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SAP COMMERCE CLOUD ENFIN DISPONIBLE DANS LE CLOUD

Aujourd’hui, beaucoup emploient le terme « SAP Customer Experience » (SAP CX) pour parler de SAP Commerce Cloud et des autres produits inclus dans la suite. Certains savent qu’il existe 2 versions différentes de SAP Commerce Cloud : CCv1, qui est basée sur une infrastructure SAP, et une deuxième version dans un Cloud public. Mais rares sont ceux qui connaissent vraiment CCv2, cette version récente de SAP Commerce Cloud dans le Cloud public. 

Pourquoi l’éditeur a-t-il choisi ce mode d’hébergement pour sa solution e-Commerce Cloud ? Et quel est son potentiel ? À l’heure où la majorité des applications sont hébergées dans le Cloud, en quoi SAP Commerce Cloud CCv2 se démarque-t-elle des autres offres ? 
Je vous explique tout cela aujourd’hui. 

DU « CLOUD » VERS LE CLOUD 

 Commençons par ce qui manquait dans la version CCv1. Même si SAP Commerce Cloud basée sur une infrastructure SAP comportait déjà la mention « Cloud » dans son nom, il ne s’agissait pas vraiment d’une solution Cloud à proprement parler pour 2 raisons : 

  1. Le client ne pouvait utiliser que 3 ou 4 environnements : développement standard, simulation, production et QA en option. Chaque environnement était composé de machines virtuelles hébergées par l’un des datacenters de SAP assurant le fonctionnement de SAP Hybris Commerce.
  2. Pour gérer ces environnements, SAP fournissait au client un tunnel VPN qui ne lui permettait pas d’accéder aux environnements de simulation et de production, ces derniers étant réservés à SAP. S’il incombait aux clients de créer leurs packages, il était impossible de déployer dans ces environnements. Pour toute tâche administrative, il fallait transmettre une demande de changement et attendre que les ingénieurs de SAP la traitent, pendant les horaires d’ouverture uniquement. Il était donc impensable de faire un déploiement en production un dimanche soir… 

Tout a changé en juin 2018 avec l’arrivée de SAP Commerce Cloud hébergé dans le Cloud public (ou CCv2). Pour l’hébergement, l’éditeur a choisi Microsoft Azure, l’un des leaders sur le marché des fournisseurs Cloud. Désormais, toutes les capacités dont vous avez besoin pour vos builds, vos déploiements dans le Cloud, vos tâches administratives et la surveillance sont disponibles dans le portail SAP Commerce dédié. Ce portail sert de proxy entre nous, les développeurs, et le Cloud public.  

Pour en savoir plus sur les applications du portail SAP Commerce, penchons-nous sur quelques-uns des nouveaux piliers de CCv2. 

 

L’APPROCHE CONTENEURS 

Comme dans SAP Commerce Cloud CCv1, vous bénéficiez de 3 environnements: développement, simulation et production. Chaque environnement repose sur Microsoft Azure et est équipé de son propre cluster Kubernetes assurant l’orchestration des nœuds. Chaque nœud est configuré avec Docker et Kubelet pour permettre le déploiement des images Docker créées par le processus de build de SAP Commerce Cloud. Son rôle est défini dans la configuration Aspect utilisée pendant le build. Chaque aspect contribue ensuite à la conteneurisation en définissant les rôles des instances SAP Commerce Cloud dans un cluster Kubernetes. Par conséquent, l’application HAC est conteneurisée sur les nœuds avec les rôles « back office », « accstorefront » et « backgroundProcessing », tandis que SmartEdit est distribué sur les nœuds avec les rôles « backoffice » et « api », par exemple. 

Le portail SAP Commerce facilite le travail dans ces différents environnements. Il vous permet de gérer tous vos endpoints et leur configuration, les stockages Cloud, les configurations de déploiement, les services, les instantanés et la surveillance.  

 

« SÉSAME, OUVRE-TOI » 

Sur le plan de la gestion de versions du code, SAP s’est enfin alignée sur des références sectorielles comme Git. Jusqu’à récemment, les utilisateurs étaient contraints de coder directement dans le système métier assurant l’exécution du code. Aujourd’hui encore, les programmeurs ABAP se souviennent avec effroi de leurs expériences dans les années 70. L’arrivée de la plateforme Java Netweaver au début des années 2000 avait permis aux développeurs d’utiliser de nouveaux produits pour gérer leur code, mais uniquement en Java. Il a fallu attendre des dizaines d’années pour que SAP intègre enfin des systèmes de contrôle de versions distribués et open source comme Git. 

