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Live streaming et social commerce : les nouveaux usages e-Commerce en Asie

Depuis quelques années, deux tendances se développent particulièrement dans toute l’Asie : le live streaming et le social commerce. Elles s’appuient sur la forte présence des consommateurs sur les réseaux sociaux, l’appétit de la population pour la vidéo en temps réel et les services de paiement mobiles, en plus de l’ancrage de l’achat en ligne dans les habitudes.

 

Le live streaming : une mode très prisée des Millennials d’Asie

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Capture d’écran du live streaming de BMW en Chine en début d’année 2020 via Taobao Live

Depuis 2016, le live streaming est entré dans les usages des Millennials en Chine. Les Chinois raffolent des vidéos de chanteurs amateurs ou de célébrités partageant leur quotidien, et sont même prêts à leur envoyer des « cadeaux virtuels » qui peuvent être échangés contre du cash. Surfant sur cette vague, Alibaba diffuse pour la première fois un défilé de mode « See Now, Buy Now » lors du Singles Day 2017, son festival de shopping annuel qui réalise aujourd’hui des ventes allant bien au-delà du Black Friday. L’émission diffusée en live streaming permettait aux consommateurs d’acheter les dernières créations de 80 marques incluant Adidas, Burberry et Gap, qu’ils voyaient à l’écran sur la plateforme Tmall en temps réel. Depuis, le « live shopping » ne cesse de croître. La pandémie a donné un coup d’accélérateur majeur à cette tendance, même pour des acteurs jusqu’alors peu incités à vendre en ligne : fermiers, joailliers, vendeurs de voitures de sport ou de propriétés immobilières…

Le live streaming présente des avantages évidents : le marchand peut présenter son ou ses produits par vidéo, répondre aux questions des consommateurs en direct et même effectuer des promotions pour encourager ses derniers à acheter les produits en direct. C’est aussi une façon de vivre l’expérience de la marque à distance et de rassurer les consommateurs sur la qualité et l’authenticité des produits.

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Une influenceuse s’enregistre dans les locaux de l’entreprise Hifan Multi-Channel Network en Chine

L’influence des KOL en Asie

Bien avant la démocratisation du live streaming visible aujourd’hui en Chine, ce sont les Key Opinions Leaders (KOL), ou influenceurs, qui dominaient la vente en direct. En Asie, et surtout en Chine, les KOL jouent un rôle majeur dans le marketing digital. 60% des consommateurs chinois seraient prêts à acheter un produit marketé par un KOL qu’ils suivent contre 49% aux Etats-Unis et 38% au Japon[1]. Une des raisons principales réside dans leur sentiment d’insécurité face à la multitude d’arnaques, contrefaçons et entreprises fictives présentes dans le pays. Grâce aux KOL, les consommateurs chinois sont rassurés et plus à même d’acheter d’une nouvelle marque inconnue.

C’est ce qui a permis à des marques chinoises telles que Perfect Diary de se faire une place aux côtés de MAC, Maybelline et Dior en à peine trois ans. La marque, qui s’appuie fortement sur une stratégie de social commerce, a été la première à utiliser la nouvelle fonctionnalité de live streaming lancée par WeChat pendant le confinement. D’après WeChat, le nombre de ses visiteurs aurait été multiplié par dix, et son taux de conversion serait trois fois supérieur aux autres plateformes.

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Live streaming de Perfect Diary sur un mini-programme WeChat Live Streaming (Source: MarketingToChina)

Alibaba accélère l’adoption du live streaming par les marques

Derrière cette tendance du live streaming, ce sont les géants de l’e-Commerce qui tirent les ficelles. Taobao Live, la plateforme de live streaming du géant Alibaba, a enregistré en janvier 2020 une augmentation de 110% des sessions live des marchands de sa plateforme comparé à la même période l’an dernier.

Suite à l’épidémie du Covid-19, dans une optique d’accélération de l’implication des marques, et autres acteurs tels que des fermiers, Taobao a ouvert en février ses services digitaux à un plus grand nombre de marchands en allégeant ses pré-requis et en supprimant certains frais. L’adoption de la vente en ligne par de nouveaux acteurs a donné lieu à une hausse de 719% du nombre d’utilisateurs utilisant le live streaming pour la première fois entre janvier et février 2020 sur Taobao[2]. En mars 2020, le principal rival d’Alibaba, Tencent, a lancé officiellement la fonctionnalité de live streaming sur sa plateforme, tandis que son concurrent JD.com, le deuxième géant de l’e-Commerce en Chine, a annoncé un investissement de 10 millions de dollars dans le développement de sa propre plateforme live. D’autres plateformes chinoises comme Huya et Douyu, dédiées au live streaming de jeux vidéo, ont également senti l’opportunité et ont implémenté une option shopping à leurs plateformes respectives.

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Brochure du centre commercial Shanghai New World pour son événement en live streaming d’avril 2020, qui vise à “redonner le sourire” à ses consommateurs.

Digitalisation des marchands pendant le confinement

Pendant le confinement, de nombreux événements de live streaming ont été lancés par les marchands afin de maintenir la fidélité des clients à distance. Par exemple, Shanghai New World, un centre commercial haut de gamme de Shanghai, a lancé un événement live sur 3 jours, au cours desquels les différentes marques présentes dans son établissement ont pu présenter leurs produits aux 130 000 clients connectés.

Certains marchands, jusqu’alors réticents à vendre en ligne, en ont profité pour effectuer leur transition numérique. Ideal, une bijouterie traditionnelle chinoise, a effectué sa transition après 18 ans de commerce physique traditionnel en utilisant ses employés comme KOL. La marque encourage une vente agressive en live streaming en offrant aux employés des commissions de 10% à 50%, contre à 3% en boutique.

Expansion en Asie du Sud-Est

Alibaba tente de pousser le live streaming dans le reste de l’Asie du Sud-Est via la plateforme Lazada (l’équivalent d’Amazon dans la région), dans laquelle il investit depuis 2016. Alibaba avait lancé plusieurs émissions de live streaming dans la région lors de ses derniers Singles Day. En avril 2019, Lazada a annoncé offrir gratuitement 5000 heures live de divertissement-shopping pour soutenir les Indonésiens pendant le ramadan.

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Lazada propose des émissions de Live Streaming en Asie du Sud-Est

Le social commerce : des achats en communauté

Plus de 70% de la génération Z chinoise préfère acheter des produits directement sur les réseaux sociaux, tandis que la moyenne mondiale est de 44%[3]. De nombreuses applications innovantes ont par conséquent choisi de surfer sur cette tendance et proposent des services e-Commerce axés sur la collaboration sociale : se regrouper avec des amis pour obtenir des promotions, s’échanger des avis, des conseils… En ajoutant l’élément social, ces applications engagent d’autant plus le consommateur dont la confiance en son groupe social contribue à diminuer les craintes et à augmenter les ventes.

Les marques s’appuient principalement sur WeChat, l’application sociale n°1 en Chine, pour surfer sur cette tendance. Elles créent des mini-apps dans WeChat, qui leur permettent d’utiliser des fonctionnalités de partage social. C’est grâce à WeChat que Perfect Diary est devenue la troisième marque de cosmétique en Chine en seulement trois ans. La marque a créé un personnage virtuel, Xiao Wanzi, qui ressemble au profil cible de la marque et joue le rôle d’une conseillère beauté et amie. Xiao Wanzi invite les utilisateurs à entrer dans des groupes privés WeChat, à travers lesquels la marque peut communiquer avec eux, librement et gratuitement. La marque compte des centaines de groupes privés et chaque groupe est géré par un manager, qui offre des services exclusifs au groupe.

Focus sur 3 applications de social commerce qui ont le vent en poupe

  • RED : shopping façon Pinterest

L’application Xiaohongshu, ou RED, permet aux utilisateurs de poster des photos ou vidéos des revues de produits. RED Mall, sa plateforme e-Commerce, permet la vente de produits internationaux aux utilisateurs chinois. L’application comptait 300 millions d’utilisateurs en 2019.

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Capture d’écran de l’app RED

  • Pinduoduo : promotions entre amis

Pinduoduo est devenue la troisième plateforme chinoise d’e-Commerce juste après Alibaba et JD.com, grâce à ses prix compétitifs, rendus possible grâce à ses fonctions de partage social. Pinduoduo encourage ses utilisateurs à former des groupes d’achat dans le but d’obtenir des promotions sur des catégories de produits allant de l’alimentaire à la mode. Suite à la crise économique engendrée par la pandémie, la plateforme a encore gagné du terrain. Son taux de pénétration se serait renforcé de janvier à mars 2020.

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  • Chilibeli : Livraisons groupées en Indonésie

Lancée l’an dernier à Jakarta, l’application Chilibeli encourage un commerce collaboratif en connectant les fermiers, logisticiens et consommateurs. Des « agents » (principalement des mères de famille) font le choix de créer un groupe sur la plateforme dans lequel sont ajoutés leurs amis. La commande est ensuite livrée pour le groupe à l’agent qui s’occupe d’effectuer la distribution du dernier kilomètre. La start-up vient de recevoir un investissement de 10 millions de dollars et dit connaître une croissance de 150% chaque mois.

