que : 

  • Pourquoi avons-nous des informations produits si limitées sur notre site e-commerce ? 
  • Où en sommes-nous par rapport au niveau de qualité souhaité pour nos données produits ? 
  • Comment enrichir nos données de manière efficace ? Comment contrôler leur qualité sur des aspects aussi importants que les informations détaillées, les codes des matériaux ou la composition des produits alimentaires ? 

Vous aurez besoin d’outils capables d’analyser, de valider et d’améliorer vos données via vos processus métier. Ces outils peuvent aider à organiser, fixer des objectifs, suggérer des améliorations des données, contrôler la qualité globale de celles-ci ou se limiter à des sections ou des caractéristiques spécifiques, filtrer les exceptions, mettre en parallèle les données avec la législation et les valider avant de les publier. 

4. Comment migrer mes données produits actuelles vers le nouveau système ? 

Généralement, la migration des données ne se limite pas au simple transfert des données source vers la nouvelle solution de PIM. La plupart des projets de migration des données requièrent également des routines complexes pour la validation, le nettoyage et la transformation des données. L’équipe en charge du projet doit donc posséder une expertise significative des systèmes source et cible, ainsi qu’une connaissance approfondie des données associées. De notre point de vue, la migration des données doit s’effectuer selon les étapes suivantes : 

  1. Établir avec certitude les impératifs de l’entreprise et choisir la stratégie de migration adéquate 
  2. Vérifier la qualité des données et nettoyer les données 
  3. Définir la configuration du système 
  4. Créer un plan de migration des données 
  5. Exécuter le plan de migration des données 
  6. Procéder à des vérifications post-migration 

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5. Comment fournir l’accès à mes fournisseurs ?

Dans de nombreux environnements B2B, les fournisseurs transmettent leurs données produits dans une variété de formats : e-mail, fax (eh oui, on l’utilise encore en 2019), fichier texte, fichier Excel ou XML. Tous ces formats doivent être téléchargés manuellement dans le système détenant vos données produits (de fournisseurs) : ERP ou PIM. En fonction du nombre de produits, le téléchargement des informations peut prendre une journée complète de travail. Viennent ensuite la validation manuelle de chaque dossier, pour vérifier leur conformité avec les normes de qualité minimales de l’entreprise. Voici quelques éléments simples à vérifier : les informations fournies comprennent-elles une photo du produit ? Une brève description ? Font-elles état d’une restriction imposée par la loi ? Si vous n’avez qu’un petit nombre de fournisseurs, cette tâche ne sera pas fastidieuse. Elle risque toutefois de poser problème pour les supermarchés ou les grossistes, par exemple, qui travaillent avec des milliers de fournisseurs. Pour traiter toutes ces données plus facilement, rien de tel qu’un portail dédié aux fournisseurs. Ces derniers pourront télécharger eux-mêmes leurs données, manuellement ou automatiquement. Après le traitement, un rapport est envoyé de manière automatique au fournisseur et au récepteur. 

Dans ce blog, nous n’avons fait qu’effleurer ces questions de base sur le PIM. Si vous souhaitez approfondir le sujet, n’hésitez pas à nous contacter : experts@sqli.com 

Priorités commerciales et qualité des données produits : les clés de la réussite de l’e-commerce

À mesure que l’e-commerce poursuit sa croissance régulière, la quantité de données produites à l’origine de cette croissance augmente elle aussi. A l’heure où les dirigeants d’entreprise et les spécialistes marketing préfèrent se concentrer sur les contrats, les campagnes et le chiffre d’affaires, il y a toutefois du travail à accomplir au sein même de l’entreprise. Lorsque l’on commence à parler de qualité des données produits, pourtant, l’attention a tendance à faiblir : qui a vraiment envie de parler de qualité et de gestion des données ? Alors, commençons plutôt par parler business. 