Initialement lancée pour les activités de développement sur SAP HANA, l’intégration Git a rapidement été adaptée à SAP Commerce Cloud. Elle en est aujourd’hui un composant natif. Pour nous en tant que développeurs et intégrateurs, cela signifie que la création d’un pipeline d’intégration continue (CI) fait maintenant partie intégrante de la plateforme. SAP Commerce Cloud CCv2 est directement connecté à n’importe quel dépôt de code Git : il vous suffit de spécifier son adresse depuis le portail SAP Commerce Cloud et de paramétrer une clé publique SSH dans votre dépôt Git pour autoriser la connexion. Ensuite, vous n’avez plus qu’à cliquer sur « Deploy to Environment », puis choisir les options d’environnement et de déploiement pour votre build et votre déploiement. 

  

SPARTACUS MONTE AU FRONT(END) 

Les solutions headless ont beaucoup fait parler d’elles, tant sur le plan de leurs avantages que de leur impact sur la technologie et le marché de l’e-Commerce. Mais ce n’est pas la seule caractéristique importante de SAP Commerce Cloud CCv2. L’un des changements technologiques clés de cette version est l’utilisation de Spartacus, une vitrine JavaScript basée sur Angular au niveau front-end. Cette vitrine dissociée et open source s’appuie sur des API omni-commerce connect (OCC) pour communiquer avec le back-end SAP Commerce Cloud. Et si vous préférez les front-ends de SAP comme les Accelerators B2C ou B2B, ne vous inquiétez pas : ils sont toujours disponibles dans CCv2. C’est précisément dans ces situations que le mode headless entre en jeu : Spartacus se dissocie du système back-end et ne remplace pas obligatoirement vos Accelerators de prédilection ! Il crée simplement un point de contact supplémentaire exécuté sur le même back-end. 

Quels sont les autres points forts de Spartacus ? Il est développé en SPA (Single-Page Application), autrement dit sous forme d’application web qui charge une seule page puis met à jour son contenu grâce à des requêtes AJAX via une API REST. Cette approche représente une avancée vers les PWA (Progressive Web Applications), un nouveau concept d’applications front-end pour tous types de supports (ordinateurs, appareils mobiles, appareils intelligents, etc.). 

 

QUELLES PERSPECTIVES POUR LA SOLUTION ? 

SAP redouble d’efforts pour combler ses lacunes technologiques et s’imposer comme un leader et un concurrent redoutable dans le marché du Cloud. Malgré leur popularité et leur évolution continue, ses solutions Cloud pourraient encore s’améliorer.  

Voici quelques perspectives potentielles pour CCv2 : 

  1. Spartacus a vocation à remplacer les Accelerators B2B et B2C. C’est déjà chose faite pour l’Accelerator B2C, et SAP travaille actuellement sur l’ajout de la fonctionnalité B2B dans Spartacus.
  2. On peut également s’attendre à des améliorations au niveau des processus de build et de déploiement actuellement chronophages, ainsi qu’à une flexibilité accrue en termes de personnalisation des builds. Ces optimisations ont pour objectif d’éliminer les tâches manuelles pendant la création des pipelines CI.
  3. Intégration à SAP Commerce Data Hub, SAP Cloud Platform Integration, Cloud Platform Extension Factory et à la solution SAP Cloud Platform, ainsi qu’à SAP S/4HANA.
  4. Unification de toutes les interfaces Cloud SAP. Cette unification pourrait s’accompagner d’un rebranding et d’un remaniement des plateformes. 

SAP Commerce Cloud CCv2 représente avant tout une transition : au lieu d’avoir à gérer des infrastructures complexes et de développer en interne, les clients peuvent maintenant gérer la mise en œuvre de solutions métier avec une approche open source. Si vous souhaitez offrir à vos utilisateurs une meilleure expérience client, tout en démocratisant vos activités de développement, vous avez tout intérêt à opter pour CCv2 et Spartacus. 

SAP Commerce Cloud (Hybris) démystifié !

Vous ne connaissez pas encore SAP Commerce Cloud ? L’évolution de l’offre et des versions e-Commerce de SAP vous laisse perplexe ? Pour y voir plus clair, je vais vous présenter et vous expliquer les différents produits, noms, options et versions que vous trouverez chez SAP en tant que client. En parallèle, vous découvrirez comment SAP Commerce Cloud interagit avec les autres solutions du portefeuille SAP.