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App Chilibeli – Google Play

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Le live streaming et le commerce social offrent une interaction de plus en plus directe entre les marques et les consommateurs, rassurant ces derniers sur la qualité des produits, et leur permettant d’effectuer des achats rapides et efficaces, sans déplacement. Ces usages ont été accélérés par le confinement, poussant même des marchands très attachés au commerce physique, sur des gammes de produits plus difficiles à vendre sur internet, à effectuer leur transition numérique afin de maintenir un lien avec les clients. De même, les populations de plus de 40 ans ont fortement contribué à la croissance du live streaming pendant le confinement. 50% des achats en live streaming viennent de cette tranche d’âge sur certaines applications[4]. Il est donc fort probable que ces usages vont progressivement gagner du terrain en Europe également, auprès des Millennials et la génération Z.

[1] Rapport « China’s Smart Retailing Pays Off », A.T. Kearney et Tencent Research Institute*

[2] https://www.abacusnews.com/tech/shopping-live-streaming-apps-booming-china-thanks-covid-19-pandemic/article/3077962

[3] https://www.warc.com/newsandopinion/news/chinas_gen_z_relies_on_social_media_for_shopping/39204

[4] https://www.ww01.net/en/archives/40314

Quand Google va à la chasse, Amazon prend sa place

La concurrence s’intensifie, même pour Google, le moteur de recherche autrefois indiscutablement numéro un. Quand on parle de l’entreprise californienne, on pense généralement « moteur de recherche ». Un moteur de recherche qui fait tellement partie intégrante de notre quotidien qu’il en est même devenu un verbe : qui n’a jamais parlé de « googler » ?

Mais soyons honnêtes. Ça fait longtemps que Google n’est plus qu’un simple moteur de recherche. C’est désormais une société de publicité, menacée par des concurrents redoutables comme Amazon à l’ouest et Tmall et Baidu à l’est. Aujourd’hui, aux États-Unis, les recherches de produits se font plus sur Amazon que sur Google. Il y a quelques semaines, Facebook a à son tour annoncé lancer un nouveau service, Facebook Shops ciblant les petites entreprises en difficulté.

Google s’est longtemps efforcé de développer de nouveaux secteurs d’activité qui ne faisaient pas partie de son portfolio initial : Google Plus, Google Car, Google Glass ou encore Stadia, pour n’en citer que quelques-uns. Ces efforts visaient à élargir son portfolio de produits afin de gagner une plus grande part de marché en dehors de son activité principale. On ne peut toutefois s’empêcher de s’interroger : avec cette quête constante de nouveaux marchés, Google aurait-il en fin de compte cédé du terrain sur son activité de base sans y prêter attention ?

 

L’activité principale de Google menacée

Rappelons que ce sont principalement différents types d’annonces qui consolident le succès de Google aujourd’hui. L’entreprise est dès lors entrée dans une sorte de guerre directe avec elle-même, car quand les annonces portent leurs fruits, cela détourne progressivement le trafic de son propre site vers celui des annonceurs. En effet, les entreprises paient Google pour générer du trafic vers leur site… Or, Google ne veut pas que les utilisateurs partent vers d’autres pages. Comment garder les utilisateurs sur le moteur de recherche tout en encourageant d’autres entreprises à payer pour y placer des annonces ? Difficile de trouver le bon équilibre.

Pensez à l’exemple suivant : vous vous rendez sur Google pour trouver un vol. Imaginons que vous recherchiez sur Google un vol à destination d’Alicante. Vous aurez la possibilité non seulement de faire une recherche, mais également de réserver votre vol directement depuis Google, au lieu d’être redirigé vers une agence de voyages. En plus de gagner de l’argent grâce aux annonces, Google veille désormais à ce que l’utilisateur ne quitte pas le moteur de recherche avant d’avoir payé son vol. Dans ce cas de figure, Google fait donc passer les revenus de la réservation proprement dite avant ceux de l’annonce de Kayak ou autre. Il en va de même pour les films, puisque Google présente son propre contenu avant celui d’IMDb, par exemple.

Même si tout cela semble une façon astucieuse de développer sa stratégie commerciale, les chiffres montrent en réalité que Google perd progressivement sa position de leader dans certains de ses segments vitaux. Nous l’avons dit : aux États-Unis, les recherches de produits se font désormais plus sur Amazon que sur Google. Et Facebook Shops sera probablement le prochain acteur à rattraper le géant californien.

Google Marketplace a longtemps incarné l’un des principaux moyens de stimuler vos ventes et de promouvoir vos produits. La plateforme a néanmoins du mal ces derniers temps et perd sans cesse du terrain, principalement au profit d’Amazon. Dernièrement, Google a même rendu les publicités gratuites sur sa marketplace aux États-Unis, et déploiera cette offre dans le reste du monde dans le courant de l’année 2020. Il y a fort à parier qu’il s’agisse d’une tentative de contrer la menace d’Amazon et d’eBay.

 

Résultat des courses ?

Bien, nous avons évoqué la façon dont les nouvelles marketplaces affectent Google et modifient le paysage des différents moteurs de recherche et transactions. Mais en quoi cette « bataille » vous concerne-t-elle, vous et votre activité online ?

C’est simple : entre les changements constants et l’arrivée de nouveaux acteurs perturbateurs qui modifient la dynamique du marché, il est plus difficile que jamais de rester pertinent et de connaître les envies de vos clients. Par le passé, vous étiez en concurrence avec d’autres sites de e-Commerce en quête du meilleur classement sur Google afin d’obtenir le plus de trafic possible et d’atteindre la page tant convoitée des 10 premiers résultats. Aujourd’hui, vous devez également concurrencer Google lui-même pour ce trafic, surtout si celui-ci reproduit l’exemple du voyage expliqué précédemment dans d’autres segments de produits, et sans oublier Amazon, Facebook Shops et les autres marketplaces qui se renforcent de jour en jour.

Si 2020 a jusqu’à présent été une grande année pour le e-Commerce (et une mauvaise année pour bien d’autres raisons), le temps nous dira s’il est judicieux de laisser de côté le référencement pour simplement créer un compte Amazon… C’est un vaste sujet, aussi l’aborderai-je plus en détail prochainement. Comme le dit un proverbe suédois : pour manger un éléphant, il faut y aller petit bout par petit bout.

Pour ne plus vous prendre la tête en pensant au futur, passez au commerce headless !

Nous sommes en 2023. Les pieds posés sur le tableau de bord, vous circulez à bord de votre toute nouvelle voiture électrique autonome, prêt pour les 200 km restants avant de devoir la recharger. Tout en dégustant votre jus de pissenlits détox (car on consommera local et durable, bien sûr), vous ouvrez l’ordinateur de bord et jetez un œil à la liste des retailers disponibles. C’est le moment idéal pour effectuer un achat. « Hé, Electra. Achète des Plastique Air pointure 43, les baskets en bouteilles recyclées », déclamez-vous. « Achat effectué, merci d’avoir fait du shopping aujourd’hui », vous répond-on. « Votre colis sera livré par drone à votre adresse dans trois heures. À présent, veuillez retirer vos pieds du tableau de bord. »

Bon d’accord, on s’amuse peut-être un peu, mais à quel point ce scénario est-il plausible ?
Le monde des technologies et de l’interconnexion se développe à toute vitesse, et le nombre de points de contact via Internet se multiplient. Selon Statista, on comptera près de 75 milliards de dispositifs IoT d’ici 2025[1]. En tant que retailer digital, vous ne pouvez plus vous contenter d’un site e-Commerce opérationnel ; vous devez être constamment prêt à évoluer, à tester de nouvelles tendances pour répondre aux besoins et aux attentes de vos clients, sans jamais perdre de vue le futur. Le commerce headless vous offre notamment la flexibilité nécessaire pour atteindre cet objectif.

 

Qu’est-ce que le commerce headless ?

Avec une architecture headless, les fonctionnalités et l’infrastructure back-end du front-end de votre CMS sont séparées. En développant votre site web, ces deux éléments fonctionnent indépendamment l’un de l’autre. Si les architectures traditionnelle et headless proposent la même expérience aux gestionnaires de contenu, cette dernière présente toutefois une plus grande diversité dans la façon de publier du contenu. Un seul back-end suffit pour développer plusieurs systèmes de diffusion front-end afin de proposer votre contenu sur tous les canaux ou devices. Les informations produit, le traitement des commandes et la gestion de contenu peuvent être rassemblés et gérés séparément avant leur publication – que ce soit sur un site web, une application mobile ou un device IoT.
En utilisant des API pour fournir des services entre les deux sections, vous disposez d’une plus grande flexibilité quant aux destinations et aux formats de publication de vos contenus.

Il est ainsi possible de personnaliser son front-end facilement et en un rien de temps. Vous pouvez ainsi rapidement développer ou tester de nouvelles approches en matière de contenu, de vente et de marketing – sans devoir vous imposer une refonte majeure et en facilitant les ventes sur tout type de device ou d’application. Oui, chaque device devient un canal de vente pour vos produits !

 

Pourquoi mon entreprise aurait besoin du commerce headless ?

Comme dans le scénario présenté en introduction, il existe plusieurs points de contact, dont le nombre augmente avec le temps. A l’heure où les consommateurs s’attendent à vivre des expériences digitales sans faille, à travers une multitude d’écrans et de canaux, le commerce headless offre aux retailers une flexibilité bienvenue.