Identifier les besoins commerciaux 

Il est important que l’on puisse vous trouver sur Google, c’est évident. Si vos clients ne peuvent pas voir vos produits, vous n’en vendrez aucun. Mais comme le suggère la devise de Google, Concentrez-vous sur l’utilisateur et le reste suivra, l’optimisation SEO n’est pas une fin en soi. C’est en mettant à la disposition des clients les informations dont ils ont besoin que vous convertirez les recherches en véritable réussite pour votre e-commerce. Toutefois, il ne suffit pas de fournir des informations interrogeables et balisées reconnaissables par les moteurs de recherche et les sites de comparaison. Il faut également proposer des données produits correctes, actualisées, complètes et détaillées. 

Imaginons que vous vendiez un ordinateur portable. Vous aurez besoin d’une gamme étendue d’informations produits, allant de la brève description à la description détaillée, en passant par les caractéristiques techniques, les photos, les commentaires et du contenu riche tel qu’une vidéo de démo ou une image en 3D. L’intégralité de votre catalogue doit être à jour, même si les prix de certains produits sont susceptibles de changer chaque semaine, voire chaque jour. En général, tôt ou tard, vous souhaiterez inclure la longue traîne (long tail), ce qui sous-entend d’accroître considérablement votre gamme de produits. 

Pour pouvoir acheter vos produits, les consommateurs doivent pouvoir consulter les options de livraison et la disponibilité des articles directement depuis votre système logistique. Une entreprise qui vend ses produits à l’étranger est ainsi confrontée à des défis logistiques ainsi qu’à des exigences supplémentaires en matière de contenu, puisque toutes les informations produits doivent être traduites. Les traductions sont généralement effectuées localement, puis saisies de façon centralisée au siège social de l’entreprise. En raison de ces différents aspects, le succès de votre e-commerce repose donc sur plusieurs services de l’entreprise, sans oublier le respect de certaines obligations légales. En ce qui concerne les très grandes entreprises et les entreprises B2B, la loi américaine Sarbanes-Oxley peut par exemple faire peser une pression supplémentaire sur les processus métier, avec de désastreuses conséquences pour l’entreprise en cas de non-respect. En résumé, parler des données produits, c’est bien parler business. 

Mettre la qualité des données produits au cœur des priorités de l’entreprise 

La qualité des données produits est indispensable pour la pérennité d’une entreprise, et constitue un élément de différenciation clé pour la réussite d’un e-commerce. Grâce à elle, vos produits sont positionnés dans Google, et vos clients peuvent faire confiance à vos offres et procéder à l’achat. Reconnaître les besoins commerciaux qui se cachent derrière la qualité des données produits implique ainsi de respecter certaines règles commerciales en la matière. Par exemple : 

  • L’utilisation de mots-clés dans les titres des pages, les slugs des pages, les en-tête, la navigation, les liens internes, les titres des images, les balises alt des images et les meta descriptions pour le SEO ; 
  • Il ne peut y avoir de doublons dans la gamme de produits, les prix doivent être actualisés, les descriptions produits ne peuvent contenir de balises HTML et les photos des produits doivent correspondre à la marque ; 
  • Selon le type de produit, la description du produit doit respecter une longueur minimale, et certains champs et images sont exigés. Les internautes attendent par exemple plus d’informations produits pour un ordinateur portable que pour un stylet ; 

Les règles commerciales en matière de qualité des données produits peuvent revêtir un degré d’importance différent selon le contexte et s’adresser à différents publics. Vous devez également penser aux clients internes que sont les administrateurs, les représentants du service client, les responsables conformité, les commerciaux et les spécialistes du marketing. La qualité des données produits joue un rôle important pour chacun de leurs processus métiers. Dès lors, comment appliquer ces règles commerciales pour augmenter la qualité des données produits ? 

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Quatre étapes pour améliorer la qualité de vos données produits 

Avant de nous pencher sur la gestion des données produits, j’aimerais insister sur le fait que, quoi qu’il arrive, c’est l’entreprise qui dirige. C’est l’entreprise qui pilote, qui prend les décisions cruciales et qui débloque un budget pour la qualité des données produits. L’informatique joue un rôle de facilitateur, au sens où elle fournit des services à l’entreprise et en explique les possibilités et les limites. 

