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SAP Commerce Cloud (Hybris) démystifié !

Vous ne connaissez pas encore SAP Commerce Cloud ? L’évolution de l’offre et des versions e-Commerce de SAP vous laisse perplexe ? Pour y voir plus clair, je vais vous présenter et vous expliquer les différents produits, noms, options et versions que vous trouverez chez SAP en tant que client. En parallèle, vous découvrirez comment SAP Commerce Cloud interagit avec les autres solutions du portefeuille SAP.

Commençons par le commencement…

Il était une fois Hybris

Notre histoire commence en 2013 : cette année-là, SAP décide de se lancer dans les solutions e-Commerce en prenant le contrôle du prestigieux éditeur suisse-allemand Hybris, spécialiste des logiciels e-Commerce. À l’époque, « Hybris » désigne simplement cette plateforme e-Commerce acquise par SAP, la dernière version en date étant Hybris v5.

Place à SAP Customer Engagement and Commerce

Pour mieux comprendre le contexte de cette acquisition, il est utile de prendre en compte la stratégie globale de gestion de la relation client de SAP. À cette époque, SAP devait relever deux défis clés à l’échelle du marché du CRM :

  • La transition vers une plateforme CRM Cloud et indépendante, principalement pour rester compétitive et pour faire face à Salesforce qui propose sa plateforme en SaaS dans le Cloud. Avec ce modèle, les clients n’ont pas besoin de se préoccuper des mises à niveau, des versions et de la gestion de l’infrastructure.
  • La transition du marché vers une stratégie commerciale « omnicanal », impliquant de passer d’une gestion des relations client segmentée par canal à une approche unifiée, grâce à la collaboration et à l’intégration des processus des départements commerciaux et marketing.

Au vu de ces facteurs, on comprend mieux pourquoi SAP décide de réarranger son portefeuille CRM global en 2014, dans un but bien précis : regrouper les diverses applications commerciales et marketing utilisées par les entreprises dans le cadre de leurs interactions avec les clients, puis les intégrer à la nouvelle solution d’e-Commerce omnicanal Hybris. Et c’est ainsi que la nouvelle « plateforme » SAP Customer Engagement and Commerce (CEC) voit le jour.

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La plateforme SAP Customer Engagement and Commerce (CEC) à ses débuts

 

Voilà le point à partir duquel on peut commencer à perdre le fil, si l’on ne suit pas les actualités SAP de près.

Il faut savoir que les divers composants de cette nouvelle plateforme CEC ne sont pas nouveaux, ils existaient déjà avant l’acquisition d’Hybris. Par exemple, les applications « Cloud for Sales » et « Cloud for Service » avaient été lancées en 2011 sous le nom « Cloud for Customer », ou C4C pour faire court (il s’agit du successeur de la solution « Customer OnDemand »). Mais au lieu d’abandonner le nom C4C au profit de CEC, SAP choisit de conserver les deux.

En plus de cela, la société décide également d’ajouter le nom Hybris bien connu et respecté à chaque solution de la plateforme CEC. Cette dernière contient donc :

  • SAP Hybris Commerce
  • SAP Hybris Cloud for Marketing
  • SAP Hybris Cloud for Customer (C4C), composée de « SAP Cloud for Sales» (parfois appelée C4C) et « SAP Cloud for Service » (parfois appelée C4S)

Vous avez peut-être remarqué que l’application e-Commerce s’appelle toujours « SAP Hybris Commerce » et non pas « Cloud for Commerce ». Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que l’application n’est toujours pas dans le Cloud. À cette époque, le modèle On-Premise reste dominant, forçant ainsi les clients à gérer leurs propres matériel et infrastructure (soit sur site, soit chez un partenaire d’hébergement dédié) pour l’installation et l’exécution de la solution Hybris. D’ailleurs, certains clients utilisent encore leur solution e-Commerce On-Premise aujourd’hui !

Et enfin, nous arrivons à SAP Customer Experience, ou C/4HANA

Vous suivez bien ? Je l’espère pour vous, parce que les choses changent encore en 2018 et la confusion nous poursuit toujours.

Suite à l’acquisition de Gigya (2017), CallidusCloud (2018) et CoreSystems (2018), SAP décide de se lancer dans un nouveau rebranding CRM. À partir de ce point, l’écosystème CRM de SAP s’appelle « SAP Customer Experience » (ou SAP CX). Mais au lieu de simplifier les choses, SAP choisit également de donner un deuxième nom radicalement différent à sa suite d’applications CRM : « SAP C/4HANA ».

Cet acronyme s’inspire évidemment de la nouvelle suite ERP de l’entreprise appelée « SAP S/4HANA » (« HANA » désignant la technologie de base de données en mémoire développée par SAP, qui sous-tend maintenant toutes ses applications professionnelles). Et vu que SAP considère « Customer Experience » comme la suite front-end de SAP S/4HANA, elle pense probablement avoir fait un joli jeu de mots en inventant C/4HANA. Mais attention, vous n’avez pas besoin de SAP S/4HANA pour utiliser SAP Commerce : la solution peut s’intégrer à n’importe quel système back-end ERP, ou être déployée seule, sans back-end ERP.

Personnellement, je ne vois pas vraiment l’utilité de ces deux noms distincts (CX et C/4) pour désigner deux offres tout bonnement identiques. Je vous donne donc l’explication de SAP concernant ce choix : « SAP Customer Experience désigne la fonction et la visée globales, alors que SAP C/4HANA désigne le portefeuille produit sous-jacent »[1], comme illustré ci-dessous :

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    La suite SAP Customer Experience, également appelée C/4HANA

 

 

Hybris quitte la scène

Comme vous pouvez le voir sur ce schéma, SAP a décidé de supprimer entièrement les mentions de la marque Hybris dans ses produits. Par conséquent, l’application d’e-Commerce (qui est entretemps devenue disponible en mode Cloud) s’appelle maintenant SAP Commerce Cloud, et Hybris quitte la scène. Si la marque Hybris ne figure plus dans les communications SAP officielles, elle n’a pas encore complètement disparu : j’entends régulièrement des gens utiliser « Hybris » pour parler de SAP Commerce.

C’est également à cette époque que SAP commence à utiliser la convention de nommage corporate pour les versions de ses releases : c’est pour cette raison que le successeur d’Hybris v6.7 ne s’appelle pas v6.8, mais « v1808 » (« 18 » désignant l’année 2018 et « 08 » le mois d’août).