Radley, célèbre créateur et retailer britannique de maroquinerie et d’accessoires, a opté pour une approche headless basée sur Adobe Experience Manager pour sa stratégie d’e-Commerce nouvelle génération. Le retailer, qui est en train de migrer de Magento 1 à Magento 2 (Magento Commerce) et qui combine marque forte et public fidèle, a souhaité bénéficier d’une expérience digitale flexible.

Kevin Ludford, directeur de SQLI au Royaume Uni, explique : « Les retailers réalisent qu’ils doivent se montrer plus flexibles dans leur approche. La personnalisation client est si importante que les marques doivent être en mesure de s’adapter et de répondre rapidement à leurs besoins au travers de canaux toujours plus diversifiés. »

Pour Rachel Glynn, chef du département e-Commerce chez Radley : « Adobe Experience Manager va nous permettre de créer une expérience en ligne plus riche, plus engageante et plus immersive – sans que nous soyons limités par les restrictions d’une plateforme traditionnelle. Cette solution va en outre nous aider à améliorer l’efficacité de nos équipes et à réduire le nombre d’outils dont nous avons besoin. Désormais, nous pouvons utiliser des visuels de qualité, des recommandations personnalisées et des présentations de produits plus détaillées et plus engageantes, et personnaliser le tout en fonction de nos besoins. »

Et d’ajouter : « Grâce à un front-end flexible et axé sur l’expérience, nous pourrons diffuser du contenu où et comme nous le souhaitons tout en évoluant au rythme de nos clients. »

 

Les avantages clés du passage au headless

L’approche headless présente de nombreux avantages pour votre activité, notamment :

  • L’accélération de l’innovation : avec l’augmentation du nombre d’appareils connectés, l’e-Commerce headless apporte aux marques un meilleur contrôle des canaux de publication, sans devoir attendre la prise en charge de CMS. Avec l’augmentation du nombre de dispositifs IoT, les possibilités d’innovation se multiplient également. Il y a à peine cinq ans, les consommateurs n’imaginaient pas qu’il serait possible de passer une commande via une montre connectée ou un assistant personnel. Alors, où en serons-nous dans cinq ans ?
  • La diffusion via plusieurs canaux :parce que prendre en considération le feedback des clients et personnaliser les expériences sont nécessaires, les retailers doivent se montrer réactifs et innovants. L’architecture headless leur permet de diffuser du contenu sur plusieurs plateformes à partir d’un seul back-end, réduisant ainsi le temps consacré à la diffusion d’un même contenu.
  • La personnalisation facilitée : l’architecture headless permet aux marques de mieux cerner les préférences des consommateurs et de créer des expériences plus immersives.

Dans un article sur le commerce headless, Dan Curran, rédacteur chez Adobe, explique : « Les données client étant disponibles à chaque point de contact, les commerçants peuvent présenter des actions et des offres pertinentes, et créer des expériences d’achat personnalisées significatives. »

  • L’accélération de la scalabilité : libérés des restrictions, les développeurs front-end travaillent plus vite, ce qui se traduit par des mises à jour plus rapides et moins coûteuses.

 

L’architecture headless est-elle adaptée à votre entreprise ?

Comme pour toute décision stratégique, il n’existe pas de solution unique adaptée à tous. Si l’architecture headless présente des avantages considérables, soyez vigilants aux points suivants :

  • Voulez-vous ou est-il nécessaire que vos développeurs aient davantage de temps et de liberté pour travailler sur le front-end de votre site ?
  • Avez-vous plusieurs points de contact avec vos utilisateurs ou en avez-vous besoin ?
  • Le passage au headless s’accompagne d’une hausse des frais de gestion et de la séparation des coûts d’hébergement.

Magento Commerce propose de nombreuses innovations en intégrant des éléments headless dans leur architecture e-Commerce existante. Il est également compatible avec Adobe Experience Manager, la référence du secteur.

Chez SQLI et Redbox, nous pensons que le headless est une tendance e-Commerce majeure en 2020 ouvrant de nombreuses opportunités aux retailers. Contactez-nous si vous souhaitez en savoir plus, nous nous ferons un plaisir de vous aider à définir les prochaines étapes de votre projet.

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[1] https://www.statista.com/statistics/471264/iot-number-of-connected-devices-worldwide/

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Top 5 des nouvelles tendances du commerce unifié

Le commerce unifié représente un changement radical dans la manière dont la technologie fait évoluer le commerce de détail, qui est l’un des secteurs les plus dynamiques et avant-gardistes. Ce dernier se doit de l’être, car les clients en tant qu’utilisateurs « technologiques » continuent de le révolutionner avec des attentes en termes d’expérience en constante évolution mais aussi en matière de services et d’offres.

Avec le commerce unifié qui fusionne des systèmes (front et back) potentiellement disparates en une plateforme unique, la technologie n’est plus une entité à part, elle s’intègre dans l’activité du commerçant, fournissant un système agile pour fournir un service efficace à tous les canaux.

 

1. Le centre commercial où travailler, vivre et jouer

Le centre commercial renaît en tant que centre ou magasin de proximité, et c’est d’autant plus vrai du fait de la crise sanitaire.

Le digital continue à rebattre les cartes, car le nouveau centre commercial privilégiera les interactions, la facilité et les expériences par rapport au shopping. Des espaces de coworking et de divertissements sont des idées qui mettent « l’expérience » et le triptyque « travail / vie / jeu » au cœur de leur stratégie. Ils remplaceront le centre commercial désuet, typique du XXe siècle.
Le centre commercial qui saura réellement utiliser le digital et le mettre au centre de sa stratégie deviendra la destination privilégiée, notamment grâce aux restaurants, bars à thèmes et cafés haut de gamme qui seront dirigés par des chefs de renom, mais aussi parce que l’individu pourra y trouver son bureau, des gymnases et pourquoi pas des écoles. En résumé, le centre commercial deviendra le nouveau centre-ville.

 

2. Le comportement en magasin sera directement lié à son profil

Le commerçant sera omnicanal (ou pas) en utilisant la reconnaissance faciale et le tracking via GPS.
Le commerçant physique comblera le fossé entre la collecte de données en ligne et le comportement des personnes via des caméras, la reconnaissance faciale, le tracking, les données des caisses (POS) et les analyses de type Google Analytics. Tout comme les e-Commerces peuvent analyser les comportements des clients sur leur site, le magasin physique utilisera le WiFi, des capteurs, des puces RFID et bien d’autres moyens. L’objectif est, bien évidemment, d’identifier les zones à forte fréquentation dans le magasin, les produits oubliés (non achetés), le temps d’attente, et même le mouvement des produits entre le rayon et la cabine d’essayage.

Du merchandising en temps réel à la prise de décisions fondées sur des données concernant la gestion des interactions physiques et la gestion du stock, l’ère des données du monde réel est arrivée. Combinées aux données du web, du mobile et des réseaux sociaux, la collecte et l’analyse de données en personne rapprochent les marques d’une véritable expérience client à 360 degrés.

Les magasins Amazon Go utilisent « computer vision » pour reconnaître les visages et les produits afin d’offrir une expérience d’achat fluide – sans véritable passage en caisse. Combiné aux données de navigation et de téléphonie mobile, le magasin s’équipe pour faire de meilleures recommandations, plus personnalisées, sur toutes les plateformes. Retail Deep remplace les cartes de fidélité par la reconnaissance faciale grâce à des caméras en magasin équipées d’une IA, qui envoient des notifications et des recommandations pertinentes au personnel lorsque des clients connus arrivent. Plus besoin de « cartes » de fidélité car les clients ont déjà été identifiés par leur visage. Cette start-up canadienne a rencontré le succès sur le marché chinois où la reconnaissance faciale est largement utilisée.

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Source : https://www.retaildeep.com/

3. Les consommateurs commencent à vendre leurs données et leur vie privée

Avec l’essor de la protection de la vie privée (RGPD), les consommateurs feront le choix des marques qui pourront accéder à leurs informations. Depuis des décennies, le consommateur échange des données contre un accès (médias sociaux) et des récompenses (programmes de fidélité). Le consommateur sait que ses données (déplacements en magasin, navigation en ligne, géolocalisation) sont utilisées. Il est aujourd’hui prêt à les négocier. Les marques passeront de la tentative de saisir le plus grand nombre de données possible sur les utilisateurs à un échange plus lucratif.

À mesure que le volume de données personnelles se multipliera et que la sensibilisation à la protection de la vie privée augmentera, un nouveau type de services et d’options devrait se développer : le respect de la vie privée en tant qu’option fera que le consommateur demandera à la marque d’être « payé » pour utiliser ses données. Le défi pour les marques sera de trouver l’équilibre entre l’acquisition, l’utilisation et le stockage des données tout en maintenant cet équilibre.
La carte de crédit d’Apple promet la confidentialité ; les données d’achat ne seront pas utilisées à des fins publicitaires, vendues à des tiers ou à toute autre fin. Accessible uniquement aux propriétaires d’iPhone, la carte Apple est également assortie d’un programme de récompenses sous forme de cashback.