  1. Analyser les données produits : la première étape consiste à faire un état des lieux de vos problèmes en matière de qualité des données et à analyser les causes profondes des problèmes-types et des problèmes récurrents. Commencez par enregistrer tous vos ensembles et vos champs de données, afin de savoir exactement de quelles données produits vous disposez. Quelles sont les sources de votre système de gestion des informations produits (PIM) ? Comment vos fournisseurs communiquent-ils leurs informations produits ? Passez en revue l’ensemble des processus en rapport avec les données produits et déterminez les actions que vous pouvez entreprendre pour la qualité des données. En vous plaçant du point de vue d’un client, retracez la totalité du parcours, depuis la recherche sur Google et la comparaison avec les produits des concurrents jusqu’à l’achat et le coup de fil au service client. Important : définissez vos priorités et concentrez-vous d’abord sur les problèmes les plus urgents. Évitez la « paralysie d’analyse » et travaillez avec agilité.
  2. Établir les règles commerciales pour la qualité des données produits : décidez quelles données produits de base doivent réellement être présentes et classez-les par priorité. Faites la différence entre celles qui sont incontournables et celles qui sont juste intéressantes. À cette étape, vous pouvez également vous rendre compte que vous ne disposerez pas d’une vision totale de vos données produits. Conformément au principe « On ne peut améliorer que ce que l’on peut mesurer », vous serez amenés à mesurer davantage de données produits afin de les améliorer. Définissez des chiffres-clés pour commencer à évaluer les valeurs mesurées tout en restant concentrés sur les besoins de l’entreprise.
  3. Projet sur la qualité des données produits : la première fois que vous étudiez de manière approfondie la qualité de vos données produits, n’hésitez pas à élaborer un projet ponctuel dont l’objectif sera d’atteindre la qualité souhaitée pour l’ensemble des chiffres-clés. Ce projet sera l’occasion de discuter des normes du secteur avec les fournisseurs, d’intégrer les systèmes et de mettre en œuvre un contrôle manuel et un contrôle automatisé pour la qualité des données produits. L’entreprise pilote le projet et le service informatique accorde les besoins de l’entreprise avec les possibilités informatiques.
  4. Gouvernance des données produits : à l’issue du projet, vous vous rendrez compte qu’il vous faut quelqu’un pour conserver la maîtrise de la qualité de vos données produits ; quelqu’un qui soit responsable des chiffres-clés, et dispose de l’autorité nécessaire pour traiter les problèmes relatifs aux données produits dans l’ensemble des départements. Quelqu’un qui ait également pour tâche de sensibiliser davantage à l’importance de la qualité des données produits, de veiller à ce que les erreurs antérieures ne se reproduisent plus, de connecter de nouvelles sources de données et d’amener les fournisseurs à passer de données produits non structurées à des données produits normalisées. 

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Maîtrisez vos données produits pour maîtriser le marché 

La gestion de la qualité de vos données produits vous semblera peut-être abstraite, au départ. Mais une fois que vous aurez commencé à établir des catégories et à mesurer, vous obtiendrez de précieuses indications commerciales. En vous appuyant sur la qualité de vos données produits, vous pourrez alors opter pour la longue traîne, mais aussi vous implanter dans d’autres pays, augmenter votre taux de conversion et améliorer vos classements dans les moteurs de recherche. Une fois que vous aurez établi la connexion entre vos priorités commerciales et la qualité de vos données produits, vous serez en bon chemin vers la réussite future de votre 
e-commerce. 

Besoin d’aide pour mettre en place une approche orientée données produits dans votre entreprise ? Contactez nos experts. 

Anatomie d’une localisation de site e-commerce réussie

Une des étapes phares d’un projet e-commerce à l’international est l’adaptation du site aux différents marchés ciblés. Outre la langue, les devises ou encore le catalogue produit, de nombreux éléments doivent être définis pour « localiser » le site e-commerce. Mais alors, par où commencer ? Quels sont les pièges à éviter ? Décortiquons ensemble ce qui fait la réussite de la localisation d’un site e-commerce.

1ère étape : traduire le site

La première chose qui vient à l’esprit, c’est bien évidemment la nécessité de traduire son site e-commerce. Et nous avons bien raison ! Les consommateurs sont plus enclins à acheter sur des sites qui présentent des contenus dans leur propre langue, tout simplement parce qu’ils se sentent plus rassurés sur ce qu’ils achètent.  