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Historique des releases SAP Commerce (anciennement Hybris)

 

 

SAP Commerce Cloud

Toutes ces péripéties nous amènent enfin à notre dénouement. En 2020, SAP Commerce Cloud fait partie de la suite « Customer Experience ». La fin de notre histoire s’accompagne d’une bonne nouvelle : en juin, SAP reconnaît (enfin) que l’utilisation de ces deux noms prête à confusion et abandonne C/4HANA. Aujourd’hui, la suite logicielle s’appelle donc uniquement Customer Experience… même si je m’attends à voir l’acronyme C/4 réapparaître épisodiquement.

 

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La suite SAP Customer Experience – le nom C/4HANA n’est plus en vigueur depuis juin 2020

 

Pour conclure, la suite Customer Experience inclut aujourd’hui les composants suivants :

  • SAP Commerce Cloud (anciennement Hybris) — v2005 étant la dernière release en date
  • SAP Marketing Cloud
  • SAP Customer Data Cloud (la solution Gigya acquise en 2017)
  • SAP Sales Cloud
  • SAP Service Cloud

SAP Commerce Cloud fait partie des cinq solutions Cloud distinctes mais intégrées de SAP. Elle n’est plus disponible On-Premise pour les nouveaux clients. En parallèle, SAP encourage ses clients On-Premise existants à migrer vers la version Cloud.

Mais faut-il obligatoirement utiliser ces cinq solutions ? Non. Vous pouvez les déployer seules, ou en combiner plusieurs. D’accord. Et c’est tout ? Pas tout à fait, il nous reste l’épilogue…

Deux versions de Commerce Cloud

La confusion nous guette à nouveau, car SAP propose deux versions de son offre Commerce Cloud. Cette fois, il ne s’agit pas d’une différence fonctionnelle (il n’y a donc aucun lien avec les versions), mais de deux infrastructures d’hébergement distinctes. À sa sortie initiale, SAP Commerce Cloud reposait sur un déploiement Cloud privé et sur une infrastructure propriétaire de SAP. L’équipe SAP HANA Cloud Services (HCS) se chargeait de la gestion. Cette première version de SAP Commerce Cloud est aujourd’hui appelée CCv1.

Peu de temps après le lancement, SAP a décidé de migrer Commerce Cloud vers un Cloud public Microsoft Azure, ce qui a entraîné des changements significatifs par rapport au premier déploiement. Cette deuxième version est la version actuelle, désignée par l’acronyme CCv2. Elle repose sur des technologies modernes comme Kubernetes et offre aux clients une gestion en libre-service beaucoup plus flexible pour tout ce qui concerne l’infrastructure Cloud. SAP a même spécialement développé un nouvel outil doté d’une interface utilisateur web conviviale pour ces activités : « SAP Commerce Cloud Portal ».

 

J’espère que ces explications vous permettront d’y voir plus clair. Si vous avez des questions ou si vous ne savez pas quand ou comment lancer votre mise à niveau ou votre migration Cloud, n’hésitez pas à me contacter.

Aussi, je vous invite à découvrir sur SAP Commerce Cloud CCv2 plus en détail après-demain dans notre prochain article !

 

[1] https://blogs.sap.com/2018/08/08/what-is-sap-c4hana-and-why-should-you-care/

Alimentation : que se passe-t-il du côté de la foodtech et de l’agritech en Asie ?

La croissance de la population mondiale, et en particulier de la classe moyenne dans les pays émergents en Asie, a entraîné une hausse de la demande alimentaire. Que ce soit pour améliorer la performance des cultures, optimiser l’utilisation des ressources, connecter les agriculteurs au marché, ou pour retracer le parcours des aliments, le digital s’est introduit dans la production alimentaire. Zoom sur quelques acteurs qui transforment l’une des plus anciennes activités humaines.

 

Alimentation : une nouvelle donne

La Chine et l’Inde devraient à eux deux contribuer à faire entrer un milliard de personnes supplémentaires dans la classe moyenne d’ici 2030, d’après CaixaBank Research. La classe moyenne émergente en Chine a commencé à reproduire les habitudes de consommation occidentales, faisant du pays le principal consommateur et importateur de viande actuel[1]. Face à cette demande croissante, le secteur agricole doit innover pour produire plus en évitant d’impacter la santé des consommateurs et d’épuiser les ressources. Des scandales à répétition en Chine ont également créé des opportunités de rendre le secteur alimentaire plus transparent.

 

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Par ailleurs, la population mondiale migre vers les zones urbaines (d’après les Nations Unies, les ¾ de la population mondiale vivront dans les villes d’ici 2050[2]). C’est notamment le cas en Asie ; ce phénomène rend la supply chain de plus en plus complexe pour approvisionner ces villes.

Mis en exergue avec de la fermeture de certaines frontières durant la crise du Covid-19, l’auto-suffisance est devenue un enjeu stratégique. Ainsi Singapour importe actuellement 90% de son alimentation des pays voisins. La Singapore Food Agency a annoncé son ambition de produire 30% de l’alimentation localement d’ici 2030. Le pays investit ainsi de plus en plus dans l’agriculture urbaine ou des innovations permettant de produire de la viande en laboratoire, par exemple.

 

Les fermes urbaines : silence, ça pousse

A Singapour, Edible Garden City bouscule le secteur agro-alimentaire. Cette société a créé une communauté autour de fermes urbaines et créé 200 jardins alimentaires au cours des 7 dernières années, parfois dans des lieux iconiques comme l’hôtel Marina Bay Sands. Elle a permis au concept de restaurants « de la ferme à la table » de fleurir dans le pays. Edible Garden City dispose également de sa propre ferme, qui intègre des technologies modernes, notamment un système de transformation des déchets alimentaires en fertilisants à l’aide d’insectes.12

D’autres fermes urbaines de Singapour, telles que Sky Greens et Sustenir Agriculture, ont développé des technologies de production verticale en environnement contrôlé grâce à la technologie de lumière LED. Sustenir Agriculture s’appuie sur l’intelligence artificielle pour faire le suivi de la croissance des plantes, mais aussi de l’ensemble du système agricole, des matières premières à l’ERP. La ferme produit à l’heure actuelle environ 11 tonnes de chou kale par an sur moins de 50 mètres carrés, et le double pour des légumes tels que la laitue[3]. Grâce à un environnement fermé contrôlé, les aliments poussent plus vite avec moins d’eau et produisent douze fois moins d’émissions carbones que les produits importés. En s’appuyant sur l’analyse de données, la ferme est capable d’identifier exactement comment améliorer les rendements, des nutriments dans l’eau à l’énergie utilisée pour la lumière.

 

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Le système d’éclairage par lumière LED de Sustenir Agriculture. Source : www.straitstimes.com

Connecter les agriculteurs à la demande : la technologie est dans le pré

La technologie contribue également à améliorer la productivité des fermiers en zones rurales, et à les connecter avec des clients. En Inde par exemple, plusieurs start-up ont connu une belle croissance au cours des dernières années avec un modèle de livraison « de la ferme à la fourchette ». Elles contribuent à digitaliser et rendre plus efficace la supply chain.