Commençons par le commencement…

Il était une fois Hybris

Notre histoire commence en 2013 : cette année-là, SAP décide de se lancer dans les solutions e-Commerce en prenant le contrôle du prestigieux éditeur suisse-allemand Hybris, spécialiste des logiciels e-Commerce. À l’époque, « Hybris » désigne simplement cette plateforme e-Commerce acquise par SAP, la dernière version en date étant Hybris v5.

Place à SAP Customer Engagement and Commerce

Pour mieux comprendre le contexte de cette acquisition, il est utile de prendre en compte la stratégie globale de gestion de la relation client de SAP. À cette époque, SAP devait relever deux défis clés à l’échelle du marché du CRM :

  • La transition vers une plateforme CRM Cloud et indépendante, principalement pour rester compétitive et pour faire face à Salesforce qui propose sa plateforme en SaaS dans le Cloud. Avec ce modèle, les clients n’ont pas besoin de se préoccuper des mises à niveau, des versions et de la gestion de l’infrastructure.
  • La transition du marché vers une stratégie commerciale « omnicanal », impliquant de passer d’une gestion des relations client segmentée par canal à une approche unifiée, grâce à la collaboration et à l’intégration des processus des départements commerciaux et marketing.

Au vu de ces facteurs, on comprend mieux pourquoi SAP décide de réarranger son portefeuille CRM global en 2014, dans un but bien précis : regrouper les diverses applications commerciales et marketing utilisées par les entreprises dans le cadre de leurs interactions avec les clients, puis les intégrer à la nouvelle solution d’e-Commerce omnicanal Hybris. Et c’est ainsi que la nouvelle « plateforme » SAP Customer Engagement and Commerce (CEC) voit le jour.

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La plateforme SAP Customer Engagement and Commerce (CEC) à ses débuts

 

Voilà le point à partir duquel on peut commencer à perdre le fil, si l’on ne suit pas les actualités SAP de près.

Il faut savoir que les divers composants de cette nouvelle plateforme CEC ne sont pas nouveaux, ils existaient déjà avant l’acquisition d’Hybris. Par exemple, les applications « Cloud for Sales » et « Cloud for Service » avaient été lancées en 2011 sous le nom « Cloud for Customer », ou C4C pour faire court (il s’agit du successeur de la solution « Customer OnDemand »). Mais au lieu d’abandonner le nom C4C au profit de CEC, SAP choisit de conserver les deux.

En plus de cela, la société décide également d’ajouter le nom Hybris bien connu et respecté à chaque solution de la plateforme CEC. Cette dernière contient donc :

  • SAP Hybris Commerce
  • SAP Hybris Cloud for Marketing
  • SAP Hybris Cloud for Customer (C4C), composée de « SAP Cloud for Sales» (parfois appelée C4C) et « SAP Cloud for Service » (parfois appelée C4S)

Vous avez peut-être remarqué que l’application e-Commerce s’appelle toujours « SAP Hybris Commerce » et non pas « Cloud for Commerce ». Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que l’application n’est toujours pas dans le Cloud. À cette époque, le modèle On-Premise reste dominant, forçant ainsi les clients à gérer leurs propres matériel et infrastructure (soit sur site, soit chez un partenaire d’hébergement dédié) pour l’installation et l’exécution de la solution Hybris. D’ailleurs, certains clients utilisent encore leur solution e-Commerce On-Premise aujourd’hui !

Et enfin, nous arrivons à SAP Customer Experience, ou C/4HANA

Vous suivez bien ? Je l’espère pour vous, parce que les choses changent encore en 2018 et la confusion nous poursuit toujours.

Suite à l’acquisition de Gigya (2017), CallidusCloud (2018) et CoreSystems (2018), SAP décide de se lancer dans un nouveau rebranding CRM. À partir de ce point, l’écosystème CRM de SAP s’appelle « SAP Customer Experience » (ou SAP CX). Mais au lieu de simplifier les choses, SAP choisit également de donner un deuxième nom radicalement différent à sa suite d’applications CRM : « SAP C/4HANA ».

Cet acronyme s’inspire évidemment de la nouvelle suite ERP de l’entreprise appelée « SAP S/4HANA » (« HANA » désignant la technologie de base de données en mémoire développée par SAP, qui sous-tend maintenant toutes ses applications professionnelles). Et vu que SAP considère « Customer Experience » comme la suite front-end de SAP S/4HANA, elle pense probablement avoir fait un joli jeu de mots en inventant C/4HANA. Mais attention, vous n’avez pas besoin de SAP S/4HANA pour utiliser SAP Commerce : la solution peut s’intégrer à n’importe quel système back-end ERP, ou être déployée seule, sans back-end ERP.