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Le cashback avec la carte d’Apple (source : https://9to5mac.com/2019/08/12/apple-card-cashback-daily-cash/)

4. La guerre des livraisons

La livraison rapide et gratuite ne sera plus une option pour l’e-Commerce.
Amazon qui a apporté la gratuité de l’expédition, puis la gratuité de l’expédition en 2 jours, la livraison le lendemain et maintenant le jour même (Prime Now) permettra aux commerçants concurrents de proposer la même chose, en devenant leur transporteur.

L’année 2020 est un point de basculement pour la « livraison rapide et gratuite », car les activités d’Amazon dans le domaine de la logistique et de l’expédition visent à perturber le secteur des services de livraison standards et des services postaux. Le géant du commerce électronique passera du statut de client à celui de concurrent pour pratiquement tous les grands transporteurs. Après les services postaux, puis UPS et FedEx, les consommateurs peuvent s’attendre à voir le logo d’Amazon sur les véhicules de livraison de colis.

 

5. La livraison dans la voiture, dans le garage et à domicile

« Plus près de chez vous », va devenir « DANS votre maison ». En effet, les commerçants livrent désormais dans les véhicules, les foyers et les appareils des clients… Après l’expédition gratuite, la livraison à deux jours, à un jour et le jour même, la livraison se fait directement dans le coffre de votre voiture, dans votre garage ou même dans votre réfrigérateur. Alors que la guerre de la livraison s’intensifie, les transporteurs et les commerçants cherchent à accroître la rapidité et fluidité des livraisons en se rendant au domicile des gens et dans leur voiture grâce à la technologie d’accès à distance.

Outre la rapidité, ces méthodes de livraison visent à rendre les courses plus faciles et plus sûres (en évitant de faire fondre ou dégeler les glaces par exemple) ainsi qu’à réduire le vol de paquets, ce qui, à son tour, peut réduire le coût ou l’anxiété liés à la livraison/réception d’articles de valeur, tels que les appareils électroniques grand public ou les bijoux. Walmart InHome Delivery, grâce à la « smart-entry technology » et à des caméras, permet ainsi de livrer les commandes directement dans le réfrigérateur du client. Les livraisons peuvent également être effectuées dans la cuisine ou le garage d’un client.

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Source : https://corporate.walmart.com/newsroom/2019/06/07/were-taking-walmart-grocery-delivery-one-step-further

Passer de Magento 1 à Magento 2 : êtes-vous prêt ?

La plateforme Magento 1 arrive en « fin de vie » cette année. Pour ceux qui l’auraient raté, Magento a annoncé l’arrêt du support de la plateforme Magento 1.x à partir de juin 2020. Cette date a été annoncée de bonne heure afin de laisser aux commerçants le temps nécessaire pour s’y préparer. C’est notamment le cas de nombreux clients de SQLI etRedbox et d’autres sites de-Commerce opérant sous Magento 1.

Magento 2 fait parler d’elle dans le monde entier : cette version propose une foule de nouvelles fonctionnalités, allant de l’expérience mobile à l’amélioration de la vitesse et des performances. Par conséquent, si vous n’avez pas encore entamé le processus de migration de Magento 1 à Magento 2, nous vous encourageons à le faire dès maintenant.

En effet, le passage à Magento 2 ne se fait pas en un clic. Cela implique de construire votre site sur une nouvelle plateforme, avec une planification minutieuse et un développement poussé pour éviter tout problème. Vous n’êtes pas sûr de saisir tous les enjeux? Voici tout ce que vous devez savoir!

Qu’entend-on exactement par « fin de vie » ?

À partir de juin 2020, Magento 1 sera en « fin de vie » : les sites de e-Commerce sous Magento 1 ne cesseront pas pour autant de fonctionner. Magento ne publiera simplement plus de correctif de sécurité et il n’y aura plus de mises à jour ni de support. Les sites e-Commerce seront donc vulnérables.

Si vous travaillez avec Magento 1, nous vous suggérons de consulter les informations publiées par Magento au sujet de sa politique de support logiciel : Supporting Magento 1 through June 2020.

Que dois-je faire si j’utilise actuellement Magento 1 ?

Tout d’abord, gardez votre calme ! Ensuite, organisez dès que possible une réunion pour planifier la migration vers une autre plateforme, Magento 2 par exemple. Les discussions devront commencer rapidement pour que la transition soit la plus fluide possible.

Prenez contact avec votre fournisseur de solution Magento pour lui faire part de vos besoins. SQLI et sa filiale Redbox Digital au RoyaumeUni, partenaires de Magento Global Elite, accompagnent les entreprises dans la migration de Magento 1 à Magento 2. Des sociétés comme  AXA ActivePlus, Nespresso, et Latest in Beauty ont fait appel à nous pour une migration sereine et efficace que ce soit avant, pendant et après sa mise en place.

Et si j’optais pour une plateforme autre que Magento 2 ?

Magento 1 a longtemps été considérée comme une plateforme de référence pour les boutiques en ligne du monde entier. Magento2 marque une avancée considérable en matière de flexibilité et de fonctionnalités, et de nombreuses entreprises en perçoivent déjà les avantages depuis leur mise à niveau.

Pour commencer, le temps de chargement des pages a été réduit, la sécurité a été renforcée et la navigation dans la zone Admin a été facilitée. Lexpérience client et les achats sur appareils mobiles sen trouvent améliorés.
Magento 2 affiche une performance supérieure en matière d’hébergement dans le cloud à grande échelle. Il réduit également les goulots d’étranglement grâce à des zones Admin permettant la création, la planification et la diffusion de contenus.

La flexibilité de Magento permet en outre à sa communauté mondiale de partenaires et de développeurs de proposer rapidement et à moindre coût presque toutes les expériences de commerce.

J’aimerais en savoir plus

Parmi les nombreuses nouvelles fonctionnalités, voici nos préférées :

  • Le processus de paiement amélioré : un processus en trois étapes (livraison, vérification et paiement) qui remplace le processus souvent laborieux en six étapes de Magento 1, pour une expérience client considérablement améliorée. Les clients sont ainsi moins susceptibles d’abandonner leur panier à la moitié du processus d’achat. L’option de paiement sans connexion ni inscription accélère encore le processus d’achat pour les utilisateurs. Grâce à la nouvelle option de paiement instantané, les taux de conversion se voient augmenter. Cette option propose une meilleure expérience omnicanal puisqu’elle permet aux clients, en particulier sur mobile, de sauter des étapes du processus de paiement en utilisant des informations de paiement et d’expédition préalablement enregistrées.
  • Le content staging : les nouvelles fonctionnalités de Magento 2 permettent aux commerçants et aux utilisateurs de contrôler plusieurs sites web et boutiques à partir d’un seul Admin. Elles permettent également la création et la modification de produits, notamment leurs prix et leurs descriptions. Le CMS inclut des promotions et permet en outre aux commerçants d’agencer et de prévisualiser facilement leur contenu. Ainsi, vous pouvez organiser et planifier votre contenu à l’avance, et même enregistrer et consulter toutes les activités Admin des utilisateurs. Cela vous aide à planifier vos activités futures et à gérer votre contenu en toute simplicité.
  • Les fonctionnalitésB2B intégrées : Magento 2 fournit tous les outils en libre-service nécessaires aux commerçants pour gérer leurs comptes, achats, devis et crédits. Ces derniers ont la possibilité de maximiser leurs ventes en acceptant des acomptes et en assignant des catalogues et des prix personnalisés pour que les entreprises puissent respecter les conditions contractuelles.
  • Les nouvelles fonctions de gestion de devis permettent aux clients de générer un devis à partir du panier, de joindre les éléments nécessaires, puis de communiquer avec l’Admin chargé de la gestion du devis, le tout grâce à un processus de travail en ligne simplifié. En personnalisant les catalogues et les prix, les entreprises jouissent d’une configuration allant jusqu’à l’individualisation.
  • Les clients peuvent enchaîner les commandes plus rapidement en saisissant plusieurs UGS, en chargeant des fichiers CSV ou en créant des listes d’articles fréquemment achetés.

 

Qu’implique la migration ? Puis-je réutiliser mon ancien site web ?

Magento 2 constituant une mise à jour significative de Magento 1, les fonctionnalités existantes devront être retravaillées. Le design peut être reproduit mais pas transféré, et le contenu peut être réutilisé, mais il devra lui aussi être remanié. Au vu de ses nombreuses nouvelles fonctionnalités, Magento 2 représente toutefois loccasion idéale de revoir la conception et le fonctionnement de votre site web.

Magento Data Migration Tool aide les développeurs et architectes de solutions à transférer les données de Magento 1 vers Magento 2.

J’hésite encore…

Vous n’êtes pas encore certain de choisir Magento 2 ?
Budd, créateur de chemises de luxe et nouveau client de Redbox, se félicite de sa récente migration. Sean Reilly, chef du département e-Commerce chez Budd, explique : « Magento 2 est beaucoup plus rapide – tant du côté back-end pour les collaborateurs, que du côté front-end pour les clients. L’éditeur de produits est beaucoup plus épuré et bien plus facile à utiliser. Les aspects marketing et promotionnels jouent un rôle capital pour nous, et l’intégration avec les cartes cadeaux apporte un réel plus aux clients.