Par exemple, Ninjacart, fondée à Bangalore en 2015, a conçu une application qui permet aux restaurateurs et commerçants de commander des produits frais directement auprès des fermiers, éliminant ainsi les intermédiaires. La transaction est réalisée sur la plateforme, et la partie logistique (livraison et entrepôt) est ensuite gérée par Ninjacart qui prend une commission sur chaque transaction. Le service est garanti zéro-papier de A à Z. Aujourd’hui Ninjacart est capable d’assurer des livraisons depuis la ferme jusqu’au point de livraison en moins de 12 heures avec un taux d’efficacité de 99.88%. Grâce à une cinquantaine d’entrepôts, une flotte de « ninjas » livreurs, et des algorithmes pour prédire la demande, ce sont plus de 1000 tonnes de fruits et légumes qui sont livrées à 60 000 revendeurs dans 7 grandes villes d’Inde au quotidien.

Avec un confinement très strict, la plupart des marchés en ville ont dû fermer. Les revendeurs ont dû cesser leurs opérations et les fermiers qui constituent la majorité de la population active en Inde, se sont retrouvés avec des récoltes qu’ils ne pouvaient pas écouler. Ninjacart a alors lancé l’opération « Harvest The Farm » pour passer en direct du fermier au consommateur, permettant aux producteurs de couvrir leurs coûts, et écouler leurs récoltes. Le consommateur bénéficie ainsi de légumes et fruits à bon prix, et Ninjacart prend en charge le coût de la supply chain. La start-up s’est associée aux applications de livraison locales du type Deliveroo pour effectuer la livraison aux consommateurs finaux.

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La campagne de livraison de la ferme au consommateur final mise en place par Ninjacart pendant le confinement en Inde

 

Preuve de son succès, la start-up a levé en 2020 10 millions de dollars en série C financés par Flipkart, le géant du e-commerce indien, et 50 millions de dollars avec Walmart.

 

La transparence de la supply chain, ça coule de source

Suite à de nombreux scandales alimentaires, la Chine est devenue pionnière de l’innovation en matière de traçabilité de la supply chain. En 2015, le géant Alibaba lançait ses épiceries HEMA (HippoFresh) qui intègre de nombreuses nouvelles technologies, dont une innovation majeure à l’époque : chaque produit est accompagné d’un QR code qui peut être scanné pour obtenir des informations sur le produit, le fournisseur, le parcours complet du produit, ses conditions de stockage ainsi que des commentaires d’autres consommateurs, recommandations et recettes. Avec cette technologie, les consommateurs de viande par exemple peuvent connaître exactement quand l’animal est arrivé dans la ferme, quand il a été abattu, d’où il a été transporté, etc. On trouve même la plaque d’immatriculation du camion qui l’a transporté et les certificats de sécurité alimentaire.

 

> Retrouvez notre article dédié à la sécurité alimentaire et la Blockchain

 

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L’application des supermarchés d’Alibaba, Hema, permet de retracer la provenance des produits

 

Plusieurs start-up planchent également sur la traçabilité des produits en Chine en s’appuyant sur la technologie de la Blockchain. Ainsi, VeChain, spécialiste de la blockchain visant à améliorer la gestion de la supply chain, collabore avec Walmart China[4]. Sam’s Club, la chaîne de magasins réservée aux grossistes et petits commerces appartenant à Walmart, travaille sur un projet pour utiliser la blockchain de VeChain afin de retracer le parcours de 20 catégories de produits de sa marque Member’s Mark. Le packaging inclura un QR code permettant aux clients d’obtenir des informations sur la provenance des produits. VeChain, qui est basée à Singapour, a également d’autres projets en Chine, notamment pour la traçabilité du thé.

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Source : www.prnewswire.com

 

L’Asie est à l’avant-garde de la foodtech et de l’agritech pour transformer un secteur qui n’avait pas beaucoup changé depuis des milliers d’années. La crise sanitaire a accéléré encore un peu plus une tendance qui avait commencé à émerger vers une production plus locale et plus efficace, notamment dans les villes, combinant plus de transparence et une meilleure connexion entre les agriculteurs et le marché.

[1] https://www.statista.com/topics/5264/meat-industry-in-china/ [2] https://www.cnbc.com/2018/05/17/two-thirds-of-global-population-will-live-in-cities-by-2050-un-says.html [3] https://www.temasek.com.sg/en/news-and-views/stories/future/feeding-the-next-billion/keeping-city-kitchens-stocked-through-urban-farming [4] https://cryptonaute.fr/walmart-china-tourne-vers-vechain-renforcer-suivi-produits/

Santé connectée en Asie : 4 entreprises florissantes à suivre

L’adoption du digital dans le secteur de la santé a connu une accélération exponentielle en Asie suite à la pandémie du Covid-19. De nombreuses innovations en la matière avaient commencé à émerger depuis quelques années afin de démocratiser et faciliter l’accès à la santé dans des pays où la pénétration d’internet est toujours plus forte et où les zones rurales connaissent une pénurie de médecins. Le digital résout également d’autres questions tels que le coût des prestations et des tabous encore importants. De la télémédecine combinée à l’IA aux robots testeurs, en passant par les applications thérapeutiques : zoom sur ces nouvelles solutions de santé connectée à travers le continent asiatique.

 

Quatre cas de solutions de santé connectée que nous avons repérés

En Chine, Ping An Good Doctor démocratise la télémédecine

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SCabine de télémédecine et distributeur de médicament par Ping An Good Doctor en Chine – Source : AndroidPit

 

En réponse aux politiques chinoises qui encouragent la digitalisation des services médicaux, le groupe de bancassurance Ping An a mis en place un service de télémédecine depuis 2019 à travers l’installation de cabines dédiées. Appelé Ping An Good Doctor, ce service avait fait l’objet d’un investissement de 38 millions d’euros dans le développement de 29 partenariats avec des géants de l’industrie nationale (secteur médical, banques, assureurs, téléphonie…) pour établir son offre : un écosystème de santé connecté[1].

Les patients s’installent dans une cabine similaire à un photomaton et font part de leurs symptômes à un « médecin virtuel ». Basé sur l’IA, celui-ci établit un diagnostic en analysant l’ensemble des données collectées :  la voix du patient, ses descriptions de symptômes et ses antécédents médicaux. A distance, un médecin valide ensuite le diagnostic final, et prescrit les médicaments. A côté de la cabine, le patient peut retirer et payer ses médicaments via le distributeur automatique ou passer commande sur l’application Good Doctor.