Personnellement, je ne vois pas vraiment l’utilité de ces deux noms distincts (CX et C/4) pour désigner deux offres tout bonnement identiques. Je vous donne donc l’explication de SAP concernant ce choix : « SAP Customer Experience désigne la fonction et la visée globales, alors que SAP C/4HANA désigne le portefeuille produit sous-jacent »[1], comme illustré ci-dessous :

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    La suite SAP Customer Experience, également appelée C/4HANA

 

 

Hybris quitte la scène

Comme vous pouvez le voir sur ce schéma, SAP a décidé de supprimer entièrement les mentions de la marque Hybris dans ses produits. Par conséquent, l’application d’e-Commerce (qui est entretemps devenue disponible en mode Cloud) s’appelle maintenant SAP Commerce Cloud, et Hybris quitte la scène. Si la marque Hybris ne figure plus dans les communications SAP officielles, elle n’a pas encore complètement disparu : j’entends régulièrement des gens utiliser « Hybris » pour parler de SAP Commerce.

C’est également à cette époque que SAP commence à utiliser la convention de nommage corporate pour les versions de ses releases : c’est pour cette raison que le successeur d’Hybris v6.7 ne s’appelle pas v6.8, mais « v1808 » (« 18 » désignant l’année 2018 et « 08 » le mois d’août).

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Historique des releases SAP Commerce (anciennement Hybris)

 

 

SAP Commerce Cloud

Toutes ces péripéties nous amènent enfin à notre dénouement. En 2020, SAP Commerce Cloud fait partie de la suite « Customer Experience ». La fin de notre histoire s’accompagne d’une bonne nouvelle : en juin, SAP reconnaît (enfin) que l’utilisation de ces deux noms prête à confusion et abandonne C/4HANA. Aujourd’hui, la suite logicielle s’appelle donc uniquement Customer Experience… même si je m’attends à voir l’acronyme C/4 réapparaître épisodiquement.

 

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La suite SAP Customer Experience – le nom C/4HANA n’est plus en vigueur depuis juin 2020

 

Pour conclure, la suite Customer Experience inclut aujourd’hui les composants suivants :

  • SAP Commerce Cloud (anciennement Hybris) — v2005 étant la dernière release en date
  • SAP Marketing Cloud
  • SAP Customer Data Cloud (la solution Gigya acquise en 2017)
  • SAP Sales Cloud
  • SAP Service Cloud

SAP Commerce Cloud fait partie des cinq solutions Cloud distinctes mais intégrées de SAP. Elle n’est plus disponible On-Premise pour les nouveaux clients. En parallèle, SAP encourage ses clients On-Premise existants à migrer vers la version Cloud.

Mais faut-il obligatoirement utiliser ces cinq solutions ? Non. Vous pouvez les déployer seules, ou en combiner plusieurs. D’accord. Et c’est tout ? Pas tout à fait, il nous reste l’épilogue…

Deux versions de Commerce Cloud

La confusion nous guette à nouveau, car SAP propose deux versions de son offre Commerce Cloud. Cette fois, il ne s’agit pas d’une différence fonctionnelle (il n’y a donc aucun lien avec les versions), mais de deux infrastructures d’hébergement distinctes. À sa sortie initiale, SAP Commerce Cloud reposait sur un déploiement Cloud privé et sur une infrastructure propriétaire de SAP. L’équipe SAP HANA Cloud Services (HCS) se chargeait de la gestion. Cette première version de SAP Commerce Cloud est aujourd’hui appelée CCv1.

Peu de temps après le lancement, SAP a décidé de migrer Commerce Cloud vers un Cloud public Microsoft Azure, ce qui a entraîné des changements significatifs par rapport au premier déploiement. Cette deuxième version est la version actuelle, désignée par l’acronyme CCv2. Elle repose sur des technologies modernes comme Kubernetes et offre aux clients une gestion en libre-service beaucoup plus flexible pour tout ce qui concerne l’infrastructure Cloud. SAP a même spécialement développé un nouvel outil doté d’une interface utilisateur web conviviale pour ces activités : « SAP Commerce Cloud Portal ».