Magento 2 est en outre beaucoup plus facile à utiliser pour ceux qui n’ont jamais travaillé avec Magento – un atout pour une entreprise en pleine expansion comme la nôtre qui compte de nouveaux employés. La disposition des éléments du back-end est bien plus claire.

Si vous optez pour la migration, profitez-en également pour réévaluer les fournisseurs tiers auxquels vous faites appel. Vous pourriez réaliser des économies ou vous tourner vers une plateforme plus performante. Vous pourriez par exemple envisager de modifier la passerelle de paiement que vous utilisez actuellement. Nous avons désormais accès à 127 types de paiements, dont WeChat Pay et Alipay ! »

Sean Reilly ajoute: « Magento propose en plus une licence gratuite de six mois, ce qui représente une économie importante pour les entreprises. Mon conseil : entamez votre migration sans plus attendre ! Commencez dès que possible, car ce sera plus chronophage que vous ne le pensez. » 

Super ! Et maintenant ?

Contactez-nous rapidement si vous souhaitez assurer la transition en douceur de votre site e-Commerce, de votre activité et de vos clients. SQLI vous propose une consultation gratuite pour envisager votre passage de Magento 1 à Magento 2.

Les réseaux sociaux face à la crise sanitaire mondiale : quelles actions ?

Comment les principaux réseaux sociaux ont réagi face à la crise sanitaire actuelle ? Outre la gestion de la désinformation grandissante ayant amené l’OMS à parler d’« infodémie », les réseaux sociaux ont mené de nombreuses actions en réaction à la crise. Certains dans le but de soutenir les Etats et organisations ou pour assister à leur manière les efforts sur le terrain, et d’autres en ont profité pour élargir leur offre.

Facebook multiplie les gestes et mise sur de nouvelles applications

Devenu l’épicentre de la mésinformation, (plus de la moitié des articles consommés aux États-Unis sont maintenant liés au coronavirus selon un rapport interne), Facebook est parti à la chasse aux fake news. Il a ainsidébloqué 100 millions de dollars pour venir en aide aux médias touchés par la baisse d’activité publicitaire afin de les aider à fournir une information fiable, au moment où elle est le plus indispensable. Le réseau social indique avoir déjà redirigé près de 2 milliards d’utilisateurs vers des informations émanant des autorités de santé publique, à travers son « centre d’information Covid-19 » disponible sur chaque fil d’actualité. Plus de 350 millions d’utilisateurs ont cliqué sur ces messages pédagogiques. LONG Avaaz indique toutefois que des millions de personnes sont encore confrontées à des fausses informations. Le 16 avril, Facebook a annoncé la mise en place d’un système d’alertes envoyées à tous les utilisateurs exposés à des fake news sur la plateforme, qu’ils aient vu, commenté, like ou partagé l’un de ces contenus. Ce système fonctionne de façon rétroactive.

Facebook partage également des données agrégées inédites issues de sa base d’utilisateurs qui ont été publiées pour aider les chercheurs à lutter contre la propagation de l’épidémie. Il incite également ses utilisateurs américains à participer à un programme d’études qui tente d’évaluer les symptômes du coronavirus grâce à un questionnaire, pour identifier ensuite les régions les plus touchées. Ces données ne devraient pas transiter par les serveurs de Facebook et seront directement envoyées à l’université en charge de l’étude, qui aura pour chaque répondant un identifiant généré aléatoirement. En France, c’est l’Université Paris Sciences et Lettres, partenaire dCNRS, de l’Inria, et de l’Inserm, qui utilisera ces données.

Dans de nombreux pays, l’utilisation de la messagerie Facebook Messenger a grimpé de plus de 50%, tandis que les appels de groupe en Italie ont bondi de plus de 1 000%. Le ministère argentin de la Santé a même lancé une expérience, avec le soutien de Botmaker.com, pour répondre aux questions du public sur le coronavirus et pour fournir des conseils rapides, fiables et officiels en continu. Des organisations comme l’UNICEF et le ministère pakistanais des Services de Santé Nationaux utilisent également Messenger pour s’assurer que les citoyens disposent des dernières informations sur COVID-19.

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Utilisation de Messenger par le Ministère pakistanais des Services de Santé Nationaux

Ces dispositifs ont été mis en place grâce à l’aide bénévole de la communauté de développeurs mobilisée à la suite de l’ouverture d’un programme mondial pour mettre en relation les développeurs et les organisations de santé gouvernementales ou les agences de santé des Nations Unies. Le but étant d’aider à utiliser Messenger le plus efficacement possible pour partager des informations exactes et accélérer leurs réponses aux citoyens.

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Tuned, le réseau social pour couples de Facebook

En parallèle, Facebook a lancé Hobbi, une application de partage de photos de cuisine, bricolage et autres réalisations artistiques, en bref un concurrent à Pinterest. Elle n’est pour le moment disponible que dans quelques pays (États-Unis, Ukraine, Colombie, Espagne et Belgique), mais son déploiement en temps de crise est une preuve de plus de la puissance de ce géant américain. Dans la plus grande discrétion, Facebook a également sorti un nouveau réseau social nommé Tuned, réservé aux couples. C’est le petit geste fait pour les couples qui vivent à distance, séparés par le confinement. Tuned se présente comme une application de partage de messages, sons, photos et albums, cartes postales, mots doux, stickers et de musiques grâce à l’intégration de Spotify.

Instagram sensibilise les utilisateurs et lutte contre les fake news

Instagram de son côté n’a pas annoncé de grandes mesures, mais a développé quelques fonctionnalités pensées pour le confinement comme le « Co-Watching » qui consiste à regarder des contenus à plusieurs pendant un appel, et le déploiement mondial de stickers dans les stories :

  • Des stickersdédiés aux gestes barrières sont proposés (rappels pour se laver les mains, sensibilisation à la distanciation sociale…) ;
  • Le sticker « Don » permet d’inviter les contacts des utilisateurs à soutenir une cause choisie ;
  • Le sticker « Restons chez nous » ajoute automatiquement la story de l’utilisateur à une story permanente, intitulée « Chez soi », qui rassemble toutes les stories des contacts en une seule et est visible en première position.
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Le Co-Watching développé par Instagram

Instagram annonce également avoir procédé à plusieurs changements permettant de réduire la propagation de fausses informations sur le Covid-19 au sein de l’application. Les publicités frauduleuses et contenus liés à des théories du complot sont supprimés, et les filtres de réalité augmentée liés au Covid-19 interdits. La priorité est donnée aux contenus issus des organisations de santé reconnues. Pour cela, Instagram utilise des encarts dédiés dans les résultats de recherche pour les requêtes liées au coronavirus et une section située en haut du feed.

Snapchat adapte ses filtres à la situation

Dans le sillage d’Instagram, Snapchat a recyclé ses fonctionnalités pour les adapter à la situation. En utilisant la réalité augmentée, le réseau social souhaite soutenir l’OMS avec ses nouveaux filtres :

  • Un filtre incitant les utilisateurs à faire des dons pour soutenir les efforts contre le Covid-19. Il s’agit d’effets qui réagissent lorsque l’utilisateur braque la caméra de l’application sur une devise (euros, dollars, livres…). Ces lenses sont lancées en partenariat avec le Fonds de riposte solidaire Covid-19 de la Fondation des Nations Unies pour l’OMS et dirigeront les utilisateurs vers la page de dons.
  • « My social distance » s’appuie sur la caméra du smartphone pour créer un cercle virtuel garant du respect de la bonne distance sociale entre les personnes, conformément aux recommandations de l’OMS.
  • Un filtre rappelle de manière animée les règles de base : lavage des mains, l’importance de rester à la maison et de ne pas se frotter le visage.
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La lense d’appel aux dons Snapchat

TikTok, la star des applications pendant le confinement

Comme Instagram, TikTok tente de supprimer les contenus intentionnellement trompeurs au sujet du coronavirus. Par exemple, les vidéos où des personnes prétendent être atteintes de la maladie ou vendant les mérites de faux remèdes miracles. Mais en sa qualité de challenger, le réseau social est l’un des plus submergés. L’application comptait 800 millions d’utilisateurs en janvier 2020 (selon DataReportal) et a 115 millions de téléchargements en mars 2020 (selon SensorTower), à la suite des confinements successifs et au besoin de divertissement decitoyens. TikTok doit maintenant modérer des millions de nouveaux utilisateurs qui créent, relaient ou consomment des contenus parfois fallacieux. L’OMS a même dû créer un comptepour faire circuler les vraies informations et les conseils de protection.

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L’Organisation Mondiale pour la Santé sur TikTok

Twitter : flot de hashtags et investissement dans les stories

Roi de la réactivité, Twitter est le lieu de débats et de partages d’informations phare depuis le début de la crise. 527 000 mentions aux hashtags #coronavirus, #covid19, et #coronavirusFrance ont été comptabilisées seulement sur le mois de mars 2020 (selon une étude menée par Hootsuite et Brandwatch). A titre d’exemple, le journal Le Monde a notamment posté plus de 527 tweetsaveces hashtags juste pour la journée du 25 mars. Comme Facebook, Twitter compte œuvrer contre les fakes news, notamment en supprimant les messages relayant des théories du complot ou faisant la promotion de traitements inefficaces voire dangereux, ainsi qu’en supprimant les comptes qui usurpent l’identité d’un gouvernement ou d’un responsable ou organisation de la santé.