La plateforme qui en 2019 était déjà la plateforme de télémédecine chinoise comptant le plus grand nombre d’inscrits, a enregistré 10 fois plus d’inscriptions et 9 fois plus de consultations entre janvier et février 2020 au début de l’épidémie[2]. Les consultations étaient alors gratuites pour les patients touchés par les risques d’infection.

 

Au Bangladesh, l’application Maya Apa offre des réponses aux questions de santé gratuitement

Reportage sur l’utilisation de Maya Apa (sous-titres français disponibles) – Source Facebook

 

Lancée en 2015, l’application permet à la population du Bangladesh d’accéder à un réseau d’experts médicaux et couvre une multitude de sujets, dont 80% sont liés à la santé.  La start-up dit répondre à 5000 questions par jour et avoir plus de 2 millions d’utilisateurs qui ont interagi avec l’application rien qu’en décembre 2019[3].

Disponible en anglais, en bengali et dans les dialectes locaux, le service est gratuit avec des options premium permettant d’obtenir une réponse en seulement 10 minutes. L’intelligence artificielle derrière Maya Expert répond à environ 30% des questions posées par les patients, avec un taux de précision de 90%, ce qui permet à la start-up de réduire fortement ses coûts. Le reste des questions est géré par des experts, qui sont acceptés après une vérification de la plateforme.

Pour les 70% restants, ce sont les experts concernés par le sujet qui y répondent en moins de 3 heures. L’application propose également une option comprenant une messagerie instantanée, la possibilité de poster des pièces jointes et des notes vocales pour communiquer. L’anonymat est préservé et permet à l’individu de garder sa(es) pathologie(s) sécurisée(s) et d’éviter des stigmatisations dans une société où de nombreux sujets relatifs à la santé sont encore tabous.

En Inde, Wysa AI propose un service de thérapie digitale

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Capture d’écran du chatbot de l’application Wysa – Source : PCMag

 

L’OMS estime qu’un individu sur 4 en moyenne est affecté par des troubles mentaux à un instant de sa vie[4]. C’est pourquoi la start-up indienne Wysa AI a choisi en 2017 de s’attaquer au marché de la santé connectée en mettant au point un thérapeute de vie virtuel. L‘application promeut digitalement le bien-être psychique et émotionnel, avec comme point fort Wysa le pingouin coach de vie qui se base sur un chatbot disponible 24h/24, 7j/7.

L’utilisateur a accès à une bibliothèque de contenus audio sur des sujets de développement personnel et au service (par message) de thérapeutes humains, le tout restant anonyme.

Pour renforcer son algorithme et maintenir le service à jour, Wysa AI travaille en partenariat avec des psychologues et des thérapeutes.

Disponible en plusieurs langues, le service ne s’arrête pas à l’Inde puisque l’application a été téléchargée par 1.7 million de personnes dans 30 pays différents, avec un total de 100 millions de conversations effectuées à ce jour (40% des utilisateurs étant situés aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Inde)[5]. Bien qu’adopté par les plus jeunes (24-30 ans) à ses débuts, Wysa a pu gagner la confiance des plus âgés (+35 ans).

 

En Inde, aux Philippines et au Myanmar, Forus Health fait baisser le prix des équipements ophtalmologiques et du dépistage du diabète

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Source : Instagram @forus_health_imaging

 

La rétinopathie diabétique est une complication qui atteint la moitié des diabétiques de type 2.

Selon l’OMS, 19% des 422 millions de personnes diabétiques dans le monde se trouvent en Inde, pays qui fait face à une pénurie d’experts en ophtalmologie avec seulement 20 000 experts pour 1,3 milliards d’habitants[6].

Depuis 2018, la start-up Forus Health, spécialiste du développement d’appareils ophtalmologiques, développe 3Nethra, un appareil capable de dépister la maladie au plus jeune âge, afin d’éviter des futures complications et de réduire le risque de mortalité. En intégrant l’IA et les capacités Cloud de Microsoft Azure, 3Nethra peut dépister en temps réel les symptômes chez le patient atteint. L’IA scanne l’image instantanément et élimine le long processus habituel d’impression des images prises pour les analyses. De plus, son utilisation ne nécessite pas d’expertise particulière et son prix est abordable pour encourager sa démocratisation.

La start-up a déjà installé 2200 appareils dans 26 pays et impacté 2,5 millions de vies[7].

 

 

Sélection d’innovations pour lutter contre l’épidémie du Covid-19 :

 

L’agilité digitale et technologique des pays d’Asie, l’implication des géants de la tech et le soutien des gouvernements, ont permis à de nouvelles innovations de santé connectée de voir le jour pour participer à la lutte contre le Covid-19. Les trois sélections suivantes ont attiré notre attention.

 

L’algorithme d’Alibaba détecte le coronavirus en 20 secondes

Le géant Alibaba a développé un algorithme pour analyser la tomodensitométrie. Ce dernier peut identifier le virus en 20 secondes seulement, contre 15 minutes par un médecin, et ce avec un taux de véracité de 96%. L’algorithme a été formé grâce aux données et scans de plus de 5000 cas confirmés de coronavirus et utilise le deep learning pour étudier les caractéristiques de l’infection. Le système est utilisé par plus de 26 hôpitaux et 100 établissements de santé en Chine et a contribué à diagnostiquer plus de 30 000 cas au mois de mars[8].

 

A Singapour, un robot pour surveiller l’état de santé des patients isolés

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Le robot BeamPro à l’hopital Alexandra – Source : Alexandra Hospital

 

Le robot BeamPro, a été déployé dans l’hôpital Alexandra à Singapour pour contrôler à distance l’état de santé des malades isolés. Un prototype du robot avait été développé 3 mois avant le début de l’épidémie, et a donc vu son développement considérablement accéléré.

Équipés d’une caméra et d’un écran, les infirmiers et médecins, visibles en visioconférence par le patient, peuvent observer le malade et lui poser des questions. Le déplacement du robot est contrôlé à distance par un ordinateur.

Une deuxième version est déjà en développement et permettra au patient de communiquer avec le robot dans 4 langues différentes.

 

En Corée du Sud, l’IA et le big data ont permis de développer des kits de tests

Seegene, société coréenne spécialisée dans les molécules biotechnologiques, avait dès le mois de janvier 2020 débuté des recherches pour le développement de kits de dépistage. Grâce à l’IA et au big data, en moins de 3 semaines, la société a pu contribuer à développer les premiers prototypes. Sans cet atout technologique, l’entreprise estime à 2 ou 3 mois le temps nécessaire pour arriver à développer ce même kit.