 

J’espère que ces explications vous permettront d’y voir plus clair. Si vous avez des questions ou si vous ne savez pas quand ou comment lancer votre mise à niveau ou votre migration Cloud, n’hésitez pas à me contacter.

Aussi, je vous invite à découvrir sur SAP Commerce Cloud CCv2 plus en détail après-demain dans notre prochain article !

 

[1] https://blogs.sap.com/2018/08/08/what-is-sap-c4hana-and-why-should-you-care/

[SUCCESS STORY] ARCELORMITTAL : une nouvelle plateforme e-commerce

Le leader européen de la distribution de produits en acier a créé une nouvelle plateforme internationale pour les ventes en ligne B2B et B2C de ses produits.

Mockup-arcelormittal

Leurs objectifs :

  • Concevoir une boutique en ligne dans un délai de 6 mois
  • Améliorer l’expérience globale en optimisant l’efficacité opérationnelle

 

 

Success Story ArcelorMittal nouvelle plateforme e-commerce

Le Digital in Store propulsé par SAP Commerce Cloud (Hybris) : les 6 cas d’usage incontournables

Le panier moyen d’un client omnicanal étant 2 à 3 fois supérieur à celui d’un client monocanal, les marques développent activement des stratégies de Digital in Store. Ce n’est que le début d’une transformation profonde et les entreprises essuient encore leurs premiers échecs.  
Chez SQLI, à travers les grandes marques BtoC et BtoB que nous accompagnons, nous commençons à avoir du recul sur les cas d’usages qui fonctionnent. Intégrateurs de SAP Commerce Cloud (anciennement Hybris) notamment, nous vous partageons nos retours sur ces cas d’usage et sur la manière d’utiliser SAP pour déployer une stratégie Digital in Store puissante. 

 

Architecture fonctionnelle digital in store sap

L’architecture fonctionnelle du Digital in Store dans SAP Commerce Cloud

 

1.      Le click and collect, l’incontournable du Digital in Store

 

Pourquoi ?

Pour permettre au client d’économiser les frais de livraison à son domicile, et pour lui permettre de récupérer le produit lorsqu’il le souhaite (pour s’adapter à son rythme de vie).

En quoi cela consiste ?

Le click and collect consiste à commander en ligne puis récupérer le produit dans un point de vente proche. Cela suppose non seulement que le point de vente soit notifié d’une commande réalisée en ligne, mais également qu’il mutualise sa gestion d’inventaire qui doit intégrer à la fois les achats en point de vente et les retraits des commandes digitales.

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

Chacun des points de vente de la marque est représenté dans la solution e-commerce comme un point de service disposant d’un entrepôt.
Le module OMS (Order Management System) de SAP Commerce Cloud permet de gérer le stock des articles sur les différents entrepôts. Ainsi, le client, lors de l’ajout du produit à son panier d’achat, peut sélectionner le point de retrait. Une fois la commande validée, son cycle de vie est géré par le process engine (moteur de processus intégré à SAP Commerce) qui notifie un agent du point de vente pour qu’il prépare la commande.
Ensuite, un e-mail est envoyé au client pour qu’il vienne récupérer sa marchandise en magasin.

Visionnez le replay sur l'omnicanal et le digital in store

2.    La vente immédiate

 

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

Lors de l’opération de vente, le vendeur s’authentifie par substitution au compte du client via le module ASM (extension de SAP Commerce Cloud permettant de gérer la tablette vendeur), scanne les articles que ce dernier souhaite acheter pour les mettre dans son panier digital puis valide la commande. La tablette doit être connectée à l’API du TPE afin d’automatiser la réconciliation bancaire.
Le client peut ainsi repartir avec sa commande juste après le paiement.

 

3.    Le ship from store : expédier un produit depuis un point de vente

 

Pourquoi ?

  • Pour réduire les délais de livraison, en s’appuyant sur le maillage territorial des points de vente ;
  • Pour éviter les ruptures de stock (e-commerce / points de vente) ;
  • Pour faciliter l’écoulement de fin de séries au niveau des points de vente sans avoir recours à des retours produits.

En quoi cela consiste ?

Le ship from store consiste à utiliser chaque point de vente comme un entrepôt capable de lancer des livraisons. Cela suppose que chaque point de vente remonte les informations de commande dans le WMS (Warehouse Management System) ou dans l’ERP afin que le système d’orchestration des commandes (porté par un OMS ou par le site e-commerce) puisse lancer un ordre de livraison depuis n’importe quel point de vente.
Cela suppose également une organisation et un accompagnement des forces de vente à ce process logistique nouveau, via des points de vente pilotes puis des formations terrain.