En coulisses, Twitter prépare son futur et rachète une start-up spécialisée dans le format stories, Chroma Labs. Créée en 2018 par des anciens employés de Facebook et Instagram, Chroma Labs et ses sept salariés rejoignent les équipes de Twitter qui préparent ainsi sûrement l’arrivée des stories sur sa plateforme (car Twitter est l’un des derniers réseaux sociaux à ne pas proposer cette fonctionnalité).

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Chroma Labs racheté par Twitter

YouTube en profite pour conquérir un marché

Dans un contexte de confinement qui peut parfois s’avérer stressant, les utilisateurs sont nombreux à se tourner vers YouTube pour avoir en images les dernières informations. La plateforme comptait 75% de vues en plus pour les vidéos en catégorie « Actualités » au cours des dernières semaines par rapport à 2019. Le réseau est donc loin d’être atteint par la crise et a ouvert le 10 avril dernier sapage « Apprendre à la maison » qui regroupe des contenus éducatifs. Triées par thématiques et âges cibles, les vidéos proviennent de dessins animés, de YouTubeurs connus tels que Nota Bene et Dirty Biology, ou encore d’organisations telles que l’INA et le Musée d’Orsay.

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La page « Apprendre » de YouTube

YouTube va, plus discrètement, lancer une appli concurrente de TikTok. Mais YouTube, pour rajeunir sa clientèles’apprête à attaquer directement le marché de TikTok en propulsant une nouvelle application baptisée « Shorts » d’ici décembre 2020.

Destiné à engranger des contenus, YouTube va intégrer directement à sa plateforme un flux de vidéos courtes générées par les utilisateurs à la manière de TikTok, le tout en capitalisant sur l’audience déjà en place de la plateforme (2 milliards d’utilisateurs actifs par mois). Petit plus, les utilisateurs pourront se servir de morceaux de musique sous licence pour leurs vidéos.

Face à la situation inédite actuelle et la pression d’organisations telles que des ONG vis-à-vis de la gestion de fake news, les réseaux sociaux ont fait preuve d’une réactivité à toute épreuve, en lançant notamment de nouvelles fonctionnalités et initiatives en quelques jours seulementUne des questions qui émergent est celle de la liberté d’expression face au contrôle des fakes news par les plateformes privées qui, après la crise, pourrait s’étendre sur d’autres sujets tels que la politique.

Comment la technologie peut répondre aux enjeux de santé publique ?

La technologie serdéfinitivement la santé publique. Comme les événements actuels le démontrent, la santé est un enjeu majeur, aussi bien au niveau collectif qu’individuel. La crise sanitaire et le confinement que nous affrontons, nous permettent de redéfinir l’importance du lien que nous entretenons avec notre santé.
 

La santé connectée à son apogée

L’importance de notre lien avec la santé a été mise en lumière en ce début d’année 2020 lors du CES de Las Vegas. Une tendance particulière s’en était dégagée : la place de plus en plus importante consacrée à la santé et au bien-être, avec le monitoring de la santé en point de mire.

La 5G promet des débits considérables sur les réseaux mobiles, la place grandissante de la Big Data facilite l’analyse de grands volumes de données, et les avancées dans les domaines de L’IA et du machine learning ne cessent de s’amplifier. Avec ces nouvelles avancées, la technologie s’affirme comme un réel levier pour répondre aux problématiques de santé publique.

Ltechnologie plus que jamais nécessaire à la santé publique

Prenons l’exemple au cœur de l’actualité 2020 : la crise du COVID-19. Comment la technologie peut aider dans le cadre d’une épidémie ou d’une pandémie ?

Rien que la possibilité et la capacité à télétravailler joue un rôle crucial pour limiter les interactions et ainsi freiner la propagation. Pourtant, avant que des mesures de confinement soient prisesnous avons pu observer que les systèmes de santé ont été rapidement pris d’assaut. De nombreuses personnes se sont en effet précipitées chez leur médecin traitant ou aux urgences dès l’apparition d’un moindre symptôme, au risque d’accélérer la propagation du virus.

En réponse à ce phénomène, une des préconisations du gouvernement a été d’appeler son médecin traitant ou le 15, avant de se déplacer et pour les personnes présentant des symptômes, d’auto-surveiller sa température et les évolutions des symptômes de la maladie.

Dans un contexte où la réglementation a évolué pour favoriser la télémédecine et préparer le terrain l’innovation, de nombreuses solutions existent déjà pour palier la saturation du système de santé et l’accélération de la propagation d’un virus.

Outre l’appel téléphonique à son praticien que tout le monde maîtrise, il existe des solutions alternatives accessibles via Internet ou une application, permettant la téléconsultation et la prise en charge des patients par des médecin à distance.

Plusieurs cas concrets de dispositifs

La consultation à distance, ou téléconsultation, a explosé en France. Début avril 2020, Doctolib a noté que 25% des médecins de la plateforme ont adopté ce service, contre à peine 2,6% au 5 mars dernier. En un mois, elle a comptabilisé 885.000 téléconsultations.
En complément, d’autres solutions bien plus riches, assurant un réel suivi et une meilleure interprétation des résultats, ont été présentées lors du CES. L’une d’entre elle, Medwand, permet aux médecins de pratiquer un examen approfondi de leurs patients à distance. Grâce à l’IoT, cette solution s’appuie sur tout un panel d’accessoires connectés allant du thermomètre, au stéthoscope, en passant par une caméra permettant d’inspecter la gorge, les oreilles ou encore la peau.

D’autres dispositifs existent également pour le suivi à distance de patients qui souffrent de pathologies spécifiques telles que le diabète, avec des capteurs permettant de mesurer en continu la glycémie des patients. Ces solutions tendent à se démocratiser pour tous, par le biais de l’utilisation au quotidien des montres connectées qui embarquent toujours plus de technologies. L’Apple Watch permet déjà de réaliser des électrocardiogrammes et parfois même de détecter des troubles cardiaques. De son côté, le français Whithings est capable de repérer aussi bien les fibrillations auriculaires que les apnées du sommeil, avec sa nouvelle montre ScanWatch.

De plusvia nos smartphones nous pouvons tous disposer d’applicationallant du simple podomètre intégré nativement aux applications de suivi physiologique (menstruations, sommeil), nutritionnel (hydratation, score nutritionnel des aliments) ou d’activités physiques (tracking, coaching).

Seul bémol aujourd’hui, la question de la sécurité du recueil et de l’utilisation de nos données de santé Si pour les entreprises européennes, le RGPD encadre la gestion de nos données, sommes-nous prêts à confier nos informations aux entreprises qui se cachent derrière toutes ces applications ? Sachant que selon la célèbre revue Nature (Banks, M.A. Sizing up big data. Nat Med 26, 5–6 (2020)), le volume de données de santé produites à travers le monde atteindra 2,314 exaoctets en 2020 soit 15 fois plus qu’il y a 7 ans.

Entre les enjeux partagés de santé publique et l’importance pour chacun d’être en bonne santé, un écosystème innovant continue de se développer autour du domaine de la santé.

Les startup aussi bien que les industriels du secteur multiplient les développements de nouvelles solutions technologiques afin de répondre à ces enjeux, avec des investissements qui ne cessent de croître. A notre poignet, dans notre poche : la santé n’aura jamais été aussi accessible !

Digital workplace : DSI et RH, ensemble sinon rien

L’arrivée d’une nouvelle génération, à la recherche de plus de flexibilité et de mobilité, pousse plus que jamais les usages professionnels à évoluer. Vouées à suivre ce mouvement pour rester attractives, les entreprises se dotent progressivement d’une nouvelle priorité : le déploiement d’un “digital workplace”. Cet environnement moderne et numérique ne peut exister sans un travail conjoint de plusieurs acteurs complémentaires (les différentes directions métier, la communication, etc.) dont le pilier reste la DSI. Cependant, un rôle est très et trop fréquemment sous-estimé, celui des RH.

 

Cette digitalisation de l’espace de travail recouvre de nombreuses définitions et réalités. Pour 74% des entreprises françaises, il s’agit d’une application de communication unique avec un accès centralisé à toutes les applications métiers et pour 75%, c’est un bureau mobile (environnement de travail mobile, tablette, smartphone, etc.) avec une multitude d’applications accessibles. Quelle que soit la définition, votre objectif restera le même : offrir à vos collaborateurs les moyens de travailler ensemble de façon plus flexible, plus mobile, de n’importe où et depuis n’importe quel terminal. Dans le déploiement de cet environnement numérique, 97% des entreprises considèrent la DSI comme le moteur central. Pourtant, ne sous-estimez pas le rôle d’un autre acteur : celui des RH. Contact privilégié des collaborateurs et garantes du lien entre la direction, les équipes et la DSI, les RH assurent la qualité de l’expérience collaborateur. Cette dernière est amenée à être profondément modifiée par un environnement de travail lui-même chamboulé. Si vous n’envisagez pas votre projet de digital workplace de façon transverse, c’est l’engagement de vos collaborateurs et la performance globale de votre entreprise qui risquent d’être pénalisés.