En plus de la technologie, la rapidité du gouvernement dans la mise en place de régulations adéquates et la validation médicale des kits, notamment au travers de partenariats privé-public a aussi participé à la fabrication massive de ces kits. Le pays a ainsi pu lancer des opérations de dépistage de la population très tôt.

 

Conclusion

La technologie, et en particulier le digital et l’intelligence artificielle, représente un atout essentiel pour faciliter l’accès aux soins de santé et accélérer le développement de solutions dans le secteur. L’Asie est une fois de plus à l’avant-garde, du fait de ses caractéristiques particulières dans les pays émergents (pénurie de médecins en zones rurales, besoin de démocratisation, tabous) ou grâce au soutien d’un gouvernement qui encourage l’utilisation des technologies dans les pays développés tels que Singapour, la Chine ou la Corée du Sud.

 

[1] https://www.prnewswire.com/news-releases/300-million-yuan-income-on-the-first-day-launch-ping-an-good-doctors-private-doctor-recognized-by-the-market-300902317.html [2] https://www.scmp.com/business/article/3050074/ping-good-doctor-chinas-largest-health-care-platform-reports-jump-users [3] https://futurestartup.com/2020/02/12/maya-ai-based-healthcare-ecosystem-250m-bangla-speaking-population/ [4] https://www.who.int/whr/2001/media_centre/press_release/en/ [5] https://www.wysa.io/ [6] https://www.aios.org/article-30-about-us.php [7] https://www.forushealth.com/ [8] https://www.alizila.com/how-damo-academys-ai-system-detects-coronavirus-cases/

[Replay] Quelle ambition donner à votre Digital Workplace ?

Un projet de Digital Workplace peut devenir un véritable casse-tête.

Heureusement il existe des solutions pour faciliter cette transition.

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Quels sont les principaux enjeux et les atouts apportés par une Digital Workplace ? A quels besoins permet-elle de répondre ? Quels sont les fonctionnalités et services proposés par la plateforme Modern Workplace Microsoft 365 ? Quels sont les facteurs clés de réussite d’un tel projet ?

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[SUCCESS STORY] JØTUL – TRANSFORMATION DE LA PLATEFORME WEB MULTIMARQUE

Jøtul, fabricant norvégien de poêles, cheminées et inserts, est présent dans 40 pays, à travers quatre marques (Jøtul, Scan, ILD et Atra). Leader sur son marché, il a souhaité refondre sa plateforme web afin d’en faire un vecteur de génération de leads, en particulier pour son réseau de revendeurs.

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Découvrez dans notre Success Story comment Jøtul et SQLI ont réalisé la refonte complète de la plateforme et mis en place un PIM, en plaçant l’expérience utilisateur et contributeur au cœur de la réflexion.

IA et Personnalisation : explications, limites et motorisation

Guidés par le leitmotiv « Proposer le bon produit, au bon client, au bon moment ! », les professionnels du retail sont passés à la personnalisation des dispositifs marketing. Toujours plus transformer, augmenter le panier moyen et entretenir la fidélisation client tout en répondant aux enjeux relationnels et émotionnels en offrant à chaque consommateur des expériences sur-mesure ; à l’heure de cette quête incessante de personnalisation, examinons ensemble comment l’IA a boosté cet essor et les conditions du one-to-one.

 

Personnalisation ou Hyper-Personnalisation : de quoi parle-t-on ?

Enterrés les seuls efforts du marketing centré sur le produit, la vague du client-first (ou de la customer centricity) a tout emporté sur son passage, repositionnant ainsi les enjeux business et branding en direction du client. Flattés de se retrouver au centre de tant d’attentions, 80% des acheteurs se disent plus susceptibles d’acheter auprès d’une marque offrant une expérience personnalisée[1].

Prenons une approche simple : observons que la personnalisation, sous un angle minimaliste, consiste à intégrer dans la communication des informations personnelles et transactionnelles (nom, historique des achats, etc..). Ces données ne représenteraient que 1,6% des données générées par les acheteurs, la quasi-totalité du « Digital Body Language »[2] résidant dans des données comportementales à travers les millions de signaux que nous envoient les clients sur un site de vente en ligne. L’hyper-personnalisation se conçoit donc comme l’exploitation de ces données souvent immergées, surtout pour s’en nourrir en temps réel afin de créer cette communication extrêmement contextuelle et pertinente pour l’internaute.

Un exemple rapide basé sur du ciblage emailing :

  • En mode Personnalisation, l’utilisateur recevra un e-mail de ventes flash, présentant son prénom dans l’objet, pour des chaussures appartenant à la même catégorie (sport) au sein de laquelle il a acquis une paire il y a environ 6 mois ;
  • En mode Hyper-Personnalisation, le niveau de contextualisation s’avère nettement plus avancé : cet utilisateur, après avoir navigué sur le site, sans acheter mais en laissant quelques traces de son passage, recevra une communication élaborée autour des modèles de running consultés, de son historique de recherche et d’achat pour cette gamme de produits, et sur un créneau horaire correspondant à ses pics d’achat observés.

 

Capter et traiter les data, dans les limites de l’exercice

On distingue généralement les données chaudes des données froides. Ces dernières proviennent d’un CRM ou DMP, donc d’un ensemble de données préexistantes telles que l’âge, le genre, le profil d’achat (base RFM), etc. Les données chaudes auront quant à elles été captées lors de la navigation de l’internaute sur le site : les données comportementales sur les contenus consultés ou recherchés, le temps passé dans les diverses catégories ; les données techniques (ex : device, navigateur) ; les données contextuelles (ex : heure, géolocalisation). L’exploitation de ces données est naturellement au cœur de la mécanique de personnalisation.

Ces traitements demandent à être exécutés de façon précise et immédiate : il faut absolument pouvoir influencer et persuader le client en temps réel ! A tel point qu’on touche du doigt certains paradoxes : la collecte des données couplée aux traitements algorithmiques permet une adaptation en temps réel des contenus, ce qui pourrait avoir comme incidence de limiter la découverte et le browsing « libre », du moins non imposé. A l’instar du reproche relatif au tribalisme adressé à Facebook il y a quelques années.

Quant aux consommateurs, rassurés par la mise en place des principes RGPD, ils exigent dorénavant davantage de transparence et veulent savoir quelles données sont utilisées par les marques pour optimiser leurs dispositifs personnalisés. D’après une étude récente, 83 % des répondants sont prêts à partager leurs données à des fins de personnalisation[3], mais seulement dans la mesure où les marques sont transparentes sur leur utilisation et que les utilisateurs gardent le contrôle sur les informations transmises. Vous l’aurez compris : l’expérience client doit donc être construite autour du consentement, de la transparence et de l’intelligence dans l’utilisation des données.