Mais la simple traduction de son site e-commerce ne suffit pas à provoquer des actes d’achat. Il faut avant tout prendre en compte les besoins des consommateurs d’une part, et leur comportement d’achat en ligne d’autre part ; données qui dépendent complétement des habitudes et des différences culturelles propres à chaque pays. 

Adapter son catalogue de produit

Lorsqu’on se lance dans un pays, il est souvent nécessaire de se poser la question de l’intérêt du produit dans ce marché. Correspond-t-il à un besoin consommateur ? Puis-je le commercialiser en l’état ou dois-je l’adapter pour qu’il puisse être utilisable dans le pays visé ? Est-ce la bonne saisonnalité ?  

Le fruit de ces réflexions doit aboutir à l’adaptation du catalogue et des fiches produits. Inutile de proposer un large choix de doudounes si la température dans le pays cible ne descend jamais en dessous de 25 degrés, de vendre des shorts au beau milieu de la saison hivernale du pays, ou encore un appareil électroménager qui ne serait pas conforme aux standards électriques ! 

Internationalisation - ecommece

Adapter l’interface pour maximiser l’expérience utilisateur

Suivant les pays, les internautes n’ont pas tous les mêmes habitudes de navigation et le même degré de familiarisation aux nouvelles technologies. Il est donc nécessaire de se conformer aux habitudes locales et aux modèles de représentation par l’adaptation de l’ergonomie du site et de ses fonctionnalités, de la signification des icones, symboles et couleurs.

Cette adaptation ne doit néanmoins pas aller jusqu’à nuire à l’identité et à la cohérence de la marque au niveau global.

Adapter les moyens de paiement, la livraison et la conformité avec la législation

Chaque pays a ses propres habitudes de paiement sur les sites e-commerce. En France, les consommateurs utilisent majoritairement le paiement par carte bancaire. Mais il ne s’agit pas du seul mode de paiement possible ! Les Allemands et les Hollandais plébiscitent le virement bancaire tandis que les Japonais et les Chinois paient à la réception du produit. 

Les prix doivent également être présentés dans la monnaie locale. 

Ne pas prendre ces éléments en considération peut entrainer une perte de confiance du consommateur à l’égard de l’acte d’achat et peut avoir un impact non négligeable sur le taux de conversion du site. 

A l’instar des modes de paiement, les modes de livraison diffèrent d’un pays à l’autre.  Suivant sa stratégie, l’e-commerçant peut aussi opter pour la livraison internationale (dont les coûts doivent être évalués en fonction des zones) ou pour l’installation d’une plateforme logistique au sein de chaque marché. 

Enfin, les taux de conversion monétaire, la politique locale de prix (prix avec ou hors taxes), la politique de confidentialité, la politique de retour de marchandises etc. sont autant d’aspects à ne pas négliger car les e-commerçants doivent se plier à la législation en vigueur dans le pays. 

Définir une stratégie de SEO / SEA locale

Afin d’accroitre sa présence dans les moteurs de recherche, il convient de décliner sa stratégie globale de visibilité et de référencement en une campagne de SEO / SEA locale. 

Cette déclinaison ne se limite pas à une simple traduction des mots-clés. Elle implique la connaissance des moteurs de recherche utilisés dans le pays et de leur fonctionnement (ex : Baidu, leader en Chine et non Google), ainsi que des mots-clés dans la langue cible et de leur positionnement par rapport aux concurrents locaux. 

Inscrire son site dans la stratégie de marketing multicanal locale

Enfin, le site e-commerce doit s’inscrire dans une stratégie de marketing multicanal locale. Des magasins physiques sont-ils présents dans le pays ? Sur quels supports digitaux faut-il être présents ? Par quel(s) moyen(s) peut-on contacter le service client ?  Les réseaux sociaux sont-ils autorisés dans le pays ? Si oui, sont-ils bien entrés dans les mœurs ? Si non, lesquels sont les plus utilisés ? 

 

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