 

Co-définir les usages

Dès les prémices du projet, les RH prennent toute leur place aux côtés de la DSI. Le digital workplace change en profondeur les habitudes de travail. Les challenges techniques menées par la DSI doivent côtoyer la conduite du changement qui relève plutôt des compétences RH. Et pour cela, le travail de définition des nouveaux usages doit être collaboratif. Les RH sont le contact direct des équipes, elles peuvent faire remonter leurs besoins concrets dans ce déploiement et accompagner la DSI dans l’identification des usages les plus efficaces et adaptés à chaque métier. Certains affirmeront par exemple leur envie d’une plateforme de travail collaborative comme Office 365 tandis que d’autres souhaiteront pousser plus loin avec l’installation d’un assistant digital ou d’un logiciel de reconnaissance automatique de la parole. C’est en participant activement à la co-définition de ces usages que les RH aideront la DSI à instaurer un environnement de travail numérique adapté aux collaborateurs, et à leur besoin de flexibilité et d’efficacité.

L’impact d’un digital workplace est également organisationnel et amène une redéfinition de certains rôles au sein des équipes. Souvent laissés de côté au profit des déploiements technologiques, ces changements peuvent malgré tout fragiliser une structure s’ils ne sont pas pris en compte et expliqués aux collaborateurs. Chacun doit pouvoir trouver sa place et les RH sont une ressource précieuse pouco-définir ces nouveaux rôles. N’hésitez pas à créer une instance réunissant RH et DSI pour échanger sur les impacts organisationnels et leurs conséquences afin de clarifier et expliquer le rôle de chacun.

 

Impliquer les équipes et révéler les potentiels

Un des risques que vous encourez avec l’installation de ce digital workplace, au-delà des premiers tâtonnements technologiques, reste l’effet de blocage potentiel. En tant qu’interlocuteur privilégié des équipes, les RH sont un rouage stratégique pour contourner ce problème d’adhésion et faire de l’intelligence collective le pivot de ce projet. La Direction de la Communication peut aussi représenter un allié de choix ici.

La première étape réside dans la présentation, via les RH, la DSI et la Communication conjointement, du projet de plateforme numérique aux équipes. Pourquoi ne pas même envisager la tenue d’une session ouverte de questions et réponses pour lever certains doutes, convaincre de l’efficacité des nouvelles applications pour un travail collaboratif ou identifier les interlocuteurs les plus motivés ? Ces derniers pourront être prêts à endosser le rôle d’ambassadeurs ou de relais de proximité. Ils pourront par la suite porter et défendre le changement en interne, sensibiliser leurs collègues aux bienfaits de cette nouvelle plateforme ou encore faire remonter les meilleures applications de ces nouveaux usages, pour ainsi motiver même les plus réfractaires.

Vous pouvez également envisager l’implication, en avance de phase, des instances représentatives du personnel, en contact direct avec les RH et qui par leur biais peuvent faire remonter les contraintes terrain et les impératifs à prendre en compte de la part de la DSI.

 

Former aux nouveaux outils et enjeux

78% des DSI plébiscitent la formation pour faire adhérer les membres des équipes aux outils du digital workplace. Après l’implication des équipes, c’est en effet le deuxième pilier pour un déploiement serein et sans blocage. Et les RH prennent une nouvelle fois toute leur importance dans l’accompagnement des collaborateurs pour apprendre aux collaborateurs à utiliser cet espace et à en tirer profit pour gagner en temps et en flexibilité.

Avec l’installation d’un espace de travail numérique, vos collaborateurs vont devoir faire face à de nouveaux enjeux sécuritaires propres au digital comme la protection des données personnelles (changement régulier des mots de passe, etc.), le respect du RGPD ou le stockage sécurisé des données. Là encore, il est primordial que DSI et RH trouvent un langage commun et fassent jouer leurs synergies. Garante de la sécurité des données, la DSI peut identifier en amont et dès le début du projet tous ces enjeux tandis que les RH ont les ressources pour identifier les personnes clés à sensibiliser.

Ces deux métiers sont à envisager comme une seule et même équipe dont les complémentarités vous aideront à y voir plus clair et à accompagner la digitalisation efficace de votre structure.

 

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Le coronavirus pousse la Chine vers l’automatisation des livraisons et de la supply chain

Alors que la Chine se retrouve isolée du monde avec l’épidémie du coronavirus, répondre à la hausse des commandes en ligne dans le pays et assurer l’approvisionnement de matériel médical rapidement et sans contaminer les clients s’est révélé critique pour les fournisseurs et distributeurs.

Les acteurs leaders locaux de l’e-commerce et de la livraison ont déployé leurs dernières technologies de livraison autonome pour répondre au manque de main d’œuvre humaine et surmonter la peur du contact. Ils ont redoublé d’effort pour assurer une livraison le jour-même et établir un réseau de distribution stable afin de garantir l’approvisionnement d’équipements médicaux dans les hôpitaux du pays et dans le reste du monde.

 

Assurer l’approvisionnement et la qualité du matériel médical

Rapidement après le déclenchement de l’épidémie, Alibaba a mis en ligne une plateforme B2B uniquement dédiée à combattre le coronavirus. La plateforme apporte des spécifications concernant les produits et équipements médicaux nécessaires, selon les recommandations du gouvernement et des hôpitaux. Elle permet aux fournisseurs de matériel et équipements médicaux de répondre plus rapidement et efficacement aux besoins des hôpitaux et des autorités locales. Alibaba s’engage ensuite à vérifier que les produits des fournisseurs correspondent aux critères avant de les expédier en Chine et dans le reste du monde.

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Source : Capture d’écran de la plateforme Alibaba pour l’approvisionnement direct

Le 25 janvier, le groupe a d’ailleurs effectué un investissement de 140 millions de dollars US dans l’achat d’équipements médicaux pour soutenir les besoins sanitaires urgents.

 

Assurer une livraison rapide et sans risque de contamination

Suite à la mise en quarantaine d’une partie de la population, la demande de livraison à domicile a augmenté tandis que des livreurs et manutentionnaires sont confinés
Les géants de l’e-commerce en Chine ont donc dû prendre plusieurs mesures pour garantir la continuité de service et la rapidité des livraisons. Alibaba, par exemple, a offert aux livreurs disponibles et aux employés des services postaux une commission supplémentaire pour leurs heures de travail, et aux entreprises de tous types des aides financières pour couvrir les frais de livraison. Ces acteurs ont également reçu un accès gratuit à l’écosystème de ressources d’Alibaba : les services de vidéo-shopping en direct, ses solutions digitales de livraison et les cours en ligne de son université Taobao.

Les BATX (GAFAM chinois) étant devenus des géants qui touchent à tous les domaines et toutes les industries, il n’est pas étonnant qu’ils s’impliquent également dans la recherche médicale. Au total, plus de 30 entreprises IT et commerciales, incluant les groupes Alibaba, Tencent, et Meituan Dianping, équivalents respectifs d’Amazon, Facebook et Deliveroo, ainsi que les deux plus grands développeurs immobiliers chinois, ont fait don de 432,5 millions de dollars US pour aider le gouvernement et les centres de recherche gouvernementaux à lutter contre le virus.

 

La livraison autonome pour éviter les contacts humains

Dans les circonstances d’épidémie, la livraison autonome s’est avéré être une solution idéale. Les robots livreurs permettent d’apaiser la peur du contact humain des livreurs (à Shenzhen, un livreur infecté non détecté avait travaillé 14 jours avant d’être déclaré malade).

Les enjeux actuels ont donc permis de contribuer à accélérer le développement de plusieurs technologies qui étaient testées depuis plusieurs mois par Alibaba et les autres géants de la tech en Chine.

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Le robot livreur de Meituan Dianping – Source : Handout

  • Le Deliveroo chinois, Meituan Dianping, lance son service de livraison robotisée : 

Alors que la région de Wuhan est isolée et le risque de contamination élevé, Meituan Dianping a décidé de déployer sa flotte de robots autonomes pour assurer la livraison du dernier kilomètre à Shunyi, un quartier de Beijing. Le véhicule autonome peut porter jusqu’à 100 kg de produits et réaliser entre 3 et 5 livraisons par jour.

L’entreprise avait commencé ses tests l’an dernier mais c’est la première fois que ses robots font leur apparition dans les lieux publics et le centre-ville.

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La première livraison du véhicule autonome de JD – Source : JD.com

  • JD.com automatise la livraison du dernier kilomètre à Wuhan : 

Depuis février, le géant de l’e-commerce JD.com a aussi déployé des véhicules autonomes pour assurer les livraisons aux hôpitaux, magasins, et communautés des zones mises en quarantaine à Wuhan. Un des hôpitaux de Wuhan passe entre 10 et 20 commandes par jour, parmi lesquelles 70% sont livrées par des véhicules autonomes quand leur taille le permet.

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Le robot Little Peanut de Ele.me distribue les plats aux personnes infectées – Source : New China TV Channel

  • Ele.me livre ses plats préparés grâce aux robots autonomes :

Un autre exemple d’implémentation est celui du géant de la livraison de plats préparés Ele.me qui a mis en place des robots et des drones pour livrer les clients des chambres d’un hôtel mis en quarantaine à Wenzhou, dans l’Est de la Chine.