 

Vers une motorisation de l’IA au service du marketing

Devant l’explosion des données partagées et la multiplication des critères de ciblage à activer en temps réel, l’Intelligence Artificielle a naturellement trouvé sa place sur ce terrain de jeu constitué par l’automatisation et l’optimisation de l’expérience client.

Rappelons que le Machine Learning et l’IA connaissent déjà des champs d’application étendus. Pour ce qui nous intéresse ici, les algorithmes utilisés vont être capables d’offrir aux acheteurs la meilleure pertinence quant aux suggestions et recommandations produits (à l’instar du pionnier Amazon), mais pas seulement. Comment ? Sur la base de segments clients démultipliés, l’algorithme va produire des prédictions fondées sur ses calculs et corrélations observées entre les acheteurs d’une même offre ou appétents à un même message. Le tout en traitant un volume de données toujours plus grand, et avec une fiabilité sans équivalence.

Sur le marché, un large écosystème de solutions s’est constitué autour de l’IA associée à l’hyper-personnalisation. Citons par exemple Kameleoon, Sparkow, Nosto, Nuukik, Untie Nots ou encore Target2Sell, chacun d’entre eux œuvrant à améliorer son algorithme prédictif pour optimiser le merchandising, la gestion des contenus, le search, les dispositifs promotionnels/fidélisation, les ciblages omnicanal (emailing, social).

Ia personnalisation

Visuel de la solution de SAP Commerce Cloud

Dans l’immédiat, regardons de plus près la solution Context-Driven Services, add-on au sein de l’offre SAP Commerce Cloud, intégrant :

  1. Un principe de consentement pour toute exploitation des insights clients (Consent Management au sein du Store Front) ;
  2. Un cluster big data (Context Services) pour stocker et enrichir les données clients contextuelles et comportementales, adressées depuis un Profile Tag JavaScript ;
  3. La définition de segments, dans le Segment Builder, grâce à la gestion d’attributs et de conditions, en relation avec les commandes, le contenu du panier, le client ;
  4. L’affectation des clients aux segments, de manière dynamique, de manière à leur présenter des contenus spécifiques (content, promotions, search), en temps réel, que l’utilisateur soit loggé ou non ;
  5. Au fur et à mesure de la navigation de l’internaute, le service enrichit le profil, relançant ainsi des recalculs permanents dans les affectations client/segment, propulsant ainsi une expérience personnalisée sur le front, notamment via le CMS SmartEdit.

Comme nous l’avons vu, la personnalisation apporte toujours plus de valeur aux clients, par son souci avancé de contextualisation, dont les bénéfices perçus rejaillissent sur la relation entretenue entre le client et la marque… à condition que celle-ci ait instauré un climat de confiance dans le traitement des données dont le partage consenti peut être repris à tout moment.

[1] The power of me: The impact of personalization on marketing performance, Epsilon, 2018, https://www.slideshare.net/EpsilonMktg/the-power-of-me-the-impact-of-personalization-on-marketing-performance/1

[2] The Power of Digital Body Language, Nosto, 2018, http://www.retailexcellence.ie/wp-content/uploads/2018/05/14.00-eCommerce-Stage-James-White-Nosto-1.pdf

[3]https://www.accenture.com/fr-fr/company-news-release-etude-accenture-interactive

Formations à distance : retour d’expérience de coachs agiles

Confinement oblige, l’éventualité d’animer des formations à distance s’est rapidement présentée chez SQLI. Mes collègues coachs agiles et moi-même étions, au départ, réticents face à cette perspective.  Nous pensions que le fait de ne pas être en présentiel allait nuire à la qualité de nos formations. Après 2 mois et plus de 25 formations agiles délivrées à distance, découvrez notre retour d’expérience sur ces formations en visioconférences !

 

Les formations à distance, ça fonctionne ?

Oui ! Les interactions, les échanges, les exercices et jeux sont des éléments clés pour la compréhension et l’apprentissage des stagiaires. En visioconférence, il est possible d’avoir des interactions formateur-stagiaires et entre les stagiaires, tout comme il possible de faire des exercices riches en apprentissage.

Les retours des stagiaires sont très positifs. Certains étaient comme nous assez réticents à suivre une formation à distance, et ils ont été agréablement surpris ! D’après leurs témoignages, certains ont même trouvé la formation à distance plus efficace qu’une formation en présentiel :

Retour d'experience

Quelques verbatims

Avec leurs questionnements et les échanges que nous avons eu avec eux, nous avons pu constater qu’ils avaient bien réussi à comprendre et appréhender les différents concepts de la formation.

 

7 ajustements réalisés pour des formations à distance efficaces

Adapter la durée et le format des formations

Là où, en présentiel, nous étions sur 2 jours consécutifs de formation pour favoriser l’immersion, nous avons revu le format pour passer sur des demi-journées. Cela permet en effet de limiter le temps passé devant son écran, et donc la fatigue visuelle, la position statique, et les difficultés de concentration.

Nous avons essentiellement éprouvé 2 formats :

  • 4 demi-journées sur 4 jours consécutifs
  • 1 demi-journée / 1 journée / 1 demi-journée sur 3 jours consécutifs

Les avis des stagiaires sont partagés entre ces deux formats. Certains ont apprécié la journée entière, permettant d’être focalisé sur la formation et de ne pas avoir le travail quotidien à gérer en parallèle. D’autres ont préféré les demi-journées pour maintenir une bonne attention. Beaucoup nous ont cependant dit que 2 jours entiers consécutifs auraient été trop denses et difficile à tenir.

Sur nos formations SAFe, qui sont toujours difficiles à tenir en 2 jours, cela nous a même donné l’opportunité d’ajouter une demi- journée à la formation. Bien entendu, nous prévoyons une bonne pause de 15/20 minutes dans chacune des demi-journées, pour que tout le monde puisse sortir les yeux de l’écran et se dégourdir un peu.

 

Adapter le contenu de nos formations

Nos formations agiles sont généralement constituées de 50% de théorie et 50% de pratique (exercices, jeux). Certains des exercices n’étant pas faisables à distance, il n’était pas question pour nous de réduire la partie pratique ! C’est un élément essentiel pour la bonne compréhension et appropriation des concepts par les stagiaires.

Nous avons donc repris nos formations une par une pour adapter les exercices : certains étaient adaptables pour être réalisés via un outil collaboratif numérique, d’autres ne l’étant pas, nous avons dû les remplacer. Grace à l’outil de visioconférence Microsoft Teams, nous pouvons également diviser le groupe de stagiaires en sous-groupes, afin de faire des exercices en petit nombre et favoriser la participation de tous.