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

Le client passe sa commande directement en magasin comme dans la vente immédiate, mais demande à se faire livrer chez lui (par exemple si le produit n’est pas disponible en magasin). Pour chaque point de vente, un ou plusieurs modes de livraison peuvent être gérés dans la plateforme de commerce unifié avec des tarifs définis selon le montant de la commande et de l’adresse de livraison. Le vendeur peut proposer au client de choisir le mode de livraison qui lui convient et valider sa commande.
Dès le passage de la commande, le process engine notifie les agents du magasin afin qu’ils préparent et expédient la commande. La gestion de la préparation et de l’expédition se base sur le module OMS.

 

4.    Endless Aisle : accéder à la totalité du catalogue de la marque

 

Pourquoi ?

Pour que les vendeurs ne soient plus limités par les stocks disponibles en point de vente. En présentant d’autres produits de la marque qui correspondent au besoin précis du client, le vendeur sécurise et conclut la vente en plus de satisfaire le client.

En quoi cela consiste ?

Endless Aisle signifie littéralement le rayon infini ou plus concrètement la digitalisation du catalogue. Cela suppose d’avoir centralisé les informations de produits dans une solution PIM (Product Information Management) qui communiquera avec l’ERP, le système de caisse en point de vente, le site e-commerce et d’éventuels datapoolers tiers (interfaces standardisées de partage d’informations produits entre partenaires commerciaux).

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

Les vendeurs peuvent lister à la fois les articles disponibles dans leur stock mais aussi dans le stock des autres magasins de la marque, en filtrant les résultats de la liste de produit par entrepôt.

Visionnez le replay sur l'omnicanal et le digital in store

5.    Consulter les stocks par point de vente

 

Pourquoi ?

Pour le client, l’intérêt est de récupérer son produit le plus vite possible à l’endroit le plus proche d’où il se trouve. Le vendeur a lui l’avantage de pouvoir optimiser la conversion et sécuriser la commande.

En quoi cela consiste ?

Il s’agit d’agréger au niveau Groupe la gestion des stocks physiques par point de vente et des stocks dédiés à l’e-commerce (alors qu’historiquement, la plupart des marques les ont scindés). Cela suppose d’avoir un ERP paramétré pour gérer les stocks sur tous les points de vente (physiques et digitaux) – ce qui n’empêche de conserver un logiciel de gestion de stock magasin existant, à condition qu’il soit connecté à l’ERP Groupe.

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

Chaque magasin peut gérer son stock directement sur le warehousing backoffice (système d’administration des flux liés aux entrepôts) en définissant les stocks disponibles et les règles de réapprovisionnement. Les magasins peuvent aussi avoir leurs propres solutions de gestion logistique qui alimentent et synchronisent les informations sur le stock avec l’e-commerce via des flux.

 

6.    Mixed Orders : livré une même commande à deux endroits différents

Pourquoi ?

Côté client, l’avantage est la possibilité de diviser une commande en deux parties pour se faire livrer certains produits à une adresse et les autres produits à une autre adresse.
Côté retailer, le vendeur peut donner au client face à lui les produits disponibles immédiatement, et de lui faire livrer chez lui les produits qui sont en cours de réapprovisionnement, ce qui sécurise l’achat de l’ensemble de la commande.

En quoi cela consiste ?

Il s’agit de gérer les commandes mixtes : pouvoir affecter des modes de livraisons différents à différents produits d’une même commande.

Comment ça fonctionne avec SAP Commerce Cloud ?

Ce type de commande peut se faire via le partage de commande fourni et supporté nativement par la solution SAP Commerce Cloud. Plusieurs stratégies de partage peuvent être définies : par entrepôt, par mode de livraison, par disponibilité, etc.
Après le passage de la commande, le mécanisme de split divise celle-ci en une ou plusieurs commandes logistiques appelées « expéditions ». Chacune de ces expéditions suit son propre cycle de vie sur le process engine.

Ces cas d’usage du Digital in Store sont devenus des must-have pour tout retailer. Ne pas les adresser serait prendre un retard préjudiciable face à la concurrence. Il est donc urgent de les déployer si ce n’est pas déjà fait.
Vous souhaitez en savoir plus ? Nous sommes à disposition pour échanger sur vos besoins.

 

Un article de Paul Camicas, e-Commerce Practice Manager et Karim El Qotni, Expert technique