 

Le plus grand entrepôt robotisé de Chine

Le pays n’a pas attendu le coronavirus pour prendre de l’avance en matière de robotisation de sa supply chainLes technologies autonomes utilisées dans les entrepôts d’Alibaba sont développées par l’entreprise Cainiao, dont il détient 51% des parts. L’entrepôt intelligent est situé dans la ville de Wuxi, près de Shanghai, et s’étend sur 160 000 m² où 700 robots rendent possible le traitement de 50% de commandes de plus qu’un entrepôt traditionnel sur une période donnée.

Quelques employés présents sur le site travaillent en équipe avec des véhicules guidés automatisés et des bras robotisés. L’agilité du concept rend son design plus adaptable et facilite son déploiement et sa relocalisation dans de nouveaux espaces. Cainiao répond ainsi à l’un des plus grands challenges de l’automatisation traditionnellement moins flexible en comparaison de l’emploi de nouveaux employés. Le système est intelligent : il s’améliore et apprend constamment. L’entrepôt regroupe les technologies suivantes :

  • Les véhicules guidés automatisés (AGV) : ils sont connectés par l’IoT à un système de trajets qui leur permet de se déplacer, charger et décharger des marchandises sans collisions. Les AGV sont capables de trouver l’article exact qui correspond à chaque commande. Le contenu des étagères est amené aux employés dans un ordre spécifique qui leur permet ensuite de remplir les cartons en sachant spécifiquement quel produit y mettre.
  • Les bras robotisés sont connectés aux AGV : Cainiao combine des algorithmes de caméra 3D et de vision informatique pour identifier la position des objets et reconnaître les mouvements des bras robotiques afin de trier efficacement les paquets pour les amener aux étagères correspondantes, au tapis de distribution et AGV de l’entrepôt.
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Source : Alizila

Des innovations qui s’attellent à la livraison du dernier kilomètre

L’entrepôt intelligent n’est qu’un exemple d’implémentation des technologies de Cainiao. Le groupe vise à digitaliser toutes les étapes de la chaîne de distribution et ne s’arrête donc pas là. 

Quelques-unes de ces inventions viennent répondre notamment à l’étape du dernier kilomètre, étape la plus coûteuse du processus de livraison, et aux enjeux environnementaux pour effectuer une livraison plus verte :

  • L’emballage connecté : Cainiao a développé un emballage intelligent pour réduire le gaspillage lors de suremballage. Le vendeur indique les dimensions des produits commandés, et le système recommande l’emballage correspondant, ainsi que l’ordre d’agencement des produits pour maximiser l’espace.
  • La boîte à lettres intelligente similaire aux casiers intelligents, le concept résout le problème du temps perdu de plusieurs tentatives de livraison lorsqu’un destinataire est absent du domicile. La boîte peut être installée par les consommateurs devant leur porte pour recevoir des colis ou des courses alimentaires. Équipée de sa propre caméra, la boîte à lettres s’ouvre par reconnaissance faciale ou grâce à une application mobile. Elle peut servir de réfrigérateur temporaire puisque sa température peut être ajustée et contrôlée à distance depuis l’application.
  • Le programme Sky Eye : mis en place pour le Singles Day, le système de contrôle vidéo basé sur le Cloud et a été développé par Cainiao en partenariat avec d’autres acteurs de la supply chain en 2019. Il se connecte aux caméras des stations logistiques du pays et permet aux entreprises de suivre les colis expédiés en temps réel afin de résoudre les imprévus au plus vite. Le système a permis une livraison à 15% plus efficace et réussie. 

L’avance de la Chine dans le développement et l’adoption des dernières technologies, des entrepôts automatisés aux robots livreurs, en passant par les systèmes intelligents de maintenance ou de livraison, s’est révélé être un réel atout pour limiter l’épidémie. Il reste à voir comment l’adoption de ces technologies va évoluer lorsque la situation reviendra à la normale.

Les 7 tendances phares de l’e-commerce en 2020

Au cours de la dernière décennie, l’e-commerce a connu de nombreuses et profondes transformations. Quelles sont les tendances qui domineront en 2020 ?
 

1. Le VoiceSearch continue sa progression

Comme l’a souligné Frederik Claessense-commerce Manager chez SQLI Belgiquela montée de Siri, Amazon Echo et Google Now n’a échappé à personne. Les assistants vocaux favorisent la croissance de la recherche vocale à travers le monde, et selon Comscoreplus de la moitié des recherches seront effectuées à l’aide de la voix en 2020.

Aux Etats-Unis, plusieurs marques telles que Domino’s Pizza et Walmart offrent déjà la possibilité d’utiliser la recherche vocale. Par conséquent, les moteurs de recherche doivent s’y adapter, ce qui entraînera des changements drastiques dans la conception et surtout dans le référencement des sites.

2. Mobile first

Le smartphone est incontournable, ayant pris une place prépondérante du quotidien. En plus de la navigation sur le web, l’utilisation des réseaux sociaux et le m-commerce, les paiements sur smartphone sont également en forte augmentation. Désormais, toutes les options qu’offre un site web doivent également être présentes sur la version mobile : pouvoir choisir parmi différentes options, consulter son panier, passer une commande et payer via son smartphone. 
Ceux qui n’ont pas encore investi dans le mobile sont assurés de manquer des opportunités de ventes en 2020.

3. ROPO

Une tendance qui s’apparente au mobile est celle du ROPO (Research Online, Purchase Offline). En effet, un consommateur belge sur deux cherche des informations en ligne avant d’effectuer un achat en magasin. Des chiffres récents provenant des Pays-Bas indiquent que 82 % des consommateurs utilisent internet comme première source d’information. Il est encore plus frappant de constater que 56 % d’entre eux consultent des informations alors qu’ils se trouvent déjà dans le magasin. Les achats hors ligne sont donc fortement influencés par le comportement en ligne à ce moment-là.

Il faudra ainsi veiller à ce que les consommateurs soient mieux informés avant d’effectuer un achat, que ce soit pour s’inspirer ou pour comparer les prix et les produits. 

4. E-commerce vs.magasins physiques

Nous avions abordé ce sujet l’été dernier. Malgré la progression de l’e-commerce80 % des consommateurs préfèrent encore acheter hors ligne. Conformément à la tendance précédente, nous constatons que les magasins physiques restent importants afin de pouvoir voir, toucher et essayer les produits.

Attendez-vous donc à une nouvelle tendance : l’émergence de magasins physiques d’enseignes pure-players, tout comme la multiplication des pop-up stores qui poussent comme des champignons. Il s’agit souvent de petites boutiques en ligne qui vendent leurs produits ou services dans un lieu physique pendant une courte période. Et ça marche !

5. Le dernier kilomètre gagne en importance

Le dernier kilomètre, ou last mile, désigne le dernier kilomètre « parcouru » par un colis avant d’arriver à sa destination finale (généralement une adresse personnelle). Lorsqu’il s’agit d’un magasin physique, c’est généralement le client qui se rend en voiture jusqu’au magasin. Toutefois, en matière d’e-commerce, la situation est différente : la commande est livrée presque par défaut à une adresse précise. 

Avec les problématiques écologiques, les entreprises sont poussées à trouver de nouvelles solutions pour le transport de leurs marchandises, les coûts pour les entreprises et les consommateurs devant rester aussi bas que possible. Par exemple, les matériaux utilisés pour les emballages et les émissions de CO2 des véhicules de livraison ont un impact sur l’environnement. C’est donc la façon de penser et gérer la logistique qui doit changer. Par exemple, bol.com a opté pour un mode d’emballage durable, tandis que PostNL a décidé de ne proposer les colis qu’une seule fois au point de livraison.

6. L’expérience client B2B

Même si cela semble évident, nous constatons aujourd’hui que la problématique d’une bonne expérience client est aussi en train de percer dans le B2B. Les entreprises s’attendent toujours plus à bénéficier de la même convivialité, de la même rapidité, du même service et des mêmes possibilités que si elles effectuaient un achat en tant que consommateur. Elles recherchent des informations à l’avance, se rendent sur les sites web et consultent les informations sur les produits.

Et ce n’est pas tout. Le point d’attention ici est de permettre aux entreprises de récupérer l’historique de leurs commandes et de connaître la localisation des commandes. Cela nécessite une forte compatibilité entre la plateforme e-commerce et le CRM qui contient toutes les données des clients. Ainsi, un agent du service client est capable de récupérer à tout moment toutes les informations de commande et indiquer où se trouve un colis.

7. Le commerce unifié

2020 sera l’année du commerce unifiéLe commerce 4.0 en quelque sorte. Contrairement à l’omnicanal – où l’expérience d’achat en ligne et hors ligne est offerte de manière uniforme et cohérente – le commerce unifié offre une expérience en temps réel où tout est connecté : du mobile au site web en passant par les magasins physiques.

Le commerce unifié se concentre entièrement sur l’expérience complète du client. Parce que toutes les informations et les données sont intégrées dans une seule plateforme, les clients et les enseignes ont un aperçu en temps réel de la disponibilité et des données d’un produit sur tous les canaux. Par exemple, un conseiller de vente peut rechercher la disponibilité d’un produit avec le client.