 

Réduire le nombre de stagiaires

En formation en présentiel, le nombre de stagiaires est limité à 12. Après différents essais, nous avons décidé de limiter la majorité de nos formations à distance à 8 stagiaires dans le but de favoriser l’interactivité et la participation de tous.

 

Allumer la webcam

Pour favoriser les côtés interactif et participatif de nos formations, nous demandons aux stagiaires d’allumer leur webcam. Cela a plusieurs avantages :

  • Casser un peu la distance entre les stagiaires mais également entre le formateur et les stagiaires.
  • Permettre au formateur de voir le langage non verbal des stagiaires, de détecter s’il y a des problèmes de compréhension, s’il y a des moments de baisse d’attention…
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Visioconférence via Microsoft Teams

Utiliser un outil collaboratif

Pour les différents jeux et exercices, nous avons expérimenté iObeya et Mural. Les deux sont relativement faciles à appréhender pour les stagiaires. Ces outils sont essentiels pour permettre aux participants de faire des exercices ensemble. Les configurer et préparer les tableaux pour la première formation prend un peu de temps, mais l’avantage est qu’ensuite, tout est réutilisable pour les suivantes !

En début de formation, nous prévoyons quelques minutes pour expliquer l’utilisation de l’outil aux stagiaires et leur laisser expérimenter.

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Atelier collaboratif sur Mural

 

Plus d’exercices de rappels

Nous avons profité du découpage des formations en demi-journées, pour mettre à chaque début de journée des exercices de rappels sur ce que nous avions vu ensemble précédemment.

Nous utilisons plusieurs formats :

  • Le rappel de la veille classique où ensemble les participants se remémorent ce qu’ils ont appris la veille, et où le formateur accompagne et prend des notes au fur et à mesure ;
  • Des petits jeux, tels que 40 secondes et taboo agile, à la fois ludiques, énergisants et instructifs. Les retours des stagiaires sont tellement positifs sur ces jeux que nous allons les conserver pour nos formations en présentiel.

 

Des tests et du binômage !

Avant la première formation à distance, ou avant de se lancer sur un nouvel exercice à distance, nous faisons des « dry run » (ou tests à blanc) entre nous. Cela permet d’éprouver le fonctionnement et très souvent d’adapter nos exercices pour une meilleure expérience ! Par ailleurs, chaque formation est animée dans un premier temps en binôme afin de sécuriser la formation. A deux, il est plus facile de s’adapter aux aléas de la formation : pendant que l’un anime, l’autre peut gérer d’éventuelles problématiques ou besoins d’adaptation. A la suite de cette formation en binôme, nous évaluons si les sessions suivantes peuvent être animées par un seul formateur ou s’il faut maintenir le binôme.

 

Préparer la logistique pour éviter les problèmes de connexion

Perdre 15 à 30 minutes à cause de problème de connexion, un grand classique… pour éviter ce désagrément, quelques mesures de précaution :

  • Tester la connexion aux différents outils avec une personne de l’entreprise cliente avant la formation
  • Demander aux stagiaires de se connecter 15 minutes avant la formation pour s’assurer que leur connexion fonctionne
  • Communiquer nos numéros de téléphone aux stagiaires afin qu’ils puissent nous contacter en cas de problème de connexion.

Au final, nos formations démarrent bien plus à l’heure en distanciel qu’en présentiel ! 🙂

 

Alors, est-ce mieux que les formations en présentiel ?

Non, quand même pas ! Si nous reconnaissons que les formations à distance fonctionnent très bien, certains aspects ne peuvent pas être remplacés ou sont plus difficiles à distance. Par exemple, pour les stagiaires plus en retrait, plus discrets ou pas convaincus par le sujet, il est plus difficile d’aller les chercher pour les faire participer plus. Faire des exercices en petits groupes permet de favoriser tout de même leur participation, au moins sur la partie pratique.

Par ailleurs, lors des formations en présentiel, la discussion continue lors des pauses ou du déjeuner. En distanciel, chacun profite de sa pause pour sortir de l’écran et de la visio, et la discussion s’en trouve coupée. Certes, en tant que formateurs nous nous connectons avant le début de la formation et proposons de continuer après la fin de la formation pour ceux qui veulent encore échanger, mais cela ne remplace pas le côté immersif que peut avoir la formation en présentiel.

 

Alors, quand il n’y aura plus aucun risque sanitaire, continuerons-nous les formations à distance ?

Nous pensons qu’une grande partie de nos formations repasseront en présentiel. Néanmoins, nous voyons une opportunité pour les entreprises et pour nous de réaliser des formations de qualité avec des personnes de différentes villes ou pays en évitant des longs trajets pour 2 jours de formation. Dans ces contextes-là, continuer les formations à distance apporte une réelle valeur ajoutée.

[SUCCESS STORY] SPA - digitalisation du coeur de métier

La SPA a refondu son application métier ARGOS, essentielle au bon fonctionnement de l’association.

Depuis 2015, SQLI accompagne la SPA (Société Protectrice des Animaux) dans la refonte et les évolutions de son application métier, Argos. Cette plateforme digitale rassemble toutes les actions menées par les salariés de l’association et les données générées par leurs actions.

ARGOS REPRÉSENTE AINSI LE CENTRE NÉVRALGIQUE DES ACTIVITÉS DE LA SPA.

 

Télécharger la success story SPA

[SUCCESS STORY] 17 juin Média : une plateforme inédite sur la santé pour l'Afrique

SQLI accompagne 17 Juin Média dans le développement et le référencement d’AllôDocteurs.Africa, le premier site d’information et de services santé en Afrique francophone.

Sa vocation est d’informer, d’éduquer, de sensibiliser et de faire agir les populations autour des problématiques de santé. 17 Juin Média entend toucher 120 millions de personnes au travers de 27 pays francophones.

17 Juin Média (groupe TF1) produit des émissions télévisées, notamment autour de la santé (Magazine de la Santé, Bonjour Santé). La société souhaite se positionner sur le numérique et devenir un acteur de référence sur le marché africain de la santé, grâce à la création d’une plateforme inédite.

 

télécharger la success story 17 juin média

Sécurité alimentaire : les supermarchés chinois ont recours à la Blockchain

En Chine, de nombreux scandales liés à la contrefaçon alimentaire et aux fausses certifications ont détérioré la confiance des consommateurs dans les produits achetés en supermarché. Alors que les consommateurs chinois plébiscitent progressivement les aliments biologiques et plus sains, trouver une solution pour assurer plus de sécurité alimentaire est devenu un enjeu majeur pour les industriels et les distributeurs.
 

C’est dans ce contexte qu’Alibaba s’est intéressé à la Blockchain. Le groupe a commencé à intégrer cette solution dès 2016 pour retracer l’origine des aliments à travers ses supermarchés Hema et sa plateforme e-commerce de produits frais Yiguo.
 

Une traçabilité des produits alimentaires rendue possible grâce à la Blockchain

40% des entreprises du secteur agroalimentaire mondial considèrent l’approche traditionnelle de certification comme insuffisante, et 39% d’entre elles sont conscientes que leurs produits peuvent être facilement contrefaits (PwC, 2018). LBlockchain a donc un réel potentiel pour garantir aux consommateurs une traçabilité sûre et irrévocable, et résoudre les problèmes de sécurité sanitaire des enseignes du secteur.

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Source : Alizila.com

En 2016, Alibaba lançait le premier supermarché connecté Hema, dont l’une des principales innovations est la possibilité pour le client de scanner le QR code du produit via l’application mobile de l’enseigne lorsqu’il fait son shopping en magasin, ou à la réception de son achat dans le cas du shopping en ligne. Il a ensuite accès aux informations suivantes :

  • La localisation du produit et sa température tout le long du processus de livraison 
  • Le nom du producteur
  • Les photos des licences et timbres gouvernementaux qui certifient les distributeurs
  • Les certificats et labels alimentaires
  • Les pesticides et produits chimiques utilisés dans les cultures

A ce jour, le système permet de faire le suivi de produits variés qui incluent la viande, les fruits de mer, le riz, le tofu, le soja, les fruits et légumes, la volaille, les œufs, les produits laitiers, les huiles de cuisson et les compléments alimentaires. Chaque produit est lié à un code qui lui est propre, de sorte que l’information fournie soit spécifique au produit même, et non au lot dont il faisait partie. Le système regroupe les agriculteurs, les artisans, les industriels, les livreurs, les distributeurs, les organismes certificateurs et les consommateurs sur une même plateforme, afin de fournir la meilleure transparence possible. La plateforme publique disponible à tous permet d’intégrer en temps réel les informations concernant les changements de mains des biens entre les différents acteurs de manière claire et honnête.

En plus d’établir la traçabilité du produit à chaque étape de son parcours sur la chaîne de distribution, l’implémentation de la Blockchain facilite aussi la gestion des retours. Il en effet devient possible d’identifier et de localiser les produits qui doivent être remplacés. Un processus habituellement cher et compliqué qui cause de nombreuses pertes physiques et économiques. 

Le système est rendu possible car un nombre croissant de marques adoptent la technologie Blockchain et se plient au processus de traçabilité.

Des acteurs de l’agroalimentaire adoptent la technologie

Afin de rendre la Blockchain réellement efficace et digne de confiance, plus le nombre d’acteurs est grand, plus la traçabilité peut être précise. Cela a abouti à la formation d’alliances et de consortiums en Chine, créés entre les principaux distributeurs, les entreprises de livraisons, les entreprises technologiques et les supermarchés qui adoptent la Blockchain à l’échelle internationale.

Par exemple, le Food Trust Framework (Alibaba) est un consortium dont les membres souhaitent suivre les aliments produits en Chine et garantir les imports internationaux en provenance d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Il regroupe depuis 2018 : 

  • Tmall international, soutenu par la plateforme e-commerce Alibaba à l’origine de l’initiative  
  • Fonterra, une coopérative néo-zélandaise pour les produits laitiers qui regroupe 10 000 fermiers 
  • New Zealand Post, le service postal néo-zélandais 
  • Blackmores, une entreprise australienne spécialisée dans les compléments alimentaires  
  • Australia Post, le service postal australien

A la dernière étape de la chaîne de distribution, et en contact avec les consommateurs, ce sont les supermarchés d’Alibaba qui adoptent la technologie au travers de leurs canaux :

  • Yiguo : le site chinois de distribution alimentaire en ligne compte 5 millions de clients et plus de 1000 entreprises qui peuvent désormais retracer l’origine de leurs produits achetés en ligne.
  • Hema (Freshippo) : l’application mobile de l’enseigne permet à ses consommateurs d’accéder aux informations avant leur achat en magasin.

La Blockchain Food Safety Alliance lancée en 2018, en Chine également, est l’association à l’origine de quatre acteurs principaux  

  • Walmart : le distributeur américain compte 500 magasins en Chine et avait annoncé en 2019 en ouvrir de nouveaux pour doubler ce nombre 
  • JD.com : la principale plateforme e-commerce concurrente d’Alibaba, plus spécialisée dans les produits électroniques
  • Tsinghua National University : le centre de recherche de l’université de Beijing, avec une expertise en gestion de blockchain et de l’écosystème alimentaire chinois
  • IBM : l’entreprise de logiciel derrière le développement de la plateforme Blockchain IBM Food Trust

Plus qu’une alliance, le réseau de confiance alimentaire d’IBM (IBM Food Trust) qui se base sur l’utilisation de la blockchain d’IBM a été adopté mondialement par des distributeurs et enseignes comme Carrefour, Kroger, Dole, Tyson Foods, Nestlé et Unilever qui contribuent au développement constant du nombre de produits ajoutés au système.

Blockchain 2

Source : IBM

Regagner la confiance des consommateurs en éliminant leurs inquiétudes

La fraude alimentaire est un défi mondial. Selon une recherche de la Michigan State University, les aliments contrefaits représentent 40 milliards de dollars chaque année, ce qui fait de l’implémentation de ces systèmes de traçabilité un atout clé. Comme mentionné plus haut, l’immutabilité de la traçabilité permet la détection de faux ingrédients, ce qui crée plus de confiance dans les échanges internationaux de produits alimentaires et la production locale. Cela permet de résoudre les cas de contamination alimentaire, puisque le produit peut être identifié rapidement sur la blockchain et immédiatement retiré des ventes.

 

Enfin, en utilisant la technologie pour rebooster la confiance des consommateurs dans les informations et labels présents sur les emballages, les distributeurs peuvent garantir la fourniture de produits authentiques, accroître leurs ventes et gagner un nouvel avantage compétitif. C’est le début d’un nouveau mode de distribution, plus juste, transparent et axé sur les préférences du consommateur.

Le système de traçabilité chinois a vu grandir son nombre d’adopteurs depuis son lancement en 2018. Des distributeurs et marques internationales rejoignent la plateforme pour créer et renforcer ensemble un réseau de traçabilité mondial, pour décourager les fraudes et promouvoir la sécurité alimentaire dans les échanges locaux et internationaux.

Parmi ses usages, la Blockchain s’intègre également dans les chaînes de distribution par les industriels et les distributeurs. Il s’agit là clairement d’un cas d’usage au potentiel économique puissant ; nous ne sommes plus si loin d’un système de traçabilité complet, du lieu de production à l’assiette du consommateur pour la majorité des aliments produits dans le monde.